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cristo raúl de yavé y siónLA RÉVOLUTION INTELLECTUELLE DE L’ÉTOILE DU MATIN |
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L'HISTOIRE DIVINE DE JÉSUS-CHRISTTelle
est la volonté actuelle de Dieu :
« Que toutes les Églises
s’unissent en une seule et unique Église »
LIVRE TROISIÈME
LA CRÉATION DE L'UNIVERS
Au commencement, Dieu créa les
cieux et la Terre.
La Terre était informe et
vide, et les ténèbres couvraient la surface de l’Abîme,
Mais l’Esprit de Dieu
planait à la surface des eaux.
Dieu dit : « Que la lumière soit », et
la lumière fut.
11.-DÉCLARATION DE
PRINCIPES
21.-PREMIÈRE PARTIE.-
CRÉATION DE LA LUMIÈRE DE LA GENÈSE
42.-.-DEUXIÈME PARTIE.-
CRÉATION DU FIRMAMENT DES CIEUX
50.-TROISIÈME PARTIE.- L’
ÉCHELLE DES ÉLÉMENTS NATURELS
61.-QUATRIÈME PARTIE.-
CRÉATION DE LA BIOSPHÈRE
66.-CINQUIÈME PARTIE.-
CRÉATION DE L'ÉCOSPHÈRE
77.- SIXIÈME PARTIE.- CRÉATION
DU SYSTÈME SOLAIRE
89.- SEPTIÈME PARTIE.-
CRÉATION DES CIEUX
INTRODUCTION À LA
COSMOLOGIE DU XXIe SIÈCLE
Voici le secret le mieux
gardé au monde. Au cours des 3 500 années qui se sont écoulées depuis Moïse jusqu’au Christ
Raúl, aucun être humain n’a été autorisé à briser le Sceau par lequel YAVÉ Dieu
avait décrété que l’Histoire de la Création des Cieux et de la Terre resterait
hors de portée de l’intelligence des millénaires ; jusqu’au Jour fixé par Sa
Prescience, bien entendu.
Ce Sceau étant ouvert,
le hiéroglyphe écrit par Moïse étant exposé à la lecture de toutes les nations,
l’Intelligence de YAVÉ Dieu, son Créateur, est magnifiée à l’infini,
d’autant plus que les sages et les génies de tous les siècles ont tenté d’ouvrir
ce Sceau, d’en lire le contenu, et n’y sont pas parvenus. L’Intelligence de YAVÉ Dieu,
Créateur de l’Univers, apparaît d’autant plus élevée et inaccessible quand on constate que l’
homme à qui Il a accordé la gloire d’ouvrir ce Sceau et d’en lire le contenu à
toutes les nations n’est qu’un homme n’ayant reçu qu’une éducation élémentaire,
propre à son époque et à son peuple.
De toute évidence, la force à
vaincre par ce Livre se multiplie par le nombre d’hommes qui, frustrés
par leur incapacité à briser le sceau de la Genèse, se sont mis d’accord
pour attribuer cette impossibilité au fait que le récit biblique
de la Genèse n’est rien d’autre qu’« une métaphore dépourvue de tout contenu scientifique ».
L’intelligence
humaine ayant été créée pour s’élever à l’image de l’intelligence divine, comme on peut le lire :
« Faisons l’homme à notre image et à notre ressemblance », cette frustration ne
pouvait que faire naître une vision de l’origine de l’Univers destinée à étouffer
l’ignorance humaine et à maintenir à flot « la toute-puissance de la raison scientifique ». Le fruit de cette dualité émotionnelle a donné naissance à une
cosmologie sans Dieu, défensive dans un premier temps, puis offensive, c’est-à-dire anti-créationniste, dans un second temps, dans le
but de sauver la grandeur humaine face à « la mort de Dieu ».
Or, Dieu ne
ment pas ; ce n’est pas en vain qu’Il a dit de Lui-même : « Je suis la Vérité ». Ainsi, puisqu’Il a
inscrit sous forme de hiéroglyphes le souvenir de la Création de notre Univers,
en raison même de l’impossibilité de pénétrer Son Texte sans y être guidé par la main
de Son Auteur, et parce que cette impossibilité se manifeste dans la chute de la science
du XXe siècle dans les abîmes du nazisme, c’est par cette impossibilité que
l’existence du Texte est devenue une promesse d’ouverture, qui s’accomplira,
grâce au Christ, à une date connue de Lui seul.
En somme, le Sceau
devait s’ouvrir et le Mystère de son Contenu être révélé.
Or, l’
athéisme scientifique du XIXe siècle ayant évolué vers la cosmologie du XXe siècle,
et le XXe siècle ayant construit une structure artificielle autour de l’
édifice irréel de son image fictive de l’Univers dans le Temps et dans l’
espace, logiquement, le choc entre cette vision artificielle et fictive et la
véritable image de l’Univers, ici dévoilée, ne peut que faire jaillir des étincelles.
Disons que la nécessité
de fonder, sur des principes pseudo-scientifiques, une image cosmologique sans aucun
appui dans la structure de la Réalité a élevé, autour de ce château en
air qu’était le XXe siècle, toute une religion néo-païenne, les universités en
temples et l’Académie des sciences en Vatican, démontrant ainsi, même
dans son athéisme, que toute structure humaine aspirant à être invincible doit
suivre le modèle que le Christ a établi de son vivant : l’Église catholique.
Dans leurs aspirations à l’
immortalité, tant le Troisième Reich que le Parti
marxiste-léniniste-stalinien n’ont pas hésité à adapter la structure catholique à
leurs partis. L’athéisme anticréationnistedu
XXe siècle n’allait pas être en reste, ni manquer de mener à sa perfection cette copie, d’autant
plus que parmi ses bâtisseurs figuraient les génies qui ont donné naissance à l’ère
atomique.
La tâche de Dieu en ce
siècle n’est ni modeste, ni insignifiante.
Mais c’est dans l’
impossibilité que l’Omniscience et l’Omnipotence divines se manifestent dans
leur véritable nature infinie et éternelle.
Quant à l’aspect
littéraire, c’est à moi qu’il faut imputer tous les défauts que pourrait présenter ce petit livre.
Le fait qu’il s’agisse d’une introduction n’implique ni infaillibilité ni dogme. Cependant,
ses fondements ayant été posés par le Créateur même des Cieux et de
la Terre, toute rupture avec ces fondements revient à rouvrir la porte aux
guerres mondiales.
Au fil des années, ma
réflexion n’a cessé de mûrir. Le fondement initial demeure.
La lecture de ce petit ouvrage
n’est pas aisée, et je ne prétends pas non plus adapter mon style aux lois du commerce. Ma tâche
est d’autant moins facile que la structure artificielle que la
cosmologie du XXe siècle a édifiée autour de l’athéisme de la classe scientifique s’est avérée complexe.
Nombreux furent les génies
qui se sont appuyés sur Newton pour atteindre Einstein. Faisant
abstraction des révolutions technologiques et scientifiques des deux siècles
passés, les héritiers de ce système cosmologique, fondé sur une hypothèse
dont la grandeur consistait à avoir réinventé un univers n’existant que
dans leurs têtes, les astronomes de notre époque préfèrent continuer à travailler
les yeux fermés face aux données plutôt que de remettre en cause ce merveilleux édifice cosmologique
créé par l’homme et, sous le poids des preuves, devoir signer la
démolition de la religion de l’athéisme du XXe siècle. La vérité divine, cependant,
est invincible. Les données stockées dans la mémoire astronomique du XXIe
siècle se dressent pour abattre d’un seul coup ce château en l’air qu’était
le XXe siècle.
La structure dynamique de
nos cieux, ce firmament qui, chaque nuit, nous ouvre
les yeux sur les immensités de sa Création, et dont, pour des raisons de barbarie
sociale et historique, les hommes ont été privés de leur libre contemplation, esclaves
qu’ils sont d’un système social animal fondé précisément sur ce système
cosmologique dont le sein a donné naissance à tous les maux du XXe siècle ; alors que,
lorsque l’on étudie les données physiques que nous fournit l’astronomie naturelle, se révèle à nous
un édifice d’une beauté infinie dont les fondements ouvrent les yeux de notre
pensée à l’existence d’une sagesse créatrice fondée sur l’
intelligence sans limites d’un Être tout-puissant dont la force a été mise au
service de l’Arbre des sciences de la création des univers, et dans l’
activité duquel son Être acquiert les propriétés surnaturelles propres au
Créateur du cosmos : l’omniscience et l’omnipotence.
Il est donc logique que,
face à la question de l’existence ou de la non-existence de la CSXX, en tant que religion de la science,
les astronomes de notre époque continuent de fermer les yeux sur l’évidence que
les données astrophysiques universelles leur présentent.
Mon travail dans ce
contexte consiste à rendre simple ce qui est difficile et à faire comprendre que la Lumière qui aveugle
les yeux est la Lumière qui ouvre l’Intelligence de la créature humaine à l’Image
de l’Intelligence Divine de son Créateur. Car on continue à préférer vivre dans
la condition animale uniquement et exclusivement par crainte de vivre une Liberté
qui, à l’image et à la ressemblance de la Divine, triomphe de tout et affronte les
problèmes de l’Espace et du Temps avec la conscience victorieuse de celui qui a
appris que Vivre est une Aventure, une Épopée en progression constante et
continue vers un Horizon qui révèle sa nature à mesure que l’on s’approche de sa
limite. Selon les paroles de notre Créateur, Dieu Fils unique, notre Roi et
Seigneur, notre Père et Maître : « Chaque jour apportera son souci. »
Je comprends qu’après avoir
travaillé dans ce domaine de la Création de notre Univers avec la constance
de celui qui a consacré sa vie à recréer la véritable image de nos
Cieux et de leur relation dans l’espace et le temps avec le Cosmos dans lequel ils ont été
créés, mon intelligence s’étant formée à travailler avec des images simples
étayées par les données astronomiques naturelles, il m’est nécessaire de partir d’un
principe universel clair qui ne laisse place à aucun doute et qui serve de pont entre la
XXe siècle et cette Introduction au XXIe siècle. Pour répondre à ce besoin, je dirai dès
à présent que cette Introduction est ce que son titre indique : « Une
Introduction ». Celui qui ouvre la porte accomplit sa tâche ; il appartient à ceux qui
entrent de poursuivre le travail et d’actualiser la pensée cosmologique et astrophysique
afin que les nouvelles générations puissent évoluer, au cours des siècles à venir, sur un
terrain nourri par un arbre des sciences créatrices dont le fruit vive sous la
loi de la vie et non sous la loi de la mort, ce qui fut le fruit que l’arbre de l’
athéisme scientifique vint offrir au XXe siècle.
En ce qui concerne l’Origine
du Cosmos, en établissant ici le Principe de Notre Univers comme une Œuvre
postérieure à la Création du Cosmos, et un Cosmos qui a été créé pour être le
Champ de Matière Première dont son Créateur devait se servir pour la Création
de Nouveaux Univers, cette Origine Cosmologique a eu lieu lors d’une Transformation
massive de matière astrophysique en énergie cosmique ; une énergie globale qui, une fois
redirigée vers des champs d’énergie spatio-temporels, a entamé son voyage de retour
vers la matière astrophysique.
Fondamentalement, ce Big Bang
originel continue de se produire aux frontières du cosmos, où l’énergie
cosmique créée par les galaxies est captée par des champs d’énergie
spatio-temporels qui transforment l’énergie en matière. Ainsi jusqu’à l’infini,
pour l’éternité, d’où l’expansion ad infinitum naturelle du cosmos. La
création des galaxies est un événement sans fin que le Créateur du Big Bang
originel alimente en étendant l’espace aux confins de sa création à
mesure que le temps se matérialise en galaxies et en amas de galaxies.
Ce n’est donc pas un hasard
si la révolution radioastronomique que nous vivons ajoute sans cesse de nouvelles
galaxies à celles déjà détectées, et repousse les frontières du Cosmos à mesure que
cette nouvelle addition nous ouvre les yeux sur une expansion étrangère à toute contraction cosmologique
finale.
Tout comme l’Éternité,
l’Infini et Dieu n’ont ni commencement ni fin : la Création est venue pour
durer à jamais. À l’inverse, nier l’Expansion jusqu’à l’
Infini du Cosmos en affirmant une Contraction qui commencerait à un certain point
de la ligne de l’Éternité, revient à se livrer à la science-fiction, c’est-à-dire à
revenir à l’Âge de l’Erreur du XXe siècle, quand une Hypothèse faisait loi
tant que sa Mauvaise nature n’était pas démontrée. La fausseté du XXe siècle ayant ensanglanté les
champs de la Terre de deux guerres mondiales, persister dans une telle
erreur revient à se déclarer en guerre ouverte contre le genre humain, contre la vie
et contre Dieu.
Et pour conclure cette
Préface, l’observation en direct de l’évolution qu’ont connue les sciences astronomiques,
et physiques en général, au cours de ces quarante dernières années, constitue une source
d’étude de ressources intellectuelles propices à l’édification d’une Pensée
claire et sans faille sur l’Image Naturelle qui revient à nos
Cieux et à notre Terre. On ne peut plus douter, à ce stade, que l’image que
les sciences géologiques et astronomiques projettent à l’humanité influe sur
sa position face à sa civilisation et son attitude envers l’Univers. Vouloir
se décharger de la responsabilité et imputer ses propres maux à une force extérieure au
système lui-même est un recours pathologique qui, comme le montre la réalité
historique dans laquelle nous nous trouvons actuellement, ne mène nulle part, ou
plutôt, mène bel et bien à un endroit très précis : la destruction.
Le rôle que les sciences naturelles ont joué
dans le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale est un mea culpa qui pèse dans l’air comme
une dalle sur une tombe.
La relation entre la connaissance et le
comportement, une loi parfaitement assumée par les sciences depuis les jours
les plus glorieux de l’éthologie – pour ne pas remonter trop loin dans le temps –, quel
que soit le rôle que l’athéisme scientifique, soutenu par la science du XXe siècle, a joué dans la
tragédie du XXe siècle, est hors de toute discussion. À moins, bien sûr, qu’
à présent, en plus de nous rendre aveugles, on veuille nous rendre tous dépourvus de raison.
Personnellement, je ne crois pas que
le Mal ait été conscient. Mais une fois que la Conscience est acquise, les
conséquences de la Liberté ne peuvent être imputées à l’impossibilité d’
ouvrir un Sceau que Dieu a maintenu fermé de sa Poigne et de son Écriture. Il n’y a donc pas
de Condamnation ; et mon travail ne consiste pas non plus à juger les Penseurs des derniers
siècles. La Vérité se situe au-delà du jugement porté sur les autres ; sa nature
est de rendre libres ceux qui se sont retrouvés enfermés dans les ténèbres d’un
silence trouvant son origine dans une nécessité cosmologique, aujourd’hui surmontée.
Ouvrons donc la
porte qui, pendant 3 500 ans, est restée fermée pour la gloire de notre
Créateur divin et la libération de l’ensemble des nations du genre humain des
forces que l’ignorance, née de la chute du premier homme, avait déchaînées sur
tous les peuples de la Terre.
CHAPITRE
1
DÉCLARATION
DE PRINCIPES
1. Mais, pour commencer, et
puisqu’il faut toujours choisir un bon point de départ, je dirai que cette étude
sur la Mémoire de la Création de l’Univers (Cieux et Terre) trouve son origine
dans la nécessité d’ouvrir la Foi aux principes scientifiques de la Nature.
Je ne prétends pas fonder la foi sur ces principes, car la foi a été et reste fondée
sur les principes surnaturels dont les Évangiles constituent le Traité
éternel. L’Incarnation et la Résurrection sont les deux piliers du Temple de la Foi ; face
aux questions sur l’Origine de toutes choses, la seule explication
que nos parents ont pu nous donner, et que nous-mêmes avons pu donner,
jusqu’à présent, à nos enfants, est le récit de la Création de l’Univers selon
la Genèse. C’est-à-dire : « Dieu créa les cieux et la terre »… Quant au reste, le
« comment » et le « quand », ce sont là des aspects de l’activité créatrice que nous pouvons connaître
ou ignorer, mais qui n’ajoutent ni n’enlèvent rien à la foi.
2. La tâche que je me suis
fixée dans cet ouvrage est de surmonter la première des deux inconnues : « le comment ».
Car, bien que la foi soit invincible, personne ne peut nier que la foi sans l’
intelligence est corruptible, comme cela a été amplement démontré au fil des
siècles. C’est donc à l’ignorance que nous devons attribuer toutes les erreurs du
christianisme. Par conséquent, dans cet ouvrage, je vais aller droit au but, à la Vérité ; et
la vérité est la suivante : l’Univers, cette structure d’ingénierie astrophysique
au sein de laquelle notre Système solaire gravite, a été créé par le
Dieu de la Genèse. Le contraire, à savoir le prétendu fait circonstanciel selon lequel
cet ensemble final d’une beauté impressionnante que nous appelons « l’
Univers » se serait produit à partir d’une série chaotique d’éléments, n’a suscité chez le matérialisme
scientifique aucun conflit psychologique d’aucune sorte, dans la mesure où la science
a nié l’existence d’une esthétique naturelle. (Cette question de l’esthétique des
Cieux et de sa fonction stimulante pour l’intelligence est une question que l’athéisme
scientifique a déclaré être le fruit d’une série de hasards, tous trouvant leur origine dans
le Chaos. Quant au reste : comment est-il possible que le Chaos produise des Cieux d’
une beauté aussi impressionnante, c’est là un point auquel ils ont refusé de répondre. Ou
ils ont répondu avec le mépris que mérite la question d’un imbécile). Ce n’est pas
pour rien que le père de l’éthologie et prix Nobel Konrad Lorenz a établi un lien
entre la connaissance et le comportement dans son équation classique : « Vérité = Survie ;
Mensonge = Destruction ».
3. Les exemples que le
sage Konrad Lorenz, père de l’éthologie, en parlant de la relation
directe entre Connaissance et Comportement, a placés sous nos
yeux sont infinis, mais en somme, ils convergent vers une conclusion
universelle, à savoir : le comportement positif, ou de survie, d’adaptation
et d’évolution de tout être vivant est le fruit de sa connaissance véritable et réelle
de la nature ; information qu’il acquiert d’une part par ses sens,
part, et de son héritage phylogénétique, d’autre part ; de telle sorte que, par la
nature du comportement en situation réelle d’une espèce, nous pouvons définir la
nature de la connaissance qui lui sert de base pour se déplacer dans l’espace et
le temps.
Autrement dit, si nous
fournissons à un individu une fausse information sur le contexte dans lequel
il évolue, il en résultera une progression chancelante. Exemple : si, à un individu
en marche, nous transmettons une fausse information sur la longueur d’un fossé
sur son chemin, qu’il doit se préparer à franchir à mesure qu’il s’en approche, en lui indiquant deux
mètres de longueur comme un fait avéré, alors qu’en réalité il en mesure dix, la
validation de cette fausseté entraînera sa perte.
Chez les animaux, ce sont les
sens, quels qu’ils soient, qui recueillent l’information au fur et à mesure que le
mouvement se produit. Chez l’être intelligent, à savoir l’être humain, l’information
provient de la communication, et l’individu est donc exposé à une
manipulation factuelle externe qui, en orientant son comportement, peut ou non
viser sa destruction. Or, lorsque c’est toute l’espèce, tout le
genre humain, en l’occurrence, qui s’engage sur une voie autodestructrice,
la logique veut que l’on parle d’une pathologie intellectuelle qui, en touchant
tous les hommes, ne peut que les entraîner tous dans l’abîme de leur
extinction. Et puisque la cosmologie se réfère à la structure de la
nature, origine de toute vie sur Terre, le comportement global autodestructeur
dont fait preuve le genre humain doit être recherché dans une pathologie de l’intellect visant à
recréer intellectuellement la nature du monde dans lequel vit, existe et est l’
Homme.
4. Pour en revenir au sujet
métaphysique, le fait est que l’éthique n’est pas non plus impliquée dans la génétique, et
pourtant, sa manifestation se produit à tous les niveaux historiques
connus. Ainsi, ce besoin étant inné, la Connaissance fait
partie de notre structure génétique. Autrement dit, nous ne réagirions pas
à l’Esthétique de l’Univers si notre structure génétique n’était pas
prête à répondre aux étincelles que les Cieux font jaillir dans notre
cerveau.
Ainsi, en niant la
relation entre l’intelligence naturelle et l’esthétique universelle, le matérialisme
scientifique a conduit le train de la recherche
cosmologique créationniste dans une impasse. Contre cette tentative, il faut dire que l’histoire des
civilisations, depuis ses débuts, conserve une trace des
réponses apportées par les différentes cultures à ce stimulus naturel (l’intelligence
naturelle-esthétique universelle) face à laquelle le genre humain, se trouvant alors
dans son enfance ontologique, n’avait ni la capacité de la manipuler ni
de la maîtriser. Autrement dit, l’être humain réagit face à la beauté de l’
univers avec le même naturel que les arbres à l’arrivée du printemps et que
les vents à l’arrivée de l’hiver.
L’« admiration » étant la
mère de la pensée philosophique, c’est la Nature elle-même qui, portant dans sa
structure universelle l’empreinte de l’intelligence de son Créateur, n’a d’autre effet
sur la vie qu’une créature
intelligente « à l’image et à la ressemblance de son Créateur », engendre chez l’être humain
la pensée métaphysique, grâce à laquelle il transcende la matérialité même de
l’information enregistrée par les sens pour s’élever vers une Cause externe
universelle qui trouve son origine en Dieu.
À ce propos, on pourrait
m’objecter que la métaphysique n’a rien ou peu à voir avec la cosmologie. Objection
sans fondement, car la philosophie, mère de la métaphysique, est le
feu qui allume dans l’Être l’Intelligence qui le conduit à la science. Et la
Science oriente sa pensée vers la Création. Un modèle de conduite que
nous observons dans toutes les civilisations. Et dont nous déduisons que l’empreinte du
Créateur s’intègre à la Création pour élever la Vie de sa Créature à son
Existence et à sa Participation à l’Éternité.
5. Quant à la Création
de la Vie intelligente sur la surface de la Terre, à cette époque (en parlant de l’Homo
Sapiens Adanensis), l’être humain, dans son enfance
ontologique, la réponse de l’Homme au stimulus de l’Univers dans son cerveau fut
le Mot. Autrement dit, si c’est dans l’admiration que la science trouve son
passé, ce même fait a révolutionné bien avant l’avenir de l’Homme en lui ouvrant
la bouche pour articuler son premier mot.
Le premier mot, le
mot d’admiration par excellence, quel autre pouvait-il être sinon « Dieu ! ».
En effet, le récit
biblique de la création de l’univers trouve son origine dans la satisfaction de
cette stimulation qui a éveillé chez l’Homme la quête de la connaissance de l’
origine de toutes choses. Au sein de ces réponses que les différentes
nations de l’Antiquité ont apportées à cette impulsion (Esthétique céleste – Intelligence
naturelle), la réponse biblique a creusé entre Moïse et ses contemporains un
fossé aussi infranchissable qu’il était impossible au Pharaon de traverser la mer Rouge.
6. En effet, par
rapport au récit de la Création de l’Univers de Moïse, les récits
cosmogoniques des peuples anciens portaient l’empreinte du traumatisme historique
vécu par leurs ancêtres quelque part de l’autre côté du Déluge. Dieux,
démons, océan, ciel, terre, demi-dieux… Toutes les paranoïas de ces
hommes se sont mêlées dans un chaos mythique dont les entrailles ne pouvaient faire naître rien
de bon, si ce n’est la justification du comportement social qui constituait leur patrimoine
historique. C’est pourquoi, dans cet ouvrage, je préfère reporter à une autre occasion une
analyse de la genèse des réponses de l’Antiquité au défi du
cosmos. Je ne vais pas non plus me perdre dans l’analyse et la réfutation des théories
cosmologiques modernes, car, bien que sous un habillage différent, les réponses de
l’ère atomique aux vieilles questions classiques sur l’origine et la structure
de l’univers trouvaient leurs racines dans la même attitude psychologique qui avait entraîné
l’homme antique vers l’ère des mythes et des légendes.
Le moment venu, lorsque l’
occasion se présentera, je disséquerai leurs structures jusqu’à mettre à
nu la nature de leurs hypothèses. En effet, cette nouvelle
cosmologie n’est pas le prolongement d’une hypothèse antérieure, et qu’elle n’est redevable à
aucune d’entre elles, la théorie historique qui anime cet ouvrage n’a
pas à suivre la même méthode d’enregistrement et de réfutation de toutes les
hypothèses qui, depuis l’époque du monde classique jusqu’à l’ère atomique, ont cherché à
faire de même, c’est-à-dire à satisfaire le besoin de connaissance de l’être
humain. Et considérant que la liberté d’expression s’allie à la liberté de
pensée pour créer sa propre méthode, j’ai préféré suivre comme ligne d’
action la voie tracée par Moïse dans la Genèse. Et je dis cela en étant conscient
que sans le travail des générations passées, il serait impossible d’être ici
présent.
Or, étant donné
que ce progrès était déjà inscrit dans l’Histoire de notre
civilisation dès l’instant où son Fondateur n’était autre que Celui-là même qui,
en ouvrant la bouche, a dit : « QUE LA LUMIÈRE SOIT », cette Introduction ne reconnaît d’autre
lien de parenté qu’avec Celui qui a disposé que l’Intelligence humaine trouve
la porte ouverte à la Science de la Création. Les sciences ont rempli une
fonction historique sacrée, qui n’est autre que de préparer l’Intelligence de notre
siècle à accéder à l’Intelligence sans limites de notre Créateur.
7. L’étude de l’
histoire des sciences, en général, et de l’astronomie, en particulier, montre de
quelle manière et dans quelle mesure l’ignorance fut le lot légué en héritage au genre
humain par la génération de ces bâtisseurs mythiques des premières cités
édifiées par les mains des hommes, dont l’âge d’or fut atteint lorsque
« la couronne descendit du ciel », lorsque les cités s’érigèrent en corps du
premier roi de la Terre, cet Adam qui, défiant la Loi et méprisant la
paix en tant que voie menant à la civilisation de la plénitude des
nations du genre humain, fit de la guerre sainte sa loi d’airain ; un héritage
qui conduisit tout le monde à la mort. Une destruction où l’on apprécie mieux qu’
ailleurs la relation délicate entre la connaissance et le comportement.
Une « fausse » information
sur l’identité et la personnalité du Créateur, considérée comme vraie et certaine,
a déclenché la première guerre civile mondiale, mise en scène dans le fratricide
de Caïn contre Abel ; information qui, si elle n’avait pas été acceptée, l’Homme
ayant alors emprunté un chemin direct vers la civilisation universelle, aurait épargné
au genre humain tant de malheurs.
Mais comme nous ne sommes pas dans
ce petit ouvrage pour corriger les historiens de l’Antiquité,
il convient de mettre de côté pour l’instant le thème de la Chute à la lumière des sciences
historiques, et nous aurons le temps, quand Dieu le voudra, de voyager vers le
septième millénaire avant Jésus-Christ et de reconstituer, à la lumière des preuves, le monde
avant la Chute de ce premier royaume dont le roi reçut la couronne « qui descendit
du Ciel », Adam pour nous, « Alulim » pour les héritiers de ce monde
perdu… à cause d’une pomme !
8. Pour poursuivre sur ce thème,
à titre d’introduction, et même s’il peut sembler hors de propos de faire un bref
aperçu général, l’entrée de Moïse dans l’Histoire universelle a révolutionné la
structure de l’avenir de l’humanité pour de nombreuses raisons. Il fut le premier législateur
à abolir les sacrifices humains. Une fois purifié par Jésus-Christ des
peines liées au délit biblique, le Code mosaïque de justice reste
le fondement de notre éthique sociale, ses « Tu ne tueras point, Tu ne
voleras point, Tu ne commettras point d’adultère, Tu ne porteras point de faux témoignage »… restant les piliers sur
lesquels le Palais de la Justice repose sa structure fondamentale.
De toute évidence, le monde reste
tel qu’il est en raison de la lutte à mort que la descendance de Caïn mène
contre le Christ.
Depuis les origines du
monde, de ce monde renaissant des cendres de l’ancien monde préchrétien,
l’objectif des royaumes et des empires, des tyrans et des dictateurs n’a été, et n’est toujours, que
de légaliser le vol, l’adultère, le crime, le faux témoignage, les relations sexuelles contre
nature, etc. L’histoire de cette lutte entre la loi de la Nature, écrite
par Dieu le Créateur dans le cœur de toutes les premières familles de la Terre, et
la loi du crime, dont le but était et reste la légalisation de cette transgression (au
nom de l’État, de la caste, de la démocratie, voire de Dieu), a eu et
a pour ligne directrice de conduire les nations à accepter la guerre
en tant que mode de vie.
Il n’est pas nécessaire de souligner l’importance du
Code de Moïse et sa nature révolutionnaire.
Comme je l’ai déjà dit, ce Code a été le feu qui a fait renaître de ses cendres
ce Monde antique qui, avec la Quadrature des Césars, a conduit la
civilisation antique à sa ruine. Animé par l’Esprit du Christ, c’est de ces
cendres qu’est né le monde moderne, qui chevauche aujourd’hui à nouveau vers sa
ruine sur le dos des mêmes chevaux qui
ont conduit l’Empire romain à sa chute.
9. À bien des égards,
donc, la Révolution de Moïse continue de nous affecter trois mille cinq cents ans
après sa naissance.
Sans contredire en
rien notre dogmatique sur la Trinité, son monothéisme reste le
rocher sur lequel le Christ a édifié son Église. (De l’opposition entre cette
force ancienne, figée dans son inertie, qui refusait de faire le saut vers
l’avant, et la nouvelle, qui réclamait de naître, est né le grand conflit qui,
par son explosion, a redonné à l’Écriture Sainte la nature
révolutionnaire qu’elle avait à ses origines, et à laquelle elle n’a jamais renoncé. Grâce à
Jésus-Christ, même au prix d’être considéré comme un « traître à la patrie » pour avoir voulu
faire de l’Écriture Sainte le patrimoine universel de l’humanité, l’
Intelligence naturelle classique a trouvé la porte ouverte à l’étude de la
Création. Et surtout, Jésus-Christ a donné à la Bible un peuple
qui la protégerait de la chute de l’Empire romain, qui se profilait à l’horizon).
10. Le peuple juif, c’est
vrai, avait porté les Écritures saintes à travers les siècles. Mais
il l’avait fait comme celui qui porte un fardeau dont on ne peut se libérer.
Ses périodes d’idolâtrie, ses époques de corruption, si courantes dans son
histoire, n’étaient rien d’autre que cela : la manifestation de cette impossibilité de
se débarrasser de ce fardeau. Moïse a conclu une alliance entre Dieu et
le peuple hébreu, selon laquelle Israël ne serait jamais détruit, mais qui, en
engageant les deux parties et l’Œil de Dieu étant partout, devait
créer, et a créé, dans la conscience du peuple juif, le besoin de ne pas se sentir
surveillé de cette manière si constante et omniprésente. Cette
nécessité de libération a eu pour effet ces périodes d’idolâtrie et de corruption
dont la Bible regorge.
C’est cette relation de
nature sadomasochiste – dans la mesure où Dieu savait qu’il était impossible à l’homme
de ne pas pécher, et où l’homme savait qu’il était impossible à Dieu de s’abstenir de punir –
qui a conduit le peuple juif à la situation finale que Jésus-Christ nous a révélée à travers son affrontement
avec les pouvoirs sacerdotaux de Jérusalem.
Après un millénaire et
demi passé à étudier les Écritures saintes, à les vivre dans leur chair – dirais-je –, tel
était le modèle de relation entre Dieu, l’Univers et l’Homme que Jérusalem et
ses enfants s’étaient forgé. Leurs rites liturgiques, leurs prescriptions législatives,
le mode de vie juif en général, à quelques exceptions près, ont tenu le
reste du monde à l’écart des Écritures saintes, et le peuple
juif, à de rares exceptions près, à l’écart des ouvrages de l’âge d’or de la
philosophie et des sciences classiques.
Cette situation, ce mur
psycho-historique infranchissable dans les deux sens, Jésus-Christ s’est mis en tête de
l’abattre.
Et il l’a abattu.
C’était une nécessité vitale. En tant que dépositaires des
Écritures sacrées, les Juifs ne pouvaient ignorer que l’Histoire universelle continuait
d’évoluer et qu’autour d’eux existait un autre peuple auquel Dieu avait confié
un autre type d’« écriture sacrée ».
Si l’Écriture Sainte
était le fruit de l’amour de Dieu pour l’Homme, le fruit de l’amour de l’Homme pour la
Sagesse serait la Philosophie, mère de la Science.
11. Le chemin de la
science a été long au fil des siècles. Il ne pouvait en être autrement. Car l’Homme ayant été
créé pour participer à l’omniscience créatrice, l’
intelligence humaine, reflet vivant de l’Intelligence divine, ne pouvait ni ne peut
cesser d’aspirer à vivre sa croissance dans la dimension omnisciente
propre à la Source de son existence. La conséquence directe et néfaste que la
Chute a léguée à toutes les familles du monde fut cette déconnexion ; de sorte que,
bien que l’Homme eût « en lui-même la puissance d’être », il se retrouva, après la Chute, face à
l’impossibilité de passer du « dire » au « faire », ce que l’on appelle en philosophie :
passer de la « puissance » à l’« acte ».
Cette impossibilité naturelle
s’est traduite par des mythologies et des cosmogonies, l’une après l’autre, et toutes dans leur ensemble,
motrices du Crime contre une Nature qui, portant en son sein la loi
divine, s’est trouvée impuissante à reconnecter la créature humaine à son Créateur.
L’ignorance fut le lot
du genre humain (sur la nature duquel nous reviendrons en temps voulu, mais pas
ici, ce livre étant destiné à rester exclusivement dans le
domaine de la connaissance de Dieu en tant que Créateur des Cieux et de la Terre)...
Ignorance contre laquelle s’est dressée la pensée philosophique, et, bien que
l’intelligence humaine fût asservie à la loi de la raison animale, du fait que
l’être humain porte en son sein la graine de l’intelligence divine, celle-ci, par
disposition du Créateur, devait porter ses fruits.
12. Ainsi, mille
cinq cents ans après la Naissance, l’heure de la
liberté sonna pour la science. La tutelle que la théologie avait exercée sur son corps touchait à sa
fin. Seulement, la situation n’était plus la même. On ne peut comparer le monde mille
cinq cents ans après Moïse à celui de Galilée, mille cinq cents ans après
Jésus-Christ. Mais en ce qui concerne la fin de la tutelle de la théologie sur la
science, l’heure était bel et bien venue.
Les aiguilles de l’horloge
du Temps avaient avancé vers cette heure.
Si les théologiens se sont
scandalisés contre Galilée, ce n’était pas parce que Dieu avait cessé d’être l’esprit
qui insuffle, sur leur visage, le souffle de vie à ses créatures. Je dirais que c’était
tout le contraire ; c’était parce que la théologie avait tenté de monopoliser ce souffle
de vie et, n’y parvenant pas, elle devait logiquement se scandaliser contre Dieu. Mais
ces choses avaient déjà été prédites. Le véritable problème, au fond de l’
indépendance de la science, est né lorsque, de ces frictions, a surgi ce sentiment
de liberté de celui qui se libère, enfin, de la protection d’une mère
exagérément, dirais-je, madonnesque. Une sensation grandissante qui, alimentée par
la critique de la raison indépendante à l’égard d’une Église ancrée dans ses
comportements médiévaux, a fini par convertir le monde moderne aux
différents types de matérialismes scientifiques.
Compte tenu du conditionnement
intellectuel acquis par la science moderne, le progrès de la
connaissance physique de l’Univers pouvait difficilement converger vers la rencontre avec son
Créateur.
13. Même si cela ressemble à une critique
destructrice – ce qui n’est pas le cas –, c’est un fait que l’échec de l’ère moderne était
inscrit dans son héritage à l’ère atomique. De nombreuses idées sur des modèles
cosmologiques possibles, chacune étant la pièce d’un puzzle qui se profilait
comme merveilleux, mais que personne ne pouvait assembler. C’est au génie d’Einstein et à sa
génération qu’il revint d’élever le Nombre au rang de Parole, et, grâce à son
pouvoir omnivore, de mettre de l’ordre dans le Cosmos. (La folie qui, selon eux, résidait dans le génie
a conduit les sages de l’ère atomique à croire qu’ils participaient à une course de
relais et que leur tour était venu de courir. Avec la fidélité des sages
à une cause perdue, les génies de la première moitié du XXe siècle se sont élancés sur la
piste qui menait à l’enfer des guerres mondiales. Lorsqu’ils s’en sont
rendus compte, lorsqu’ils ont voulu arrêter le train, il était déjà trop tard, et l’inertie
a fait le reste). Ils se sont élancés, et, tels Pilate se lavant les mains, ils
se sont écartés.
Comment ne pas
les impliquer dans la naissance du monstre qu’ils ont nourri du lait de la
loi du plus fort, et du pain de la guerre comme instrument de progrès et
d’évolution !
Nourris par la
doctrine du matérialisme scientifique, le monstre nazi et le monstre bolchevique
ont grandi jusqu’à devenir les armées de cet enfer qui a fait du
XXe siècle la période la plus maléfique que l’humanité ait connue jusqu’alors.
Certes, la chute de l’
Empire romain n’a pas été moins infernale, mais le fait que le XXe siècle
ait disposé de tous les moyens nécessaires pour empêcher cette hécatombe apocalyptique, le
fait d’avoir vu dans la guerre le seul moyen possible de sortir de la crise
idéologique et économique qui touchait toutes les nations de la même manière,
a transformé la chute du monde moderne en la plus grande tragédie jamais connue,
tant par le nombre d’âmes prises au piège de cette hécatombe apocalyptique que par
la haine et la méchanceté qui se sont déchaînées lors des conflits mondiaux du XXe siècle.
En d’autres termes, selon l’
évangile du plus fort : la guerre mondiale était légitime.
Elles devaient commencer.
Et elles ont commencé
14. Heureusement pour
nous, tout ce qui a un commencement a une fin, et la plus grande des
guerres vécues par le genre humain a elle aussi pris fin.
Elle a pris fin ; mais, fuyant la
défaite du plus fort, les athlètes de la science se sont dispersés dans toutes les
directions, et ont remis le flambeau de l’énergie atomique aux deux
grandes puissances victorieuses du conflit.
La Guerre froide a éclaté.
Une Guerre froide qui trouvait
son origine dans la décision de Dieu d’armer Caïn et Abel de la même mâchoire,
afin d’empêcher le fratricide par la crainte de la destruction
des deux. Une politique merveilleuse dont nous profitons tous aujourd’hui des fruits. Non pas que
l’ère atomique soit, ou ait été, un paradis de concertations où l’on
se préoccupait du salut des nations et de la rédemption de la Terre Mère. Pas
du tout ! Mais la révolution technologique devait suivre son cours.
Et, par l’une de ces
merveilleuses décisions de la Providence, les yeux de l’intelligence humaine
se sont ouverts ; ils ont commencé à percer les distances astronomiques.
Et, à mesure que
le champ universel s’élargissait sous les yeux télescopiques de la civilisation,
cet univers du plus fort s’est évaporé, s’est dissipé comme le fait la
bulle de savon qu’il était, selon ses créateurs. Stupéfaites, les yeux incrédules
de ceux qui voient leurs idoles vaciller sur leur piédestal, incapables de supporter le
poids du tremblement de terre qui ébranle les fondations de la terre, les dernières
générations de la Guerre froide ont vu la religion d’Einstein et sa
doctrine cosmologique trembler sur leur autel, et leurs prêtres
ne pouvaient rien faire pour l’empêcher.
Une fois de plus, la Réalité
a réfuté, réfute et continuera de réfuter l’idéologie du matérialisme scientifique.
Elle a d’abord réfuté son évangile du plus fort ; puis elle a réfuté sa doctrine de la
nécessité de la guerre en tant qu’instrument biologique de civilisation, et aujourd’hui, elle fait
trembler les fondements du Cosmos selon la science.
15. Mais plutôt que de
me perdre dans une critique du comportement scientifique, je préfère passer directement à
la mise en avant du développement de la civilisation comme résultat de l’évolution du
langage humain, ce cheval de bataille qui nous a conduits à la victoire sur cette
absence de connaissance que le Fils de Dieu déplorait en disant : « Si
vous ne comprenez pas les choses de la Terre, comment allez-vous comprendre celles du Ciel ? ».
Ce n’est pas un exercice de
rhétorique que d’affirmer que le sens, l’objectif, la fin vers laquelle ont tendu
ces deux derniers millénaires a été le dépassement de ce handicap intellectuel.
Rappelons-nous que Dieu avait parlé en tant que prophète, Dieu avait parlé en tant que législateur,
Dieu avait parlé en tant que roi et seigneur, enfin Dieu a parlé en tant que Père, mais
Dieu ne nous a jamais parlé en tant qu’Intelligence créatrice de Celui qui, ouvrant la
bouche, a dit : « Que la lumière soit ».
Et pourtant, bien qu’Il ait
affirmé avoir créé l’Univers, au cœur même de cette affirmation se trouvait la promesse de
le faire. Ainsi, dans la complainte du Fils de Dieu, cette promesse palpitait sous
la forme d’un futur qui devait advenir, qu’Il aurait aimé voir se réaliser dès à présent,
mais qui, malheureusement, était encore à venir.
Car l’intelligence de l’Homme classique devrait encore
beaucoup grandir pour pouvoir comprendre les lois de la
Science de la Création. Le Chemin de la barbarie à l’aube de notre époque
serait long et étroit ; mais ce Jour viendrait. L’Histoire lui ouvrirait son horizon,
et l’Étoile du Matin qui annonce l’arrivée du Jour Nouveau ferait briller
sa lumière sur la Plénitude des Nations.
16. La voyant venir, de
loin à travers les siècles, l’un des disciples de Jésus la salua en disant :
« L’attente impatiente de la Création attend la manifestation de la
gloire de la liberté des enfants de Dieu ». Enfants de Dieu qu’étaient tous les
apôtres de Jésus-Christ, en affirmant que « toute la Création » attendait
la « manifestation de la gloire de la liberté des enfants de Dieu »,
à sa manière, d’une manière si intelligente que saint Pierre la reconnut, saint Paul
a prophétisé la naissance de ce Jour où Dieu nous parlerait en tant que ce Créateur
de l’Univers qui s’est révélé au début de son Livre.
De plus, les deux premiers
pas dans cette direction avaient déjà été franchis. Il y avait la Révélation et la
Science.
Même s’il est vrai qu’
il existait un mur entre les deux, le christianisme, comme on le verrait au cours de la première
moitié du premier millénaire, l’a abattu, et à la lumière de son Magistère, la
théologie et la science ont appris à cohabiter, à grandir ensemble.
Évidemment, la civilisation
allait encore devoir traverser des moments amers et critiques ; sur son chemin planaient les
invasions, la division des Églises, la bataille entre la foi et la raison, et,
à la fin des deux millénaires, les guerres mondiales. Ce n’est qu’à la fin que l’
esprit d’intelligence ferait son apparition.
PREMIÈRE
PARTIE
CRÉATION
DE LA LUMIÈRE DANS LA GENÈSE
CHAPITRE
2
AU
DÉBUT, DIEU CRÉA…
17. Nous entrons de plain-pied dans
le thème central de cet ouvrage : la Création de notre Univers. Et, pour
commencer, car il ne pouvait en être autrement, j’ai choisi la Révélation biblique
comme chemin vers la découverte de l’Origine et de la Constitution de nos Cieux et de
notre Terre.
Le simple fait que
la pensée scientifique se soit éloignée de la Révélation ne légitime en rien
le droit de
se fabriquer un univers sur mesure. La légitimation des modèles de l’univers, « à condition que, dans leur
construction, les sciences des nombres servent de briques », n’est qu’une
façon subtile de reconnaître en privé, sans l’affirmer en public, l’incapacité de
la science à défaire la lanière
des sandales de celui qui est l’Origine de toutes les sciences.
Mais pourrait-il en être
autrement ? Nés, pour ainsi dire, hier, prétendons-nous nier Dieu afin que
notre orgueil soit préservé de la faillite ?
18. Curieusement, la
théologie, contaminée par l’audace de l’athéisme scientifique, s’est laissée tromper
par l’imposture de la cosmologie du XXe siècle ; et, partageant l’
impossibilité d’accéder à la pensée de Dieu, elle en est venue à faire croire à l’
Église que le récit de la création de la Genèse n’est qu’une métaphore de plus, sans
aucun contenu scientifique ; c’est-à-dire que le seul objectif de la Révélation de la
Genèse consiste à relier l’expérience de l’Univers à l’Idée d’un
Créateur divin.
De là à
promouvoir un aggiornamento constant du Texte, en l’adaptant à la mentalité et à
l’intelligence des siècles, que dire !
À l’orgueil de l’ intelligentsia il sera toujours plus utile de nier son
incapacité à se hisser à la hauteur du Dieu créateur du cosmos que d’
admettre l’impossibilité de se hisser à la hauteur de la semelle des chaussures
du Créateur de tant de merveilles qui ornent le vêtement de notre univers.
19. Les uns pour une raison et
les autres pour une autre, le fait est qu’en entrant sur le terrain de l’
Omniscience créatrice, nous le faisons tous comme ceux qui foulent un territoire vierge. Que
les uns et les autres, les uns niant l’existence d’un Dieu créateur de l’
Univers et du Cosmos, et les autres affirmant leur incapacité à pénétrer dans la
Parole créatrice par le biais de l’artifice théologique selon lequel le Récit serait une métaphore ;
au-delà des croyances et des opinions des uns et des autres, le Récit de la Création
de l’Univers a rempli sa fonction historique qui est d’introduire l’Homme auprès de son
Créateur.
Dans la main de Dieu, le
droit d’intervenir dans sa propre Création, la Révélation a été donnée pour
révéler la vanité de toute intelligence naturelle. Mais comme Dieu ne
se glorifie pas de se moquer de ses créatures, d’autant plus qu’Il s’est uni à sa Création
en tant que Père, et la Sagesse étant le contraire de l’Ignorance, dans le
corpus littéraire de la Révélation était scellée la Promesse toute-puissante de l’
Accès, dans l’esprit de la Foi, de l’Intelligence de l’Homme à l’
Omniscience Créatrice Divine.
Réjouissons-nous donc, et
laissons le fleuve des siècles emporter vers la mer du Passé les arguments qui
ont vu le jour pour masquer l’échec de tous : scientifiques et théologiens, afin d’
ouvrir la Porte, d’entrer et de voir.
20. Cela dit, en gardant à l’esprit
la Pensée de Dieu, le texte original de la Genèse dit que :
« La Terre était…
en désordre ! ».
« Au commencement, la Terre
était confuse et vide », telle est la phrase complète.
Dans la grande majorité des
traductions de l’original biblique, en particulier depuis l’époque de la
rébellion de Luther contre l’unité de l’Église universelle fondée par le
Seigneur Jésus, Roi unique et éternel, seul Pontife universel, Dieu Fils
Unigénite, qui, par sa Parole puissante, a fait naître la Lumière, le
Firmament et toute vie dont la Terre Mère a été comblée par son Créateur,
les mots : « La Terre était confuse et vide », ne sont pas exactement les
mêmes.
Et on le comprend.
Les traducteurs
modernes eux-mêmes se sont retrouvés prisonniers de la raison scientifique et, pour épargner à
leurs lecteurs « la confusion », ils ont préféré adapter la Parole de Dieu à l’esprit
de leur époque.
Ici, en totale
indépendance vis-à-vis des complexes et des préjugés de l’époque et de leurs adaptations,
puisque nous considérons que Dieu est éternel, j’ai préféré conserver le texte
original et travailler à partir de ses informations :
« Au commencement, Dieu créa les Cieux et la
Terre.
La Terre était informe et
vide… ».
21. Or, le fait que la
Terre ait connu une période géohistorique caractérisée par un vide
planétaire (en ce qui concerne la biosphère) est un fait aussi élémentaire et
évident que le fait que nous naissons nus. Du point de vue de la géologie classique, on
ne parle pas d’une période historique de vide courtois à la manière dont l’auteur de la Genèse veut nous la présenter. Mais si nous
devions nous en tenir aux critères de la géohistoire moderne, il ne serait pas non plus
correct de parler d’un vide, pour la surface de la Terre, à l’image et
à la ressemblance de celui que nous observons à la surface de la Lune. Et c’est précisément de ce
type de vide « courtois » dont nous parle l’
auteur de l’Apocalypse.
22. La Lune, par exemple ;
en parlant de la Lune, nous pouvons effectivement dire – et nous le disons – « qu’elle est vide ». Pour des raisons
évidentes. Il n’y a pas de plantes sur la Lune ; la Lune n’a pas d’atmosphère ; la Lune n’a pas
d’océans ; la Lune n’a rien sur sa croûte externe dont les
propriétés nous permettraient d’affirmer que la Lune a eu, ou est en
voie d’avoir, une biosphère.
En ce qui concerne l’écorce de la Lune,
en particulier, outre le fait qu’elle n’est rien d’autre qu’un désert infini qui, par défaut,
ne recèle même pas les vestiges d’une civilisation perdue dans les replis de l’un
de ces cataclysmes asimoviens que les lecteurs du XXe siècle appréciaient tant ;
et en ce qui concerne la Lune en général, nous pouvons affirmer et
nous affirmons que « la Lune est vide ». Sans atmosphère, sans océans, sans
continents, sans vie d’aucune sorte, ni végétale ni animale, la Lune est aujourd’hui
aussi vide qu’était la Terre hier, avant qu’Il, le Fils de Dieu, n’ouvre la
bouche et ne dise : « Que la lumière soit ».
23. Il n’est pas nécessaire d’
insister, et d’insister encore, sur l’image géo-historique à partir de laquelle le
Verbe, ouvrant la bouche, par sa Parole toute-puissante, a revêtu la nudité de la
Mère Terre du manteau de glace qu’Il a appelé « la Lumière ».
Ainsi, lorsque l’Auteur
divin nous révèle que la Terre « était au commencement vide », l’image
scientifique que son Créateur, Dieu le Père, veut nous transmettre et nous fait parvenir,
est celle-ci : celle d’une Lune supergéante appelée la Terre. Et c’est vers cette planète
dans son enfance, « nue » et exposée à sa destruction, que Dieu le Fils s’est approché,
à la grande merveille de tous les enfants de Dieu, « qui ne sont pas de cette Création », et en ouvrant sa
bouche, il a donné le coup d’envoi à la création du genre humain.
24. Ainsi, et pour
élargir nos horizons, l’échelle des éléments naturels que la Genèse nous
invite à gravir nous place face à une Terre sans océans, sans atmosphère,
sans continents, sans calottes polaires, sans plantes, sans animaux, sans oiseaux ni
poissons. En un mot, sans biosphère. Et dans cette perspective rétrospective, avec toute la
sérénité du monde, un homme d’il y a 35 siècles posait la question à tous les
sages de tous les temps et de tous les lieux, nés et à naître :
« Mesdames et messieurs,
en partant de cette planète vide, aussi vide que la surface de la Lune :
comment Dieu a-t-il créé l’eau, la glace, l’air, la terre, le feu ? C’est-à-dire les
océans, les continents, l’atmosphère, les calottes polaires, les plantes, les
oiseaux, les poissons et toute forme de vie ».
Depuis lors, la question
de l’Auteur de la Révélation plane sur l’intelligence des
millénaires.
25. À ce stade, compte tenu de la
distance qui sépare l’auteur divin du lecteur du XXIe siècle, la réponse officielle,
dans la bouche des théologiens et des scientifiques, est que Moïse s’est contenté de
fabriquer une métaphore fondée sur une sorte d’hyperbole mystique inhabituelle.
Personnellement, je ne sais pas comment
appeler un échec qui nie la possibilité de toute victoire, et qui, dans l’
affirmation du Néant, espère noyer sa défaite dans la mer de l’oubli. Peut-être
parviendrai-je un jour à trouver la réponse. En attendant, la première tâche de
ce livre est de démontrer, contre Descartes, que Dieu ne ment pas. La deuxième, que
les génies se croyaient plus intelligents qu’ils ne l’étaient en réalité. Et la troisième,
d’apporter la bonne réponse à la question vers laquelle la civilisation s’est dirigée :
« Comment Dieu a-t-il créé l’Univers ? ».
26. La nécessité qui
nous oblige à commencer quelque part nous a placés face à l’Information
biblique en question :
« Au commencement, Dieu créa les cieux et la
Terre.
La Terre était informe et
vide, et les ténèbres couvraient la surface de l’abîme, mais l’Esprit de Dieu
planait au-dessus des eaux.
Dieu dit : « Que la lumière soit ! » Et la
lumière fut. »
Combien de fois ce texte a-t-il été
lu ? Combien de fois cette révélation a-t-elle été commentée ?
Combien de générations ont tenté d’en percer le secret ! Et combien de
penseurs ont été honnêtes envers eux-mêmes et envers les autres, et ont reconnu que le
quotient intellectuel de celui qui a créé ces Cieux et cette Terre est aussi éloigné
du quotient intellectuel humain que l’Enfer l’est du Ciel ?
(Dans ce livre, le temps
sera toujours compris à l’échelle géologique. Au fur et à mesure, de nouveaux
horizons s’ouvriront. Le Principe est le problème. Et le problème réside dans le choix de
la plateforme).
CHAPITRE
3. – LA CRÉATION DE LA TERRE
27. L’information biblique
nous place sur une plateforme géologique spécifique. Plus précisément, la
Révélation étend à nos pieds une période géohistorique. Si, à partir de cette
information (« la Terre était vide »), nous regardons autour de nous et effaçons de la
surface du globe tous les éléments classiques de la nature : atmosphère,
continents, océans et calottes polaires ; que nous reste-t-il ? Il nous reste
une planète vide à la veille de la naissance de sa biosphère !
Mais le point vers lequel
l’intelligence a été mise en mouvement se concentre sur la recherche de la
réponse à la suite de laquelle tant d’efforts ont été vains. Je veux dire : en partant
d’une planète présentant ces caractéristiques géologiques, avec une croûte primaire dépourvue
de tout élément naturel à partir duquel commencer à faire quelque chose, l’image la plus
proche de son état primitif étant celle de la surface de la Lune, à partir
de cet état primitif, la question est :
Comment Dieu a-t-il
réussi à créer la biosphère ?
Ce serait là l’ancienne
façon d’aborder le sujet.
Mais il en existe une autre.
28. Abordons le sujet
sous un angle nouveau. Pourquoi ne pas nous poser nous-mêmes la
question ? À savoir : quelle série de processus physiques devrions-nous déclencher,
contrôler et diriger pour, à partir d’une telle plateforme géologique, créer
une biosphère ?
Il faut le voir pour le croire ! À l’
avenir, nous verrons de nos propres yeux Dieu à l’œuvre, et nous nous émerveillerons
en contemplant comment Dieu accomplit ses Œuvres. À ce sujet, son Fils,
tout en nous lançant une invitation à assister au spectacle de la Création, nous a émerveillés
en nous disant « que son Père ferait des œuvres plus grandes que celle-ci ». Nous en déduisons également
que cette invitation fut la cause de la participation des enfants de
Dieu à cette œuvre, la Création de nos Cieux et de notre Terre ;
invitation qui a atteint son apogée lorsqu’en appelant ses enfants, il
les a rendus participants à notre formation, et en disant : « Faisons l’Homme à notre
image et à notre ressemblance », l’invitation s’est ouverte à la participation à
l’acte créateur.
Cela étant dit, et pour ne pas
nous égarer sur des chemins parallèles, et puisque l’Origine de notre Univers ne
peut être perçue par nous qu’avec les yeux de l’Intelligence, c’est avec
ces yeux de l’intelligence que nous allons voir comment Dieu a créé la Lumière, et toutes les
choses.
29. Il va sans dire
que la restitution à la mémoire de l’humanité d’une réalité historique à
laquelle le genre humain s’est vu refuser l’accès va, par logique, se heurter aux
systèmes cosmologiques que le monde moderne s’est créés pour combler ce vide.
Les détails
sur les origines des systèmes cosmologiques du XXe siècle, auxquels, pour
leur conférer une plus grande véracité virtuelle, on a attribué des durées allant jusqu’aux nanosecondes,
sont sans importance ; l’entrée en scène du véritable système historique à l’origine de l’Univers
ne peut que bouleverser l’intelligence de tous ceux dont la pensée reste
ancrée dans l’océan sous les eaux duquel le monde moderne a péri.
Pour ma part, habitué
à naviguer librement à travers la Connaissance des Mémoires de l’Univers, je cours toujours
le risque d’avancer à une vitesse que le lecteur ne peut suivre.
J’espère pouvoir surmonter ce problème. Du moins, je l’espère.
J’ai esquissé la plateforme géohistorique
à partir de laquelle nous allons nous lancer.
À l’aube du premier jour de la
Genèse, la Terre était vide, nue, sans océans ni continents, ni
atmosphère ni calottes polaires. Aucun des éléments naturels ne partait la
nudité de la Terre le lendemain de sa naissance. Comment Dieu a-t-il donc créé
la biosphère ?
Comment, si nous en avions le
pouvoir, la créerions-nous nous-mêmes ?
30. En effet, Dieu a créé
la Terre dans les ténèbres, car l’Auteur écrit qu’une fois la
Lumière créée, Dieu sépara la Lumière des ténèbres ; puis il dit que « Dieu créa les
étoiles pour séparer la Lumière des ténèbres ».
D’où la question :
Où se trouvaient, et se trouvent encore, ces ténèbres « qui recouvraient la surface de l’abîme » parmi
lesquelles Dieu a créé la lumière ?
Cette question recevra,
en temps voulu, la réponse qui lui est due. D’après ce que l’on lit, on voit, d’un regard perçant, que
où qu’aient pu se trouver ces ténèbres parmi lesquelles Dieu a créé la Lumière, à
son origine, la Terre n’a pas été créée au sein des étoiles de nos Cieux.
Une affirmation précoce s’envolant sur les ailes de l’aurore, mais que l’on verra
recouvrir le firmament du Siècle avec la puissance du Soleil repoussant la Nuit
du Jour.
Il suffit de prendre papier et crayon,
d’approfondir l’information en partant du Principe, de relier la Lumière à la Terre et
de se retrouver face à une image révolutionnaire dans toute sa grandeur. Il reste encore
un bout de chemin à parcourir avant que cette image ne soit dessinée.
Parcourons-le.
31. En vérité, mon travail
dans cette Introduction consistera à créer ce tableau, à l’intégrer dans l’
Histoire de la Terre et, à partir de ce tableau, à ouvrir la Porte de la Lumière de
l’Intelligence à toutes les sciences.
Y a-t-il quelque chose de plus naturel que de
savoir d’où nous venons !
Pour l’instant, une fois
que la Mer des étoiles de nos Cieux est placée sur le papier, entre la Lumière
et les Ténèbres, non seulement l’Admiration s’éveille, mais elle nous ouvre les yeux
sur un Scénario Créateur frôlant l’incrédulité : « La Terre a été créée de l’autre
côté de la Mer des étoiles de nos Cieux ».
Mais laissons la Lumière
nous réveiller, nous ouvrir les yeux, et que la « puissance » étouffée, créée pour devenir
« acte », cette vocation d’une intelligence née pour grandir dans l’omniscience
naturelle de son Créateur, réalise cette nature qui est si nôtre, à cause d’une
rébellion étouffée dans l’abîme de l’ignorance, mère de tous les crimes,
au milieu desquels, dans des rivières de sang, la Terre Mère se sent mourir de honte et
de tristesse sous le regard du Ciel. Pour elle, je relève mon âme de la poussière, et
que Dieu fasse de nos larmes d’horreur face à une haine qui ne cesse pas, des rivières
de joie qui ne s’assèchent jamais.
32. En ce qui concerne l’
intelligence de la Création, quel père ne dévoilerait pas à ses enfants
ses secrets les plus intimes !
La Terre fut créée là-bas,
dans les Ténèbres, de l’autre côté des étoiles du Firmament. Oui, mais pourquoi
?
Vue de loin,
la Terre dessinait dans l’espace une planète qui avait tout l’air d’un satellite,
du genre de la Lune, mais bien plus grande. Une planète « vide » au-dessus de cet Abîme
dont la face était recouverte par les Ténèbres, comment ne pas se sentir perdue !
Son Dieu l’avait-il créée pour
l’abandonner dans les ténèbres ? Où était cet époux stellaire que son
Créateur lui avait donné pour qu’elle soit son épouse céleste ? Depuis leur naissance, la Terre et
le Soleil avaient été promis en mariage perpétuel ; de leur étreinte, la Vie à l’image
de Dieu émergerait pour la joie de toutes les étoiles. Séparée de ses frères,
les planètes, abandonnée dans les ténèbres qui recouvrent la surface de l’Abîme de l’autre
côté du Monde des étoiles, la destruction l’entourant, son avenir ne tenant
qu’à un fil sous un pont de pierre, comment ne pas sentir la confusion déchirer son
âme !
33. Dieu promet-il des alléluias
qui rendent fous de joie, puis, une fois la naissance accomplie, tourne-t-il le dos à
sa créature, la livre-t-il à sa destruction, et passe-t-on à autre chose ?
Hélas, le cœur de la
Terre, ce cœur tendre dont l’espoir est plus fort que la foudre et la
tempête, livré à la solitude perpétuelle qui précède la désintégration de la
conscience et de la raison. « Hélas, mon âme, qui se brise en mille morceaux face à l’
indifférence de mon Créateur », pleure, désemparée, la Mère qui n’a jamais enfanté, et dans
sa confusion, elle croit qu’elle n’enfantera jamais.
Le mariage a été annoncé, elle a été
choisie comme demoiselle d’honneur, belle comme elle seule sait l’être, cette Lune qui attend en silence, avec
son bouquet de fleurs, l’arrivée de sa maîtresse et reine, et peu après, elle se retrouve abandonnée
dans les ténèbres…
34. « Vide et confuse »,
abandonnée dans les ténèbres de l’autre côté du monde des étoiles, la Terre
se recroqueville, les bras autour des genoux, attendant la Mort. Elle l’entoure déjà. Elle
s’affaisse déjà, sans forces. Le sommeil qui guérit tout, la rejetant hors de la Création
comme une pierre brisée sous le coup du sculpteur, l’emportera vers la poussière d’où
son Créateur l’a tirée. La Terre respire sans souffle. Elle s’allonge autour de la
dernière étincelle de chaleur. C’est la Sagesse qui, l’enlaçant, la recouvre d’une couverture,
et lui murmure à l’oreille des mots de confiance et d’amour :
« Tiens bon, ma fille, voici
que ton Créateur arrive ».
Tel était le décor ; et
telle sera la plate-forme à partir de laquelle nous commencerons à gravir l’échelle des
éléments naturels.
Comment j’en suis venu à
mettre en scène ce décor pour une introduction cosmologique, on le comprendra en
temps voulu.À défaut de chiffres, les lettres feront l’affaire. Et stimuler l’intelligence par les mots, c’est comme du sucre dans la main d’un
enfant. L’intelligence sans le pouvoir est stérile, et le pouvoir sans la science devient une
force de destruction. Prétendre que l’Homme est la mesure de toutes choses,
c’est un pistolet entre les mains d’un suicidaire ; nier l’existence de Dieu sur la base de l’
ignorance, c’est alimenter le génocide de l’extinction. Les raisons du Créateur
du Cosmos n’ont pas besoin de justification, et c’est une créature insensée qui demande
des explications à son Créateur. Celui qui peut détruire un univers par sa seule
parole agit ainsi parce qu’il aime la vie ; s’indigner de Sa puissance et des
raisons qui déterminent que Sa création suive telle ou telle voie, c’est faire
usage de la liberté pour commettre un homicide. Ce n’est pas dans l’ignorance issue de
la négation que réside la victoire de la science ; et enfin, tout ce qui
monte doit redescendre, et le mensonge ne peut régner éternellement tant que la vérité
vit.
Continuons donc.
CHAPITRE
4. – LA CRÉATION DE LA BIOSPHÈRE
35. Nous avons donc deux
réalités : la Terre d’un côté, et de l’autre, Dieu. Il s’agit ici de
savoir comment, à partir de cette plate-forme géologique « vide », Dieu a créé la
biosphère.
J’ai dit précédemment que nous
pourrions nous poser cette question. En effet, grâce à notre connaissance des
sciences de la matière et de son comportement, nous pourrions toujours proposer
une séquence géophysique qui se rapproche le plus possible du modèle historique
réel. Et je l’ai dit parce que c’est là le même problème auquel Dieu a été confronté et
qu’il a dû résoudre. Et Il l’a résolu. Il n’est pas nécessaire de s’étendre davantage sur ce sujet ni
d’insister plus que de raison. Les résultats sautent aux yeux et remplissent tout ce
que contient la Terre.
36. Le fait est que,
« parce qu’Il connaissait la réponse », Dieu a résolu le problème de la création de la
biosphère en partant de cette structure géologique, en apparence informe. Et Il
connaissait la réponse parce qu’Il connaissait toutes les égalités que les équations
géophysiques Lui présentaient.
Parfaitement au fait de ces
équations et de leurs solutions, Dieu se leva, monta sur scène, ouvrit la bouche
et fit connaître sa Parole : « Que la lumière soit ».
37. Nous parlons de la fusion
du corps géophysique externe. Et ici, nous pourrions nous lancer dans la description d’une
fusion par le feu venant de l’extérieur, ou bien évoquer une fusion provoquée
par une compression de l’extérieur vers l’intérieur, comme si le champ gravitationnel
s’effondrait sur lui-même jusqu’à réduire son rayon à son expression minimale possible.
Si nous étions encore
asservis par l’Ignorance au Mur de la Mort, le choix serait ouvert. Ce n’est pas
le cas, et par conséquent, j’en viens au fait.
38. La première étape
franchie par Dieu pour procéder à la fusion du corps géophysique fut « l’augmentation
de la densité par unité cubique astrophysique du champ gravitationnel terrestre ».
L’effet immédiat fut le suivant :
Aussitôt, la Terre
a commencé à tourner sur son axe à une vitesse de plus en plus élevée.
Sous la pression
gravitationnelle générée, tout comme une rafale de vent communique à tout ce qui se trouve
aux abords de sa trajectoire un mouvement accéléré, le globe terrestre
a commencé à tourner sur son axe à des vitesses de plus en plus élevées.
Ce fut le premier effet.
39. En ce qui concerne
les fondements de cette nature des champs gravitationnels impliqués dans un
espace tridimensionnel spécifique, de telle sorte que la densité puisse augmenter ou
diminuer conformément à la loi de la transformation de l’énergie, cette
nature des champs étant à l’origine de la relation entre l’énergie universelle et
la matière astrophysique, la Création n’aurait pas pu voir le jour sans que
Dieu un Connaisseur à l’infini de cette relation cosmologique à la base de
l’expansion du cosmos et de la construction des univers.
La transformation de l’
énergie gravitationnelle en forces physiques matérielles : champs électriques, lumière,
énergie cosmique, etc., est, en effet, le pilier maîtresse sur lequel tout
l’édifice de la Création fonde sa structure. On verra plus loin ce que
cette relation implique et signifie.
40. Par conséquent, d’une
rotation nulle, ce qui est naturel pour tout corps astrophysique dont le noyau se
trouve au bord de l’effondrement, la Terre a commencé à tourner sur son axe à une vitesse
de plus en plus grande. Vitesse de rotation que Dieu a calculée en fonction des besoins ;
l’énergie cinétique du corps terrestre devait être en correspondance
avec la densité gravitationnelle par unité cubique astrophysique qui devait la
produire.
Cette correspondance entre la
densité gravitationnelle d’un champ et les paramètres thermodynamiques des
corps astrophysiques est l’une des lois fondamentales du comportement de la
matière cosmique.
41. Ce fut donc la
première étape de la séquence géohistorique à l’origine de notre biosphère.
L’effet de fusion du
corps géophysique externe : le manteau et la croûte, en réponse à l’activation du
noyau astrophysique de la Terre, ne s’est pas fait attendre.
Voyons si nous pouvons entrer
dans le tableau et, depuis l’intérieur de la toile, ressentir le Mouvement qui, en tant que
Mémoire, se trouve accroché comme objet de décoration sur le mur de notre
Histoire universelle.
Étant donné que nous savons que la
matière qui réagit directement à la gravité est la matière astrophysique,
et qu’en remontant des effets à la cause, nous comprenons que les paramètres cinétiques
d’un corps stellaire découlent de cette relation de correspondance avec les
propriétés du champ gravitationnel dans lequel il se trouve, nous pouvons ouvrir notre
esprit à l’accélération rotative du Noyau de la Terre en tant qu’effet de
l’élévation de la densité du champ gravitationnel terrestre que Dieu
a provoquée.
42. Une fois cette activation
du noyau astrophysique de la Terre créée, grâce à laquelle le transformateur géo-nucléaire s’est
mis à produire des forces physiques naturelles au sein de son corps, à savoir des forces
électromagnétiques et de la chaleur, l’impulsion sismologique de la structure géophysique
interne s’est déclenchée, le manteau et la croûte de la
Terre subissant l’effet naturel de leur soumission au processus d’expansion du Noyau
physique déclenché par Dieu, d’une part, et à leur élévation thermique, d’autre part.
43. Tel le rugissement du roi
de la jungle à son réveil, tels les échos des premiers éclairs de la
tempête, comme une étoile le jour de son implosion, comme un tremblement de terre aux
proportions astronomiques secouant le manteau sous lequel le noyau avait
dormi, le manteau et la croûte se mirent tous deux à se réchauffer et à craquer sous une
symphonie de tremblements de terre et de volcans.
Le spectacle du
réveil de ce géant qui sommeillait au cœur de la Terre
transforma la surface terrestre en une mer de lave vive secouée par un
processus volcanologique d’une puissance et d’une beauté indescriptibles.
À l’instar du soldat qui
obéit à son roi et seigneur et qui, à l’ordre de bataille, bondit, saisit son
épée et son bouclier et, sans hésiter, se jette dans la bataille en rugissant de la voix d’
un volcan, et avec la puissance de jambes qui provoquent des tremblements de terre, fait craquer
le sol sous ses pieds, c’est ainsi, de manière merveilleuse, en quelques heures géologiques
, cette Terre « confuse et vide » se transforma en un océan de lave vivante, sous
les courants duquel semblait se déplacer une armée de volcans luttant contre les
vagues magmatiques d’un manteau qui avait brisé les digues extérieures et s’étalait
joyeusement à la surface de la Terre. Des raz-de-marée, d’énormes tsunamis de lave,
secouèrent la surface terrestre ; de leurs crêtes furent projetées vers la
stratosphère des îlots de magma qui, en se refroidissant, se transformèrent en roche et
retombèrent dans l’océan de feu avec le fracas d’une météorite ou d’une comète.
CHAPITRE
5. – FUSION DU CORTEX
44. Nous voyons donc que
en tirant de ce qui est visible ce qui s’en déduit, tel que l’inertie elle-même
le suggère, en partant de ce que l’on possède, les conséquences auxquelles mènent
les faits n’admettent aucune incohérence, même s’il est vrai que celui qui possède
n’évalue généralement pas ce qu’un autre perd ; c’est en suivant cette ligne de pensée que la
réponse, d’ordre physique, à l’énigme biblique, met en mouvement une série
géophysique dont les principales étapes sont :
1 : Fusion de la croûte
primaire
et 2 : Sublimation de la
proto-atmosphère qui en résulte.
45. Le moteur de cette série
géohistorique fut le Noyau. L’énergie nécessaire pour provoquer ce changement d’
état fut produite par Dieu grâce à l’accélération du rythme de fonctionnement du Noyau ;
accélération révolutionnaire qui fut, à son tour, l’effet de l’élévation de la densité
gravitationnelle par unité cubique astrophysique du champ gravitationnel terrestre.
En termes pratiques,
en comparant à présent le Corps géophysique à une machine, disons que Dieu a rempli le
réservoir (champ terrestre) d’énergie (gravité), provoquant ainsi l’
élévation automatique des paramètres du moteur géonucléaire jusqu’au point critique d’
implosion astrophysique.
Le fait que ce point
critique n’ait pas été dépassé est attesté par les effets à l’origine de la sublimation de
la proto-atmosphère, qui est elle-même à l’origine des calottes polaires, sans lesquelles le
système biosphérique n’aurait pas vu le jour, et dont la disparition présuppose son effondrement
irréversible.
Ainsi, une fois que la
croûte primaire eut été transformée en une mer de lave en fusion, s’étendant de
pôle à pôle du globe, et que la proto-atmosphère (primitive)
eut atteint le sommet de la planète, le corps géonucléaire commença à ralentir
sa vitesse de rotation par unité de temps géologique.
46. C’était déjà le milieu de la journée
lorsque les gaz produits par la fusion de la croûte s’étaient accumulés autour du globe et avaient donné naissance à une atmosphère
planétaire, primitive, mais qui contenait dans son volume tous les éléments
nécessaires pour donner naissance à notre biosphère.
Cette atmosphère continua
de s’épaissir tout au long de la matinée et, au fil des heures, elle commença à dissimuler
sous son volume raréfié la mer de magma qui lui avait donné naissance. (Toujours
en grandes lignes, grosso modo, de manière générale, en concentrant l’attention
sur l’ensemble plutôt que sur les détails).
Ces événements se sont déroulés
au cours de la matinée du premier jour. Il restait encore un après-midi à venir.
47. Compte tenu de la
mécanique de la fusion des solides, une leçon pour les tout-petits que l’on dispense habituellement
dans toutes les classes depuis des temps très anciens, et dont nous épargnerons l’
essentiel, en faisant l’impasse sur la connaissance intime des structures cristallines et la
manipulation à laquelle elle se prête tant en chimie qu’en physique, et
en comprenant que c’est cette mécanique élémentaire que Dieu a appliquée à la croûte
primaire de la Terre, nous pouvons affirmer sans craindre de tomber dans l’absolutisme
de la raison toute-puissante de la science, et encore moins dans le piège nobélien du dogmatisme de l’Académie, que la
stabilisation dynamique de l’édifice géophysique externe de cette Terre
primaire est survenue à la suite de la diminution de l’activité sismologique
de son corps interne.
Disons que cette Force
que Dieu a employée pour jouer avec la Terre comme s’il s’agissait d’une batterie de
volcans avec laquelle composer une symphonie unique, spectaculaire, merveilleuse et
hallucinante, et après avoir fait jaillir des étincelles et des coups de tonnerre des cymbales, soit
parce qu’il s’était lassé et n’en pouvait plus, soit parce qu’il avait brisé les baguettes,
le fait est que la Force s’est éteinte, et le silence s’est fait. Traduit en langage courant :
48. Conformément à la loi de l’
inertie, une fois l’énergie à l’origine de la fusion de la croûte primaire transformée,
et sa tâche accomplie, le noyau astrophysique de la Terre revint à l’
état d’équilibre qui prévalait avant que Dieu n’ouvre la bouche pour faire connaître
sa Parole : « Que la lumière soit ».
Ainsi, à mesure que le
silence s’épaississait, jusqu’à égaler la densité de l’atmosphère
primaire ainsi créée, la couleur rouge et jaunâtre volcanique de la croûte
primaire commença à s’estomper, à s’atténuer, et à prendre la couleur de la matière solide
volcanique. Et ainsi, à l’approche de la fin du premier jour de la Genèse,
la Terre commença à revenir à son état naturel d’équilibre entre les
différentes parties qui composent son corps géophysique.
49. L’étape finale
de ce processus (la création de l’atmosphère primitive par) était la
sublimation d’une proto-atmosphère dont la composition chimique primaire peut être
comparée à celle des planètes « gazeuses » dont l’évolution n’a pas été soumise à
cet événement particulier, sans pour autant oublier la phénoménologie unique à laquelle
Dieu a soumis la formation de la croûte primaire de la Terre, sujet qui sera
abordé en temps voulu, au rythme de cette introduction.
Par conséquent, et pour poursuivre,
une fois la Terre isolée d’une source d’énergie externe avec laquelle établir
un « échange d’énergie » – pour employer un terme courant –, le noyau de
la Terre, à la suite de la transformation du champ gravitationnel en forces
mécaniques, est entré dans une dangereuse phase d’effondrement astrophysique
(sujet qui sera également abordé lorsque cela conviendra et s’imposera. L’
important, ce sont les faits, et le fait est que :) Au cours du passage de l’
« état de fusion massive » à l’« état d’équilibre géophysique », la
croûte terrestre s’est solidifiée et la proto-atmosphère, en conséquence, est entrée dans une phase de
sublimation soudaine.
50. À la tombée de la nuit du
premier jour, sans aller plus loin, la proto-atmosphère s’était transformée en un
manteau de glace.
Une couche de glace qui recouvrait
la Terre du pôle Nord au pôle Sud, et c’était la Lumière dont parle la Genèse.
En gros : du Feu à la
Glace.
CHAPITRE
6.- CRÉATION DE L’ATMOSPHÈRE PRIMITIVE
51. J’ai naturellement parcouru
ce Premier Jour aussi rapidement que possible, dans le but de partir d’une base
solide. Je ne voulais pas que le lecteur, sans savoir de quoi je parle, se perde en
tentant de comprendre l’idée que je lui présente.
Fusion de la croûte
primaire et sublimation de l’atmosphère primitive, tels furent les deux
processus principaux que Dieu a mis en œuvre au cours du Premier Jour.
(Le facteur temps reste
une inconnue. Je ne serai pas celui qui chiffrera le temps de développement que
Dieu a consacré à chaque processus.
Pour les raisons que nous allons
voir, je conseille au lecteur de ne pas trop s’inquiéter non plus. Surtout
parce que, Dieu étant tout-puissant et la puissance étant définie par le rapport
entre la force et le travail, l’une des choses à la portée du Créateur
est d’accélérer un processus jusqu’à son maximum possible.
Quand je parle d’
omnipotence, c’est sous cet angle que je la conçois. Logiquement, la matière impose certaines
limites, vers le haut comme vers le bas.
Je le tiens également pour
acquis).
52. Mais qu’a fait Dieu
pour déclencher la rotation accélérée du Globe à l’origine de la fusion de
son corps géophysique ?
Très bien, « Dieu a dit et ainsi
fut fait ». Je suis le premier à me moquer éperdument de savoir comment il
s’y est pris ou comment Dieu fait ce qu’il veut faire. Le fait est que, créé à son image
et à sa ressemblance, détourner le regard et ne pas me soucier d’une réponse sans laquelle
mon être se sentirait insatisfait, ce n’est pas mon genre. Il ne me suffit pas de croire. Je veux dire,
c’est déjà beaucoup, mais si je peux voir, et comme il se trouve que j’ai des yeux pour voir, si je vois,
c’est encore mieux.
J’insiste donc : quelle
force, capable de provoquer une telle série de processus géophysiques, Dieu a-t-il
mise en œuvre pour déclencher ainsi la rotation accélérée du globe
terrestre ?
Ce que Dieu a accompli à l’aube du Premier
Jour, c’est de générer un champ d’énergie. (Nous verrons que la Nature Divine et l’
Essence de l’esprit Créateur se trouvent dans la substance de cette déclaration :
« Dieu est Énergie », champ dans lequel nous aurons tout le temps de nous
frayer un chemin. En effet, à mesure que l’intelligence s’ouvrira à la
contemplation de la Nature Incréée de l’Être Divin, nous verrons comment l’
énergie créatrice se transforme en forces naturelles agissant sur le corps sur lequel
l’Acte Créateur s’accomplit).
La première chose que
Dieu fit donc à l’aube de ce Premier Jour fut de générer un champ d’énergie. Et la
deuxième, de projeter ce champ d’énergie sur la Terre.
53. Je disais donc que la
première chose que Dieu fit à l’aube de ce Premier Jour fut de générer un champ d’
énergie. Et la deuxième, de projeter ce champ d’énergie sur la Terre. Et j’ai déclaré
que Dieu est Énergie ; et que sa manifestation physique se produit par sa
transformation dans la nature du champ de l’objet sur lequel Dieu projette
sa force. Dans le cas qui nous occupe, la Terre, le champ d’énergie que Dieu
a généré s’est transformé en énergie gravitationnelle.
54. D’une manière plus
dynamique, afin de ne pas nous perdre dans des mouvements très lents en raison de leur poids scientifique,
je dirai que le champ gravitationnel terrestre a absorbé ce flux d’énergie et a doublé
sa densité moyenne par unité cubique astrophysique. Ceci d’une part. Et d’autre part,
que Dieu a doublé la densité initiale du champ gravitationnel terrestre en fonction
des calculs estimatifs qu’il avait effectués pour amener le noyau de la Terre à
son point d’implosion astrophysique, dont l’effet serait la fusion de
la croûte primaire.
La conséquence immédiate
de la multiplication de l’énergie par unité cubique astrophysique à laquelle fut
soumis le champ gravitationnel terrestre fut de produire l’effet de rotation
orbitale accélérée dans lequel entra la Terre.
(Au fur et à mesure que nous avancerons,
nous verrons dans quelle mesure la vitesse de transformation de l’énergie
gravitationnelle en masse et en chaleur, et la vitesse de rotation du corps céleste
considéré entretiennent une sorte de relation similaire à celle de n’importe quelle machine
avec le carburant nécessaire à son fonctionnement).
55. Je sais, j’imagine que,
lorsqu’on aborde le sujet à ce rythme, comparer le champ gravitationnel
à un réservoir de carburant qui se remplit et se vide ne semble pas nous mener
nulle part. Mais c’est ce qui s’est passé : la réponse automatique de la Terre à
la multiplication de la densité moyenne de son champ gravitationnel a été l’
accélération instantanée de la vitesse de rotation à laquelle son noyau
tournait jusqu’alors. Et la réponse du noyau à l’augmentation de
sa vitesse de rotation a été la production de chaleur.
(De manière plus superficielle, ou
moins approfondie, tout le monde sait plus ou moins quel est le produit final de
la fusion des solides. Je dis cela en parlant de la fusion de la croûte
primaire. Les volcans sont le meilleur exemple que je puisse invoquer. L’
association entre une éruption volcanique et des masses de gaz s’élevant vers le ciel est un
classique de la nature, et la photo nous évite d’avoir à naviguer parmi les
réseaux cristallins et leurs liaisons moléculaires, voyage agréable pour certains,
assez pénible pour d’autres. Au niveau industriel, les hauts fourneaux nous offrent
gratuitement un autre exemple. Mais si ce qui nous préoccupe, c’est d’approfondir le
sujet, le mieux est de faire appel à un expert en sciences de la nature et de
lui demander comment la matière solide parvient à retarder le pire ;
après tout, le comportement des réseaux cristallins soumis à une
source de chaleur croissante est un cas omniprésent dans les manuels les plus élémentaires
de physique).
56. Les questions qui
nous tourmentent ici sont les suivantes :
Que cherchait donc Dieu en
faisant tourner à plein régime les moteurs du transformateur géophysique ?
Que cherchait-il à provoquer en
accélérant la rotation du noyau terrestre et en
provoquant la fusion de la croûte primaire ?
(Les autres points que j’ai
laissés en suspens, à savoir la nature chimique de la croûte primaire et sa formation,
sont des détails que j’essaierai d’aborder plus loin, lorsque j’aborderai le chapitre consacré à
la création de la Terre. Le moment venu, je m’efforcerai également d’aborder la nature
astrophysique du noyau et la relation que la matière stellaire et les champs
gravitationnels entretiennent et qui est à l’origine des propriétés du cosmos.
Souligner, comme je l’ai fait, que cette relation énergie-matière se traduit par de la lumière et
de la chaleur n’est pas une idée gratuite, mais simplement la manière la plus naturelle et la plus simple
d’expliquer le processus fondamental à l’origine des étoiles et des galaxies,
et selon la phénoménologie duquel celles-ci se répartissent et interagissent. Mais puisque
promesse faite, dette contractée, j’espère m’en souvenir plus tard, et si ce n’était pas le cas,
j’espère que le lecteur excusera ce tic psychologique qui m’affecte lorsqu’il s’agit de
« rembourser mes dettes »).
57. Revenons donc,
reprenons le fil et suivons le chemin que, dans les ténèbres du tunnel, la Lumière nous
indique.
Je disais donc qu’une fois
le Noyau activé, sous la pression de la multiplication de la densité
gravitationnelle du champ terrestre, la transformation de l’énergie en chaleur
a précédé la fusion du corps géophysique. Et je me demandais ensuite ce que
Dieu espérait obtenir de cette fusion.
À la lumière de la
représentation de la fusion de la croûte primaire, la réponse est la
suivante :
Dieu cherchait à produire une
atmosphère chimiquement prédéterminée. En d’autres termes, l’effet final que
Dieu a produit en appuyant sur l’accélérateur du transformateur géonucléaire avait pour
point de repère l’atmosphère primaire.
(Nous omettrons dans cette
section tout ce qui concerne les mathématiques du contrôle de vol, de l’état
initial à l’état final. La logique de la victoire remportée implique, dans sa structure et
son développement, le dépassement d’un système complexe d’inconnues. Au vu des résultats,
il ne serait pas juste de risquer de perdre le fil en se basant sur des considérations
spécifiques « réservées aux génies ».
Mais il serait bon de préciser
que la nécessité de traverser cet océan d’équations avait pour récompense l’avenir. La moindre erreur en multipliant la densité gravitationnelle par unité
cubique astrophysique au-delà d’un point critique aurait conduit le système
géophysique à se transformer en une sorte de supernova planétaire. Dans ce
cas, la Terre se serait désintégrée en un essaim de météorites. Mais
revenons à notre sujet).
58. Je disais donc qu’une
fois le Midi de cette Journée atteint, la Terre se retrouva enveloppée dans
une atmosphère sursaturée d’un des éléments les plus abondants dans les
espaces extérieurs, l’hydrogène. À tous les autres égards, l’atmosphère
terrestre était semblable à celles des autres planètes.
En termes de couleurs, disons que, passant du
noir et blanc typique du corps lunaire, la Terre est passée au rouge vif et éclatant
des fulgurations solaires, mais sous forme liquide, pour finalement s’
éteindre et se refroidir jusqu’à ce que sa surface se dissipe au sein d’un nuage
épais, aussi enveloppant et énigmatique qu’une nébuleuse orbitant autour d’
un champ imaginaire à la vitesse de croisière d’une comète de Noël.
Disons…
Et restons-en là.
CHAPITRE
7.- LA CRÉATION DE LA LUMIÈRE
59.
Et continuons.
J’espère
que vous m’avez suivi jusqu’ici et que la vitesse à laquelle ma pensée
s’est lancée pour recréer les Mémoires de notre Univers ne vous a pas posé
de problème.
Continuons
donc.
Une
fois que la Terre eut transformé l’énergie que son Créateur lui avait fournie en
forces naturelles au sein de son système géophysique, et que l’implosion géonucléaire eut provoqué dans
l’architecture de son corps les deux processus mécaniques décrits : la fusion de la
croûte primaire et la production de l’atmosphère primitive ; une fois cette première
séquence concrétisée, le moteur géonucléaire a progressivement ralenti son rythme de
fonctionnement jusqu’à atteindre un nouvel état d’équilibre.
60. Les manuels de
physique permettent de retracer ce processus. En effet, il suffit d’
inverser la séquence, de réduire la vitesse de rotation du globe, ainsi que la
température de la planète, et le reste est un jeu d’enfant, même s’il faut
préciser : un jeu d’enfant, certes, mais d’enfants intellectuellement capables de percevoir le
jeu des forces que suppose le Système de la Création, dans lequel Dieu intervient
en tant que « source universelle d’énergie », et où le champ gravitationnel se manifeste
conformément aux principes classiques de l’énergie, c’est-à-dire qu’il se transforme, dans
ce cas, en forces naturelles agissant sur un corps astrophysique donné,
transformation qui est à l’origine du mouvement universel et rend possible l’
existence tant de structures astrophysiques systémologiques ponctuelles, qu’elles soient ouvertes ou globulaires, que de structures
du type des galaxies ; ce n’est pas un hasard si, en prenant toujours le Verbe comme
source d’inspiration – vérité qui apparaîtra au fur et à mesure que nous aborderons la
création du Firmament –, Dieu parle de la Gravité comme de ces « eaux… qui
sont au-dessus du Firmament… », ouvrant ainsi à notre Créateur la
l’esprit à la comparaison de la gravité avec l’élément liquide, réalité
à laquelle Il est Lui-même habitué, qui Lui est naturelle, et à partir de cette réalité :
gravité = combustible liquide, Il œuvre. Certes, la gravité en tant qu’
« énergie liquide singulière », mais cela sera examiné plus en détail au
fur et à mesure.
61. Ainsi, une fois
transformée la multiplication supplémentaire du volume initial du champ
gravitationnel que Dieu avait provoquée en disant « Que la lumière soit », transformation de
l’énergie en travail qu’impliquait la fusion du corps géophysique externe,
et une fois la fusion de la croûte primaire et du manteau géologique achevée,
cette série achevée, la vitesse de rotation du noyau du globe terrestre
a diminué, entraînant dans sa chute la baisse de la température générale de la planète.
Les deux conséquences
immédiates de la baisse de température dans l’ensemble du corps géophysique furent :
1 : la formation de la
lithosphère
et 2 : la sublimation de l’
atmosphère.
62. Ce que j’ai dit précédemment, je
le répète avec insistance. Mon habitude d’aborder ces processus dans le cadre de ma
Mémoire vivante m’amène par inertie à sauter par-dessus des étapes séquentielles
qui, aux yeux des autres, pourraient ne pas être si évidentes.
Je m’explique.
Si j’ai dit que la vitesse
de rotation et la vitesse de transformation de la gravité en lumière et en chaleur
sont directement liées, et que je dis maintenant que la vitesse de rotation de la
Terre a commencé à diminuer, on comprend que cette diminution a affecté le Noyau. Ses rotations
de travail, en chute verticale descendante une fois que le combustible
fourni avait été consommé lors du processus de transformation de la
gravité en chaleur, la température géologique générale a commencé à baisser.
D’abord celle du noyau, puis celle du manteau, et enfin celle de la croûte.
Cette refroidissement aurait pour conséquence la formation de l’anneau lithosphérique et la
sublimation de l’atmosphère. Nous aborderons cette sublimation
ci-après.
63. Et une fois encore,
en parlant de la fusion de la croûte primaire, j’insiste sur le caractère élémentaire
de la connaissance de la fusion des solides comme point de départ pour
comprendre le changement de structure cristalline qui s’est produit dans la structure de
la Terre à la suite de la fusion de son corps géophysique primaire.
À cet égard, le conditionnement artificiel existant, à l’échelle universelle,
concernant l’origine naturelle des planètes constitue un obstacle que le lecteur doit surmonter.
Cette image archétypale destinée aux ignorants qui errent encore à l’aveuglette dans le
tunnel des hontes du XXe siècle, où une gravité issue par la
sort du néant comprime une mer de matière flottante qui jaillit du chapeau du
Merlin de service, et abracadabra produit un être physique, cette image, qui
découle du discours lui-même, convient parfaitement à un conte d’Alice au
pays de la science-fiction.
Et c’est tout.
64. Toute intelligence qui
se respecte et qui travaille avec un système où les valeurs astrophysiques sont
déterminées par la relation entre la matière (étoile) et l’énergie
(gravité) parvient à la conclusion, en considérant l’astro-iconographie comme le reflet de
la réalité, que le refroidissement temporel des corps stellaires provoque la
fixation de la matière nébulaire sur leur enveloppe externe, ce qui constitue l’
origine naturelle des planètes.
Dans le cas de l’origine de la
planète Terre, sa singularité cosmique tient au fait que son origine est une
application directe de l’intelligence créatrice au système
matière-énergie, sujet sur lequel nous reviendrons en temps voulu, et qui a déterminé
tant les paramètres géophysiques primaires que les effets géohistoriques
déducibles de cette application créatrice.
On pourrait ici
se demander pourquoi Dieu ne s’est pas contenté alors de jouer avec une planète d’
origine naturelle ; question à laquelle nous répondrons au fur et à mesure, mais qui
relève de la théologie, car elle concerne le « pourquoi », le « comment » étant le
domaine propre aux sciences physiques.
65. Revenons à notre
sujet principal :
Par sublimation des
gaz, on entend le passage de la matière de l’état gazeux à l’état solide sans passer
par l’état liquide. L’exemple le plus courant de sublimation gazeuse nous est
offert par la nature chaque hiver. Les nuages se transforment en neige et en
grêle.
Au niveau des expériences
à la maison, le champ d’expérimentation qui s’offre à nous est très limité, mais au niveau
du laboratoire, les expériences ouvertes à la curiosité sont nombreuses. Comme
nous n’avons ici ni l’espace ni les moyens de traduire ces mots en images, je conclurai
en disant que :
Le manteau de glace dans lequel
Dieu a transformé l’atmosphère primitive, vedette de ce premier jour, était « la
Lumière » de la Genèse.
66. Et je laisse ici mes
lecteurs réfléchir au mystère des mystères, le plus incroyable : comment
un homme d’il y a trois mille cinq cents ans a-t-il pu se faire une idée physique aussi
moderne de l’origine de la biosphère ?
A. Fusion de la croûte
primaire,
B. Formation de la
proto-atmosphère,
C. Refroidissement de la
croûte et sublimation de l’atmosphère primitive.
N’est-ce pas à en ôter son
chapeau ?
C’est un point sur lequel
je devrais insister, je crois, ou du moins c’est ce que je devrais penser. J’imagine que
nous aurons le temps de revenir sur cette question de la relation cognitive, telle
qu’elle est décrite dans cette Introduction, entre la pensée de Moïse et le
contenu du hiéroglyphe que nous appelons « la Genèse ».
67. Quoi qu’il en soit, la
relation de Moïse l’Hébreu avec l’Histoire universelle ne s’est pas opérée par le
pont de la Science, mais sur les rails de l’Omnipotence et de la Toute-Puissance,
laissant l’Omniscience, comprise comme Science, à Dieu, le véritable Auteur de
ce hiéroglyphe, les mains humaines n’étant rien d’autre que des plumes se déplaçant
au rythme dicté par la Pensée de celui qui se tient face à l’Éternité et
dessine des Événements sur la toile des millénaires avec la même aisance que
d’autres planifient leurs crimes à la lumière du monde entier. Deux sujets donc, l’
Omniscience et la Toute-puissance, deux plats distincts, qui seront servis en temps voulu
selon les règles de la bonne table.
DEUXIÈME
PARTIE
CRÉATION
DU FIRMAMENT DES CIEUX
CHAPITRE
8. RÉCAPITULATION GÉOHISTORIQUE
68. La surprise de
découvrir cette succession d’événements géohistoriques où les
génies du monde moderne n’ont rien trouvé d’autre qu’une imagination fiévreuse et
fanatique issue d’un esprit en état de fièvre religieuse (séquence parfaitement scientifique
dans son approche et son développement) ne doit pas nous faire perdre de vue l’ensemble
des faits que j’ai, pour faciliter la vision d’ensemble,
effleurés.
Récapitulons :
69. Premièrement : multiplication
contrôlée de la densité par unité cubique astrophysique du champ gravitationnel
terrestre. L’origine de cette multiplication contrôlée, ai-je dit, réside dans la nature
de l’Être divin.
70. Deux : accélération
verticale des révolutions de travail du transformateur géonucléaire de la
Terre. D’où ont découlé l’accélération de rotation du globe autour de son axe, et
l’implosion astrophysique du noyau à l’origine de la chaleur de la planète.
71. Trois : élévation
thermodynamique globale du corps géophysique, qui, partant du manteau, s’est étendue jusqu’à
la surface et a produit la fusion de la croûte primaire.
72. Quatre : liquéfaction de
la croûte primaire sous l’effet de la fusion du globe externe et
formation de l’atmosphère primitive.
(La nature chimique de
l’atmosphère terrestre, unique en son genre parmi celles de sa famille planétaire, nous
pose un autre problème que je n’aborderai pas ici, mais sur lequel
je reviendrai en temps voulu).
73. Cinq : Une fois
la transformation en chaleur du combustible gravitationnel achevée, la Terre
est revenue entre les mains de la Nature, ses nouveaux changements s’ajustant à la loi de
l’inertie.
A. Décélération des
tours de fonctionnement du transformateur géonucléaire.
B. Baisse de la vitesse
de rotation de la planète.
C. Et baisse de la
température du globe.
Tels furent les trois
premiers effets visibles.
74. Six : ces trois
effets ont été à l’origine d’une nouvelle série d’effets. Le premier de ces
nouveaux effets fut le refroidissement de la surface extérieure du globe, qui
a ipso facto posé la première pierre de la création de l’anneau géophysique externe,
la lithosphère.
75. Sept : on peut également
parler de solidification de la croûte secondaire. Enfin, c’est une question de
point de vue. Lorsque nous approfondirons le sujet, nous aurons le temps de
les différencier. Pour aller un peu plus loin, disons que la lithosphère est au Globe
ce que la croûte secondaire est à la lithosphère. En résumé, la croûte
secondaire est la couche externe de la lithosphère. Ce fut donc la croûte secondaire
qui fut la première couche lithosphérique à se solidifier.
76. Huit : La baisse
continue de la température géophysique vers son ancien état initial, qu’elle
n’atteindrait plus jamais, a provoqué la solidification de la croûte secondaire, comme je
l’ai dit, et la création de l’anneau lithosphérique. L’architecture géophysique a continué à se
compléter avec la naissance du deuxième anneau, le manteau, dont le refroidissement
allait fermer la source de chaleur qui, jusqu’alors, avait
alimenté l’atmosphère primitive pour préserver son état naturel.
77. Neuf : Le refroidissement
de l’extérieur vers l’intérieur du globe devait logiquement transformer l’anneau
lithosphérique en un mur empêchant le transfert de chaleur du noyau vers l’
atmosphère.
78. Dix : Thermiquement
isolée du Noyau, la température de l’Atmosphère chuta en piqué à la vitesse
vertigineuse imposée par l’isolation. Son volume se figea. Il en résulta
la transformation de l’Atmosphère en Manteau de Glace qui recouvrit la sphère
de la Planète du pôle Nord au pôle Sud au cours de l’Après-midi du Premier Jour.
Comme je l’ai dit auparavant, ce
manteau de glace est la Lumière dans le Verbe du premier jour.
79. Telle est la séquence
que nous avons parcourue avec joie. Au fil de notre chemin, j’ai évoqué des faits
spécifiques qui témoignent de l’Intelligence créatrice et de sa maîtrise des
sciences de l’espace, du temps, de la matière et de l’énergie. Une maîtrise cognitive
qui est comme un champ où l’Arbre de la Science de la
Création. Nous nous attarderons un moment sur ces faits dans la section suivante.
CHAPITRE
9. PREMIÈRE LOI DU COMPORTEMENT DE L’UNIVERS
80. Dieu a appliqué au système
géophysique la première des lois qui régissent le comportement de l’
Univers : la transformation de l’énergie gravitationnelle en lumière et en chaleur. Cette
première loi étant le principe général sur lequel Dieu a construit l’Architecture
des Cieux, c’est grâce à sa manifestation dans l’espace local que la
géométrie de notre Univers reste constante dans le temps. Je sais bien qu’il est
un peu précipité d’affirmer quelque chose d’aussi fort, mais au fur et à mesure que nous avancerons, l’
image que les résultats exposés veulent transmettre à notre intelligence
s’ouvrira peu à peu jusqu’à dévoiler en couleurs l’ampleur de sa beauté.
81. Cela étant dit, l’
application au système géophysique de la première loi parmi celles qui régissent la
physique des cieux nous amène à nous intéresser aux réactions que des corps
stellaires aux propriétés diverses déclenchent face à un même facteur externe,
comme pourrait l’être l’irruption en trombe à l’intérieur de leur système d’un
courant d’énergie, tel une corde gravitationnelle intergalactique qui, à mesure qu’elle traverse
les abîmes, entraîne toute la matière libre qu’elle rencontre sur son passage.
82. Les explications auxquelles
nous pourrons parvenir auront toujours pour point de
départ cet Événement historique
(multiplication de la densité gravitationnelle du champ terrestre). Ce sont ses ramifications qui nous amènent à formuler la relation entre
l’énergie universelle et la matière astrophysique dans le cadre de la
production de lumière et de chaleur, les deux conséquences visibles les plus directes qui
parviennent à nos sens. Lorsque je parle de production de lumière, j’entends tout
le spectre du rayonnement stellaire à l’origine de l’énergie cosmique. L’
importance de cette relation entre l’énergie gravitationnelle et la matière stellaire sera révélée
dans les chapitres suivants. Pour l’instant, je m’en tiendrai aux faits, en prenant
toujours la multiplication de la densité initiale du champ gravitationnel comme
point de départ de cette nouvelle cosmologie.
83. Nous avons observé (et cela
a été fait parce que la cause première a été déduite des effets finaux) que, lorsque
l’on double la densité cubique astrophysique, c’est-à-dire la quantité d’énergie
présente dans un champ gravitationnel, dans le cas d’une planète, et plus précisément
celui de la Terre, la production de chaleur du transformateur astrophysique est
multipliée par ce multiple.
Si nous parlions
d’un transformateur stellaire, la première conséquence visible se manifesterait par
l’intensité de la lumière produite.
Dans le cas que notre
Créateur nous présente, la chaleur est la conséquence directe de la
nature du transformateur sur lequel Dieu a œuvré.
(La gamme des
transformateurs astrophysiques dépasse notre imagination. Dans le cadre de l’
horizon qui s’ouvre devant nous, on peut supposer que cette gamme comprend
des sources de rayons gamma, de rayons X et de rayons dont la nature est indéfinissable pour notre
connaissance limitée du Cosmos. Et, enfin, comment oser imposer des
limites à ce qui est infini !).
84. Les questions sont les suivantes :
Que se passerait-il si, au lieu que Dieu contrôle le processus de transformation de l’
énergie d’un système astrophysique en lumière et en chaleur, nous nous trouvions aux
confins des Cieux et que, pour une raison extérieure quelconque, un système stellaire
binaire ou multiple subissait une multiplication incontrôlée de la densité
de son champ gravitationnel ? Et inversement, que se passerait-il si la vitesse de
transformation du champ gravitationnel en lumière ou en tout autre type de
source de rayonnement dépassait le rythme de transfert d’énergie d’un système à l’autre ? Ne
devrions-nous pas commencer à corriger nos hypothèses sur l’origine des
novas et des supernovas ?
85. En voici une autre : les
fluctuations d’intensité de la lumière des étoiles et les variations de leurs
périodes et cycles orbitaux ne sont-elles pas un appel à notre intelligence, dans le
but de nous ouvrir l’esprit à la conception de l’univers comme un océan
d’énergie sur les eaux duquel flotte la matière ?
N’est-il pas merveilleusement
curieux que, parlant de lui-même et se souvenant de ces jours-là, Dieu nous ait raconté
en disant : « qui planait au-dessus de la surface des eaux » ?
Pour ma part, je n’ai
aucun doute quant à l’identification du champ gravitationnel universel à
un océan d’énergie où circulent des courants qui agissent comme des canaux de
transfert de la gravité d’une zone à l’autre, Dieu maintenant, grâce à ce
système d’irrigation, la géométrie de sa Création dans un parfait état d’
équilibre.
Mais la question que j’ai posée
précédemment concerne la relation de notre univers-galaxie avec le
cosmos extérieur, avec le royaume des galaxies.
86. La question était de savoir ce qui
se passe lorsqu’un courant extra-local fait irruption en trombe à la périphérie de
nos Cieux et déséquilibre une zone, soit par la multiplication de la somme
totale d’énergie présente, soit par l’accélération instantanée des révolutions
de travail de la matière astrophysique.
À travers cette analyse, l’
idée est de retrouver l’effet de rotation accélérée que la Terre a connu lorsque
Dieu a multiplié la densité de son champ gravitationnel, effet dont nous tirons
une loi de régularité directe entre le processus de production de chaleur
et la vitesse de rotation du transformateur astrophysique.
Cette idée nous amène à constater
que, lorsqu’une étoile est soumise à une rotation accélérée instantanée, l’effet doit
nous donner pour conséquence : la création d’une nova, ou d’une supernova si le corps
affecté par la multiplication instantanée de ses rotations de travail est un
système multiple.
Nous nous attarderons également, le moment venu,
à analyser en détail ce processus de formation des novas et des supernovas.
CHAPITRE
10.- ET LE VERBE EST DIEU
87. Et nous reprenons maintenant le
fil que notre Créateur a déroulé devant nous, qui a toujours été là
mais qu’en sa Prescience, Il a laissé reposer dans les ténèbres jusqu’à ce que l’
l’Intelligence de notre civilisation n’ait ouvert ses oreilles au Langage de la Science
de la Création. Cela dit, le résumé chronologique des événements
historiques dont Dieu a été l’acteur principal au cours de ce Premier Jour peut se présenter
ainsi :
A : Multiplication de la
densité du champ gravitationnel terrestre. (Cette question de la multiplication
par Dieu du volume d’énergie d’un système astrophysique donné, question qui
est à la base même de la Création, est une question que nous avons résolue en partant de
la nature du Créateur lui-même, nature qui lui permet d’être la source d’
énergie fondamentale dont se nourrit l’océan cosmique).
B : Augmentation verticale
ascendante du rythme de fonctionnement du Transformateur central géophysique. (L’
existence d’une correspondance innée entre la densité gravitationnelle et la rotation
stellaire est à la base de la lumière et de son intensité).
C : Fusion du manteau et
liquéfaction volcanique de la croûte primaire. (Je m’abstiens de tout commentaire à
ce sujet, car j’ai laissé à l’intelligence naturelle du lecteur le soin d’établir le lien
entre la cause première mentionnée et les effets finaux exposés).
D : Formation de l’
atmosphère primitive « classique ». (En parlant de « classique », je pense à l’
atmosphère planétaire typique, raréfiée, chaotique, telle que nous la trouvons sur
les autres planètes de notre système).
E : Refroidissement du noyau
et solidification de la croûte secondaire, ou lithosphérique.
(Ce fut l’origine de la
croûte secondaire. Sur celle-ci, et pendant le refroidissement, Dieu est intervenu en veillant à
la formation du substrat écosphérique autonome, dont je n’ai encore rien dit,
mais dont il sera question plus loin. Bref, voilà les dorsales océaniques
comme preuves des forces de traînée que Dieu a mises en action, dont
la solidification marque le moment où Dieu a façonné la
géographie des continents.
La logique la plus élémentaire
impose son critère et part du principe qu’un état de semi-liquidité est le
moment idéal pour retirer de la surface du corps semi-solide une partie
de sa matière, tout comme le fait celui qui travaille l’argile puis expose la figure
résultante au four. Dans ce cas, l’effet « four » a été pris en charge par le processus
accéléré de solidification que la croûte secondaire avait entrepris.
La raison pour laquelle Dieu a fendu
l’hémisphère atlantique fait partie de l’architecture géophysique à la base de
la création du plan biosphérique, sur lequel nous reviendrons tout à l’heure.
Le fait est que les
forces de traînée qui ont créé le canal atlantique et donné naissance aux dorsales
océaniques ont laissé leurs traces lors de la solidification de la couche lithosphérique. Et elles sont là,
témoignant de l’existence de l’activité créatrice à l’œuvre sur les plateformes
continentales.
Je ne souhaite pas m’étendre sur la
manière dont cette création affecte la théorie de la tectonique des plaques. Outre
la théorie du plan biosphérique, je présenterai une preuve supplémentaire
contre le modèle géophysique que le XXe siècle a imposé comme norme).
F : Sublimation de l’
atmosphère primitive. (J’ai dit que lorsque la lithosphère a isolé l’atmosphère
primitive du noyau : entraînée par la baisse de température, l’atmosphère s’est
congelée, s’est sublimée, et le résultat final a été sa transformation en un manteau de
glace qui, à l’instar de la mer de lave auparavant, recouvrit la sphère de la
Terre du pôle Nord au pôle Sud, d’Est en Ouest).
88. Ce manteau de glace
qui enveloppa la planète l’après-midi de ce jour-là était la Lumière qui jaillit des
lèvres de notre Créateur, lorsqu’il dit : « Que la lumière soit ».
Et il en fut ainsi. Et il en fut ainsi.
Le contraire aurait été
absurde.
Le doute cartésien, en tant que méthode de relation entre l’Intelligence
du Créateur et celle de la Créature, n’est pas une méthode, c’est un mur de séparation, une
barrière limitant les possibilités et les capacités de la Science à évoluer
vers l’Omniscience créatrice.
Si, par Omnipotence,
j’entendais auparavant la faculté créatrice de réduire la durée d’un
processus à son minimum possible, j’entends désormais par Omniscience la
maîtrise que Dieu exerce, dans sa Sagesse, sur toutes les sciences de la matière,
de l’espace, du temps et de l’énergie. Et ce faisant, j’inclus dans cette liste des sciences
qui opèrent dans différents univers, sur lesquels nous ne pouvons rien dire,
si ce n’est nous émerveiller devant leur connaissance infinie.
CHAPITRE
11. – CRÉATION DU FIRMAMENT
89. Ainsi, en gardant à l’esprit l’
état de la Terre à la fin du premier jour, le globe géophysique étant enveloppé sous
ce manteau de glace que son Créateur appelle « la Lumière », vue de loin, la
vision de notre planète était celle d’une immense boule de glace flottant dans l’
Abîme, telle la vision d’un œuf cosmique gigantesque né dans les Ténèbres.
La séquence géohistorique suivante que Dieu
avait en tête était la suivante :
90. Déplacement de la
Terre de sa région d’origine vers sa place définitive dans les Cieux.
(La localisation de la
région d’origine de notre Terre sera un problème à résoudre dans les chapitres
à venir. C’est la nécessité de prévenir le lecteur du sentiment d’incrédulité
que cette localisation suscitera qui me le suggère. Je relèverai également ce défi
avec élégance et sérénité).
91. Lancement de la
Terre dans le Système solaire et mise en orbite sur sa troisième orbite.
92. Sublimation de la couche
de glace. (Par sublimation de la glace, on entend le passage de la matière de l’
état solide à l’état gazeux sans passer par l’état liquide. Dans ce cas, il s’agirait du
processus inverse de celui de la sublimation des gaz.
Si, la Journée précédente,
nous avons vu comment Dieu a réussi à faire baisser la température du Globe jusqu’au
point critique de sublimation de son atmosphère, en cette nouvelle Journée, nous allons observer le
processus inverse. Mon conseil est d’ouvrir les yeux de l’intelligence et de se préparer
à comprendre des merveilles. Et comme toujours, si une objection surgit, il ne faut pas
s’inquiéter outre mesure, tout s’arrangera).
93. Rupture de la couche de
glace en deux blocs et retrait vers les pôles géographiques. (Ce retrait des
deux blocs de glace vers les calottes polaires est une période
géohistorique que, abordée sous un angle différent, la géologie
classique a ancrée dans l’esprit de tous.
Je rappelle ici que la
science est l’ABC du langage de la Création. Le reste, c’est-à-dire prétendre modeler l’
Univers et son histoire à la mesure de la toute-puissance de la raison humaine, est un
exercice de vanité sur lequel je ne m’étendrai pas pour l’instant.
La science, tout comme la
théologie, est restée jusqu’à aujourd’hui soumise à l’esclavage imposé par la nécessité de
la Chute. Ce n’est pas depuis une tribune d’accusation et de condamnation que nous devons
analyser les théories et les états intellectuels par lesquels sont passées tant
la foi que la raison. Si nous avions été pris au piège dans les bottes de l’un de ceux
qui nous ont précédés, nous aurions probablement fait exactement ce qu’ils ont fait. Alors, en
ce jour de joie, nous n’allons pas prendre les choses au sérieux).
94. Naissance de l’océan
et formation de l’atmosphère biosphérique. (Cette atmosphère est le firmament dans le
Verbe du deuxième jour. Nous entrons aussitôt dans sa séquence géohistorique. Avant
que l’aube de ce deuxième jour ne se lève et que l’Histoire ne se rapproche encore un peu plus de
nous, je pense qu’il n’est pas mauvais de réfléchir à l’endroit où Dieu a créé
la Lumière. Je sais bien que plus d’un va se prendre la tête entre les mains et va
en rester sans voix. Eh bien, il suffit d’ouvrir l’Évangile et de voir ce que faisait
son Fils pour être émerveillé par la surprise).
TROISIÈME
PARTIE
CRÉATION
DE L'ÉCHELLE DES ÉLÉMENTS NATURELS
CHAPITRE
12. – SUR LES TÉNÈBRES
95. Le texte biblique ne
ment pas. Au quatrième jour de la Genèse, il nous est dit que Dieu créa les étoiles
pour séparer la Lumière des Ténèbres. Je cite :
« Et il en fut ainsi. Dieu fit les
deux grands luminaires, le plus grand pour présider au jour, et le plus petit pour présider à
la nuit, ainsi que les étoiles ; et il les plaça dans la voûte céleste pour
éclairer la terre, pour présider au jour et à la nuit, et pour séparer la Lumière des Ténèbres ».
Qui n’a jamais lu
ce texte ? :
« Dieu créa les étoiles et
les plaça dans la voûte céleste pour séparer la lumière des ténèbres ».
L’auteur de la Genèse
nous dit d’abord que Dieu a créé la Lumière, puis il nous déclare aussitôt qu’une fois
la Lumière créée, il l’a séparée des ténèbres.
96. Eh bien, les options
qui s’offrent à nous sont ce qu’elles sont et ne laissent place à aucune ambiguïté. Dieu a créé la Lumière, puis
il l’a séparée des ténèbres, et il a créé les étoiles pour séparer la Lumière des
ténèbres. La question est de savoir ce qui se passerait maintenant si, là où Moïse a écrit « Lumière », nous
mettions le Manteau de Glace dont nous avons suivi la création.
L'atmosphère commence-t-elle à
se réchauffer ?
Et si nous prenions un crayon et
du papier pour tracer des lignes ?
Nous traçons un
cercle dans un coin de la feuille et l’appelons Terre.
De l’autre côté,
nous traçons un autre cercle et l’appelons Ténèbres.
Traçons maintenant au milieu un
mur de séparation entre la Terre et les Ténèbres, que nous appellerons Étoiles.
C’est l’image que l’on obtient
en plaçant la Terre là où Moïse a placé la Lumière. Et, en effet, si l’on regarde le ciel, on voit
que les Cieux font office de mur de séparation entre la Terre et le cosmos
extérieur.
97. Conclusion : si Dieu
a créé la Lumière et l’a séparée des Ténèbres… c’est que la Terre se trouvait à
ce moment-là dans cette région dont les étoiles la séparent actuellement. Ou, ce
qui revient au même, avant de créer la Lumière : la Terre se trouvait au milieu des
Ténèbres.
98. Je comprends que cette
manière simple de construire un raisonnement puisse paraître au lecteur comme un art sinistre visant à
compliquer encore davantage les choses. La vérité est que, malgré tous mes efforts, je ne trouve pas
de complication et c’est peut-être pour cela que je me lance dans la reconstitution des événements
géohistoriques sans me soucier de l’opinion des siècles. À l’heure de vérité,
qui est celle qui nous intéresse ici, le problème est de savoir où, dans quelle région de l’
espace extérieur, se trouvent ces Ténèbres qui recouvraient la face de l’Abîme
lorsque Dieu dit : « Que la lumière soit ».
99. La Révélation se
contente de nous informer de la distance astronomique que Dieu a placée entre les
Ténèbres et la Lumière. Elle ne donne ni chiffres ni coordonnées intergalactiques. Elle nous dit que
Dieu a créé la Terre, et qu’entre la Terre et sa région d’Origine, il a intercalé les
Cieux. Une traduction merveilleuse et révolutionnaire qui nous cloue à notre
siège et nous place exactement là où notre Créateur voulait nous voir : au milieu des
Ténèbres et le regard tourné vers les Cieux. Alors, à quoi cela sert-il d’avoir les pieds sur
terre si, au final, c’est celui qui a la tête dans les nuages qui voit le mieux
les choses ?
100. Une question supplémentaire
s’impose.
Dieu a-t-il créé les étoiles
pour séparer la Terre de sa région d’origine sans autre raison que de dessiner sur la
voûte céleste le zodiaque ?
Ou bien a-t-il donné aux Cieux
des dimensions galactiques pour une autre raison ?
Cette réponse positive
implique l'affirmation d'un impossible historique, ni plus ni moins qu'un homme
vivant il y a trois mille cinq cents ans aurait compris, sans avoir jamais observé
le cosmos, que notre Univers est une galaxie au cœur d'un océan de
galaxies en mouvement, raison pour laquelle Dieu a donné à nos Cieux leurs
dimensions astronomiques actuelles.
CHAPITRE
13. – L'ÉCHELLE DES ÉLÉMENTS NATURELS
101. Mais continuons.
Une fois la Lumière créée (processus que
nous avons décrit en suivant la ligne du temps avec laquelle Dieu a mis au défi, depuis sa
Genèse, la science de tous les temps, et en suivant laquelle nous sommes
parvenus à la fusion de la croûte primaire et à la sublimation de l’atmosphère
primordiale qui en a résulté, ouvrage dans lequel Dieu a produit le manteau de glace qui,
au cours du matin du premier jour, a recouvert la sphère de la planète Terre, et
sans nous attarder sur les processus mécaniques compte tenu du caractère naturel du sujet : fusion de la
première croûte et de la sublimation de l’atmosphère primitive), nous avons laissé la question de
la Révélation quelque peu en suspens jusqu’à ce que l’occasion nous permette de
revenir sur terre.
102. Et sans entrer dans davantage de
détails, nous sommes revenus au Texte, dont la lecture nous a amenés à convenir que la
définition du Verbe Créateur, dont l’identité s’éloigne du monde des
métaphores, des hyperboles, des mythes et autres entités légendaires, a fait de « la Lumière » une clé
de Champollion, grâce à laquelle on interprète
la Révélation, contre toute opinion, théologique ou scientifique, admise jusqu’à ce jour,
en affirmant que Dieu a séparé la Terre de sa région d’origine et l’a introduite dans les
Cieux, conclusion qui se déduit du texte : « Et Dieu vit que la Lumière était bonne, et il la
sépara des Ténèbres », déclaration qui, à la lumière de cette interprétation, m’
amène à admirer le courage dont a fait preuve l’auteur humain lorsqu’il a osé, sans
science, confesser une telle déclaration de séparation entre la Lumière et les Ténèbres par la main du
Dieu lui-même qui avait créé la Terre et les Cieux.
L’ignorance de Moïse est
précisément là où réside la sagesse de celui qui lui a dicté le texte, et par son
silence, son scribe est devenu l’homme le plus sage de son temps. Dans une section
consacrée à l’ignorance de Moïse en tant que scribe de Dieu, nous reviendrons sur le
thème de l’omniscience du Seigneur qui lui a dicté le récit de la création de l’
Univers. Il ne pouvait en être autrement. Ou bien, pour nous, tout n’a-t-il pas commencé
lorsque la Terre a été créée ?
103. Nous savons déjà qu’on dit
par ici que la véritable histoire de l’Homme remonte même à avant l’
existence de la Terre. Or, ni l’existence de l’Homme n’est
transcendantale pour le Cosmos, ni la connaissance de la structure des
galaxies n’est vitale pour l’existence de l’Homme. Ainsi, si l’Homme n’
existait pas, le Cosmos resterait là où il est, suivant son cours, et si l’
Homme ne connaissait pas la structure du Cosmos, cela ne l’empêcherait pas non plus d’être ce
qu’il est.
Cela ne signifie pas que
l’importance de la connaissance de l’Univers n’ait pas une valeur existentielle
spécifique pour nous ; mais bien qu’il faille préciser que la connaissance qui revêt une
importance vitale pour l’Homme en tant qu’Être est la connaissance de Dieu ; et
puisque le Créateur réside en Dieu, la science de la Création va de pair,
pour ainsi dire avec joie.
104. Certains se demanderont
pourquoi alors Dieu a maintenu dans le Silence le Souvenir de la Création de
la Terre et des Cieux, séparant le Créateur en Dieu du Seigneur. Une posture que
Dieu a maintenue en Christ, en conservant la Foi et l’Intelligence à la manière de deux
bras unis à un même corps, nés pour obéir à la même Volonté, mais
le mouvement de chaque bras étant soumis à la pensée de la tête, sous les
impulsions de laquelle tout le corps se meut.
Et je répondrai à cette simple question
en affirmant qu’il en a été ainsi en vérité.
En même temps, je nierai que,
dès le commencement, Dieu ait disposé en Lui la Connaissance du Créateur
en suivant ce schéma de croissance dans les conditions de la Science du Bien
et du Mal. Ce qui est arrivé est arrivé et il n’y a plus de remède. Et parce que cela s’est produit, la formation de
l’Intelligence à l’image et à la ressemblance de celle de notre Créateur a connu, en cours de route,
un contretemps qui a contraint Dieu, en effet, à faire passer avant la
connaissance de la science de la Création la connaissance de l’arbre de la
science du Bien et du Mal, dont le fruit, comme nous le savons, est la guerre.
105. Je ne sais pas si celui qui lit
ces lignes a saisi les lois de cette science. Pour ma part, je crois que la
structure de ce Fruit est assimilée et, à partir de la connaissance issue de l’
expérience, je peux écrire ce qui, grâce à la connaissance issue de la théorie,
prenait forme dans la langue du Premier Homme, à savoir : « Maudit soit quiconque mangera
de ce fruit, et maudit soit celui qui fera manger du fruit de l’Arbre de la science du
Bien et du Mal ».
Confession finale qui me
ramène au point d’où nous avons commencé ce petit voyage, en parlant
de la Séparation de la Lumière que Dieu a opérée après l’avoir créée dans les
Ténèbres. À ce sujet, j’avais écrit que tant que l’Ignorance avait sa Loi,
l’impossibilité d’accéder à son Contenu avait conduit les uns, les théologiens, et les autres,
les scientifiques, à rendre à Dieu sa Genèse enveloppée dans le papier des
métaphores et des mythes.
Mais une fois la Lumière traduite
par le manteau de glace qui, à la fin du premier jour, recouvrait la
surface de la Terre – manteau de glace produit par la sublimation de l’
atmosphère primitive issue de la fusion de la croûte primaire –, il ne nous reste plus
qu’à mettre le feu au papier de la tradition théologique et de la cosmologie du
XXe siècle, souffler sur les cendres, débarrasser la table et se remettre au travail
en partant des informations que Dieu nous offre dans son Livre.
Il se peut que je revienne sur ce
sujet dans une autre section, et il se peut que je l’aie déjà fait dans une précédente.
Peu importe.
Et je ne dis pas cela parce que je fais
partie de ceux qui croient qu’une vérité est plus ou moins vraie selon le nombre de fois
où le marteau s’abat sur la tête de l’imbécile de service. Je le dis en pensant que
la vie est une pensée qui se construit d’elle-même à partir de racines
universelles, et ce n’est pas parce qu’on fait un rêve à plusieurs reprises que ce rêve prend davantage
de sens, ni parce qu’on cesse de rêver que le corps va perdre le bienfait que lui
procure le repos nocturne.
Pas du tout !
106. Car si l’
insignifiance de l’homme face au Cosmos est un fait, la Vérité existe en soi,
même s’il n’y a personne dans l’Univers. Je peux cesser d’exister à l’instant même,
mais la vérité était là avant moi et elle subsistera sans moi.
107. Quant à ma manie
de revenir sur un point de référence, qui peut être l’un aujourd’hui et un autre demain,
elle tient davantage à la nécessité de maintenir un point de référence commun entre
l’écrivain et le lecteur.
Par inertie, l’essayiste
a tendance à se perdre dans sa réflexion et le lecteur à s’accrocher à une idée
concrète.
Et étant donné que le sujet qui nous
occupe est d’une telle complexité, même si je souhaite le présenter sous le jour de la
simplicité, le fait est que mettre la cosmologie et la théologie, en abordant leur position
face à la Genèse de Moïse, hors de la table de travail sur la surface de laquelle l’
esprit d’intelligence de Dieu se déplace en ce XXIe siècle, présuppose
un acte plus proche de l’art que de la science, à supposer que l’écriture
soit un art, et que donner expression à la pensée soit un art ; ce à quoi
je souscris personnellement, et que je déduis des philosophes et des héros des
révolutions du deuxième millénaire, les premiers affûtant leurs plumes à l’art
du polémiste et les seconds leurs épées à l’art des philosophes.
Les deux fois où ce
mariage a donné naissance, il a mis au monde deux événements destinés à l’éternité : la
Révolution française et la Révolution russe.
108. Le problème, donc, ne
réside pas dans la Parole, mais dans l’usage de l’art de sa science. En l’occurrence, la
Vérité, et non le Pouvoir, est le Début et la Fin. Et c’est pourquoi, l’homme étant
insignifiant et la Vérité éternelle, l’opinion humaine n’est que poussière sur la table.
Dont nous avons dégagé la surface afin de replacer la Terre à sa place
au cours du Jour où Dieu créa la Lumière, et une fois celle-ci créée : « il la sépara des
Ténèbres ».
109. Revenant donc au
point de restauration, je dirai que quiconque a deux yeux au visage verra
que, la Lumière ayant été créée dans les Ténèbres, la Terre — la Lumière étant le Manteau de
Glace qui, à la fin du Premier Jour, recouvrait sa surface — se trouvait
dans les Ténèbres.
De cette région, Dieu la sépara
une fois la Lumière créée, c’est-à-dire le manteau de glace qui recouvrait la sphère
de la Terre à la fin du premier jour, comme il est écrit depuis trois mille cinq cents
ans : « Et Dieu vit que la lumière était bonne, et il la sépara des ténèbres ».
S’il l’a séparée, c’est parce qu’
elle était là. Et si ensuite Dieu créa les étoiles pour séparer la Lumière des
Ténèbres, comme on peut le lire au quatrième jour : « Dieu fit les deux grands
luminaires, le plus grand pour présider le jour, et le plus petit pour présider la nuit, ainsi que les
étoiles ; et il les plaça dans la voûte des cieux pour éclairer la Terre, et
pour présider le jour et la nuit, et pour séparer la Lumière des Ténèbres ».
110. Ainsi, en traduisant
dans cette Ligne du Hiéroglyphe de Moïse « Lumière » par « Manteau de glaces », nous constatons
que la Terre se trouvait dans une Région extérieure aux Cieux. Une traduction
époustouflante et étonnante qui, si ce n’était pas Dieu qui la souscrivait et son
scribe qui l’écrivait avec la verge de commandement dont il s’était servi pour
séparer les eaux de la mer Rouge, ferait basculer notre intelligence dans le monde
des extraterrestres et là où je mets C – de cosmologie –, je devrais mettre F – de
fantaisie.
Cela étant dit, car
cela mérite qu’on s’y attarde, et puisque la porte est désormais ouverte, entrons.
111. Comment Dieu a-t-il
opéré ce passage d’une région de l’Espace général à la région où elle se trouve
actuellement ? Sur ce point précis, l’auteur n’a rien dit. Il n’a rien dit non plus
sur la nature spécifique de la région d’origine où Dieu aurait créé la Terre.
Je ne vais pas non plus entrer dans les détails pour l’instant. Lorsque cela conviendra
à cette cosmologie, nous lèverons le voile. Il suffit pour l’instant d’accepter que
Dieu ait créé la Terre en dehors de nos Cieux, au-delà des constellations
de notre galaxie, dans l’Abîme recouvert par les Ténèbres.
112. En effet, pour en revenir
au sujet de la formation de la croûte secondaire et de la sublimation de l’
atmosphère primitive, le fait que la Terre se trouvât dans une région soumise au zéro
absolu fut le catalyseur dont Dieu se servit pour créer le manteau de
glace.
Nous voyons comment, Mars étant
plus éloignée, son atmosphère n’a pas subi ce processus de sublimation que
la Terre a connu. La singularité que la biosphère représente parmi les planètes témoigne
de l’existence d’une période géohistorique particulière qui, aussi incroyable
que cela puisse nous paraître, se révèle à travers la Révélation lorsque Dieu déclare que la
singularité de la biosphère obéit à la région d’origine
où Il l’a créée et en est la réponse. Une affirmation spontanée qui nous conduit immédiatement au
problème de la Puissance du Créateur de l’Univers. Car, si, d’un point de vue intellectuel,
le processus de création de la biosphère révèle, dans la séquence
exposée, sa nature scientifique, l’objection insurmontable concerne la
nature de cet Être qui non seulement réfléchit à la manière de faire les choses, mais qui
dispose en outre d’un pouvoir infini pour les réaliser.
113. Je ne sais pas si je l’ai déjà dit,
mais si je ne le dis pas maintenant : la Puissance sans l’Intelligence ne répond pas au
besoin qu’exige la transformation de la Réalité ; et inversement, l’
Intelligence sans la Puissance reste dans le rêve, dans le fantasme, dans des réponses que
le vent emporte.
Dans ce cas, connaissant
Dieu par la théologie et l’Univers par la science, la seule chose que nous ayons à
faire est de les fusionner en une nouvelle science, la science de la Création, et
de suivre ses lois et ses principes.
Dans ce cas, sachant
que, en exposant une atmosphère à une région soumise au zéro absolu, son
volume se sublimerait et donnerait lieu à la création d’un bloc de glace, et
pouvant le faire, Dieu l’a fait.
Et il appela « Lumière » ce manteau de
glace.
114. Mais l’intégration
de la Terre dans les Cieux, Dieu l’avait préparée avant même d’ouvrir la bouche et de déclencher la
séquence créatrice de la Lumière. Ce n’est pas par hasard que Dieu a trouvé un
système stellaire dont les caractéristiques planétaires étaient compatibles avec celles de la Terre. Avant
de plonger dans l’océan des constellations lactées, Dieu savait ce qu’Il
cherchait, où se trouvait ce qu’Il cherchait et quelles étaient les
caractéristiques du Système solaire qu’Il recherchait. Et Il le savait parce qu’Il
avait Lui-même façonné sa structure planétaire de manière à ne pas provoquer de rejet
de l’intégration de la Terre dans l’édifice solaire.
115. La Genèse part d’
une base préalable : la Terre et les Cieux étaient déjà créés, et c’est à leur
surface que nous nous sommes lancés à la navigation. Nous aurions pu commencer ce voyage
en plongeant dans les profondeurs du Temps, mais j’ai préféré suivre la route
tracée par Dieu à l’avance, entre autres parce qu’Il connaît mieux que
quiconque le terrain. Le moment venu, je prendrai fait et cause pour tenter de recréer la
Création du Système solaire. En attendant ce moment, nous devons mettre sur la
table les lois fondamentales nécessaires à la compréhension d’une séquence systémologique qui nous intéresse tant.
116. Ainsi, l’
intégration de la Terre dans le Système solaire, aussi naturelle qu’elle puisse paraître à
celui qui associe la Divinité au pouvoir d’ouvrir la bouche et de tout faire d’un seul coup,
impliquait la résolution d’une multitude d’équations complexes, regorgeant d’inconnues
et de facteurs à prendre en compte. Comme tout autre système de l’Univers, le
corps solaire ne peut accepter l’intégration d’un nouvel élément sans
subir lui-même une transformation d’état. En s’appuyant sur cette simple
règle universelle d’intégration des corps astrophysiques dans des systèmes complexes,
Dieu s’est assuré de l’impossibilité d’un rejet ou d’une perturbation destructrice du Système
Solaire en réponse à l’intégration de la Terre dans sa structure, en créant le Soleil,
la Terre et la Lune à partir d’une même Origine dans l’espace et le Temps.
117. Une fois créés le
Soleil et les planètes avec leurs lunes et leurs anneaux, Dieu a procédé à l’isolement de
la Terre, source de la Confusion à laquelle fait référence le Texte, afin, après
avoir créé la Lumière – comme nous l’avons déjà vu –, de réunir à nouveau la Terre et le Soleil, moment autour
duquel nous gravitions dans cette section. Cette intégration suivait un chemin.
Et sur ce chemin, la couche de glace devait entamer son parcours particulier vers sa
transformation en air et en eau. Décrire ce parcours est l’objectif que nous allons
nous fixer dans la section suivante.
118. Et, enfin, la
conséquence du lancement de la Terre sur la trajectoire boréale (porte par laquelle
la Terre est entrée dans le champ électrique du Soleil) s’est fait sentir à la
surface du manteau de glace. Le fait que la Terre accède à son orbite
biosphérique par cette trajectoire boréale avait des causes plus complexes que celles qui nous
intéressent ici. Pour l’instant, penchons-nous sur la fusion de la couche de glace et les
conséquences physiques de son accélération jusqu’au point critique maximal sur la durée
de son processus. Élévation instantanée recherchée par Dieu en donnant à la
Terre l’accès à la trajectoire boréale.
119. La vérité est qu’en
introduisant la Terre par la voie boréale solaire, ce que Dieu parvenait à faire, c’était
d’accélérer à la vitesse maximale autorisée le processus de dégel de la couche
de glace, ainsi que l’évaporation consécutive du produit
qui en résultait.
Le jeu de forces grâce auquel
la fusion de la couche de glace s’est accélérée au maximum possible combine les
forces classiques et les forces révolutionnaires, ainsi que cette cosmologie quantique insaisissable
à l’origine de tous les processus de création de matière astrophysique
et d’énergies électromagnétiques.
Plus le
rapprochement Terre-Soleil s'accentuait, plus la distance Soleil-Terre diminuait, plus le
processus de dégel du manteau de glace était intense. C'est la rapidité de ce mouvement de rapprochement qui nous amène à parler de sublimation.
En ce sens, la sublimation de la couche de glace fut une évaporation directe.
Pour la comprendre le plus simplement possible, on peut la comparer à l’
application d’un fer rouge sur la surface d’un bloc de glace. Le
Soleil jouait le rôle du fer rouge dans la main de Dieu, et la Terre celui du
bloc de glace.
Je ne parle pas au sens figuré lorsque
je dis que si Dieu avait continué à appliquer indéfiniment le fer, la masse
totale de la couche de glace se serait transformée en atmosphère. C’est du moins l’
impression que nous donne l’étendue infinie du sujet. Je dirais qu’il
s’agit d’une simple apparence, rien de plus. Une apparence qui nous invite à faire un pas
de plus. Et à affirmer que la stabilité de l’univers en général, et de notre
système en particulier, repose sur deux piliers fondamentaux. Le premier, nous l’avons déjà
vu, est la transformation de l’énergie en de nouvelles formes d’énergie. Le
second est la nature électrodynamique de la matière cosmique fondamentale.
CHAPITRE
14. – DEUXIÈME LOI DU COMPORTEMENT DE L’UNIVERS
120. L’étude que Dieu
a menée sur le comportement de la matière cosmique l’a conduit au domaine
de l’électrodynamique astrophysique. Au cours des recherches sur la
nature de l’espace, de la matière et du temps que Dieu a menées dans le cadre de sa
quête de la maîtrise de la Science de la Création, qui lui permettrait de
transformer la Réalité universelle, Dieu a observé comment la matière fondamentale,
malgré ses transformations et ses sauts dimensionnels dans l’espace général,
conserve les propriétés de sa nature atomique.
La découverte de la
conservation des propriétés atomiques naturelles de l’énergie cosmique
fondamentale, quelle que soit la direction empruntée, a ouvert à Dieu
un horizon créateur sans limites. En effet, aussi grandes que soient les distances
parcourues lors du saut de la matière microcosmique vers la matière macrocosmique, la nature de ses forces
électrodynamiques se conserve ; le champ des possibles qui s’ouvre à l’intelligence
créatrice est donc illimité. De plus, cette découverte suffit à elle seule à faire en sorte que les
étoiles et leurs réseaux systémologiques se transforment
en briques, en blocs, en un champ de matière première d’où extraire toute la
masse nécessaire pour ériger des édifices constellations.
121. Ainsi, en appliquant
à présent la première loi (transformation du champ gravitationnel en lumière), celle-ci s’
oppose à la contraction à l’infini de l’univers, dans la mesure où la quantité
d’énergie ne reste pas statique dans l’équation ; cette instabilité équationnelle découle de la transformation de la gravité en
lumière et en forces électromagnétiques, condition de stabilité exigée par l’
hypothèse pour laisser libre cours à la contraction du champ universel en un noyau
primordial, et qui n’est pas remplie, réalité que démontre la stabilité du système
astrophysique local ; cette deuxième loi – nature électrodynamique des
champs gravitationnels – fait obstacle au mouvement contraire (destruction
par dispersion) en érigeant entre les systèmes sidéraux un réseau
électrodynamique de comportement.
Autrement dit, le fonctionnement
de cette loi de transformation de l’énergie gravitationnelle en forces
électromagnétiques et en d’autres formes d’énergie lumineuse, le fonctionnement de cette
loi — disais-je — contre la dispersion due à l’affaiblissement constant du volume de l’
énergie universelle : elle maintient la concentration grâce aux lois de l’
électrodynamique.
122. Et enfin, la
mise en action de ce mur électrodynamique de protection permet l’
existence de courants gravitationnels autour de continents astrophysiques
soumis à une théorie des structures moléculaires où les particules sont des astres.
123. L’application visible
de ces deux lois à un système stellaire individuel se trouve dans le nôtre.
D’une part, le champ
magnétique fait le lien entre la Terre et le Soleil. Ce qui s’étend à toutes les
autres planètes.
D’autre part, le champ
électrique érige une barrière entre le Soleil et la Terre. Ce que, d’un point de vue poétique,
nous pourrions résumer ainsi : « La Terre, lancée vers la rencontre impossible de sa
destruction, la nature de son esprit positif a transformé l’apparence en
admiration lorsque l’égalité entre les signes a résolu le conflit. »
Et nous continuons.
124. De manière plus ou moins
simple, je vais retracer la première partie de cette nouvelle séquence géohistorique qui
s’est déroulée le deuxième jour.
Mais pour en revenir au sujet, l’
importation par le Soleil d’une nouvelle planète impliquait pour son Système l’
intégration dans son champ d’un nouveau transformateur d’énergie gravitationnelle, doté de
ses propriétés exclusives. Il n’est pas facile de déterminer comment ce changement structurel a altéré les relations au sein de
la famille planétaire, mais c’était là un facteur que
Dieu connaissait par expérience, et c’est à partir de cette expérience qu’il a résolu sur le papier
toutes les inconnues avant de passer à l’action. Il n’est pas nécessaire d’aller chercher très loin le succès de l’application de
ses mathématiques à la réalité ; les résultats sont
là, sous nos yeux. Nous allons nous concentrer sur la Terre et sur ce que
son intégration dans un champ gravitationnel partagé a signifié pour son corps physique.
125. Je commencerai par dire que
tout corps de nature astrophysique, tant qu’il est isolé de
tout autre corps, se contente de consommer sa propre énergie. Tant qu’elle
est restée isolée dans sa région d’origine pendant le Jour Zéro, la Terre s’est nourrie
de son propre champ gravitationnel. La faible vitesse de transformation à laquelle
son noyau fonctionnait a maintenu son pouls à un minimum stable de
tours par minute. Le problème était que le champ gravitationnel continuait d’augmenter la
masse cortésienne par son effet de trou noir.
La Terre avait donc raison d’être désorientée.
126. Et Dieu dit qu’
elle était vide parce que la Terre ne pouvait pas, à elle seule, sortir de cette situation.
Ce n’est qu’en étant connectée à un réseau d’énergie qu’elle pouvait surmonter la fin vers
laquelle, livrée à ses propres forces, elle semblait se diriger. Lorsque Dieu revint et doubla l’
énergie de son champ, accélérant la rotation de son corps externe, il brisa cette
situation. D’où découla, comme je l’ai montré, la fusion de la croûte
primaire et la création du manteau de glace qui recouvrit le globe à la fin du
premier jour.
127. L’énergie
fournie, une fois transformée en chaleur, le Noyau étant revenu à un
nouvel état d’équilibre à la fin du Premier Jour, lorsqu’elle fut introduite dans le
Système solaire à l’aube du Deuxième Jour, la Terre se retrouva soudain dans la
situation d’un transformateur raccordé à un réseau électrique.
La première réaction de son
noyau fut de passer d’un état de fonctionnement lent à un autre plus avancé.
Nous pouvons comprendre ce que cela signifie
en nous rappelant comment la variation de l’énergie avec laquelle
son champ peut interagir l’a affecté au début du Premier Jour. Effet dont on
déduit de manière universelle que le moteur qui maintient constant le mouvement stellaire
est le Noyau.
128. Le mouvement des
étoiles et de tous les corps de l’Univers, comme on le voit très bien dans
notre Système, présente donc une particularité. Tous tournent sur leur axe. L’effet
physique naturel de ce type de mouvement est, comme on le voit chez les hélicoptères, le
mouvement vers le haut. D’où nous devrions déduire que toutes les
étoiles et leurs systèmes suivent une trajectoire ascendante. Comme si nous disions
que l’Univers se comporte comme un corps qui se déplace vers le haut
éternellement. Revenons maintenant au point où j’avais interrompu ce récit.
QUATRIÈME
PARTIE
CRÉATION
DE LA BIOSPHÈRE
CHAPITRE
15. – CRÉATION DES CONTINENTS ET DES OCÉANS
129. Je disais que Dieu créa
la Terre dans les ténèbres, et qu’après avoir créé le manteau de glace, qu’Il appelle dans Son Livre
la Lumière, Il la sépara des ténèbres et l’introduisit dans les Cieux,
où elle se trouve.
Et je crois avoir dit que le
premier de tous les effets que la Terre a subis à la suite de cette intégration
Terre peut être comparé à l’effet qu’éprouve un transformateur lorsqu’il est
intégré dans un circuit électrique. Et que, tout comme au début du Premier Jour, au
début de ce Deuxième Jour, l’augmentation de la vitesse de rotation du Globe,
signe extérieur de l’élévation du nombre de tours par minute subie par son Noyau, fut l’
effet immédiat de l’intégration de la Terre dans le champ du Système solaire.
130. Or, la
trajectoire naturelle entre deux points qui s’attirent étant la ligne droite, et le
mouvement dans un champ gravitationnel s’apparentant à celui d’un liquide dans un verre, le
mouvement approximatif d’un corps externe vers un corps astrophysique sous
l’effet de cette relation dessine un cercle autour de l’étoile. Mais puisque
Dieu a écarté l’option d’une approche sur la trajectoire planétaire, la
trajectoire que devait décrire la Terre ne pouvait être qu’une parabole. C’est
précisément celle qu’elle a commencé à tracer en réaction à l’action d’
accélération instantanée subie par sa rotation. Voilà pour la première
étape du vol de la Terre à la recherche de son orbite biosphérique.
131. Le premier effet
dessiné, la loi qui régit le vol des hélicoptères au crayon, nécessite d’intégrer
dans ce processus de couplage la nature des champs électriques
respectifs. Cela dit, un champ électromagnétique quelconque se définit par ses
deux composantes : la force magnétique qui agit à distance entre les corps et
la force électrique qui les place autour d’un noyau de référence. Dans le
cas du lancement de la Terre, nous avons la force magnétique en action, en
combinaison avec la loi du mouvement de rotation. La description que cette
combinaison nous donne du rapprochement de la Terre vers le Soleil est celle qui nous dessine
une parabole depuis l’extérieur du Système solaire vers le pôle boréal du Soleil
comme voie d’accès.
132. L’entrée en action
de la deuxième force électromagnétique, la force électrique, a fait apparaître à l’horizon des
événements une bande d’inversion lors de l’approche indéfinie de la Terre vers le
Soleil.
Une fois à l’intérieur de cette
bande, en réponse à l’égalité des signes électriques entre les champs
respectifs, la trajectoire de la Terre a entamé sa descente vers son orbite
biosphérique.
(Indépendamment des
équations régissant la masse des corps astrophysiques soumis à une
relation systémologique, les énergies en jeu entre
les corps constitutifs d’un système stélologique de type
solaire, et la distance parcourue par un corps planétaire au cours de son orbite, la
séquence d’effets subis par la Terre au cours de sa trajectoire d’
approche du Soleil a entraîné un réchauffement de son noyau, effet
dont a découlé la série d’ondes thermonucléaires à l’origine de l’état
thermodynamique du manteau).
133. L’effet découlant de
la transformation du Manteau – un phénomène que nous avons déjà évoqué en parlant de la création de l’
Anneau de Glace – en une masse de réaction thermonucléaire fut la fusion de la
lithosphère inférieure.
(Par « lithosphère inférieure », on
entend la zone de contact géophysique avec le manteau supérieur. Rappelons que la
division du corps de la Terre en trois zones principales, avec leurs franges de
contact intermédiaires, n’est pas un simple caprice de la nature. La zone que l’on
a appelée « noyau externe » appartient, au sein de cette structure, à la
frange de contact entre le noyau proprement dit et le manteau. Étant donné que
le noyau est le corps stélologique autour duquel se forme une planète, et qu’il est donc le transformateur de l’
énergie gravitationnelle en chaleur, la physique du Noyau externe correspond à l’
état de la matière dans le Manteau inférieur, qui serait l’équivalent de celui
que présenterait une masse autour d’un microastre à
basse température, c’est-à-dire de la matière comprimée à l’état gazeux, bien que cet
état ne soit pas approprié pour qualifier la physique de la zone à l’intérieur de laquelle
oscille le Noyau, provoquant par ses oscillations – comme je l’ai déjà mentionné ailleurs
– l’aplatissement du Globe. Mais revenons au sujet principal :)
134. Dans d’autres
circonstances, l’échauffement du corps du Manteau supérieur, ou masse de
réaction thermonucléaire, à l’origine du volcanisme géologique global, aurait dû
atteindre l’anneau lithosphérique supérieur ou externe, mais le fait que l’
anneau lithosphérique se trouve sous la couche de glace, dont nous avons vu la
création au début, a maintenu la structure de la croûte lithosphérique à l’état solide, bien que
la croûte secondaire soit soumise aux lois physiques de l’élévation de la température
à l’intérieur d’une cocotte-minute. Il faut comprendre que la température, à
l’intérieur de cette cocotte-minute en laquelle Dieu avait transformé le corps
géophysique, ne pouvait pas continuer à augmenter indéfiniment.
135. Nos géologues
ont déterminé la physique de la Terre en partant d’un noyau froid, mécaniquement inactif
et vivant uniquement selon la réaction thermodynamique dépendante de la
pression gravitationnelle, agissant en l’occurrence comme une pression solide. Ils avaient besoin d’un
modèle virtuel à partir duquel expliquer la constance de la chaleur géophysique
déterminante pour l’activité volcanique lithosphérique. Le fait que la
radiographie par ondes leur ait tracé sur la table une structure thermodynamique allant
du plus faible au plus fort, c’est-à-dire de l’extérieur vers l’intérieur, a fini par donner raison au
modèle enfantin de la chaleur géonucléaire due à la pression de la masse qu’ils s’étaient
pré-fixé dans la tête ; modèle puéril qui, à son tour, s’endormait avec l’
hypothèse de l’origine de la matière stélologique à partir d’une concentration de poussière
au cœur d’un champ gravitationnel à la dérive dans les mers stellaires…
on ne coupe pas la mer sans qu’elle s’envole… bla bla bla… Que le
lecteur excuse mon cynisme infini.
136. Et en faisant l’amour,
ils donnèrent naissance à une Écosphère, comme par magie, régie par des Équations
Parfaites qui, bien sûr, contredisant l’Origine issue du Hasard, devaient logiquement
leur paraître suspectes et, par conséquent, sans aucune chance de prospérer.
Et ils ont préféré continuer à s’accrocher au modèle enfantin plutôt que de chercher un modèle
géophysique capable d’expliquer l’équilibre thermodynamique de la biosphère.
137. Comment, cependant, une
planète dépourvue de générateur d’énergie thermique peut-elle rester chaude pendant
des millions d’années, au point que, comme le démontrent les archives fossiles, on puisse
parler d’un cycle thermodynamique écosphérique ? C’est là un point qui, une fois
élevé au rang de dogme le modèle simpliste de la pression de la matière
comme origine de la chaleur géonucléaire, et parce qu’ils n’avaient aucune hypothèse
pour le remplacer, ils ont préféré l’ignorance de celui qui préfère le mal qu’il connaît
au bien qu’il reste à découvrir. D’où le défi que représente, en ce
nouveau siècle, une théorie selon laquelle le noyau de
toute planète devient un corps stélologique,
transformateur de l’énergie gravitationnelle en chaleur.
138. Nous disions donc que
la libération de la chaleur géonucléaire (consécutive à l’entrée de la Terre
dans le Système solaire) qui s’accumulait entre la croûte et le manteau, si
elle ne trouvait pas d’issue, finirait par provoquer une explosion astronomique, ce qui
signifierait la désintégration du corps géophysique. Autrement dit, et pour aller droit
au but : sans détruire la lithosphère, Dieu devait procéder à la rupture de cette
énorme barre de glace sous la masse de laquelle les réactions thermonucléaires qui se développaient
dans le corps du manteau menaçaient de faire éclater le noyau. La solution résidait dans
l’attraction gravitationnelle que le champ magnétique solaire exercerait sur le corps
géophysique lorsque la Terre (en direction de son orbite stationnaire) traverserait la bande
d’interaction entre les champs électriques respectifs.
139. L’origine de la
chaîne de réactions thermonucléaires qui maintient le manteau actif est un sujet
à étudier dans la perspective de l’architecture géophysique que nous
développons. Par exemple, comment une série en chaîne de réactions
thermonucléaires peut étendre son front d’onde jusqu’à la lithosphère et ouvrir des voies
de flottation par lesquelles la chaleur magmatique est libérée. Il y a également cette autre question, à savoir la
relation entre le noyau et la forme irrégulière du géoïde de la croûte. Ce sujet
nous amène à considérer l’oscillation du noyau au sein du manteau comme
l’origine du renflement de la région équatoriale. Et par conséquent à
introduire entre la zone externe du noyau et la zone interne du manteau un anneau
géophysique à l’état chromosphérique, sur la singularité duquel je ne m’étendrai pas
pour l’instant.
140. Nous avons vu – pour résumer
– que, une fois la Terre lancée en direction du Soleil, notre planète a traversé la bande
d’interaction entre les champs électriques respectifs, ce qui a provoqué la
réaction électrique naturelle entre deux champs de même signe. (La même loi opérationnelle
qui détermine les orbites stationnaires des particules autour d’un
noyau atomique en fonction des champs électriques est celle que nous devons
appliquer à la structure du Système solaire. Bien que cela semble trop simple pour être
vrai, nous démontrerons bientôt que la configuration planétaire obéit aux
lois de l’électrodynamique. L’orbite de la Terre en est une conséquence
naturelle).
141. Et il est curieux que,
bien qu’ils aient remarqué la similitude entre la structure d’un atome et celle du Système solaire
ainsi que la ressemblance entre les forces intra-atomiques et les forces électromagnétiques systémologiques, parce que cela leur semblait trop évident et parce qu’ils refusaient de croire que la
Nature et la Création obéissent à des principes aussi logiques, les scientifiques
du XXe siècle aient refusé de croire ce qu’ils avaient sous les yeux et, alors qu’ils avaient
la réponse sous leur nez, l’aient rejetée comme indigne de leur génie,
préférant se lancer dans une théorie d’unification des champs
électromagnétiques et gravitationnels, qui, pourtant, trouve son miracle quotidien dans
la structure de la matière atomique. En effet, si l’origine de la chaleur géonucléaire
provient de la pression matérielle, comment est-il possible que cette même pression n’ait pas
fait sombrer toute la masse planétaire dans le corps du Soleil au cours des millions
de siècles d’activité du Système ?
142. Ils répondent par
l’énergie centrifuge, mais ignorent qu’un travail ne peut être effectué à l’
infini, la constance orbitale le contredit ; de sorte que, devant rechercher
une force différente, ils se sont lancés dans la quête d’un champ unifié, et alors
qu’ils parlaient de forces électromagnétiques, ils le faisaient en éliminant la composante
électrique du champ magnétique. De véritables savants !
Ainsi : la
trajectoire terrestre ayant été orientée vers son orbite stationnaire, par effet de la répulsion
électrique entre des champs de même signe, en termes de travail, nous pouvons comparer
cet effet à celui d’une force centrifuge accélérée. En effet, soumise à cet
effet, si le champ magnétique n’avait pas freiné la Terre, les conséquences auraient été les suivantes : la Terre,
entraînée par la tempête électrique, aurait été propulsée vers l’orbite
de Mars, par exemple. L’attraction gravitationnelle provoquée par l’interaction entre les champs
magnétiques respectifs, lorsque la Terre a traversé la bande électrique qui
lui correspondait dans le Système, a constitué le frein qui l’a maintenue sur son orbite. Cette
attraction s’est répercutée sur la lithosphère inférieure, arrachant du manteau supérieur les bases
des grandes chaînes de montagnes. Grâce à ce soulèvement des racines des
grandes chaînes de montagnes : l’action du marteau contre la barre de glace sous laquelle
anneau se trouvait la lithosphère, était déjà accomplie. Reproduire cette action
sismologique globale reviendrait à ouvrir une porte dans le temps et à oser rester
fermes sur un tremblement de terre dont l’épicentre se situerait dans le noyau et dont le rayon d’extension
universel ferait danser sous nos pieds, plantés sur l’anneau de glace,
l’ensemble de la croûte terrestre.
(Les savants du XXe siècle ont certes trouvé
des preuves d’un retrait des glaces, mais ce qu’ils n’ont jamais osé
imaginer, c’est que la masse de glace qui s’est retirée, au tout début, recouvrait
toute la sphère de la planète. Comment son Créateur a-t-il réussi à scinder
cette barre de glace est le sujet abordé dans cette section, sur lequel
il y a tout un monde à dire, et dont nous aurons le temps d’étudier la mécanique, l’origine de l’orographie
écosphérique, à tous les niveaux, au
cours de ce XXIe siècle).
Une fois ainsi
fissuré, le manteau de glace que Dieu appela « la Lumière », la chaleur accumulée dans le
corps géophysique interne trouva l’exutoire par lequel se libérer : sous forme de
gaz et de laves, Dieu obtenant ainsi la transformation de la glace en eau.
Telle est la séquence à l’origine de l’Eau et de l’Air. Mais rappelons-nous comment
le manteau de glace a réagi au rapprochement de la Terre vers le Soleil.
CINQUIÈME
PARTIE
CRÉATION
DE L'ÉCOSPHÈRE
CHAPITRE
16. – SUBLIMATION DE LA COUCHE DE GLACE
143. Il existe deux façons de
faire les choses. L’une consiste à laisser agir la loi du temps, et l’autre à accélérer le
déroulement d’une action par les moyens à notre disposition. Soumis à la loi du
temps, le manteau de glace aurait réagi à l’énergie solaire en fondant,
il se serait fendu en deux et, avec le temps, les deux masses de glace se seraient
retirées vers les calottes polaires. Les eaux du premier grand océan se
seraient évaporées. Lentement, mais sûrement, l’océan se serait divisé pour
se multiplier ; des océans seraient nées les mers… Mais Dieu connaissait
un moyen plus rapide de faire évoluer ce processus global.
Pourquoi faire fondre à basse
température la couche de glace alors qu’il pouvait provoquer, par l’intégration
via la voie boréale, l’effet du fer chauffé au rouge contre un bloc de glace ?
Nous appelons ce phénomène la sublimation de la glace. L’effet immédiat de la
rencontre Terre-Soleil dans les conditions exposées a entraîné la sublimation
accélérée de la couche de glace. L’énergie solaire a agi comme du fer chauffé au rouge
appliqué directement sur la surface de la couche. Cette sublimation a provoqué la rupture
de la couche en deux grands blocs et la naissance de l’atmosphère biosphérique.
(Lorsque je parle de « conditions exposées », je fais référence à la parabole d’accès, qui
a fait que la Terre s’est trouvée pendant un certain temps à une distance inférieure à
celle qui est naturelle pour son orbite stationnaire).
144. J’ai déjà dit que l’
attraction gravitationnelle solaire résultait de l’effet contraire qui a propulsé
la Terre vers son orbite biosphérique. Et que, à la suite de cette attraction,
consécutive à l’enchevêtrement magnétique entre les deux champs, les
pieds des grandes chaînes de montagnes se sont détachés de leurs racines. Peut-être que « soulèvement » est le terme approprié. Cette
libération a été favorisée par le réchauffement de la structure géophysique.
Rappelons que, lors du refroidissement du Manteau, l’anneau lithosphérique s’est solidifié,
laissant la plaque de contact fondue en un seul corps. Lorsque la Terre
est entrée dans le Système solaire, le Noyau s’est réchauffé, le diamètre du Manteau s’est
élargi et la pression thermique a créé des ondes naturelles provoquant un mouvement d’
expansion du centre vers l’extérieur du corps géologique. Ce mouvement n’
était pas suffisant pour projeter les chaînes de montagnes contre une lithosphère externe
enfermée sous un manteau de glace qui, s’il subissait une sublimation à l’extérieur,
conservait à l’intérieur son état d’origine.
145. La solidité du manteau
de glace entraînait une accumulation de chaleur à l’intérieur de la Terre. Cette
accumulation commença à provoquer un mouvement sismique généralisé qui, partant du
manteau et par des séries ininterrompues de réactions thermonucléaires, réchauffa la
croûte, ouvrant des voies de libération de la chaleur qui menaçait de désintégrer
l’ensemble de la structure. La fusion entre la couche supérieure du manteau et la couche inférieure de
la croûte, ainsi fracturée par la pression thermique, commença à soulever les
pieds des chaînes de montagnes, autour desquelles la chaleur
géonucléaire trouva des lignes de flottaison vers l’extérieur. Ainsi, si, à la surface, l’
énergie solaire faisait son œuvre, en profondeur, l’énergie géophysique faisait de même,
fissurant le manteau de glace, entre les fissures duquel les gaz commencèrent à
s’échapper et à contribuer à la formation de l’atmosphère en cours.
146. La distance par rapport au Soleil
a mis fin à la sublimation et a laissé place à la fonte du manteau de glace. La
pression thermique externe et interne exercée sur la glace a entraîné la transformation
de la glace en eau. Ce processus, compte tenu de la température du globe, a donné naissance à un
océan qui a recouvert l’équateur et les régions tropicales, et a continué à pousser
vers les pôles géographiques les deux grands blocs de glace en lesquels
s’était divisé le bloc d’origine. Les eaux de cet océan mère étaient les eaux qui
se trouvaient sous le firmament des cieux.
Le firmament des
cieux qui « se trouvait entre les eaux qui étaient au-dessous et au-dessus de son corps »
était l’atmosphère.
147. L’identification du
firmament qui nous apporte de nombreuses réponses.
Premièrement : les eaux
qui se trouvent sous le firmament étant les eaux de l’océan mère, les eaux qui se trouvent
au-dessus de ce firmament sont les eaux du champ gravitationnel solaire.
Ce point nous révèle la nécessité d’aborder
le comportement de la gravité sous l’angle de la nature des fluides. Ce qui donne
naissance à l’image de l’Univers comme un océan d’énergie sur lequel flottent
les continents avec leurs îles, qui seraient dans ce cas les systèmes
astrophysiques. Un océan d’énergie sur lequel il y a encore beaucoup à dire, mais qui
nous ouvre pour l’instant de nouvelles perspectives pour comprendre le comportement du champ
gravitationnel à l’image de la phénoménologie typique d’un fluide soumis à des
forces internes et externes.
148. En résumé :
La Lumière était le Manteau de
Glace sous lequel le reste de l’édifice géophysique fut enfermé à
la fin du Premier Jour. Sa création s’est faite par la fusion de la Croûte
primaire ; et c’est en accélérant le pouls
géonucléaire du Globe que Dieu a provoqué la fusion de cette Croûte primaire. Cette accélération du rythme de fonctionnement du cœur
astrophysique de la Terre a été la conséquence de la multiplication de la
densité du champ gravitationnel terrestre par unité cubique astrophysique.
149. Au début du
deuxième jour, la Terre et le Soleil se retrouvent. Dieu crée une série d’effets,
dont la sublimation du manteau de glace sera le premier. Le
manteau se brise et l’atmosphère naît, dont la croissance, sous l’effet de l’attraction gravitationnelle à
l’origine de l’orbite stationnaire, imprimera une accélération physique impressionnante. Les
deux blocs de glace ainsi formés entament leur voyage vers les pôles
géographiques, laissant entre eux les eaux de l’Océan Mère, dont le volume
continuera, par évaporation, à alimenter le corps de l’atmosphère. Cette atmosphère
est le Firmament dans le Verbe du deuxième jour.
150. Une fois le
Firmament identifié, le mouvement de l’esprit de Dieu au-dessus des eaux s’explique comme
son mouvement dans l’espace. Et nous entrons dans le comportement de la
gravité, que nous pouvons appréhender à partir de notre connaissance de la nature
des liquides. Ce qui ouvre notre intelligence à la compréhension du champ
gravitationnel universel comme un océan dans lequel les systèmes sidéraux se
présentent comme des continents et des îles, permettant la navigation sidérale grâce à
leurs positions dans l’espace galactique local.
151. Feu, Glace, Eau et
Air. Tels sont les premiers échelons de l’échelle des éléments naturels
que nous gravissons. Le prochain n’a pas besoin d’être présenté. En
définitive, et pour conclure :
A. – Fusion de la croûte
primaire.
B.- Sublimation de l’
atmosphère primitive.
C. – Dégel et retrait des glaces.
D.- Formation de l’
atmosphère biosphérique.
CHAPITRE
17.- CRÉATION DU PLAN D'INTERRELATION BIOSPHÉRIQUE
152. Nous achevons l’ascension
par l’échelle des éléments naturels et ouvrons une nouvelle voie.
La glace, l’eau, l’air, tous
les éléments étaient à leur place et prêts pour le grand événement que constituait le
passage de la matière inorganique à la matière organique. (Point autour duquel la
Raison et la Foi se sont égarées et ont suivi des chemins aussi opposés que suicidaires).
Parlant de l’évolution
des espèces, le sage biblique par excellence jeta la pierre dans l’eau,
en disant : « Et pour exercer la justice sur eux, les
éléments se mirent d’accord, comme dans le psautier les sons s’accordent dans une harmonie inaltérable,
comme on peut clairement le voir à travers les événements. Car les animaux terrestres se
transforment en animaux aquatiques, et ceux qui nagent marchent sur la terre ». Des paroles
perspicaces d’un homme qui n’a pas hésité à déplorer la solitude du génie ailleurs,
mais qui, à l’apogée de son génie, n’a pas non plus hésité à
précéder l’esprit scientifique et à affirmer que Dieu lui avait donné « la
vraie science des choses, et la connaissance de la constitution de l’univers et de la force
des éléments ; le commencement, la fin et le milieu des temps ; les
alternances des solstices et les changements des saisons ; le cycle des
années et la position des étoiles ; la nature des animaux et les
instincts des bêtes sauvages ; la force des vents et les raisonnements des
hommes ; les différences entre les plantes et les vertus des racines. Tout ce qui
est caché et tout ce qui est manifeste, je le connaissais, car la Sagesse, artisane de tout, me l’a
enseigné ».
On peut penser que si la Foi et la Raison avaient
écouté avec plus d’humilité cette confession de Salomon, l’antagonisme entre
le christianisme et la science n’aurait pas atteint les extrêmes observés au cours des
premières décennies du XXe siècle.
Pour en revenir au thème de l’
évolution de l’arbre de vie, ce sont d’abord les racines qui comptent. C’est là que l’
arbre commence à germer. Mais pour qu’il y ait un arbre, il faut qu’il y ait une graine. En
partant du principe que la cellule mère, la graine de la vie, a trouvé son origine en Dieu,
il ressort des séquences biohistoriques que
nous suivons que la graine de l’arbre des espèces a été semée par Dieu sous
les eaux du Grand Océan. Et par conséquent, les plantes furent les premières. De
ce règne végétal sous-marin, grâce à l’adaptation des premières branches à la vie
terrestre, à mesure que le niveau des eaux du Grand Océan baissait, surgit l’
arbre des espèces végétales terrestres. L’évolution de ce nouveau règne s’est
achevée lorsque la photosynthèse a transformé la composition chimique de l’
atmosphère.
153. Cette étape
biohistorique eut lieu au cours de l’après-midi du troisième jour. Nous avons déjà vu comment,
une fois le manteau de glace brisé, les deux blocs ainsi formés ont entamé leur
retraite vers les pôles, et comment l’évaporation de l’océan, parallèlement au
soulèvement des chaînes de montagnes sous l’effet de la force gravitationnelle, a entraîné la
multiplication de l’océan en océans et la division des océans en mers. Ainsi,
à mesure que le niveau des eaux baissait, les plantes marines
se sont adaptées à la vie terrestre, pour finir, avec le temps,
par transformer l’atmosphère préhistorique en atmosphère historique, avec l’
oxygène comme élément principal. À son tour, et dans le cadre de l’adaptation nécessaire à la
révolution que le règne végétal lui-même était en train de produire, la fibre végétale
préhistorique issue du substrat sous-marin a acquis les propriétés des arbres
terrestres historiques. Avec la création du règne des arbres, Dieu a achevé la
structure du Plan d’Interrelation Biosphérique. Plan sur lequel je
m'attarderai un instant avant de décoller du sol et de lancer ce récit dans les
espaces.
154. L’autonomie du
Plan d’interrelation biosphérique peut se résumer ainsi : les calottes
polaires ont été stabilisées pour devenir les deux principaux foyers de
réfrigération du système écosphérique. Foyers dont Dieu a fait dépendre l’
équilibre de la température de la biosphère, et dont, pour stabiliser la
dégel de ces deux foyers thermorégulateurs, Dieu a fait dépendre de l’
angle de rotation du globe terrestre. Mais procédons par étapes.
155. Imaginons un
instant que la Terre soit plate et qu’elle reste toujours à la même distance
du Soleil. Que se passerait-il ? Combien de temps faudrait-il au Soleil pour
chauffer les océans jusqu’au point d’ébullition et transformer les océans en une
casserole d’eau bouillante ? Et en combien d’heures géologiques l’atmosphère perdrait-elle
son équilibre thermodynamique et toute son architecture volerait-elle en éclats, faute de
compter sur l’angle de rotation de la Terre comme mécanisme régulateur ?
Calculons combien d’années il faudrait pour que, en l’absence des deux pôles
thermorégulateurs, la température des océans et de l’atmosphère
grimpe de dix degrés. Comment cette augmentation de
température affecterait-elle la vie marine ? Si, à la suite d’une vague de chaleur, les
êtres humains mouraient, combien en mourraient chaque année si cette vague de chaleur persistait et,
pire encore, menaçait de grimper de dix degrés supplémentaires au cours des vingt
prochaines années, par exemple ?
156. Ce qui s’est
produit au cours de ces millions et millions d’années est tout le contraire. Les foyers
thermoréfrigérants écosphériques sont restés
constants, ils ont maintenu la température biosphérique stable, sachant bien
que, leur masse diminuant, la température générale ne pouvait que
augmenter. Mais en faisant dépendre la température biosphérique des
foyers thermoréfrigérants polaires, notre Créateur s’est vu contraint de leur fournir
une plate-forme géophysique. Plate-forme que j’appellerai « substrat écosphérique
autonome » et qui est liée aux équations à la base de l’immuabilité de l’
angle de rotation de la Terre.
CHAPITRE
18. – LE SUBSTRAT ÉCOSPHÉRIQUE AUTONOME
157. La Terre
tourne autour du Soleil. Nous avons vu que Dieu a fait en sorte que la stabilité thermodynamique de la
biosphère dépende des masses polaires. Il nous appartient désormais d’étudier la
mécanique de maintien des calottes polaires, car tout nous porte à croire
que la température et l’angle de rotation sont en relation directe, et pourtant
la Terre orbite au sein d’un champ gravitationnel soumis aux
perturbations qui, depuis l’astre central, transforment l’espace interplanétaire
en raison de son interaction avec le monde sidéral auquel elle appartient. Ce qui
provoque chez les planètes une dynamique de rotation instable, reflet du tangage
du Soleil.
(Que le Soleil oscille
signifie que son angle de rotation semble se déplacer comme celui d’un ivrogne et, tout comme le
corps de l’ivrogne se balance de gauche à droite, de la même manière son axe
géographique bascule tantôt vers la droite, tantôt vers la gauche. Mouvement qui se
reflète avec une intensité particulière dans la rotation de Mars et qui devrait, par
nature, être celui de l’axe de la Terre. Si le tangage de l’angle de
rotation planétaire est la règle, la Terre en est l’exception. L’
importance de cette dynamique constante est vitale si l’on se souvient que la
température et l’angle de rotation sont en relation directe).
Le fait que notre
planète soit soumise à la loi de l’inclinaison solaire, dont nous devrions aborder la cause dans
un autre chapitre, ferait varier la zone d’incidence de l’énergie solaire sur la
géographie continentale, avec pour conséquence une fonte irrégulière
des calottes polaires. Mais cela ne se produit pas, d’où la question : pourquoi la
Terre présente-t-elle toujours au Soleil le même angle de rotation ?
158. Cette singularité
a une explication. La loi qui régit l’inclinaison de l’axe de rotation vers
un hémisphère ou vers l’autre d’un corps tournant sur lui-même détient la
réponse. L’expérience ne trompe pas. La réalité quotidienne nous offre des exemples
variés de la nature et des effets concrets de cette loi. Sa
description n’est pas compliquée. Réfléchissons : que se passerait-il si nous nous mettions à tourner
sur nous-mêmes, les bras ouverts, en tenant une encyclopédie dans une main ? Le
bras chargé ne tomberait-il pas naturellement dans la direction dictée par le poids qu’il soutient ? En
fin de compte, en matière d’exemples comme de goûts, il n’y a pas de règle. Une fois que l’on a
compris la nature de la loi et l’effet qu’elle produit, chacun peut
inventer le sien. Une fois la loi comprise dans toute son étendue, il ne reste plus qu’à
l’appliquer à la réalité du globe terrestre. Je veux dire par là qu’il
suffit de prendre un globe terrestre, de le poser sur la table et de prendre le temps d’observer
cet exemple de l’encyclopédie tenue d’une main, en le comparant au phénomène de concentration
des continents dans un hémisphère. La masse continentale n’est-elle pas entièrement regroupée dans
un hémisphère ? L’autre hémisphère est occupé par les eaux du Pacifique. Nous avons déjà
l’encyclopédie sur un bras de la Terre ; quel effet obtiendrons-nous si
nous prenons maintenant le globe terrestre et commençons à le faire tourner sur son axe ?
159. Cet effet de chute
de l’angle de rotation vers l’hémisphère surchargé est précisément celui que
Dieu a recherché en concentrant la masse pentacontinentale sur
un hémisphère. L’effet final produit était un angle de rotation fixe.
Pourquoi se donner cette peine ? Eh bien, la nécessité de stabiliser le plan d’
interrelation biosphérique était une cause de premier ordre. La création d’une
plateforme thermodynamique stable était une nécessité de l’Évolution. Grâce à
la concentration pentacontinentale au sein d’un
hémisphère de la planète, Dieu faisait en sorte que la zone d’incidence que le
globe présente à l’énergie solaire soit toujours la même. Grâce à cette
constance optique, la courbe de croissance de la température biosphérique et, par
conséquent, de la fonte des calottes polaires, serait maintenue à un rythme
stable tout au long des ères géologiques. (Des conclusions on ne peut plus simples et
naturelles qui, pour les défenseurs de la tectonique des plaques, par exemple,
doivent passer pour une hérésie. Mais que voulez-vous. Sur les goûts, il n’y a
rien d’écrit, et on ne peut pas satisfaire tout le monde.)
CHAPITRE
19. – THÉORIE DES ANNEAUX GÉOPHYSIQUES
160. J’ai dit qu’en
stabilisant l’angle de rotation du globe par le déplacement de la masse
continentale sur un hémisphère, Dieu obtenait un angle constant d’incidence
de la lumière solaire sur les pôles géographiques. De cet effet, il espérait obtenir la
dégel progressif qui accorderait à l’évolution de l’arbre des
espèces le temps nécessaire pour être menée à bien. Et j’ai souligné que,
bien sûr, cette version architecturale se heurte à la célèbre hypothèse de la
dérive des continents. Mais il ne pouvait en être autrement. La dérive
des continents ne peut expliquer la constance de l’angle de rotation ; et pire encore,
elle contredit son existence. Sans compter, bien sûr, qu’elle ne parvient à répondre à
aucune des inconnues que présentent la structure et la morphologie de la lithosphère.
Nier ces inconnues pour imposer la fiction à la science fut,
malheureusement, l’attitude que l’ère moderne a adoptée par philosophie dans son athéisme.
161. En passant outre les
161. Laissant de côté les
discussions alambiquées, et en partant de la matérialisation des mathématiques du
Substrat Écosphérique Autonome, disons que l’architecture géophysique à laquelle
Dieu aurait donné son aval nous présente une structure où la lithosphère
se présente comme un anneau compact tournant uniformément sur un anneau magmatique,
liquide. L’anneau magmatique, ou manteau, flotte à son tour sur un anneau
chromosphérique. Et au centre, la micro-étoile qui
compose le noyau oscille au sein des
courants gravitationnels qui lui servent d’orbite. Au sein de cette configuration,
le fait que la température soit identique à la surface du noyau et à celle du
Soleil n’est pas une coïncidence. Pas plus que le fait qu’en maintenant constante la température
lithosphérique, les océans se comportent comme les eaux de la rivière dont le réacteur
nucléaire a besoin pour maintenir sa température en équilibre. (Quant à l’
égalité de température entre la surface du Noyau et celle du Soleil, on ignore
si elle s’applique à tous les membres du Système ou si elle ne vaut que pour la Terre.
Si elle ne s’applique qu’à la Terre, il est possible d’aboutir à une loi d’interaction
entre l’étoile et la planète qui confirme cette règle d’égalité pour tout système biosphérique. La taille de l’astre et sa température
superficielle détermineraient la distance par rapport à la planète en question. Même si, à l’heure actuelle,
cela relève de la spéculation, l’égalité donnée n’impliquerait-elle pas une parité
entre les cycles thermodynamiques du Soleil et du Noyau ? Dans ce cas, l’
important n’est pas tant de déterminer que de saisir l’interaction entre le Soleil et la
Terre).
162. Cela étant dit, vous
me direz alors que ce que je propose est une sorte d’engrenage à
roulements où l’anneau magmatique remplit les fonctions des billes sur lesquelles
se déplace la roue externe. Et je vous donne entièrement raison. Vous m’objecterez alors
que, dans ce cas, il faut expliquer comment cette cocotte-minute n’explose pas. Question
subtile qui vous honore, et à laquelle vous pourrez répondre vous-mêmes à partir de l’
observation quotidienne du système de diffusion de la chaleur interne que sont les volcans.
Les lignes de diffusion de la chaleur géonucléaire ne sont-elles pas constantes, et ne sont-elles pas
marquées par la circulation des courants électromagnétiques ?
CHAPITRE
20. – THÉORIE DU SYSTÈME SISMOLOGIQUE DE FLOTTATION
163. Même si cela semble être un
exercice gratuit, reprenons depuis le début. Au premier Jour, notre Créateur a doublé la
densité d’énergie par unité cubique astrophysique du champ gravitationnel
terrestre. La réponse du Noyau, alors à l’état froid, fut de
s’activer et de procéder à la transformation de cet apport en chaleur.
Immédiatement, le manteau s’est liquéfié et la croûte primaire a fondu. Une fois ces
processus achevés, le noyau s’est à nouveau refroidi, de sorte que la croûte s’est
solidifiée et s’est transformée en cet anneau géophysique que nous appelons la lithosphère. Si
la Terre était restée dans la région où ces processus se sont déroulés,
le refroidissement de son noyau aurait entraîné la solidification du manteau.
La Bible dit que cela ne s’est pas produit parce que Dieu a séparé la Terre de
sa région d’origine et l’a introduite dans un champ gravitationnel de densité
stable, le Système solaire.
164. Une fois dans le
champ d’action du Soleil, le transformateur géonucléaire s’est réactivé et a atteint une
température constante, égale à la température externe de l’astre autour duquel
il orbite. Je pense qu’elle est d’environ six mille degrés Celsius. Cette intégration dans le
Système solaire a stoppé la solidification du manteau tout en préservant la
solidité de l’anneau lithosphérique, qui tournerait dès lors avec un mouvement
propre autour de l’anneau magmatique. En gros.
165. La
production constante de chaleur par le noyau oblige, d’un point de vue physique, à imaginer entre le manteau et
le noyau une sorte de zone chromosphérique, à l’intérieur de laquelle le
noyau lui-même oscille, cette oscillation — soumise
aux variations de gravité dont j’ai parlé précédemment — provoquant l’aplatissement des
pôles que présente le globe. (En ce sens, l’oscillation du Noyau
au sein du corps géophysique dépend de sa propre mécanique de production de
chaleur et de sa réaction aux ondes thermonucléaires à l’origine des volcans.
Quant à la morphologie du Noyau, la réaction du corps géophysique lui-même à
son action pendulaire nous fournit certains indices. Mais cela sera établi à un autre
moment à partir d’autres fondements).
166. C’est cette structure
géophysique qui nous amène à nous poser la question suivante : comment la
Terre libère-t-elle l’accumulation de chaleur interne générée par l’anneau lithosphérique ?
La réponse, plus que des théories, exige des faits, et bien, même si nous parlons d’
une lithosphère à angle de rotation fixe au-dessus d’une surface magmatique, son
corps est doté d’un système complexe de conduits de flottation à travers lesquels
la chaleur géonucléaire est continuellement libérée. Parler des volcans, c’est
parler de toute la dynamique sismologique qui accompagne la création de cette
architecture géophysique, impressionnante dans sa manifestation et parfaite dans son
exécution. Maintenant : pourquoi les bouches du système de flottation s’étendent-elles le long des
limites des grandes chaînes de montagnes ?
167. La correspondance
entre les lignes sismologiques et les lignes des grandes chaînes de montagnes s’
explique par la physique de l’attraction gravitationnelle, dont la phénoménologie
peut être clarifiée par n’importe quel expert. Et tant que nous y sommes, l’objection à l’
architecture géophysique selon laquelle l’augmentation continue de la température d’une lithosphère
soumise à la loi du substrat écosphérique autonome, ferait disparaître d’un
coup de plume la température constante des fonds océaniques, grâce à laquelle la
surface la plus exposée de la lithosphère freine cette élévation naturelle qui, sans
cet équilibre, finirait par faire éclater cet édifice d’ingénierie
géophysique. Je pense que les réacteurs nucléaires s’appuient sur cette même théorie pour
freiner l’échauffement de leurs moteurs.
168. Ce système
géophysique autonome, à l’origine de tant de casse-tête, se complète
par une structure planétaire sui generis, unique, d’une beauté
éblouissante, dont j’ai l’honneur de vous présenter les fondements. Mais je tiens à partir d’un fait.
Mieux encore, d’une loi : à savoir que si tout système astrophysique est un transformateur
d’énergie universelle en lumière et en chaleur, sa vitesse de fonctionnement dépendra de la
densité gravitationnelle de son champ et du nombre de tours par siècle de son
astre. Voilà pour un aspect.
169. D’autre part, il est
juste de dire que la vitesse sidérale d’un système – qu’il s’agisse d’une constellation ou d’une galaxie –
est une constante déduite des forces de la région astrophysique à laquelle ce
système appartient. En d’autres termes, si le Système solaire n’interagissait pas
avec l’Univers des constellations, sa vitesse de croisière dépendrait
exclusivement de la quantité d’énergie de son champ gravitationnel. En soumettant le
Système solaire à la loi de l’attraction gravitationnelle entre les corps de l’
univers, cette loi elle-même nous indique que, lorsque la distance entre les
constellations diminue, la vitesse de croisière des systèmes
stellaires qui les composent doit logiquement augmenter. De cet effet universel, nous pouvons
déduire que si la vitesse de l’astre central, dont dépendent les corps mineurs d’un système,
s’accélère, tous les corps dépendant de sa
physique subiront cette variation. D’une manière ou d’une autre.
170. Et cela s’avère pertinent
car la question ne peut être éludée ni mise de côté en raison de certains
contextes, surtout une fois que l’Évolution de la Vie sur Terre a été ouverte à
un système complexe d’équations physiques sans la résolution desquelles l’avenir de la
vie ne pouvait être garanti. La nouvelle question qui se pose est la suivante : comment
Dieu a-t-il freiné à l’avance les éventuelles altérations que, à l’avenir, et
précisément parce que notre Système est soumis à cette loi universelle, la Terre
allait subir ? Pour mieux saisir le cœur du problème,
comparons notre Système à un vaisseau spatial. Une fois le Système solaire comparé à
un vaisseau en plein vol, ce que nous essayons ici de découvrir, c’est si ce
vaisseau a été équipé d’un frein de sécurité, ou s’il navigue simplement à la dérive sur la mer
des constellations, exposé aux vents gravitationnels et aux
champs électromagnétiques sidéraux.
171. Mais pourquoi Dieu avait-il
besoin de doter le Système solaire d’un frein de sécurité pour maintenir
sa vitesse de croisière stable ? Telle est la question inverse de la précédente. Et
bien, je pense que cette nécessité est aussi évidente que le fait que tous les corps
de l’univers soient soumis aux lois qui le régissent. Si les roues accélèrent, le
châssis ne le fera-t-il pas en même temps ? Si le Soleil appuie sur l’accélérateur, les planètes n’en
subiront-elles pas les conséquences ?
172. Et dans quelle mesure cette
accélération hypothétique affectera-t-elle les transformateurs centraux des
planètes, et en particulier celui de la Terre, une fois découverte la relation
directe entre vitesse et chaleur ? Mais que se passerait-il si, à présent, la
vitesse solaire venait à chuter brusquement pour des raisons d’interaction électrodynamique à distance ? Autrement
dit, Dieu s’est-il creusé la tête pour créer un substrat écosphérique autonome
au plan d’interrelation biosphérique pour ensuite exposer toute l’
architecture géophysique à la destruction à la suite d’un changement de cap constellationnel? Il a tracé des lignes, déplacé des continents d’un
hémisphère à l’autre, créé des zones sismiques actives, régulé la thermodynamique
géonucléaire, n’a rien laissé au hasard, aucun détail ne lui a échappé. Et
maintenant, alors que l’aventure de la vie commençait, allait-il laisser le vaisseau
solaire à la dérive au gré des courants interconstellations?
La nécessité de corriger les trajectoires dans le temps, de contrôler les variations dans l’
espace et de gouverner la matière à distance obligeait l’Intelligence
Créatrice à doter le Système solaire d’un frein de sécurité qui maintiendrait la
vitesse de croisière de l’astre central dans une fourchette de maxima et de
minima. La question est de savoir à quel type de frein automatique un
ingénieur astrophysicien doit-il recourir pour mettre en orbite un système de type solaire.
Mais bien sûr, si nous ne savons pas à quelle catégorie appartient le système solaire, nous pourrons difficilement
trouver la réponse. La réponse est sous nos yeux.
SIXIÈME
PARTIE
CRÉATION
DU SYSTÈME SOLAIRE
CHAPITRE
21. – SYSTÉMOLOGIE FINITE APPLIQUÉE (STRUCTURE DYNAMIQUE DU SYSTÈME SOLAIRE)
173. La réponse à l’
énigme exposée dans la section précédente, à savoir : quel type de frein automatique
maintient la vitesse de croisière du Système solaire constante malgré la
loi gravitationnelle qui impose une accélération constante en raison
de la diminution des distances entre le Soleil et tout point vers lequel il
se rapproche ? – la réponse à ce dilemme est sans équivoque. Or, et j’avoue mon
manquement, le devoir exige de préciser davantage la nature du problème. Je veux dire par là que
nous sommes ou avons été habitués à travailler avec une photo finish du Système solaire. Le voici :
174. Par inertie et grâce à une
simulation virtuelle ancrée au cours de nos années de formation intellectuelle,
nous avons tendance à nous croire omniscients et l’application des lois de Kepler à
cette image imaginaire nous suffit pour nous sentir comme des dieux. Cette habitude remonte à des siècles et
l’image s’ancre dans nos tripes avec une telle subtilité que les professionnels de
la formation intellectuelle n’ont qu’à imposer l’ordre à la baguette de leurs
régimes d’État pour clore le débat. Le fait est qu’aujourd’hui, cette
image simpliste du mouvement keplérien est propre
aux esprits retardés et aux intelligences dépourvues de toute activité indépendante,
incapables de tout jugement critique. Ce qui est certain, c’est que le résultat fait bonne impression
et est même beau, et qu’il atteint son objectif : faire en sorte que même le plus idiot se sente
plus grand qu’un saint Thomas et un saint Augustin réunis. Au moment de la
confrontation avec la réalité, cette photo d’un système solaire figé dans le
temps est tout le contraire de la physique d’un système solaire qui se déplace parmi
des astres situés à quelques années-lumière et avec lesquels il forme, de toute évidence, – cacophonie ? –
un amas stellaire ouvert. Voici le système solaire ouvert aux membres de
son amas :
175. Si l’on prend pour référence
les paramètres des amas stellaires ouverts de notre ciel, et
que l’on y ajoute ceux des systèmes stellaires binaires et multiples, où les
distances entre les astres d’un système stellaire individualisé dépassent bien souvent la distance qui sépare le Soleil
d’Alpha Centauri, par exemple, je me demande où
en est cette image destinée aux enfants débutants en astrophysique, issue de l’
atelier de Kepler à l’époque de María Castaña ? On dit que la loi s’applique à
des distances infinies, mais nie-t-on que cette même loi agisse entre des corps situés
à à peine quatre ou cinq années-lumière de distance ? Quelqu’un, outre le bon
sens, a perdu la raison au cours du XIXe siècle, et personne au XXe siècle, alors que
l’Académie s’était lancée dans l’aventure de la quête de l’origine du cosmos, déjà installés
dans le vaisseau du temps qui devait conduire les sages jusqu’au cœur de l’
Origine et de là, faire un bond jusqu’à la Fin grâce à un pli de l’Espace… à personne
il n’est venu à l’esprit d’appuyer sur le bouton et de lancer l’image d’un Système solaire
figé dans le temps que Kepler avait projetée vers l’avenir. Pas même pour s’amuser
un peu. Le dogmatisme des disciples de la révolution einsteinienne s'est révélé si primitif et si fort que, même avec les calculs dynamiques les plus
récents à disposition, aucun astronome n’a osé poser le doigt sur le bouton pour
voir le Système solaire tel qu’il existe dans l’Espace et le Temps, ancré dans
un amas stellaire local et dont les membres planétaires sont dotés d’une structure
solide. Il est donc déprimant au point d’en rire aux éclats d’ouvrir un
manuel d’astronomie, rédigé par des professeurs d’université, comme par exemple le manuel de
l’université Complutense de Madrid, pour ne pas m’égarer dans d’autres langues plus subtiles, et de lire
que Pluton est un corps gazeux. Parce qu’on est bien élevé, on retient ses vomissements.
Continuons donc.
176. J’ai dit plus haut que la
réponse à la question de savoir pourquoi la vitesse du Système solaire échappe à l’empire de la loi
gravitationnelle sous la force de laquelle est régi l’univers tout entier, doit être une
réponse sans équivoque, simple et logique. Je reconnais à présent que les expressions
verbales, contrairement aux mathématiques, possèdent une ambiguïté d’une
nature si profonde qu’elle est capable d’engloutir dans son abîme la pureté
de n’importe quelle montagne de chiffres. Et je voudrais expliquer cette énigme. Le
mot, en définitive, est un véhicule capable de transporter en son sein
différents voyageurs, et il arrive que, selon le voyageur, un mot puisse cesser
de signifier une chose pour en acquérir une nouvelle. Les politiciens
sont passés maîtres dans cet art. Mais ils ne sont pas les seuls ; ne soyons pas cruels envers ces
petits animaux. Le nombre, par exemple, est une entité parfaite, sa signification est
intransférable, divine dans son incorruptibilité, d’où l’adoration païenne,
sauvage, que les mathématiciens éprouvent pour ces entités. Un quatre est un quatre et,
qu’il s’applique aux bananes ou aux souris, l’essence et la substance du quatre, en tant qu’
entité abstraite, pure, immaculée, demeurent malgré les changements. Moi, qui
suis un crétin, et qui, en tant que tel, sers d’exemple, car je peux tout aussi bien être un crétin
qu’une fleur, ce qui montre l’ambiguïté du mot, confusion à laquelle le nombre ne
se prête en aucun cas, et parce que je défends la nécessité de
lancer le Mouvement systémologique solaire afin de surmonter les traumatismes keplériens et les complexes hérités des siècles
passés, je garde pour moi le rire que me procure de voir sur le Net la défense à
tout prix de cet ancien système systémologique qui,
s’il est né en son temps pour révolutionner, est aujourd’hui le système le plus
réactionnaire que je connaisse. J’ignore pourquoi les astronomes ne s’acquittent pas de leur
métier et ne traitent pas la montagne de données avec laquelle, si Kepler et
Newton avaient travaillé, l’image achevée du système hérité aurait déjà rejoint la
longue liste des erreurs, nécessaires en tant qu’étape vers l’avant, mais ennemies de la
civilisation en raison de leur refus de passer à une histoire meilleure.
177. Mais qu’une
réponse puisse être sans équivoque ne signifie pas qu’elle ne doive pas être complexe. Tout
dépendra du modèle sur lequel on travaille. Si le raisonnement se heurte à une
intelligence ancrée dans l’image archétypale qui identifie les planètes à des
boules de gaz, on finira par atteindre le pont des soupirs, pour écrire sur
les eaux un mélancolique : « Pauvre petit ! » Une fois ce problème surmonté et en
partant du principe que la base de données à notre disposition rend impossible le
maintien d’une réponse obtenue à partir d’une série de données sans poids
au pied de la montagne de connaissances depuis le sommet de laquelle nous contemplons à nouveau l’
Univers, le Cosmos et le Système solaire, la décision nous appartient, et c’est entre nos
mains qu’a été confié le traitement de cet ensemble de paramètres dont l’égalité
finale, et parce qu’elle repose sur une nouvelle série de données, doit logiquement
nous révéler une Architecture Stélologique Locale par rapport à laquelle
– sans renier le « photo-finish » keplérien – cette Systémologie finistique appliquée ne se veut rien d’autre que le geste d’
ouverture et jamais le point final à la question centrale de cette section : pourquoi
la vitesse du Soleil est-elle stable et s’écarte-t-elle de la loi de la gravitation
universelle, selon laquelle, à mesure que le Soleil s’approche d’un système
astrophysique, il devrait doubler sa vitesse en fonction de la distance ?
178. On constate que, du simple
fait de sa complexité, une réponse n’en reste pas moins simple. Il faut
la replacer dans son véritable contexte. Préciser la nature du problème qu’elle
incarne. Définir quelle loi est en jeu. Ouvrir un espace et dessiner sur l’écran de notre
intelligence la nature de la question à laquelle nous cherchons une réponse. Il arrive un
moment où ce sont les experts qui doivent intervenir, car ce sont eux
qui disposent de cette base de données dont le traitement permet de démontrer ou
de réfuter, le cas échéant, l’intégration du Soleil au sein d’un amas stellaire, plus ou
moins ouvert et plus ou moins peuplé en fonction de l’architecture gravitationnelle à
laquelle ces données donnent lieu. Prenons un nouvel élargissement stélologique local à 20
années-lumière :
179. Combien d’amas
étoilés ouverts pourraient nous servir de modèle astrophysique ? Il s’agit évidemment
d’une véritable révolution au niveau de la conception même de ce qu’est un
amas stellaire. Il faudra faire table rase des anciens concepts et partir des systèmes
binaires pour ouvrir, dans l’espace universel, des champs gravitationnels régionaux
à l’intérieur desquels les astres se comportent comme des atomes au sein d’une
molécule astrophysique. Cela expliquerait la constance optique des
formations stellaires dans la voûte céleste, la constance des
distances et des vitesses des systèmes stellaires au sein de la Voie lactée
, et nous placerait face à un Univers qui se comporte comme un Corps
cristallin, alimenté par des courants gravitationnels, en fonction desquels
la consommation d’énergie totale se maintient dans le temps à l’intérieur d’une fourchette de
maximums et de minimums. D’où les fluctuations des intensités lumineuses
stellaires. Cela implique Dieu, bien sûr, mais dans ce Système cosmologique
Dieu va de soi, alors précisons dès à présent la réponse locale au
problème de la constance de la vitesse du Soleil.
180. À présent, je dois
me corriger moi-même et, après avoir souligné le point véritablement
important : l’existence du Soleil en tant que membre d’un système sidéral, ma propre
réflexion m’amène à définir la transformation de la masse planétaire en
mécanisme de correction de l’orbite solaire, par l’action duquel la force
centrifuge à laquelle le Soleil est soumis en réponse au mouvement de son système
au sein d’un champ gravitationnel cumulatif est annulée et reste soumise à une
constante spécifique. Si j’ai dit auparavant que « nous n’avons qu’à transformer la masse
totale de la famille planétaire en masse d’entraînement, et nous disposons alors du frein
stabilisateur de la vitesse de croisière du Soleil », je pense désormais que cette
transformation concentre son poids sur l’équation correctrice de l’orbite du
Soleil, grâce à laquelle, comme je l’ai dit, la force centrifuge à laquelle est soumis le Soleil
est neutralisée par la transformation de la masse planétaire en contrôle de
direction par mécanisme à distance. (Si une objection vous vient à l’esprit, imaginez-vous
en train de courir en ne tirant que sur votre corps, puis répétez la même
opération en portant un sac de sable sur le dos. C’est pour commencer. Mais avant
de nous charger sur le dos, non pas le Globe, à l’instar de ce titan, mais les
neuf planètes avec leurs satellites et les ceintures d’anneaux solaires, avant de
prendre le levier pour faire bouger l’univers, vous devrez abandonner le fardeau de la
vision décadente des planètes comme d’immenses boules de gaz flottant entre
les fils électromagnétiques du champ du Soleil).
181. Je tiens à insister sur
ce sujet car je pense qu’il est important. L’affirmation académique selon laquelle les
planètes seraient des boules de gaz comprimés sous la pression gravitationnelle est l’un de ces
arguments pseudo-scientifiques primitifs, typiques du fondamentalisme du
XXe siècle qui ne tiennent absolument pas la route, mais qui
persistent au XXIe siècle comme symbole de la soumission des universités au
génie de l’athéisme scientifique. Jusqu’à quand la bêtise et le génie iront-ils de pair,
des deux côtés de la même médaille ? Ce n’est pas facile à dire. Jusqu’à hier
encore, par exemple, Mars était une boule de gaz, tout comme Vénus, Mercure, Jupiter,
Saturne et les autres membres de notre système solaire. Et c’est ainsi qu’elle continue d’être décrite dans les
manuels élaborés par les esprits les plus prestigieux de la planète à l’intention
du grand public. Les photos et les expéditions vers Mars et ses voisins nous servent de
preuve à ce sujet – celui de la vision absurde des planètes comme des corps gazeux.
Pourtant, ces preuves ne suffisent pas à effacer des manuels d’astronomie
et des livres de sciences naturelles cette honteuse supercherie. Il est donc
pour le moins risible, voire grotesque, de voir les éminents génies des
observatoires astronomiques du monde entier continuer à prêcher l’évangile de
la nature gazeuse des planètes. Ils doivent avoir une raison cachée pour
confesser de leurs lèvres ce que leurs oreilles considèrent comme une hérésie. Or, s’il
existe quelque éminent savant dans l’une des universités du monde capable de
démontrer que Mars est une boule de gaz, qu’il ne reste pas les bras croisés et qu’il nous exorcise,
car, en accomplissant la volonté de ce méga-dieu, nous irons au tartare des imbéciles. Quelle honte, dis-je, de voir dans les manuels d’astronomie
des mots que seule la bouche d’un idiot pourrait excuser ; quelle honte
car ceux qui les écrivent sont tous des éminences, titulaires de chaires et
autres titres du genre. Le XXIe siècle mérite-t-il que l’esprit typique d’un imbécile soit
considéré comme maître et guide de la connaissance de l’univers ? La question reste posée : sous
quel type de philosophie accorderons-nous à une cosmologie suicidaire le
droit de s’exprimer, sachant que ses effets sur les nations, cette fois avec des moyens de
destruction infiniment plus meurtriers à leur portée, seront les mêmes ?
Rappelons-nous que Satan n’a pas tué par l’épée, mais par la parole, car, même s’il
y en a encore qui ne le croient pas, l’arme ultime, pour le bien comme pour le mal, est
la parole. Comment croire alors, de nos jours, que Pluton soit une boule de gaz ?
À ce stade, il faut être un véritable rustre pour enseigner une telle absurdité,
et un idiot pour y croire. Pour celui qui écrit et celui qui lit en dehors de ce cercle
mortel typique du XXe siècle, ce qui nous intéresse maintenant, c’est de découvrir
comment la somme de la masse planétaire totale entre en jeu au moment de la
stabilisation correctrice de la vitesse de croisière du Soleil. Revenons
donc au problème en question, car une autre fois, les circonstances mêmes
nous ramèneront dans les entrailles de ce trou noir où l’on lave
le cerveau de la jeunesse mondiale, à qui l’on enseigne contre nature que les
planètes sont des boules de gaz. Et moi, je suis le Petit Chaperon rouge, c’est clair.
182. Reprenons donc le
fil de notre propos. Naviguant à une vitesse de croisière X, nous avons parmi les constellations
du Ciel une étoile appelée le Soleil. Le frottement de ce vaisseau contre la
surface de vol est insignifiant pour freiner sa vitesse ; et ce qui est plus
naturel encore, la poussée de la force centrifuge à laquelle son orbite est soumise propulse
ce vaisseau vers l’extérieur du champ gravitationnel auquel il appartient. Notre
problème est de savoir pourquoi sa vitesse d’approche par rapport à l’
étoile vers laquelle il se déplace n’augmente pas au fil du temps. Que
le Soleil vole en ligne droite ou suive une trajectoire courbe, tant qu’
il navigue dans l’espace interstellaire, les distances entre lui et le point
d’approche apparent se raccourcissent. C’est une évidence. Et dès que la
distance entre le Soleil et le point d’approche apparent diminue, la force d’attraction
entre le Soleil et ce point stellaire augmente. C’est la loi de
la gravité qui prévaut. À mesure que l’attraction entre le Soleil et le système
stellaire de référence ponctuel augmente, la vitesse d’approche augmente. En
conséquence, la vitesse de croisière de notre Système augmente. Et cela continue ainsi.
Plus la distance entre deux astres est courte, plus la vitesse
du plus petit des deux augmente. Il peut s’agir ou non du Soleil. Que le Soleil soit l’astre
le plus grand ou le plus petit du couple en question, le fait est qu’il se produit
une variation de sa vitesse de croisière. Mais puisque nous parlons du
Soleil… parlons-en.
183. Je pense que la distance
entre le Soleil et le système stellaire le plus proche est de quelques années-lumière à peine.
Proxima Centauri se trouve à environ quatre années-lumière du Soleil. On
a même découvert des étoiles encore plus proches. À la vitesse à laquelle se déplace le
Soleil, soit environ 600 kilomètres par seconde, la collision entre le Soleil et le système de
Proxima Centauri, à compter de maintenant, aurait
lieu dans environ 500 ans. Nous nous posons alors la question sans détour :
Depuis combien de milliers d’années le Soleil navigue-t-il parmi les constellations du
Ciel ? Et de ces millions d’années pendant lesquelles la vie sur Terre a
suivi son cours sans subir de perturbation mortelle, ne pouvons-nous pas en déduire
la stabilité de la vitesse de croisière du Soleil ? Et ne sommes-nous pas en
droit de croire que la vitesse du Soleil est une constante ? Et s’il s’agit
d’une constante, cette constante n’oblige-t-elle pas à corriger la phénoménologie de la
gravité, non pas en tant que loi, mais en ce qui concerne sa nature ? Je précise ce
passage en soulignant que mes questions visent à ouvrir des perspectives, jamais à fermer
des voies. Dans la mesure de mes connaissances, je m’efforce de condenser afin de
considérer le processus sous un angle dynamique. Je n’accepte pas dans mon esprit le « photo-finish » keplérien et si je dois comparer le mouvement des planètes autour du Soleil à quelque chose, c’est à un
courant électrique circulant dans une barre métallique, de type solénoïde. L’
angularité même des orbites projetées dans un espace tridimensionnel met en évidence la
nécessité d’un mouvement ondulatoire de courant où le Soleil occupe la place de la
barre métallique. À peu près comme ceci :
184. En partant de cette
image, la question tridimensionnelle se simplifie et l’on en déduit les
irrégularités nutationnelles de certaines orbites
externes. Dans une autre section, consacrée exclusivement au Système solaire, je reviendrai
sur le sujet en essayant de préciser davantage l’image grâce à l’intégration de données
physiques. Je ne prétends pas, avec cette image solénoïdale, autre chose que de déplacer l’image
figée dans le temps qui circule depuis l’époque de Kepler, Galilée et
Newton, et qui est devenue de nos jours un mur, une idole bon marché devant laquelle
chacun se croit un génie, et, s’agenouillant, rentre tranquillement chez lui
car il sait déjà tout.
185. L’Académie, toujours
aussi brillante, sait trouver à chaque instant l’explication qui lui
convient le mieux pour préserver intacte sa gloire face à la critique de l’avenir. Et le fait est
que, apparemment, le Soleil suit une trajectoire atypique, de telle sorte qu’il évite
tout contact gravitationnel avec les autres constellations. Faisant l’ignorante
à la manière de ce Socrate qui savait seulement qu’il ne savait rien, mais tout en sachant
tout, l’Académie interdit aux universités de supprimer des
manuels d’astronomie les faussetés sur lesquelles repose leur conception du
Système solaire et de sa place dans l’Univers. Car bien sûr, si le Soleil ne suit pas une
trajectoire naturelle pour un corps soumis à la loi de la gravité
universelle : quel type de trajectoire le Soleil trace-t-il parmi les autres systèmes
stellaires de son voisinage ? Le calcul simpliste que j’ai établi plus haut entre
Proxima Centauri peut être extrapolé aux
cinq cents millions d’années dernières ; et le fait que, alors que le Soleil a été cinq cent mille
fois au bord de la collision, il n’y soit pas parvenu me donne des raisons de
balayer l’idée réconfortante d’un Soleil solitaire, n’appartenant à aucun amas. Et
vous, cela devrait vous faire vous arrêter net et, en levant les yeux, sentir sous vos
pieds les vibrations du moteur stélologique. Demandez-vous
comment il est possible que le Soleil, au cours des millions d’années qu’il a passées
à filer à 600 km par seconde, n’ait entré en collision
avec aucun de ces voisins. Ne vous semble-t-il pas logique de penser
qu’il ne pouvait pas et ne peut pas le faire, tout simplement parce que le Soleil appartient à cet amas ?
J’insiste sur cette image :
186. Il s’agit en réalité d’une
question intéressante, qui, en raison de la simplicité de son énoncé, peut sembler être une
bagatelle sans importance. Grave erreur. Ou bien le passager qui monte à bord d’un
avion ne s’intéresse-t-il donc pas du tout à la mécanique de l’appareil, sachant comme nous le savons qu’
on y risque sa vie ? Le Soleil n’est-il pas en quelque sorte un vaisseau éternellement en
vol, rempli de passagers ? Quant au maintien de la vitesse
autonome du vaisseau solaire, nous pouvons le déduire en transposant
la phénoménologie photosphérique solaire en combustion du carburant nécessaire
pour propulser un corps dans l’espace. En quoi les grandes
éruptions solaires ne ressemblent-elles pas au jet du réacteur qui propulse un vaisseau dans une direction
opposée à celle de son émission ? Ces deux phénomènes ne sont-ils pas soumis à la même loi d’
action-réaction ? Supposons un instant que ce soit le cas. Et puisque nous connaissons
le cycle de onze ans qui régit la température du corps
photosphérique solaire, ce cycle de réchauffement photosphérique étant lui-même soumis à
un cycle stable, ne pouvons-nous pas déduire de sa constance la mécanique de
propulsion contrôlée qui régit la vitesse de croisière du Soleil, mécanique elle-même
soumise à la loi de transformation de l’énergie gravitationnelle en énergie
lumineuse ? La réponse est difficile, mais pas impossible.
187. Prenons la réaction
du Soleil lors du passage de la comète Hale-Bopp. Vous vous en souvenez ? L’éruption
extraordinaire qui a été observée à la surface du Soleil immédiatement après le
passage de la comète Hale-Bopp : n’est-ce pas là un phénomène suffisant pour nous ouvrir
l’esprit au lien entre la température, la densité gravitationnelle et la vitesse
de transformation, provoquée dans ce cas par un front d’onde à tête
solide ? Et si le lien entre le passage de Hale-Bopp et l’éruption
extraordinaire observée est un fait scientifique, comment continuer à maintenir,
dans les mêmes paramètres de comportement, la relation entre le Soleil et les
planètes alors qu’un minuscule corps suffit à accélérer, pendant un temps
x, la vitesse de transformation de toute une étoile !
188. L’un des piliers
fondamentaux du développement de la pensée humaine réside dans la recherche des
causes à l’origine des effets observés, et inversement, dans la découverte des effets
à partir des causes données. Grâce à la capacité de l’intelligence à
se servir des instruments de la logique, l’aventure de la pensée a pu
atteindre des sommets inattendus. Mais au fil du temps et de nombreuses prouesses, les
penseurs, autrefois révolutionnaires, ont commis le crime néfaste qui consiste
à éliminer la cause à l’origine de l’effet observé au motif que cette découverte ne convenait pas à leurs
intérêts subjectifs et à leurs émotions irrationnelles. Le
XXe siècle s’étant perdu dans les mailles d’un athéisme scientifique qui a effacé les causes et opposé des raisons
à la logique de la réalité, on peut croire que les héritiers de ces
génies savent comment déformer le chemin entre l’effet et la cause et conduire les
ignorants vers l’abîme d’une irrationalité dépassée. Car, même si cela
est très difficile à croire, la science est devenue athée pour se prouver à elle-même
qu’elle en savait plus que Dieu. Le fait que son discours ait pris fin au pied de la Grande Guerre
ne l’a pas amenée à réfléchir, pendant la Guerre froide, à la pathologie dans laquelle son
intelligence avait fait glisser sa logique. Sa pathologie s’appelait l’athéisme. Mais
revenons au sujet de notre système solaire.
189. Le premier à devoir
réfléchir à tous les facteurs à prendre en compte pour la stabilité
dynamique du système solaire fut l’ingénieur qui envisagea sa création au sein
d’un réseau moléculaire astrophysique appelé les Cieux. La plus grande difficulté que
Dieu devait surmonter lui était imposée par les millions d’années que l’
évolution de l’arbre des espèces exigeait pour sa naissance et sa croissance. Si,
dans le cas de la création de la biosphère, les processus pouvaient être accélérés sans
provoquer de conflit scientifique, dans le cas de la vie, la loi était et reste
tout autre. Dans le domaine de la vie, disons-le ainsi : les lois sont plus
rigoureuses. Les millions d’années que l’évolution de la vie sur Terre
exigeait de Dieu devaient nécessairement lui imposer un système complexe
d’équations systémologiques. Parmi celles-ci,
comment maintenir constante la vitesse de croisière du Soleil dans l’espace et
le temps, et comment doter son Système d’une trajectoire de vol telle qu’il plane
entre les constellations sans s’intégrer à leurs systèmes, furent les deux grands
et principaux défis que son Intelligence dut surmonter. Et c’est en cherchant ici comment
il y est parvenu que nous en sommes arrivés là.
190. L’autonomie de vol
que procure aux étoiles leur nature de transformateurs d’énergie
en lumière et en chaleur, phénomène très similaire au comportement d’une particule
excité, qui se défend en émettant une sous-particule, est un aspect qui implique
la nécessité de corriger l’hypothèse du mouvement astrophysique à partir et
uniquement de la loi de la gravité universelle. On ne la nie pas, on
corrige simplement sa définition. Si jusqu’à présent la loi était la seule force, désormais
nous disposons d’une mécanique de transformation de l’énergie, dont l’un des effets génère
l’autonomie de propulsion nécessaire pour maintenir constante la vitesse du
Système. À cet égard, la phénoménologie de la photosphère solaire nous sert de
cadre de référence à partir duquel nous pouvons imaginer un astre comme un vaisseau
propulsé de manière autonome grâce à la transformation de son énergie en
combustible nécessaire pour maintenir l’impulsion initiale. Il en ira autrement si, dans
son irrationalisme scientifique, l’Académie veut nier l’application de la loi
d’action-réaction aux éruptions stellaires et à la vitesse sidérale. L’auteur ne voit
pas comment une telle négation pourrait être démontrée et préfère par conséquent poursuivre
son exposé sur la relation entre les planètes et la rotation du
Soleil au cours de sa trajectoire parmi les constellations qui marquent son orbite.
191. Mettons-nous dans le
cas de figure. Nous avons le Système dans lequel nous allons cultiver l’Arbre de Vie.
Nous savons avec certitude que, depuis le moment où nous le planterons jusqu’à ce qu’il nous donne son fruit,
des millions d’années naturelles devront s’écouler. Nous savons également que le développement de
la Vie exige que la Nature maintienne sa Structure dans les conditions qui
lui sont propres. Ce qui signifie que nous devons éviter toute interférence dans le
processus évolutif due à des facteurs cosmologiques externes. Cela nous oblige à protéger
le Système biosphérique de telle sorte que, tout en restant au sein d’un Univers,
l’existence de cet Univers ne constitue pas pour lui une interférence
létale. Comment y parvenir ? La vitesse de croisière même du Soleil, d’environ 600
kilomètres par seconde, et son assujettissement à la loi de la gravité indiquent qu’au fil
du temps, cette vitesse doit augmenter, ce qui est précisément
ce que nous voulons éviter. Cela nous oblige donc à doter le Système solaire d’
un frein de sécurité qui agisse automatiquement et se déclenche en réaction à l’
augmentation de sa vitesse. C’est ce que l’on recherche. Voyons quelles solutions pratiques
notre Créateur a trouvées.
192. La première solution
pratique était logique : charger le vaisseau solaire de telle sorte que l’accélération
gravitationnelle soit freinée par le travail de déplacement et oblige le
vaisseau à transformer cette accélération exogène en la force nécessaire pour effectuer
le travail de déplacement de la charge de freinage. De cette manière pratique, le
vaisseau solaire maintiendrait sa vitesse de croisière toujours constante, tout en
vainquant la tendance inertielle à augmenter sa vitesse avec le temps. Mais
transposons ce cas au sol. Imaginons que nous ayons une voiture chargée de
carburant. La durée pendant laquelle la voiture restera sur la route
dépendra, outre de la vitesse atteinte, du poids avec lequel nous la
chargeons. Si nous chargeons le coffre au maximum, nous réduisons la durée de fonctionnement que
peut fournir le réservoir. Nous appellerons ce type de frein « exogène ».
193. Mais imaginons maintenant
un type de frein exogène encore plus sophistiqué. Imaginons qu’à mesure que la
machine parcourt une plus grande distance, la charge du coffre multiplie son poids.
Ne viendrait-il pas un moment où la machine serait freinée, écrasée sous le
poids acquis par ce frein exogène ? La question est la suivante : le Soleil est-il doté de
ce type de frein exogène, de telle sorte que le poids des planètes se
multiplie par l’énergie potentielle acquise au fil du temps ? Et
inversement, n’est-ce pas par cette loi de l’élévation de l’énergie potentielle et de sa
transformation en poids que la tendance du Soleil à se comporter selon
la loi de la gravitation universelle est freinée ?
194. Si les
idées sur la nature des planètes sont fausses, les chiffres le sont forcément aussi. Ce qui m’
amène à dire qu’on ne peut aller nulle part tant que la dictature de la
cosmologie du XXe siècle continue d’imposer sa loi dogmatique et son absolutisme rationaliste
à l’intelligence du XXIe siècle. Jusqu’à hier encore, Mars – comme je l’ai dit précédemment – était
une boule de gaz. Donc, si nous devons attendre que les sondes atteignent Pluton
pour traduire son corps en masse géophysique, asseyons-nous et attendons que la mort
vienne ; la mort arrivera avant la sonde sur Pluton. Une fois les calculs
corrects sur la table, nous pourrons alors commencer à travailler sur des faits et non
sur des raisonnements imposés au nom de récompenses. Laissant donc de côté la critique
destructrice à l’encontre de ces génies, continuons à voyager à bord du vaisseau solaire et
continuons à nous poser des questions.
195. Le Soleil s’
approche d’un système stellaire et, par conséquent, son accélération va
s’emballer malgré l’action du frein exogène. Comment allons-nous surmonter
ce nouveau problème ? Dans le jeu imaginatif que nous avons lancé, c’est nous qui
sommes aux commandes, nous pilotons le vaisseau et son avenir dépend donc de nous. Ce que
nous devrions faire maintenant, c’est prendre le volant et tourner, par exemple, vers la gauche.
Soit ça, soit nous entrons en collision avec les astres du système stellaire vers lequel nous entraîne la
loi de la gravité. Peut-être pas demain ni après-demain. C’est la même chose. Notre
mission est de trouver le moyen de provoquer le virage qui nous éloignera de la
collision inévitable avec le système qui, par sa gravité, a pris le
contrôle des commandes de notre vaisseau. La première chose qui nous vient à l’esprit est de chercher le
volant. Où est-il ? Car il existe bel et bien. Des millions d’années et le Soleil toujours en
route sont la meilleure preuve que Dieu a doté le vaisseau solaire d’un frein
exogène, à savoir les planètes et le jeu des énergies qui les animent, ainsi que d’
un volant actionné par un programme de commande à distance qui l’emporte sur l’
accélération interconstellatoire invincible, forçant
le vaisseau à pivoter. Mon intelligence m’amène à regarder autour de moi et à
me demander : quel type de force endogène est capable de faire en sorte que le Système
solaire se comporte comme un vaisseau piloté par un capitaine intelligent ? Pour
rendre possible cette rotation que le Soleil effectue depuis l’aube des
temps et sans laquelle le vaisseau se serait intégré dans un système stellaire
quelconque du voisinage : de quel type de mécanique autonome Dieu a-t-il doté le Soleil ?
196. Comme hier et comme
toujours, je lève les bras vers mon Créateur et je lui dédie la joie que suscite
dans mon esprit mon admiration pour la réponse qu’il a apportée à ces
problèmes. Le programme de contrôle à distance de la trajectoire s’appelle « Alignement
interplanétaire ». Une fois le frein exogène créé, à quoi sert un frein s’il n’y a pas
de pied pour l’enfoncer ? Nous appellerons cette action du pied sur le frein « Mécanique
endogène de rotation ». Si l’action exogène de freinage vient en réponse du
système dans son ensemble à l’environnement universel, cette action du pied sur le frein
est donnée en réponse des planètes au comportement du Soleil. Plus ou
moins. Mais avant d’aborder l’effet des alignements planétaires sur
la trajectoire solaire, j’aimerais à présent rappeler la
multiplication de la force du bras sous l’eau et la réduction du poids d’un
corps dans ce même élément. Ne croyez pas que je le fasse pour vous induire en erreur. Au
contraire, je le fais pour ouvrir à notre Système le milieu naturel dans lequel s’exerce le jeu des
forces naturelles.
197. Pensez que le poids d’
un corps est directement lié à la gravité. Une pierre d’un kilo a la même
masse sur Terre que sur la Lune. Et cette même pierre n’a-t-elle pas la
même masse dans l’eau qu’en dehors de l’eau ? Ont-elles pourtant le même poids ?
N’est-ce pas ? Appliquons maintenant cette réalité au Soleil lui-même. Sans pour autant prétendre
égaler en vision le génie qui cherchait un levier pour déplacer l’univers.
Imaginons donc que nous placions le Soleil à une extrémité du levier, que nous nous
placions à l’autre extrémité et que nous devions le déplacer. La première question à nous poser
sera de connaître la valeur de la gravité dans le milieu où nous nous sommes
placés. Même si cela semble être une astuce, plus la gravité est faible, plus le poids
du corps sera faible et plus l’efficacité de la force exercée par le bras sur le levier sera grande. La
déduction est évidente. Le poids du Soleil et de tout corps céleste varie en fonction de
l’interaction gravitationnelle du moment. C’est d’un côté. De l’autre, contrairement
au Soleil, les planètes de notre système se déplacent dans un milieu
gravitationnel stable et maintiennent donc l’équilibre entre la force qu’elles
déploient et le poids qu’elles peuvent soulever.
198. L’alignement
planétaire, total ou partiel, multiple ou simple, agit comme un bras, et son
action sur le Soleil est celle du bras contre le levier. L’équation systémologique indique que l’accélération solaire est freinée par
le programme régulateur dans lequel Dieu a transformé l’alignement planétaire. Les
planètes transforment le poids du corps unique en lequel l’alignement les
transforme : en force, et, puisque toute force a par nature pour but d’accomplir un
travail, le travail qu’elles effectuent consiste à provoquer l’angle de rotation dont
nous parlions, et à le maintenir constant. C’est là, en effet, le volant que
nous recherchions.
199. Quant à la
description physico-mathématique de ce vaisseau stellaire piloté à distance en
vol autonome au sein des constellations du Ciel, je la laisse à un autre
plus expert en chiffres, en inconnues et autres équations complexes. En mettant
toujours en avant les alignements planétaires partiels comme les alignements totaux dans le cadre de
la systémologie astrophysique appliquée, les premiers
agissant comme un contrepoids à la vitesse, et les seconds comme le déplacement
du nez du Système vers l’hémisphère d’où provient la charge. En
somme, avant de semer sous les eaux du grand océan la graine de l’arbre
des espèces, Dieu a dû résoudre de nombreuses équations.
200. En conclusion : tout
reste à résoudre au niveau des données finales. Les idées sont le prélude aux
recherches. Et dans ce contexte, j’ai souhaité retravailler ma première idée sur
la relation entre les planètes et le Soleil au sein d’un champ gravitationnel
partagé, dans lequel, tout comme le champ solaire lui-même est à l’origine d’une force
centrifuge qui repousse les corps et produit les anneaux d’astéroïdes
externes ; étant intégré au Soleil dans un champ multi-stélologique,
dont le centre est gravitationnel, comme si l’on disait qu’il s’agit d’un point de référence
autour duquel se produit le mouvement cumulatif, ce centre est à l’origine d’
une force centrifuge générale, que le Soleil surmonte grâce à la masse planétaire
globale qui correspond à son système. Ce qui nous conduit, enfin, à une
structure d’ingénierie astrophysique si parfaite que la laisser au chaos relève, purement
et simplement, d’un génie incapable de comprendre l’édifice complexe d’
équations que cet Ingénieur Divin a résolu au commencement, et parce qu’il n’est
pas capable d’accepter l’échec pour, par lui-même, imiter,
si ce n’est en trois dimensions, du moins sur le papier, la Science infinie de cette
Intelligence créatrice, il opte pour la solution du fou : Dieu n’existe pas. Prenez donc
en compte, astronomes et mathématiciens de ce siècle.
201. Les choses sont donc
ce qu’elles sont, et non ce qu’elles semblent être ; bien que parfois ce qu’elles semblent être soit ce qu’elles sont.
Nous parlons d’un nombre indéfini de millions d’années, période durant
laquelle le système biosphérique exigeait son
intégration dans une structure astrophysique stable. Jusqu’à présent, les
durées des séquences géophysiques décrites n’ont pas été mentionnées
dans le récit. J’ai laissé ces chiffres aux défis que Dieu a surmontés un à un.
Et je crois avoir dit qu’une fois l’Omnipotence créatrice mise en relation avec le
concept physique de puissance, les calculs naturels brûlent dans le Feu, se
gèlent dans la Glace, se noient dans l’Eau et s’évaporent dans l’Air. En
combien de millions d’années Dieu a-t-il réduit la sublimation et la fonte de la
couche de glace en intégrant la Terre dans le système solaire par le biais de la
parabole boréale ? Si la fonte de la couche de glace avait été exposée à la
distance correspondant à la troisième orbite, combien de millions d’années aurait-elle
duré ?
SEPTIÈME
PARTIE
CRÉATION
DES CIEUX
CHAPITRE
22. – LE PRINCIPE COSMOLOGIQUE GÉNÉRAL
202. L’objectif et le but de
la création des Cieux et de la Terre, l’Homme au bout du tunnel du temps,
nous voyons comment Dieu a tracé l’architecture générale des Cieux et celle,
plus spécifique, de la Terre en pensant aux millions d’années que la Naissance et
la croissance de l’Arbre de vie pour porter ses fruits. Parce qu’Il le pouvait et savait
le faire, Dieu a créé un plan de relations entre les éléments de la biosphère, avec
deux foyers thermorégulateurs principaux aux extrémités de l’écosphère, et
des foyers ponctuels répartis sur les continents, qui sont les chaînes de montagnes aux
neiges éternelles. La manière dont, à partir des pôles, les courants atmosphériques et
océaniques se recyclent et maintiennent stable le thermomètre biosphérique est une œuvre d’ingénierie géophysique aussi merveilleuse qu’étonnante, qui
impliquait la morphologie de la lithosphère elle-même. Parce qu’il devait maintenir le
thermomètre écosphérique stable, il devait doter l’Écosphère d’un angle de
rotation pérenne. Et parce qu’il le pouvait et savait le faire, il a érigé le Substrat Écosphérique
Autonome, grâce auquel, comme je l’ai déjà dit, l’angle d’incidence de l’
énergie solaire resterait constant pendant les millions d’années dont l’Arbre
de la vie aurait besoin pour porter ses fruits. Mais il y avait encore plus, car le Système
solaire n’est pas isolé du reste de la Création, et comme il est en mouvement et
soumis aux lois générales de l’Univers, cette interrelation pouvait causer des
interférences susceptibles de réduire à néant le travail de tant de millions d’années. Parce qu’
il le pouvait et qu’il savait, Dieu n’a pas hésité à déployer son intelligence et à doter le Système
Solaire d’un mécanisme de contrôle à distance de sa vitesse sidérale, que j’ai appelé
«Systémologie astrophysique appliquée ». Et pourtant, tout
cela n’était pas suffisant.
203. L’Univers local, la
Voie lactée, se déplace au sein d’un Cosmos où le mouvement est la caractéristique
la plus visible. Il existe peut-être des différences
qualitatives et quantitatives entre les galaxies, mais elles ont toutes un dénominateur commun :
elles se déplacent. Dire qu’elles se déplacent, c’est dire qu’elles interagissent, se multiplient,
se divisent, s’additionnent, se soustraient. La Création est un mouvement constant,
irresistible, merveilleux, surprenant. De plus, le Cosmos dépeint dans les
théories du XXe siècle et le Cosmos de Hubble se ressemblent autant qu’
un phoque à une hirondelle. Dans le Cosmos réel, celui de Hubble, il n’y a pas de mouvement
homogène, pas de distances standard, pas de schémas. Le royaume des
galaxies est pure diversité, pure harmonie dans la découverte de l’
inconnu, extase dans l’apothéose de la capacité infinie de la matière
cosmique à se reproduire dans l’espace et à divertir sans jamais lasser. Un génie
déployé aux quatre vents, une beauté qui se manifeste joyeusement et ne revendique pas
la dernière tendance. Développement d’étoiles en amas d’amas de milliards de
corps célestes qui ne se détruisent ni ne s’effondrent, tels des phares au loin
dans l’océan. Des galaxies qui, telles des créatures sous-marines, voyagent au gré des courants
cosmiques et, telles des aigles, déploient leurs ailes et se laissent porter par les vents
intergalactiques. Où est donc le Cosmos du XXe siècle ?
204. En effet, la
structure céleste que nous observons dans notre environnement immédiat présente des
caractéristiques très typiques. Pour finalement se résumer à une
architecture constellatoire défendant le cœur
astrophysique, dont le centre détermine sa configuration optique particulière.
En effet, tel que nous pouvons le contempler à l’aide de nos télescopes, l’univers
est parcouru par de puissants courants gravitationnels déplaçant de grandes masses
de nuages d’un côté à l’autre, à l’origine des nébuleuses. Ainsi, lorsque
Dieu nous révèle qu’Il « a créé les étoiles du firmament pour séparer la lumière des
ténèbres », Il nous en dit long sur la manière dont le passage
de la Terre à travers l’un de ces courants nébuleux affecterait le Système solaire. Et Il nous dévoile la nature
des boucliers constellations.
205. Le texte biblique est
clair comme de l’eau. « Dieu a créé les étoiles pour séparer la lumière des
ténèbres », dit-il. Le premier jour, il nous est dit que Dieu a créé la lumière et l’a séparée
des ténèbres. En ce quatrième jour de la première semaine de l’histoire de l’humanité
humain, il est dit qu’en effet, après avoir séparé la Lumière des Ténèbres, Dieu créa les
Cieux pour séparer la Lumière des Ténèbres. Le Texte ne saurait être plus direct.
Que les conclusions qui en découlent soient passionnantes et, bien que merveilleuses,
totalement opposées à la mentalité du XXe siècle, cela ne signifie rien. L’opinion
de l’homme moderne sur la nature de l’Univers n’a aucune importance. Ce n’est pas en se tournant
vers l’homme moderne que Dieu a rédigé sa Révélation à Moïse. Celui qui ne comptait pas
pour Dieu ne peut pas non plus compter pour ses enfants. Les conclusions auxquelles
ils sont parvenus n’intéressent pas ce livre, pas plus que leurs opinions n’intéressent l’auteur. Alors
continuons.
206. La structure de l’
Univers de la Révélation et sa résolution dans le miroir de la Réalité nous donnent
par égalité ce qui suit. À savoir : l’Univers de la Genèse est la Voie lactée. Et
c’est au sujet de la Création de cette Voie lactée : « Dieu créa les Cieux pour séparer la
Terre du royaume des Galaxies ». Une nécessité physique qui découle de l’étude
des Cieux, et dont les phénomènes montrent qu’au-delà des Cieux,
de puissants courants et vents parcourent le Cosmos. Voilà les images
astronomiques qui parlent avec la force de mille mots par photo. Leur beauté ne
doit toutefois pas obscurcir la clarté de notre intelligence au moment d’
interpréter les événements qui en sont la cause. La fonction physique que remplissent
les amas stellaires qui nous entourent est celle d’un filet qui retient tout ce que le
courant entraîne et qui empêche les nuages intergalactiques de pénétrer à l’intérieur
du système constellatoire autour duquel ils sont
répartis. Fondons maintenant sur des bases scientifiques la déclaration divine selon laquelle
les Cieux ont été créés pour ériger, entre la Terre et le monde des
galaxies, un mur de protection.
207. La description, donc,
de l’Espace cosmologique général dont nous avons hérité nous dépeint un
Univers-Galaxie qui se déplace et interagit avec les autres corps selon des
lois générales. Ce qui correspond parfaitement à l’expansion jusqu’à l’
infini de la Matière que suggère l’Idée de la Création. La nécessité de
comprendre pourquoi Dieu a créé les Cieux pour protéger la Terre du Mouvement
cosmique général implique la réponse à la question de la relation entre Dieu et cette
multiplication de la Matière jusqu’à l’infini. Et la réponse à cette question
nous conduit directement à cette autre question à laquelle, par sa théorie
cosmologique, le génie du XXe siècle a voulu répondre, à savoir : Avant le commencement
quoi ? Question qui, à son tour, nous conduit directement à nous demander quel rôle
Dieu a joué dans ce Principe des principes et ce qu’Il était avant ce
Principe cosmologique général. Sujet qui nous oblige à aborder la théologie tout en
conservant toujours l’attitude scientifique qui, jusqu’à présent, a servi de
langage de compréhension entre la Création et nous.
208. Avant la Création
il y eut la Non-création, et avant le Créateur, il y eut Dieu. Dieu se déclare Éternel et, quant à
son Âge, il n’y a rien à dire. Mais il avoue également : « Avant moi, aucun Dieu n’a été formé,
et aucun ne le sera après moi ». Ainsi, sachant que Dieu est éternel
et que, par conséquent, la « formation » dont il parle ne pouvait concerner sa nature, on
en déduit que cette formation faisait référence à son intelligence, qui est la partie de l’Être
qui grandit et se développe dans le temps. Conclusion logique qui place d’un côté
la Connaissance de la Science de la Création et de l’autre l’Être qui possédait
tous les Attributs naturels de Dieu. Lorsque ces deux choses se sont unies et sont
devenues une seule et même chose, alors Dieu est devenu le Créateur et la Réalité sa
Création.
209. J’ai abordé dans l’Histoire de Jésus quand et comment
cette révolution cosmologique a eu lieu. Là,
j’ai abordé le thème de l’Histoire de la Non-Création et j’en ai développé les grands
moments. Je crois me souvenir d’avoir dit que le Créateur s’est fait parce qu’il était en Dieu.
En gros, ce que j’ai voulu dire, c’est que si l’Intelligence sans Pouvoir n’est pas
suffisante pour transformer la Réalité, le Pouvoir sans l’Intelligence
n’en a pas non plus la faculté. Et j’ai affirmé là que le Pouvoir était en Dieu et l’Intelligence
dans la Force Incréatrice, Origine de toutes choses. Je me souviens d’avoir placé
l’Éternité et l’Infini face à Dieu, mais non pas contre Lui. Et d’avoir raconté cette
relation non créée en parlant de l’Enfance de l’Être Divin. Et cette Enfance sous
l’angle de la révolution qui a conduit Dieu à devenir l’Origine de toutes
les choses nouvelles. À propos de ce processus, Il a parlé de Lui-même en disant qu’
Il avait été formé. Processus de formation qui ne peut être compris que comme accompli
par l’Infini et l’Éternité en tant que réalités incréées qui avaient
en Dieu l’étoile de tout ce qui bougeait et se faisait. Et une fois que le
Créateur eut été formé en Dieu, la révolution qui allait faire de
Dieu, de l’Infini et de l’Éternité une seule et même chose s’accomplit. En gros.
210. De cette révolution
ontologique qui a intégré Dieu, l’Espace, le Temps et la Matière naît le concept de
Principe cosmologique général, c’est-à-dire l’événement qui a marqué un Avant
et un Après. C’est en pensant à cela que le génie du XXe siècle a parlé d’un Big Bang, et
moi, dans l’Histoire divine, j’ai fait partir d’une activité créatrice naturelle dans laquelle
Dieu a transformé la Réalité à partir de la structure même de la
Réalité. Autrement dit, il y a eu destruction d’un cosmos antérieur et transformation de
ce cosmos en un nouveau, qui, comme tout ce qui commence, a pris naissance à partir d’un
événement ou Principe cosmologique général. Principe cosmologique général
qui a marqué de manière irréversible l’Avant et l’Après. La question est de savoir comment Dieu
a donné naissance à ce Principe dont le commencement de notre Univers en particulier
est un fragment de la séquence historique que cet
Événement a mise en mouvement.
211. La réponse à cette
question exige d’évoquer les lois fondamentales du Mouvement de
Multiplication de la Matière Cosmique qui agissaient depuis l’Éternité.
Seulement, contrairement au Cosmos non créé, qui impliquait l’Infini dans cette
multiplication, le Mouvement ayant son origine en Dieu, ce Mouvement a été
révolutionné et mis en œuvre par des champs transformant la matière en
énergie cosmique et cette énergie cosmique en matière astrophysique. Pour comprendre
cette phénoménologie, appuyons-nous sur la nature quantique de la matière
atomique.
212. Tant au niveau de l’
observation en laboratoire que dans les accélérateurs de particules, la reproduction
de la matière trouve son origine dans l’élévation de l’énergie dynamique qui
transforme la relation de la particule avec le champ dans lequel elle se déplace. Dès
la naissance même de la physique quantique, on a observé que l’augmentation de la masse
exigeait une élévation de l’énergie cinétique, relation qu’Einstein a tenté de rendre compte
Einstein a tenté de rendre compte dans sa célèbre équation de l’énergie. Mais si, dans l’atome en milieu
naturel, la particule répond à l’augmentation de sa vitesse en transformant la
différence en masse, et qu’elle fait de même dans un accélérateur, si nous supprimons la
limite de vitesse de l’équation et que nous procédons à l’extraction de la particule de son
milieu, en lui conférant les caractéristiques de l’énergie cosmique en vol libre dans un espace dépourvu de
référence électromagnétique : cette particule continuera à transformer la différence
de vitesse en masse. En supposant que nous lui attribuions une accumulation de
trajets jusqu’à l’infini, le saut de la matière quantique vers l’astrophysique est déjà
réalisé. Tel était le processus naturel non créé.
213. Dieu a révolutionné ce
processus en concentrant la trajectoire dans un champ où le temps mathématique se
courbe et où l’espace physique s’effondre vers le centre. En simulant un accélérateur en
anneau tel que, vu de l’extérieur, il crée une spirale à la surface d’un
sablier, où chaque fragment conserve sa vitesse d’accélération
indépendamment de sa masse : au moment où le faisceau atteint le centre, c’est-à-dire
l’embouchure du sablier, le faisceau passe de l’autre côté par le biais de l’
explosion à l’origine des étoiles. C’est ce phénomène que j’appelle l’
« implosion astrophysique », phénomène qui marque la naissance des galaxies et des
étoiles.
214. Puisqu’un astre
individuel peut donner naissance à une quantité illimitée de faisceaux d’énergie
cosmique, la reproduction de la matière jusqu’à l’infini est une réalité qui
remonte à l’Éternité. Ce qui différencie cette multiplication jusqu’à l’
infini, c’est qu’auparavant, elle exigeait l’Infini comme voie de transformation et qu’ensuite,
le même processus se reproduit sur des champs d’espace-temps déployés par
Dieu aux confins du Cosmos. Cela fait du Cosmos une entité plus massive et
confère à l’Espace Général une densité de matière plus élevée, raison pour laquelle
le Cosmos nous émerveille chaque jour de nouvelles créatures galactiques dès que le télescope Hubble
ouvre ses yeux. La Création est continue et son expansion constante.
215. Ce processus de
multiplication de la matière cosmique à partir d’un Principe général cosmologique
peut être comparé à une réaction en chaîne qui ne s’arrête jamais et qui amplifie son
rayon d’action et son étendue à mesure que le temps s’écoule, du centre vers les confins.
Nos yeux télescopiques nous permettent d’admirer le mouvement des galaxies
au sein de cet Espace général cosmique en expansion constante. Et également
d’y appliquer les lois de la gravité aux entités galactiques, dont l’action
nous permet d’observer comment elles s’attirent et s’accumulent ; loi classique à laquelle il faut
ajouter la loi des forces électrodynamiques, grâce à laquelle la
concentration de la masse totale en un point est un impossible physique à atteindre.
Raison extraordinaire pour laquelle le mouvement des atomes d’un gaz chaud
à l’intérieur d’un récipient correspond au Mouvement cosmologique
général.
CHAPITRE
23. – L’ESPACE COSMOLOGIQUE GÉNÉRAL
216. La création des
galaxies en tant que phénoménologie autonome, mise en œuvre par Dieu grâce à l’
alimentation constante du champ transformateur de l’énergie cosmique en matière
astrophysique, nous conduit directement à découvrir le Cosmos comme un champ de
matière première dont Dieu extrait la matière nécessaire pour ériger ses Œuvres.
Notre Univers en fait partie. Il n’a pas été le premier, et il ne sera pas
le dernier. La parole de Dieu à ce sujet est ferme : « En vérité, en vérité, je
vous le dis, le Fils ne peut rien faire de lui-même, s’il ne voit pas le
Père ; car ce que fait celui-ci, le Fils le fait également. Car le Père aime
le Fils, et lui montre tout ce qu’Il fait, et il lui montrera des œuvres encore plus grandes que
celles-ci, de sorte que vous en serez émerveillés ». Les implications
théologiques ne sauraient être plus claires.
217. Mais pourquoi un faisceau
d’énergie cosmique ne s’étend-il pas à l’infini une fois franchie la limite de la
vitesse de la lumière ? L’origine de la matière astrophysique résidant dans le saut de
l’énergie cosmique, et ce saut étant conditionné par la transformation de l’
énergie cinétique en masse, pourquoi, une fois qu’une trajectoire
simulant le vide a été créée, la transformation ne se poursuit-elle pas jusqu’à l’infini ? Un
projectile tiré dans le vide ne tend-il pas à atteindre une vitesse infinie si
le temps qui lui est accordé est éternel ? Pourquoi n’existe-t-il donc pas un corps sombre
de masse infinie ? En définitive : quel type de mécanisme de sécurité est-ce qui
impose des limites au saut de l’énergie cosmique vers la matière astrophysique ?
218. La réponse est fournie par
l’expérience. Le saut vers l’infini se heurte au point critique de
croissance, ou point d’implosion astrophysique, à partir duquel le corps
stellaire transforme l’énergie qu’il absorbe en lumière. Ainsi, même si le
système matière-énergie avait le champ libre, le poids dynamique même du processus
créateur le conduit à un point où la transformation en masse cède la place à
la transformation en lumière. Et le cycle se poursuit. Ce point critique réside donc dans la
nature même de la matière en général et se conserve tout au long du parcours du saut,
tant du quantique au sidéral que de l’astrophysique au cosmique. Il en va autrement
de déterminer comment ce noyau dur, véritable acteur du saut interdimensionnel, fonctionne et dans quelle mesure ses cycles
de fonctionnement s’accélèrent ou ralentissent. Et ainsi d’autres questions qui ont trait
au saut créateur lui-même. Comme par exemple ce qui se passe lorsque la masse
galactique créée a consommé l’énergie du champ spatio-temporel. Et d’autres
choses encore. Nous observons également dans l’Espace cosmique général comment les galaxies
suivent le schéma naturel d’un courant qui s’écoule par le bec d’un sablier
en mouvement sur son axe. En comparant les bras spiraux à des jets
d’énergie astrophysique projetés par des forces centrifuges dans l’Espace cosmique
général, l’éventail des galaxies s’ouvre à la quantité d’énergie concentrée en un
instant par un champ de transformation. De plus, si nous comparons ces champs à des
réseaux dans lesquels l’énergie cosmique s’écoule en courants alternatifs, l’éventail
précédent s’élargit en éventail et ce que nous avons vu jusqu’à présent n’est qu’un
aperçu de ce qui s’annonce. Les espèces galactiques grandissent dans l’éternité
jusqu’à l’infini.
219. Et une fois créées,
comment se comportent les galaxies ? Comment grandissent-elles, quelle est la règle qui donne forme
à leur être, comment conservent-elles l’énergie cinétique, quelle est leur relation avec le champ
transformateur, et quelle est la relation entre ce champ et le champ gravitationnel
astrophysique ? Pourrons-nous déduire de ce que nous observons certaines lois qui nous aideront à
comprendre la nature de cet arbre de créatures stellaires qu’est le royaume des
galaxies ? Sommes-nous capables, en combinant les lois
physiques locales, de recréer les grandes lois qui régissent le mouvement dans l’Espace
cosmique général ? Pourquoi les galaxies n’obéissent-elles pas à la célèbre loi de la
gravité universelle ? Pourquoi se comportent-elles plutôt comme des essaims de créatures
exotiques volant sans direction apparente, le nord étant celui que le vent leur
trace comme trajectoire ? À partir du mouvement brownien dont elles font preuve,
peut-on ou non appliquer les lois de l’électrodynamique
aux galaxies, en vertu desquelles elles se repoussent, entrent en collision, se mélangent, se
divisent, se multiplient et restent toujours en mouvement ? Le Mouvement
cosmologique général n’ignore-t-il pas la nature neutre du champ gravitationnel
universel ? Et ce mouvement constant de ces créatures gigantesques qui
se déplacent à des vitesses fantastiques à travers un Cosmos à la vocation éternelle, quel genre
de courants et de vents intergalactiques ne produiront-ils pas ? Les tempêtes
nébuleuses qui balayent notre Univers-Galaxie sur leur passage ne sont-elles pas la preuve de l’
existence de ces courants intergalactiques qui, soulevés par le Mouvement
cosmologique général, transportent d’un bout à l’autre des masses de matière cosmique,
causées tant par la combustion de systèmes entiers que par leur existence
avant la création du Principe cosmologique général ? (Bref, en abordant ce
sujet, les questions pourraient s’empiler les unes sur les autres jusqu’à former une
montagne. Que la cosmologie du XXe siècle ait été omnisciente et qu’en découvrant une
nouvelle galaxie grâce à son génie tout-puissant, elle ait déjà pu
lui attribuer une nature, un âge et une distance, voilà l’une de ces merveilles de la
nature que nous devons soumettre à l’analyse, à l’examen et au jugement critique. Mais pas dans
ce livre).
220. Il convient ici d’affirmer
que l’Idée de l’Univers a précédé l’Univers. Il ne s’agit ni de dogmatiser
ni de philosopher. Ce n’est pas mon intention. Il s’agit uniquement de mettre sur la table
une réalité aussi naturelle que le fait que l’étude du terrain est nécessaire avant de
réaliser tout ouvrage d’ingénierie. En effet, Dieu connaissant les lois de sa
Création, ses dimensions, sa phénoménologie et sa nature, il est logique et naturel
que, lorsqu’il envisage de réaliser un ouvrage, il trace des lignes et effectue des calculs en tenant compte de l’
influence du terrain sur l’avenir de l’édifice, en l’occurrence astrophysique.
Mieux que moi, celui qui peut préciser ce processus d’étude et de réflexion préalable
à l’Acte créateur, c’est Dieu lui-même qui a inspiré à Salomon ces paroles
sur sa Sagesse : « Yahvé m’a possédée au commencement de ses voies, avant ses
œuvres, depuis les temps anciens. Depuis l’éternité, j’ai été établie ; depuis les
origines, avant que la terre ne fût. Avant les abîmes, j’ai été engendrée ;
avant que ne fussent les sources d’eaux abondantes ; avant que les montagnes ne fussent
fondées, avant que les collines, j’ai été conçue. Avant qu’il ne fît la
terre, ni les champs, ni la poussière première de la terre. Quand il affirma les
cieux ; quand il traça un cercle sur la face de l’Abîme. Quand il a condensé les
nuages dans les hauteurs, quand il a donné de la force aux sources de l’abîme. Quand il a fixé ses
limites à la mer afin que les eaux n’en dépassent pas les bornes. Quand il a posé les
fondations de la terre, j’étais avec lui comme architecte, étant toujours sa délices ; me réjouissant devant lui en tout temps ».
221. L’Idée en esprit,
tous les calculs résolus, Dieu se met à l’œuvre. Dans le cas des
Cieux, la première chose qu’Il fit fut – selon Salomon – « de tracer un cercle sur la surface
de l’abîme ». C’est-à-dire de délimiter le territoire, de marquer le périmètre à l’intérieur duquel
Il créerait les Cieux. Autrement dit, de préciser les dimensions de l’
édifice matériel par le périmètre qui lui est attribué dans l’Espace. Le rayon et
le diamètre de ce cercle à l’intérieur duquel il a envisagé de créer les Cieux ne
sont pas des chiffres qui nous sont inconnus. La raison de ce nombre, à la lumière de la
connaissance de la nature du terrain cosmique, se comprend parfaitement ;
d’autant plus lorsque nous avons sous les yeux l’album de photos que le télescope Hubble nous
offre gratuitement. N’oublions pas que même si la photo astronomique se limite à
nous offrir un instantané ponctuel de la matière dans le temps, les phénomènes qu’
elle produit ressemblent à tel point à ceux que nous observons dans le monde
physique local que, par logique, nous devons déduire de ce que nous connaissons ce qui reste à
découvrir. Les nébuleuses ne ressemblent-elles pas à des tempêtes atmosphériques ? Et n’a-t-on pas l’impression
que des vagues géantes d’énergie les soulèvent et les projettent contre les
systèmes stellaires de notre Univers ?
222. Nous sommes déjà entrés dans
le vif du sujet. Les galaxies génèrent dans l’espace cosmologique général de puissants
courants et vents. Ceux-ci se déplacent et suivent les directions que leur
indiquent les galaxies elles-mêmes. Mais nous ne parlons pas uniquement de matière nébulaire.
Il faut ici conjuguer la loi de la courbure de la lumière avec le flux de l’
énergie cosmique. Mettons-le plutôt autrement. Partons d’une image plus
simple. Transformons les galaxies en canons générateurs d’énergie cosmique. Au
moment même où elles la créent, elles la projettent dans l’espace cosmologique général. Nous n’abolissons pas la
vitesse de la lumière à l’intérieur du champ galactique ; au contraire, nous en maintenons la
limite. Et tandis qu’il trace son chemin, en tournoyant à la recherche de sa voie vers
l’extérieur de la galaxie, le jet d’énergie d’une étoile s’ajoute à celui d’une
autre, ce qui aboutit finalement à la projection dans l’Espace cosmologique
général, non pas de faisceaux, mais de courants d’énergie.
223. Ce phénomène de
multiplication et de concentration de la masse d’un faisceau de particules, créant un
courant qui se comporte comme un noyau dur, a été observé dans les
accélérateurs de particules. On a constaté que la multiplication quantique de la
matière par l’accélération de la vitesse du faisceau initial ne crée pas de nouveaux faisceaux
dispersés, de sorte que chacun suit sa propre trajectoire.
224. En dehors du champ
gravitationnel galactique, l’accélération des courants d’énergie libérés
par la galaxie tend à s’accroître à mesure qu’ils s’éloignent de son influence, et à
continuer de croître à mesure qu’ils s’approchent de la galaxie suivante. En ce sens,
la source d’origine, la galaxie, se comporte comme le canon dans lequel le faisceau
reçoit son énergie initiale de vol cosmique, et l’Espace cosmologique général
comme l’accélérateur dans lequel le faisceau se multiplie et génère les noyaux durs
à l’origine des courants intergalactiques qui sont à l’origine des déplacements
de matière cosmique nébulaire d’un côté à l’autre. Ces courants se déplacent dans
l’Espace cosmologique général à la manière dont les rivières se frayent un chemin
en contournant les contreforts des chaînes de montagnes et se jettent en ligne droite lorsque
le terrain le permet. De notre connaissance hubblienne du Cosmos, nous pouvons déduire le nombre et la variété des courants qui se déplacent
dans l’espace intergalactique, la quantité d’énergie qu’ils transportent et les
conséquences sur tout système qui se trouverait sur leur passage sans
protection contre leur front d’onde.
225. La Création de Dieu
sous cette forme dynamique et structurée, l’Espace cosmologique général
transformé en une surface sur laquelle de puissants fleuves d’énergie cosmique
tracent leur lit, le point d’arrivée de ces courants est l’Océan ! Et
cet Océan, que peut-il être d’autre que le champ créateur externe au sein duquel
s’opère la transformation de l’énergie cosmique en matière astrophysique ? Mais
avant d’atteindre leur destination, au cours du trajet qui les mène de leurs sources-canons
d’origine à l’Océan qui transforme les courants cosmiques en matière
astrophysique, ces courants cosmiques se comportent comme de véritables cyclones.
À l’instar d’un fleuve dans lequel un vieil arbre tombe et est emporté en aval,
de la même manière, les courants cosmiques déplacent d’un endroit à l’autre la matière
nébulaire intergalactique. Et tout comme le vent poursuit sa course à
l’approche d’une montagne, mais décharge sur elle sa charge, de la même manière
les fleuves d’énergie cosmique font de même sur les galaxies qu’ils bordent.
Évidemment, nous ne pouvons pas détecter ces courants, mais nous pouvons
les déduire de notre connaissance de la matière et de ce que nous voyons à travers les yeux
du télescope Hubble.
226. Notre
Univers-Galaxie, la Voie lactée, est en relation avec le reste de la Création
en suivant les paramètres de ce Mouvement cosmologique général. Vu de l’
extérieur, notre univers se comporte comme la montagne sur laquelle le
cosmos déverse ses nuages et dont les entrailles font jaillir une nouvelle source d’eau
électromagnétique qui étend son lit sur le champ cosmique, acquiert ses
affluents intergalactiques et avance entre les galaxies jusqu’à atteindre sa
destination. L’origine des nébuleuses réside dans ce jeu d’interactions face auquel,
en pensant à leurs dimensions, Dieu aurait donné à notre univers les siennes.
CHAPITRE
24.- INGÉNIERIE ASTROPHYSIQUE DE LA CRÉATION
227. L’Intelligence
Créatrice s’est elle-même impliquée dans le jeu des actions-réactions en
érigeant un Univers conçu pour résister au poids des courants
cosmologiques. Autrement dit, Dieu a érigé l’édifice universel doté de tous les
mécanismes physiques nécessaires pour surmonter les conséquences du séisme que
sa propre création allait provoquer. Dieu savait également que, tels des soldats qui
tombent en première ligne du combat, de nombreux astres situés à l’extérieur de notre
Univers devaient succomber sous la poussée des courants intergalactiques.
Ce que nous appelons les novæ et les supernovæ, ce sont ces guerriers tombés au
combat qui se désintègrent en explosions fabuleuses, berceau à leur tour des comètes
et des météorites qui traversent les cieux. Arrêtons-nous donc un instant sur l’
origine des novæ et des supernovæ. Et compte tenu de la quantité d’énergie physique qu’un
noyau dur est capable de déployer, vu la similitude entre l’
espace cosmologique général et un accélérateur de particules : si nous élevons le processus
à la dimension astrophysique et appliquons la loi de l’influence mutuelle entre
le champ et la lumière, nous devons conclure qu’un champ galactique réagit à l’
action de courbure de la trajectoire des courants cosmiques en accélérant le
rythme de rotation de sa ceinture stellaire externe. Développons ce
comportement.
228. Comme nous le voyons dans la
Création de Dieu, tous les systèmes d’un corps galactique additionnent leurs champs et
créent un champ général qui réagit comme un tout face à l’extérieur. J’ai
déjà comparé ce champ général à un océan en m’appuyant sur la Révélation. En partant de
cette similitude et de la comparaison du champ universel avec le volume
contenu dans un verre d’eau, l’action des courants cosmiques sur le
champ gravitationnel se traduit par la réaction de l’eau au mouvement de la main
qui y plonge son doigt et le fait tourner. Étant donné que tout corps liquide possède un
mouvement propre, naturel au corps qui le contient, l’accélération provenant de l’
extérieur doit affecter ses zones externes, d’où elle se propage vers l’
intérieur, le cas échéant.
229. Naturellement, tous
les corps d’un système ne réagissent pas de la même manière face à une force
externe. Dans le cas des systèmes stellaires, cette loi simple est le pain
quotidien. Et comme la transformation de la gravité en lumière dépend de la vitesse
de rotation du système, elle-même influencée par la rencontre avec les courants
cosmiques, les systèmes stellaires externes, exposés à l’action du
doigt sur l’eau, sont constamment accélérés, une réaction que certains astres
supportent parfaitement tandis que d’autres ne peuvent la supporter au-delà d’une limite critique.
Une fois cette limite atteinte, le frein de sécurité systémique se
rompt et le système échappe au contrôle interne et se dirige vers sa destruction. Le
résultat est l’explosion d’une nova. En parlant d’un astre individuel. Et si l’astre
provoque une réaction en chaîne qui entraîne tout son système vers la
destruction en raison de la chaleur générée par la combustion accélérée de la
gravité, on parlera alors de supernova.
230. C’est l’expérience
qui parle. C’est la photo qui le prouve. Et c’est la réalité qui convainc. Imaginons
que nous ayons une immense boule, que nous voulions la faire tourner en la poussant et que nous n’y parvenions pas ;
nous appelons des renforts à l’aide et nous nous regroupons jusqu’à la forcer à
tourner. Une fois qu’elle tourne, la force nécessaire pour maintenir sa
rotation constante sera moindre, de sorte que l’effet de cette même force sur
la boule sera d’autant plus grand que sa vitesse augmente. Nous transposons à présent ce jeu simple
à la relation entre un astre et son champ gravitationnel. Et
nous convenons que la rotation d’un champ gravitationnel est similaire à celle d’un
corps solide dont l’astre constitue le noyau. Nous comparons alors l’
action du courant cosmique sur ce corps à celle de la force exercée par la main
sur la boule. Et nous obtenons ainsi l’effet physique à l’origine des novæ. En
précisant toujours au préalable que la courbure d’un courant cosmique, comme celle de la lumière,
ne se produirait pas si ce courant n’avait pas de masse. S’il n’avait pas de masse, il n’aurait
pas de poids, et s’il n’avait ni poids ni masse, le phénomène de la
courbure de la lumière ne pourrait pas exister. En effet, du point de vue de l’optique, on peut
comparer la courbure de l’énergie cosmique lorsqu’elle entre en contact avec un champ
gravitationnel à la réfraction de la lumière. La trajectoire des comètes lors de leur
passage près du Soleil nous permet de découvrir la structure optique de la courbure
que décrit l’énergie cosmique lorsqu’elle traverse un champ gravitationnel. Mais si,
contrairement à l’énergie cosmique, sa courbure ne se touche pas, dans le cas des
comètes, nous avons bel et bien la réponse qui transforme le champ gravitationnel en une
réalité se comportant, sur le plan physique, comme un corps. Et en tant que tel, il tourne avec
l’astre auquel il appartient.
231. Sachant que l’âge des
étoiles se mesure au temps qu’elles mettent à consommer l’énergie de leur
champ gravitationnel, processus de consommation soumis à la vitesse de fonctionnement du
transformateur, la logique nous amène à croire en l’existence d’une loi régissant
la relation entre les tours de fonctionnement et la durée de vie du système. La question
qui nous occupe ici est de savoir comment accélérer les révolutions de fonctionnement du
transformateur astrophysique jusqu’à ce que sa durée de vie soit réduite au
temps le plus court possible. La logique nous dit qu’il n’existe qu’un seul moyen, à savoir exciter
le champ à l’infini, de la même manière que le liquide
contenu dans un récipient déborde sous l’effet d’une force centrifuge. N’est-ce pas là l’action
cumulative des forces face à la grande sphère dont nous parlions ? En effet,
nous parlons de courants qui se déplacent en réponse aux stimuli des champs
galactiques et à l’excitation de ceux-ci sous l’effet de ces réponses : le niveau d’
excitation provoqué se traduira par une intensification de la production de lumière. Plus
l’excitation est forte, plus l’intensité de la production est élevée et plus la durée de vie du
système est courte. Les phénomènes d’intensification cyclique et atypique des systèmes
stellaires doivent être mis en relation avec ce comportement universel.
232. En résumé : dans le
cas des novas et des supernovas, l’excitation correspond à l’augmentation de la
vitesse de transformation jusqu’à l’infini. Les mécanismes naturels de
freinage des systèmes gravitationnels étant hors de contrôle, la rotation de l’astre et du champ
s’emballent et interagissent jusqu’à s’épuiser, réduisant ainsi une période de
millions d’années à quelques secondes. Si l’on parle d’un système
astrophysique simple, on parle de novas. Et s’il s’agit d’un système multiple qui
tombe dans cette dynamique, on parle de supernovas. Les unes comme les autres
se produisent dans les ceintures constellationnelles externes, qui sont les plus exposées aux courants intergalactiques. Ces
novas et supernovas sont à l’origine des comètes ; celles-ci sont projetées
telles des boulets de canon dont la puissance destructrice s’accroît à mesure qu’elles accumulent
de la distance parcourue.
233. Et pour conclure : en gardant à l’esprit ces
trois fronts d’action – nébuleuses, novas et comètes –, Dieu a structuré la
répartition des constellations autour du Système
solaire en simulant un réseau gravitationnel cristallin contre la solidité duquel se désintègre
le danger d’interruption de l’Évolution de l’Arbre de vie sur Terre.
Les merveilleux résultats positifs que nous observons dans la réalité ne doivent pas nous
aveugler l’esprit au moment de constater que, selon les dimensions
astronomiques, Dieu a tracé ce Cercle sur la Face de l’Abîme dont nous a parlé
Salomon dans sa Sagesse. Ce que le roi sage et pacifique par excellence voyait
avec les yeux de sa Sagesse, nous, grâce à Dieu, nous le voyons avec les yeux de
notre visage. Des amas et des superamas dans la ceinture externe, et des amas ouverts
et des systèmes multiples dans la ceinture interne, composent ce réseau cristallin gravitationnel constellationnel sur lequel il y a encore tant à dire.
Commençons par élucider le mystère de l’Origine des Cieux.
CHAPITRE
25. – ORIGINE ET CONSTITUTION DES CIEUX
234. Nous abordons ici l’une
des grandes questions : l’origine des étoiles du Firmament. La réponse,
je crois, a déjà été esquissée dans les sections précédentes. La production d’
étoiles, en tant que finalité de l’existence des galaxies, conduit tout
à la transformation du Cosmos en un champ de matière première dont Dieu extrait
la matière avec laquelle Il réalise Ses Œuvres. La création des galaxies étant constante, la
masse totale de matière première que le champ cosmique met au service de Dieu pour
réaliser n’importe quelle Œuvre est illimitée. Une autre question est de savoir comment Dieu
extrait cette matière stellaire et la transporte de ses régions d’origine vers l’
Univers. Nous, sachant que la manière de faire les choses dépend toujours
du Pouvoir de celui qui les fait, et que l’imagination nécessaire pour les réaliser est en
relation directe avec l’Intelligence de celui qui se propose de les réaliser, nous pouvons
parler de grands fleuves parcourant les plaines intergalactiques, selon ce que
le Seigneur des Galaxies jugera le mieux et en fonction de ses besoins de travail.
Quel autre nom pourrions-nous donner à celui qui les crée et les gouverne ? Ou comment
allons-nous soumettre à notre propre jugement les lois qui les régissent et les modes de
comportement des galaxies et de leurs mers d’étoiles face à l’action de leur
Créateur sur leurs corps ? Allons-nous imposer à l’imagination divine les
limites naturelles de notre propre imagination ? Comment pourrions-nous oser
comparer notre façon de vivre, de ressentir, de respirer, de penser, de marcher, de travailler,
de projeter, de toucher, d’aimer, de traiter, d’ordonner, de rire, de calculer… à celles de cet Être à
l’Origine du Cosmos ? À partir des limites naturelles de sa réalité, comment la créature pourrait-elle
juger son Créateur sans donner l’impression de commettre un
acte de folie ? Le commencement et la fin de l’intelligence humaine, c’est l’admiration ;
elle naît de l’admiration de la Création pour aboutir à l’admiration de son
Créateur. Tout ce qui s’ajoute à cela provient de cette graine qui n’était pas dans l’
Homme et qui a été semée en lui par une force étrangère à la Création de Dieu,
ce qui relève de la théologie. Quoi qu’il en soit, la grande question de l’
Origine nous conduit directement à l’autre grande question : la constitution de l’
Univers.
235. De ce qui a été lu jusqu’à
présent, on déduit que l’Univers et le Cosmos sont deux choses différentes. Ces deux
choses réunies forment la Création de Dieu, et au sein de celle-ci, le Cosmos est une chose
et l’Univers en est une autre. Le Cosmos est le champ de matière première dont Dieu
se sert et, avec la liberté qui est celle du Seigneur, il prélève tous les matériaux
nécessaires pour mener à bien ses Œuvres. Quant à l’Univers, l’Univers
est le champ stellaire où Dieu accomplit ces Œuvres. Ainsi, lorsque Moïse
nous parle de la Création de l’Univers, il faisait référence à ce champ
stellaire. Dont l’Origine, comme nous l’avons vu, se trouve dans ce champ cosmologique d’où
Dieu fait jaillir des fleuves d’étoiles qui parcourent les plaines intergalactiques et
viennent se jeter dans cet océan universel dans les eaux duquel l’Arbre de vie
a enfoncé ses racines. Arbre de vie sur lequel il y a beaucoup à dire, surtout
à ce stade de son histoire. Quant à la constitution de l’Univers, cependant,
tout n’a pas encore été dit.
236. De toute évidence, Moïse
parle dans son Récit de la Création de nos Cieux. Et ce faisant, il nous place
face à une Réalité : Dieu en est le Créateur. Réalité qui nous conduit à une autre
réalité : l’Éternité, cette Éternité qui implique l’Infini. Des réalités dont l’ensemble
a donné naissance au genre humain, mais qui n’est pas le seul fruit de cet Arbre de vie auquel
le Dieu de l’Infini et de l’Éternité a donné l’Univers comme champ d’Origine et de
Croissance. Cette conclusion finale nous ramène à la révélation du
Fils de ce Créateur et Seigneur du Cosmos et de l’Univers : « Le Père montre au
Fils tout ce qu’il fait et lui montrera des Œuvres plus grandes encore que celles-ci, de sorte que
vous en resterez émerveillés ». En employant le pluriel pour parler du Passé comme
reflet de l’Avenir, le Fils de Dieu nous révèle que nos Cieux et notre
Terre, en définitive, que le Genre humain n’est pas la première Récolte que l’
Arbre de Vie ait donné. Affirmation qui met fin au dilemme concernant la vie dans l’
Univers. Car l’Homme n’est pas le premier et ne sera pas le dernier Fruit de cet
Arbre. Avant l’Homme, d’autres mondes ont déjà été créés et après l’Homme,
de nouveaux mondes naîtront des branches de l’Arbre de Vie. « Les fils de Dieu » dont
parle la Bible sont le fruit de ces Œuvres au sujet desquelles le Fils nous
a déclaré que le Père les accomplit. Quant aux régions d’origine dans l’Univers de ces
« fils de Dieu », il n’y a pas lieu de s’égarer en conjectures. Le fait est que la connaissance de
leur existence nous conduit à une nouvelle manière d’envisager la Constitution des
Cieux et de l’Univers en général.
237. Et cette manière est
liée à la conception de l’Univers. Autrement dit, lorsque Dieu l’a conçu dans son
Esprit, quelle était l’Idée qui lui a donné naissance ? L’a-t-il créé pour qu’il soit un terrain sur lequel
on construit une maison et, lorsqu’elle s’effondre à cause de son vieillissement, on la démolit pour en construire une autre ?
Ou l’a-t-il créé pour le construire au fil du temps, à l’instar de celui qui possède une
terre et la cultive et la transforme au gré du temps qui passe ? A-t-il créé les
Cieux qui entourent la Terre et constituent le berceau du genre humain pour qu’ils soient, avec le
temps, balayés de l’Univers, ou a-t-il créé les Cieux pour qu’ils demeurent éternellement ?
238. Et si l’on considère cette
dernière alternative, et sachant que la création d’un monde introduit dans l’
Univers un ensemble de problèmes constitutionnels d’une ampleur astronomique,
comme nous l’avons vu dans les sections précédentes, l’Univers n’est-il pas un champ continuellement
soumis à une redéfinition créatrice de ses régions en raison de la transformation
de ces régions en zones d’Origine des Mondes ? Revenons au Début de l’
Univers pour mieux définir cette création constante de la géographie universelle.
239. Le Cosmos ayant été créé en tant que
région productrice de galaxies, et celles-ci étant des usines à étoiles, Dieu pense
à la Vie et conçoit un océan stellaire qui ne cessera de s’étendre, et sous les
eaux duquel la Vie prendra racine, déploiera son Arbre et donnera son Fruit. Ainsi,
Dieu inaugure le commencement des origines des mondes en canalisant des fleuves d’
étoiles provenant de toutes les parties du champ cosmique, qui, depuis leurs sources
dans les chaînes galactiques, traversent les plaines cosmologiques et se jettent dans un
espace précis, où ils créent un océan d’étoiles, l’Univers. Un Univers au
départ amorphe et en quelque sorte sauvage, dans lequel les amas et les
superamas s’associent et se désassocient, et où les courants stellaires se déplacent
sous l’emprise des forces déployées au sein de cet océan d’étoiles
qui, en trombe, ont débouché sur les côtes de l’Univers. Mais le but de ce
mouvement est de semer la Vie et d’en récolter le Fruit ; l’horizon que Dieu
tend à l’Univers est l’Infini ; et son âge est l’Éternité. Ainsi, au cours de
chaque Acte créateur, Il étend Sa Main sur une zone de l’Univers et lui donne forme,
Il la sculpte, l’identifie, lui confère des propriétés, donnant forme à l’amorphe,
rendant identifiable ce qui n’avait pas d’identité propre. Au sein de ce processus
de création continue de l’Univers et à la suite de ce mouvement,
nos Cieux sont nés. La question fondamentale, à savoir si les Cieux de notre firmament ont
été créés pour perdurer ou pour être balayés de l’espace comme un château
de sable à la montée de la marée, trouve une réponse définitive : en les créant et
par leur création, Dieu a donné forme et identité à une région de l’Univers
général. Je crois que dans son Livre, il a glissé, comme par hasard, l’
expression : « les Cieux des cieux », où l’Univers est identifié à une série de
Cieux abritant de nombreux cieux, chacun d’entre eux, à l’image et à la ressemblance du
nôtre, berceau et origine d’autres mondes qui ont été et d’autres qui seront, chacun
avec sa région singulière. Cet aspect nous conduit à une autre question : la
navigation dans l’Univers.
240. La tendance à la
croissance vers l’infini que Dieu a donnée à l’Univers suppose et implique
la nécessité d’une cosmographie universelle permettant la navigation intérieure
grâce à l’identification à distance des régions qui le composent. Dieu est
libre et puissant pour faire ce que la marée fait au château de sable, mais il n’a pas
conçu l’Univers ainsi. Il aurait pu rassembler dans un livre l’Histoire et la
la Constitution céleste de chaque Monde, mais dans son Esprit, ce qu’il a conçu, c’est que
cette Histoire et cette Constitution demeurent éternellement, les Cieux devenant
les lettres de ce Livre universel où chaque chapitre traite de la Création d’
un Monde et de ses éléments. Ne sont-elles pas belles, ces lignes sur lesquelles les étoiles s’
ordonnent pour écrire ce message à la créature humaine : Infini + Éternité
= Dieu ?
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RAÚL PALMA GALLARDO
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