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cristo raúl de yavé y sión

LA RÉVOLUTION INTELLECTUELLE DE L’ÉTOILE DU MATIN

 

 

 

L'HISTOIRE DIVINE DE JÉSUS-CHRIST

Telle est la volonté actuelle de Dieu :

« Que toutes les Églises s’unissent en une seule et unique Église »

 

 

LIVRE TROISIÈME
 

LA CRÉATION DE L'UNIVERS SELON LA GENÈSE.

 

Au commencement, Dieu créa les cieux et la Terre.

La Terre était informe et vide, et les ténèbres couvraient la surface de l’Abîme,

Mais l’Esprit de Dieu planait à la surface des eaux.

Dieu dit : « Que la lumière soit », et la lumière fut.

 

 

11.-DÉCLARATION DE PRINCIPES

21.-PREMIÈRE PARTIE.- CRÉATION DE LA LUMIÈRE DE LA GENÈSE

42.-.-DEUXIÈME PARTIE.- CRÉATION DU FIRMAMENT DES CIEUX

50.-TROISIÈME PARTIE.- L’ ÉCHELLE DES ÉLÉMENTS NATURELS

61.-QUATRIÈME PARTIE.- CRÉATION DE LA BIOSPHÈRE

66.-CINQUIÈME PARTIE.- CRÉATION DE L'ÉCOSPHÈRE

77.- SIXIÈME PARTIE.- CRÉATION DU SYSTÈME SOLAIRE                                                          

89.- SEPTIÈME PARTIE.- CRÉATION DES CIEUX     

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

INTRODUCTION À LA COSMOLOGIE DU XXIe SIÈCLE

 

Voici le secret le mieux gardé au monde. Au cours des 3 500 années qui se sont écoulées depuis Moïse jusqu’au Christ Raúl, aucun être humain n’a été autorisé à briser le Sceau par lequel YAVÉ Dieu avait décrété que l’Histoire de la Création des Cieux et de la Terre resterait hors de portée de l’intelligence des millénaires ; jusqu’au Jour fixé par Sa Prescience, bien entendu.

Ce Sceau étant ouvert, le hiéroglyphe écrit par Moïse étant exposé à la lecture de toutes les nations, l’Intelligence de YAVÉ Dieu, son Créateur, est magnifiée à l’infini, d’autant plus que les sages et les génies de tous les siècles ont tenté d’ouvrir ce Sceau, d’en lire le contenu, et n’y sont pas parvenus. L’Intelligence de YAVÉ Dieu, Créateur de l’Univers, apparaît d’autant plus élevée et inaccessible quand on constate que l’ homme à qui Il a accordé la gloire d’ouvrir ce Sceau et d’en lire le contenu à toutes les nations n’est qu’un homme n’ayant reçu qu’une éducation élémentaire, propre à son époque et à son peuple.

De toute évidence, la force à vaincre par ce Livre se multiplie par le nombre d’hommes qui, frustrés par leur incapacité à briser le sceau de la Genèse, se sont mis d’accord pour attribuer cette impossibilité au fait que le récit biblique de la Genèse n’est rien d’autre qu’« une métaphore dépourvue de tout contenu scientifique ».

L’intelligence humaine ayant été créée pour s’élever à l’image de l’intelligence divine, comme on peut le lire : « Faisons l’homme à notre image et à notre ressemblance », cette frustration ne pouvait que faire naître une vision de l’origine de l’Univers destinée à étouffer l’ignorance humaine et à maintenir à flot « la toute-puissance de la raison scientifique ». Le fruit de cette dualité émotionnelle a donné naissance à une cosmologie sans Dieu, défensive dans un premier temps, puis offensive, c’est-à-dire anti-créationniste, dans un second temps, dans le but de sauver la grandeur humaine face à « la mort de Dieu ».

Or, Dieu ne ment pas ; ce n’est pas en vain qu’Il a dit de Lui-même : « Je suis la Vérité ». Ainsi, puisqu’Il a inscrit sous forme de hiéroglyphes le souvenir de la Création de notre Univers, en raison même de l’impossibilité de pénétrer Son Texte sans y être guidé par la main de Son Auteur, et parce que cette impossibilité se manifeste dans la chute de la science du XXe siècle dans les abîmes du nazisme, c’est par cette impossibilité que l’existence du Texte est devenue une promesse d’ouverture, qui s’accomplira, grâce au Christ, à une date connue de Lui seul.

En somme, le Sceau devait s’ouvrir et le Mystère de son Contenu être révélé.

Or, l’ athéisme scientifique du XIXe siècle ayant évolué vers la cosmologie du XXe siècle, et le XXe siècle ayant construit une structure artificielle autour de l’ édifice irréel de son image fictive de l’Univers dans le Temps et dans l’ espace, logiquement, le choc entre cette vision artificielle et fictive et la véritable image de l’Univers, ici dévoilée, ne peut que faire jaillir des étincelles.

Disons que la nécessité de fonder, sur des principes pseudo-scientifiques, une image cosmologique sans aucun appui dans la structure de la Réalité a élevé, autour de ce château en air qu’était le XXe siècle, toute une religion néo-païenne, les universités en temples et l’Académie des sciences en Vatican, démontrant ainsi, même dans son athéisme, que toute structure humaine aspirant à être invincible doit suivre le modèle que le Christ a établi de son vivant : l’Église catholique.

Dans leurs aspirations à l’ immortalité, tant le Troisième Reich que le Parti marxiste-léniniste-stalinien n’ont pas hésité à adapter la structure catholique à leurs partis. L’athéisme anticréationnistedu XXe siècle n’allait pas être en reste, ni manquer de mener à sa perfection cette copie, d’autant plus que parmi ses bâtisseurs figuraient les génies qui ont donné naissance à l’ère atomique.

La tâche de Dieu en ce siècle n’est ni modeste, ni insignifiante.

Mais c’est dans l’ impossibilité que l’Omniscience et l’Omnipotence divines se manifestent dans leur véritable nature infinie et éternelle.

Quant à l’aspect littéraire, c’est à moi qu’il faut imputer tous les défauts que pourrait présenter ce petit livre. Le fait qu’il s’agisse d’une introduction n’implique ni infaillibilité ni dogme. Cependant, ses fondements ayant été posés par le Créateur même des Cieux et de la Terre, toute rupture avec ces fondements revient à rouvrir la porte aux guerres mondiales.

Au fil des années, ma réflexion n’a cessé de mûrir. Le fondement initial demeure.

La lecture de ce petit ouvrage n’est pas aisée, et je ne prétends pas non plus adapter mon style aux lois du commerce. Ma tâche est d’autant moins facile que la structure artificielle que la cosmologie du XXe siècle a édifiée autour de l’athéisme de la classe scientifique s’est avérée complexe.

Nombreux furent les génies qui se sont appuyés sur Newton pour atteindre Einstein. Faisant abstraction des révolutions technologiques et scientifiques des deux siècles passés, les héritiers de ce système cosmologique, fondé sur une hypothèse dont la grandeur consistait à avoir réinventé un univers n’existant que dans leurs têtes, les astronomes de notre époque préfèrent continuer à travailler les yeux fermés face aux données plutôt que de remettre en cause ce merveilleux édifice cosmologique créé par l’homme et, sous le poids des preuves, devoir signer la démolition de la religion de l’athéisme du XXe siècle. La vérité divine, cependant, est invincible. Les données stockées dans la mémoire astronomique du XXIe siècle se dressent pour abattre d’un seul coup ce château en l’air qu’était le XXe siècle.

La structure dynamique de nos cieux, ce firmament qui, chaque nuit, nous ouvre les yeux sur les immensités de sa Création, et dont, pour des raisons de barbarie sociale et historique, les hommes ont été privés de leur libre contemplation, esclaves qu’ils sont d’un système social animal fondé précisément sur ce système cosmologique dont le sein a donné naissance à tous les maux du XXe siècle ; alors que, lorsque l’on étudie les données physiques que nous fournit l’astronomie naturelle, se révèle à nous un édifice d’une beauté infinie dont les fondements ouvrent les yeux de notre pensée à l’existence d’une sagesse créatrice fondée sur l’ intelligence sans limites d’un Être tout-puissant dont la force a été mise au service de l’Arbre des sciences de la création des univers, et dans l’ activité duquel son Être acquiert les propriétés surnaturelles propres au Créateur du cosmos : l’omniscience et l’omnipotence.

Il est donc logique que, face à la question de l’existence ou de la non-existence de la CSXX, en tant que religion de la science, les astronomes de notre époque continuent de fermer les yeux sur l’évidence que les données astrophysiques universelles leur présentent.

Mon travail dans ce contexte consiste à rendre simple ce qui est difficile et à faire comprendre que la Lumière qui aveugle les yeux est la Lumière qui ouvre l’Intelligence de la créature humaine à l’Image de l’Intelligence Divine de son Créateur. Car on continue à préférer vivre dans la condition animale uniquement et exclusivement par crainte de vivre une Liberté qui, à l’image et à la ressemblance de la Divine, triomphe de tout et affronte les problèmes de l’Espace et du Temps avec la conscience victorieuse de celui qui a appris que Vivre est une Aventure, une Épopée en progression constante et continue vers un Horizon qui révèle sa nature à mesure que l’on s’approche de sa limite. Selon les paroles de notre Créateur, Dieu Fils unique, notre Roi et Seigneur, notre Père et Maître : « Chaque jour apportera son souci. »

Je comprends qu’après avoir travaillé dans ce domaine de la Création de notre Univers avec la constance de celui qui a consacré sa vie à recréer la véritable image de nos Cieux et de leur relation dans l’espace et le temps avec le Cosmos dans lequel ils ont été créés, mon intelligence s’étant formée à travailler avec des images simples étayées par les données astronomiques naturelles, il m’est nécessaire de partir d’un principe universel clair qui ne laisse place à aucun doute et qui serve de pont entre la XXe siècle et cette Introduction au XXIe siècle. Pour répondre à ce besoin, je dirai dès à présent que cette Introduction est ce que son titre indique : « Une Introduction ». Celui qui ouvre la porte accomplit sa tâche ; il appartient à ceux qui entrent de poursuivre le travail et d’actualiser la pensée cosmologique et astrophysique afin que les nouvelles générations puissent évoluer, au cours des siècles à venir, sur un terrain nourri par un arbre des sciences créatrices dont le fruit vive sous la loi de la vie et non sous la loi de la mort, ce qui fut le fruit que l’arbre de l’ athéisme scientifique vint offrir au XXe siècle.

En ce qui concerne l’Origine du Cosmos, en établissant ici le Principe de Notre Univers comme une Œuvre postérieure à la Création du Cosmos, et un Cosmos qui a été créé pour être le Champ de Matière Première dont son Créateur devait se servir pour la Création de Nouveaux Univers, cette Origine Cosmologique a eu lieu lors d’une Transformation massive de matière astrophysique en énergie cosmique ; une énergie globale qui, une fois redirigée vers des champs d’énergie spatio-temporels, a entamé son voyage de retour vers la matière astrophysique.

Fondamentalement, ce Big Bang originel continue de se produire aux frontières du cosmos, où l’énergie cosmique créée par les galaxies est captée par des champs d’énergie spatio-temporels qui transforment l’énergie en matière. Ainsi jusqu’à l’infini, pour l’éternité, d’où l’expansion ad infinitum naturelle du cosmos. La création des galaxies est un événement sans fin que le Créateur du Big Bang originel alimente en étendant l’espace aux confins de sa création à mesure que le temps se matérialise en galaxies et en amas de galaxies.

Ce n’est donc pas un hasard si la révolution radioastronomique que nous vivons ajoute sans cesse de nouvelles galaxies à celles déjà détectées, et repousse les frontières du Cosmos à mesure que cette nouvelle addition nous ouvre les yeux sur une expansion étrangère à toute contraction cosmologique finale.

Tout comme l’Éternité, l’Infini et Dieu n’ont ni commencement ni fin : la Création est venue pour durer à jamais. À l’inverse, nier l’Expansion jusqu’à l’ Infini du Cosmos en affirmant une Contraction qui commencerait à un certain point de la ligne de l’Éternité, revient à se livrer à la science-fiction, c’est-à-dire à revenir à l’Âge de l’Erreur du XXe siècle, quand une Hypothèse faisait loi tant que sa Mauvaise nature n’était pas démontrée. La fausseté du XXe siècle ayant ensanglanté les champs de la Terre de deux guerres mondiales, persister dans une telle erreur revient à se déclarer en guerre ouverte contre le genre humain, contre la vie et contre Dieu.

Et pour conclure cette Préface, l’observation en direct de l’évolution qu’ont connue les sciences astronomiques, et physiques en général, au cours de ces quarante dernières années, constitue une source d’étude de ressources intellectuelles propices à l’édification d’une Pensée claire et sans faille sur l’Image Naturelle qui revient à nos Cieux et à notre Terre. On ne peut plus douter, à ce stade, que l’image que les sciences géologiques et astronomiques projettent à l’humanité influe sur sa position face à sa civilisation et son attitude envers l’Univers. Vouloir se décharger de la responsabilité et imputer ses propres maux à une force extérieure au système lui-même est un recours pathologique qui, comme le montre la réalité historique dans laquelle nous nous trouvons actuellement, ne mène nulle part, ou plutôt, mène bel et bien à un endroit très précis : la destruction.

 Le rôle que les sciences naturelles ont joué dans le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale est un mea culpa qui pèse dans l’air comme une dalle sur une tombe.

 La relation entre la connaissance et le comportement, une loi parfaitement assumée par les sciences depuis les jours les plus glorieux de l’éthologie – pour ne pas remonter trop loin dans le temps –, quel que soit le rôle que l’athéisme scientifique, soutenu par la science du XXe siècle, a joué dans la tragédie du XXe siècle, est hors de toute discussion. À moins, bien sûr, qu’ à présent, en plus de nous rendre aveugles, on veuille nous rendre tous dépourvus de raison.

Personnellement, je ne crois pas que le Mal ait été conscient. Mais une fois que la Conscience est acquise, les conséquences de la Liberté ne peuvent être imputées à l’impossibilité d’ ouvrir un Sceau que Dieu a maintenu fermé de sa Poigne et de son Écriture. Il n’y a donc pas de Condamnation ; et mon travail ne consiste pas non plus à juger les Penseurs des derniers siècles. La Vérité se situe au-delà du jugement porté sur les autres ; sa nature est de rendre libres ceux qui se sont retrouvés enfermés dans les ténèbres d’un silence trouvant son origine dans une nécessité cosmologique, aujourd’hui surmontée.

Ouvrons donc la porte qui, pendant 3 500 ans, est restée fermée pour la gloire de notre Créateur divin et la libération de l’ensemble des nations du genre humain des forces que l’ignorance, née de la chute du premier homme, avait déchaînées sur tous les peuples de la Terre.

 

 

CHAPITRE 1

DÉCLARATION DE PRINCIPES

 

1. Mais, pour commencer, et puisqu’il faut toujours choisir un bon point de départ, je dirai que cette étude sur la Mémoire de la Création de l’Univers (Cieux et Terre) trouve son origine dans la nécessité d’ouvrir la Foi aux principes scientifiques de la Nature. Je ne prétends pas fonder la foi sur ces principes, car la foi a été et reste fondée sur les principes surnaturels dont les Évangiles constituent le Traité éternel. L’Incarnation et la Résurrection sont les deux piliers du Temple de la Foi ; face aux questions sur l’Origine de toutes choses, la seule explication que nos parents ont pu nous donner, et que nous-mêmes avons pu donner, jusqu’à présent, à nos enfants, est le récit de la Création de l’Univers selon la Genèse. C’est-à-dire : « Dieu créa les cieux et la terre »… Quant au reste, le « comment » et le « quand », ce sont là des aspects de l’activité créatrice que nous pouvons connaître ou ignorer, mais qui n’ajoutent ni n’enlèvent rien à la foi.

2. La tâche que je me suis fixée dans cet ouvrage est de surmonter la première des deux inconnues : « le comment ». Car, bien que la foi soit invincible, personne ne peut nier que la foi sans l’ intelligence est corruptible, comme cela a été amplement démontré au fil des siècles. C’est donc à l’ignorance que nous devons attribuer toutes les erreurs du christianisme. Par conséquent, dans cet ouvrage, je vais aller droit au but, à la Vérité ; et la vérité est la suivante : l’Univers, cette structure d’ingénierie astrophysique au sein de laquelle notre Système solaire gravite, a été créé par le Dieu de la Genèse. Le contraire, à savoir le prétendu fait circonstanciel selon lequel cet ensemble final d’une beauté impressionnante que nous appelons « l’ Univers » se serait produit à partir d’une série chaotique d’éléments, n’a suscité chez le matérialisme scientifique aucun conflit psychologique d’aucune sorte, dans la mesure où la science a nié l’existence d’une esthétique naturelle. (Cette question de l’esthétique des Cieux et de sa fonction stimulante pour l’intelligence est une question que l’athéisme scientifique a déclaré être le fruit d’une série de hasards, tous trouvant leur origine dans le Chaos. Quant au reste : comment est-il possible que le Chaos produise des Cieux d’ une beauté aussi impressionnante, c’est là un point auquel ils ont refusé de répondre. Ou ils ont répondu avec le mépris que mérite la question d’un imbécile). Ce n’est pas pour rien que le père de l’éthologie et prix Nobel Konrad Lorenz a établi un lien entre la connaissance et le comportement dans son équation classique : « Vérité = Survie ; Mensonge = Destruction ».

3. Les exemples que le sage Konrad Lorenz, père de l’éthologie, en parlant de la relation directe entre Connaissance et Comportement, a placés sous nos yeux sont infinis, mais en somme, ils convergent vers une conclusion universelle, à savoir : le comportement positif, ou de survie, d’adaptation et d’évolution de tout être vivant est le fruit de sa connaissance véritable et réelle de la nature ; information qu’il acquiert d’une part par ses sens, part, et de son héritage phylogénétique, d’autre part ; de telle sorte que, par la nature du comportement en situation réelle d’une espèce, nous pouvons définir la nature de la connaissance qui lui sert de base pour se déplacer dans l’espace et le temps.

Autrement dit, si nous fournissons à un individu une fausse information sur le contexte dans lequel il évolue, il en résultera une progression chancelante. Exemple : si, à un individu en marche, nous transmettons une fausse information sur la longueur d’un fossé sur son chemin, qu’il doit se préparer à franchir à mesure qu’il s’en approche, en lui indiquant deux mètres de longueur comme un fait avéré, alors qu’en réalité il en mesure dix, la validation de cette fausseté entraînera sa perte.

Chez les animaux, ce sont les sens, quels qu’ils soient, qui recueillent l’information au fur et à mesure que le mouvement se produit. Chez l’être intelligent, à savoir l’être humain, l’information provient de la communication, et l’individu est donc exposé à une manipulation factuelle externe qui, en orientant son comportement, peut ou non viser sa destruction. Or, lorsque c’est toute l’espèce, tout le genre humain, en l’occurrence, qui s’engage sur une voie autodestructrice, la logique veut que l’on parle d’une pathologie intellectuelle qui, en touchant tous les hommes, ne peut que les entraîner tous dans l’abîme de leur extinction. Et puisque la cosmologie se réfère à la structure de la nature, origine de toute vie sur Terre, le comportement global autodestructeur dont fait preuve le genre humain doit être recherché dans une pathologie de l’intellect visant à recréer intellectuellement la nature du monde dans lequel vit, existe et est l’ Homme.

4. Pour en revenir au sujet métaphysique, le fait est que l’éthique n’est pas non plus impliquée dans la génétique, et pourtant, sa manifestation se produit à tous les niveaux historiques connus. Ainsi, ce besoin étant inné, la Connaissance fait partie de notre structure génétique. Autrement dit, nous ne réagirions pas à l’Esthétique de l’Univers si notre structure génétique n’était pas prête à répondre aux étincelles que les Cieux font jaillir dans notre cerveau.

Ainsi, en niant la relation entre l’intelligence naturelle et l’esthétique universelle, le matérialisme scientifique a conduit le train de la recherche cosmologique créationniste dans une impasse. Contre cette tentative, il faut dire que l’histoire des civilisations, depuis ses débuts, conserve une trace des réponses apportées par les différentes cultures à ce stimulus naturel (l’intelligence naturelle-esthétique universelle) face à laquelle le genre humain, se trouvant alors dans son enfance ontologique, n’avait ni la capacité de la manipuler ni de la maîtriser. Autrement dit, l’être humain réagit face à la beauté de l’ univers avec le même naturel que les arbres à l’arrivée du printemps et que les vents à l’arrivée de l’hiver.

L’« admiration » étant la mère de la pensée philosophique, c’est la Nature elle-même qui, portant dans sa structure universelle l’empreinte de l’intelligence de son Créateur, n’a d’autre effet sur la vie qu’une créature intelligente « à l’image et à la ressemblance de son Créateur », engendre chez l’être humain la pensée métaphysique, grâce à laquelle il transcende la matérialité même de l’information enregistrée par les sens pour s’élever vers une Cause externe universelle qui trouve son origine en Dieu.

À ce propos, on pourrait m’objecter que la métaphysique n’a rien ou peu à voir avec la cosmologie. Objection sans fondement, car la philosophie, mère de la métaphysique, est le feu qui allume dans l’Être l’Intelligence qui le conduit à la science. Et la Science oriente sa pensée vers la Création. Un modèle de conduite que nous observons dans toutes les civilisations. Et dont nous déduisons que l’empreinte du Créateur s’intègre à la Création pour élever la Vie de sa Créature à son Existence et à sa Participation à l’Éternité.

5. Quant à la Création de la Vie intelligente sur la surface de la Terre, à cette époque (en parlant de l’Homo Sapiens Adanensis), l’être humain, dans son enfance ontologique, la réponse de l’Homme au stimulus de l’Univers dans son cerveau fut le Mot. Autrement dit, si c’est dans l’admiration que la science trouve son passé, ce même fait a révolutionné bien avant l’avenir de l’Homme en lui ouvrant la bouche pour articuler son premier mot.

Le premier mot, le mot d’admiration par excellence, quel autre pouvait-il être sinon « Dieu ! ».

En effet, le récit biblique de la création de l’univers trouve son origine dans la satisfaction de cette stimulation qui a éveillé chez l’Homme la quête de la connaissance de l’ origine de toutes choses. Au sein de ces réponses que les différentes nations de l’Antiquité ont apportées à cette impulsion (Esthétique céleste – Intelligence naturelle), la réponse biblique a creusé entre Moïse et ses contemporains un fossé aussi infranchissable qu’il était impossible au Pharaon de traverser la mer Rouge.

6. En effet, par rapport au récit de la Création de l’Univers de Moïse, les récits cosmogoniques des peuples anciens portaient l’empreinte du traumatisme historique vécu par leurs ancêtres quelque part de l’autre côté du Déluge. Dieux, démons, océan, ciel, terre, demi-dieux… Toutes les paranoïas de ces hommes se sont mêlées dans un chaos mythique dont les entrailles ne pouvaient faire naître rien de bon, si ce n’est la justification du comportement social qui constituait leur patrimoine historique. C’est pourquoi, dans cet ouvrage, je préfère reporter à une autre occasion une analyse de la genèse des réponses de l’Antiquité au défi du cosmos. Je ne vais pas non plus me perdre dans l’analyse et la réfutation des théories cosmologiques modernes, car, bien que sous un habillage différent, les réponses de l’ère atomique aux vieilles questions classiques sur l’origine et la structure de l’univers trouvaient leurs racines dans la même attitude psychologique qui avait entraîné l’homme antique vers l’ère des mythes et des légendes.

Le moment venu, lorsque l’ occasion se présentera, je disséquerai leurs structures jusqu’à mettre à nu la nature de leurs hypothèses. En effet, cette nouvelle cosmologie n’est pas le prolongement d’une hypothèse antérieure, et qu’elle n’est redevable à aucune d’entre elles, la théorie historique qui anime cet ouvrage n’a pas à suivre la même méthode d’enregistrement et de réfutation de toutes les hypothèses qui, depuis l’époque du monde classique jusqu’à l’ère atomique, ont cherché à faire de même, c’est-à-dire à satisfaire le besoin de connaissance de l’être humain. Et considérant que la liberté d’expression s’allie à la liberté de pensée pour créer sa propre méthode, j’ai préféré suivre comme ligne d’ action la voie tracée par Moïse dans la Genèse. Et je dis cela en étant conscient que sans le travail des générations passées, il serait impossible d’être ici présent.

Or, étant donné que ce progrès était déjà inscrit dans l’Histoire de notre civilisation dès l’instant où son Fondateur n’était autre que Celui-là même qui, en ouvrant la bouche, a dit : « QUE LA LUMIÈRE SOIT », cette Introduction ne reconnaît d’autre lien de parenté qu’avec Celui qui a disposé que l’Intelligence humaine trouve la porte ouverte à la Science de la Création. Les sciences ont rempli une fonction historique sacrée, qui n’est autre que de préparer l’Intelligence de notre siècle à accéder à l’Intelligence sans limites de notre Créateur.

7. L’étude de l’ histoire des sciences, en général, et de l’astronomie, en particulier, montre de quelle manière et dans quelle mesure l’ignorance fut le lot légué en héritage au genre humain par la génération de ces bâtisseurs mythiques des premières cités édifiées par les mains des hommes, dont l’âge d’or fut atteint lorsque « la couronne descendit du ciel », lorsque les cités s’érigèrent en corps du premier roi de la Terre, cet Adam qui, défiant la Loi et méprisant la paix en tant que voie menant à la civilisation de la plénitude des nations du genre humain, fit de la guerre sainte sa loi d’airain ; un héritage qui conduisit tout le monde à la mort. Une destruction où l’on apprécie mieux qu’ ailleurs la relation délicate entre la connaissance et le comportement.

Une « fausse » information sur l’identité et la personnalité du Créateur, considérée comme vraie et certaine, a déclenché la première guerre civile mondiale, mise en scène dans le fratricide de Caïn contre Abel ; information qui, si elle n’avait pas été acceptée, l’Homme ayant alors emprunté un chemin direct vers la civilisation universelle, aurait épargné au genre humain tant de malheurs.

Mais comme nous ne sommes pas dans ce petit ouvrage pour corriger les historiens de l’Antiquité, il convient de mettre de côté pour l’instant le thème de la Chute à la lumière des sciences historiques, et nous aurons le temps, quand Dieu le voudra, de voyager vers le septième millénaire avant Jésus-Christ et de reconstituer, à la lumière des preuves, le monde avant la Chute de ce premier royaume dont le roi reçut la couronne « qui descendit du Ciel », Adam pour nous, « Alulim » pour les héritiers de ce monde perdu… à cause d’une pomme !

8. Pour poursuivre sur ce thème, à titre d’introduction, et même s’il peut sembler hors de propos de faire un bref aperçu général, l’entrée de Moïse dans l’Histoire universelle a révolutionné la structure de l’avenir de l’humanité pour de nombreuses raisons. Il fut le premier législateur à abolir les sacrifices humains. Une fois purifié par Jésus-Christ des peines liées au délit biblique, le Code mosaïque de justice reste le fondement de notre éthique sociale, ses « Tu ne tueras point, Tu ne voleras point, Tu ne commettras point d’adultère, Tu ne porteras point de faux témoignage »… restant les piliers sur lesquels le Palais de la Justice repose sa structure fondamentale.

De toute évidence, le monde reste tel qu’il est en raison de la lutte à mort que la descendance de Caïn mène contre le Christ.

Depuis les origines du monde, de ce monde renaissant des cendres de l’ancien monde préchrétien, l’objectif des royaumes et des empires, des tyrans et des dictateurs n’a été, et n’est toujours, que de légaliser le vol, l’adultère, le crime, le faux témoignage, les relations sexuelles contre nature, etc. L’histoire de cette lutte entre la loi de la Nature, écrite par Dieu le Créateur dans le cœur de toutes les premières familles de la Terre, et la loi du crime, dont le but était et reste la légalisation de cette transgression (au nom de l’État, de la caste, de la démocratie, voire de Dieu), a eu et a pour ligne directrice de conduire les nations à accepter la guerre en tant que mode de vie.

Il n’est pas nécessaire de souligner l’importance du Code de Moïse et sa nature révolutionnaire. Comme je l’ai déjà dit, ce Code a été le feu qui a fait renaître de ses cendres ce Monde antique qui, avec la Quadrature des Césars, a conduit la civilisation antique à sa ruine. Animé par l’Esprit du Christ, c’est de ces cendres qu’est né le monde moderne, qui chevauche aujourd’hui à nouveau vers sa ruine sur le dos des mêmes chevaux qui ont conduit l’Empire romain à sa chute.

9. À bien des égards, donc, la Révolution de Moïse continue de nous affecter trois mille cinq cents ans après sa naissance.

Sans contredire en rien notre dogmatique sur la Trinité, son monothéisme reste le rocher sur lequel le Christ a édifié son Église. (De l’opposition entre cette force ancienne, figée dans son inertie, qui refusait de faire le saut vers l’avant, et la nouvelle, qui réclamait de naître, est né le grand conflit qui, par son explosion, a redonné à l’Écriture Sainte la nature révolutionnaire qu’elle avait à ses origines, et à laquelle elle n’a jamais renoncé. Grâce à Jésus-Christ, même au prix d’être considéré comme un « traître à la patrie » pour avoir voulu faire de l’Écriture Sainte le patrimoine universel de l’humanité, l’ Intelligence naturelle classique a trouvé la porte ouverte à l’étude de la Création. Et surtout, Jésus-Christ a donné à la Bible un peuple qui la protégerait de la chute de l’Empire romain, qui se profilait à l’horizon).

10. Le peuple juif, c’est vrai, avait porté les Écritures saintes à travers les siècles. Mais il l’avait fait comme celui qui porte un fardeau dont on ne peut se libérer. Ses périodes d’idolâtrie, ses époques de corruption, si courantes dans son histoire, n’étaient rien d’autre que cela : la manifestation de cette impossibilité de se débarrasser de ce fardeau. Moïse a conclu une alliance entre Dieu et le peuple hébreu, selon laquelle Israël ne serait jamais détruit, mais qui, en engageant les deux parties et l’Œil de Dieu étant partout, devait créer, et a créé, dans la conscience du peuple juif, le besoin de ne pas se sentir surveillé de cette manière si constante et omniprésente. Cette nécessité de libération a eu pour effet ces périodes d’idolâtrie et de corruption dont la Bible regorge.

C’est cette relation de nature sadomasochiste – dans la mesure où Dieu savait qu’il était impossible à l’homme de ne pas pécher, et où l’homme savait qu’il était impossible à Dieu de s’abstenir de punir – qui a conduit le peuple juif à la situation finale que Jésus-Christ nous a révélée à travers son affrontement avec les pouvoirs sacerdotaux de Jérusalem.

Après un millénaire et demi passé à étudier les Écritures saintes, à les vivre dans leur chair – dirais-je –, tel était le modèle de relation entre Dieu, l’Univers et l’Homme que Jérusalem et ses enfants s’étaient forgé. Leurs rites liturgiques, leurs prescriptions législatives, le mode de vie juif en général, à quelques exceptions près, ont tenu le reste du monde à l’écart des Écritures saintes, et le peuple juif, à de rares exceptions près, à l’écart des ouvrages de l’âge d’or de la philosophie et des sciences classiques.

Cette situation, ce mur psycho-historique infranchissable dans les deux sens, Jésus-Christ s’est mis en tête de l’abattre.

Et il l’a abattu.

 C’était une nécessité vitale. En tant que dépositaires des Écritures sacrées, les Juifs ne pouvaient ignorer que l’Histoire universelle continuait d’évoluer et qu’autour d’eux existait un autre peuple auquel Dieu avait confié un autre type d’« écriture sacrée ».

Si l’Écriture Sainte était le fruit de l’amour de Dieu pour l’Homme, le fruit de l’amour de l’Homme pour la Sagesse serait la Philosophie, mère de la Science.

11. Le chemin de la science a été long au fil des siècles. Il ne pouvait en être autrement. Car l’Homme ayant été créé pour participer à l’omniscience créatrice, l’ intelligence humaine, reflet vivant de l’Intelligence divine, ne pouvait ni ne peut cesser d’aspirer à vivre sa croissance dans la dimension omnisciente propre à la Source de son existence. La conséquence directe et néfaste que la Chute a léguée à toutes les familles du monde fut cette déconnexion ; de sorte que, bien que l’Homme eût « en lui-même la puissance d’être », il se retrouva, après la Chute, face à l’impossibilité de passer du « dire » au « faire », ce que l’on appelle en philosophie : passer de la « puissance » à l’« acte ».

Cette impossibilité naturelle s’est traduite par des mythologies et des cosmogonies, l’une après l’autre, et toutes dans leur ensemble, motrices du Crime contre une Nature qui, portant en son sein la loi divine, s’est trouvée impuissante à reconnecter la créature humaine à son Créateur.

L’ignorance fut le lot du genre humain (sur la nature duquel nous reviendrons en temps voulu, mais pas ici, ce livre étant destiné à rester exclusivement dans le domaine de la connaissance de Dieu en tant que Créateur des Cieux et de la Terre)... Ignorance contre laquelle s’est dressée la pensée philosophique, et, bien que l’intelligence humaine fût asservie à la loi de la raison animale, du fait que l’être humain porte en son sein la graine de l’intelligence divine, celle-ci, par disposition du Créateur, devait porter ses fruits.

12. Ainsi, mille cinq cents ans après la Naissance, l’heure de la liberté sonna pour la science. La tutelle que la théologie avait exercée sur son corps touchait à sa fin. Seulement, la situation n’était plus la même. On ne peut comparer le monde mille cinq cents ans après Moïse à celui de Galilée, mille cinq cents ans après Jésus-Christ. Mais en ce qui concerne la fin de la tutelle de la théologie sur la science, l’heure était bel et bien venue.

Les aiguilles de l’horloge du Temps avaient avancé vers cette heure.

Si les théologiens se sont scandalisés contre Galilée, ce n’était pas parce que Dieu avait cessé d’être l’esprit qui insuffle, sur leur visage, le souffle de vie à ses créatures. Je dirais que c’était tout le contraire ; c’était parce que la théologie avait tenté de monopoliser ce souffle de vie et, n’y parvenant pas, elle devait logiquement se scandaliser contre Dieu. Mais ces choses avaient déjà été prédites. Le véritable problème, au fond de l’ indépendance de la science, est né lorsque, de ces frictions, a surgi ce sentiment de liberté de celui qui se libère, enfin, de la protection d’une mère exagérément, dirais-je, madonnesque. Une sensation grandissante qui, alimentée par la critique de la raison indépendante à l’égard d’une Église ancrée dans ses comportements médiévaux, a fini par convertir le monde moderne aux différents types de matérialismes scientifiques.

Compte tenu du conditionnement intellectuel acquis par la science moderne, le progrès de la connaissance physique de l’Univers pouvait difficilement converger vers la rencontre avec son Créateur.

13. Même si cela ressemble à une critique destructrice – ce qui n’est pas le cas –, c’est un fait que l’échec de l’ère moderne était inscrit dans son héritage à l’ère atomique. De nombreuses idées sur des modèles cosmologiques possibles, chacune étant la pièce d’un puzzle qui se profilait comme merveilleux, mais que personne ne pouvait assembler. C’est au génie d’Einstein et à sa génération qu’il revint d’élever le Nombre au rang de Parole, et, grâce à son pouvoir omnivore, de mettre de l’ordre dans le Cosmos. (La folie qui, selon eux, résidait dans le génie a conduit les sages de l’ère atomique à croire qu’ils participaient à une course de relais et que leur tour était venu de courir. Avec la fidélité des sages à une cause perdue, les génies de la première moitié du XXe siècle se sont élancés sur la piste qui menait à l’enfer des guerres mondiales. Lorsqu’ils s’en sont rendus compte, lorsqu’ils ont voulu arrêter le train, il était déjà trop tard, et l’inertie a fait le reste). Ils se sont élancés, et, tels Pilate se lavant les mains, ils se sont écartés.

Comment ne pas les impliquer dans la naissance du monstre qu’ils ont nourri du lait de la loi du plus fort, et du pain de la guerre comme instrument de progrès et d’évolution !

Nourris par la doctrine du matérialisme scientifique, le monstre nazi et le monstre bolchevique ont grandi jusqu’à devenir les armées de cet enfer qui a fait du XXe siècle la période la plus maléfique que l’humanité ait connue jusqu’alors.

Certes, la chute de l’ Empire romain n’a pas été moins infernale, mais le fait que le XXe siècle ait disposé de tous les moyens nécessaires pour empêcher cette hécatombe apocalyptique, le fait d’avoir vu dans la guerre le seul moyen possible de sortir de la crise idéologique et économique qui touchait toutes les nations de la même manière, a transformé la chute du monde moderne en la plus grande tragédie jamais connue, tant par le nombre d’âmes prises au piège de cette hécatombe apocalyptique que par la haine et la méchanceté qui se sont déchaînées lors des conflits mondiaux du XXe siècle.

En d’autres termes, selon l’ évangile du plus fort : la guerre mondiale était légitime.

Elles devaient commencer.

Et elles ont commencé

14. Heureusement pour nous, tout ce qui a un commencement a une fin, et la plus grande des guerres vécues par le genre humain a elle aussi pris fin.

Elle a pris fin ; mais, fuyant la défaite du plus fort, les athlètes de la science se sont dispersés dans toutes les directions, et ont remis le flambeau de l’énergie atomique aux deux grandes puissances victorieuses du conflit.

La Guerre froide a éclaté.

Une Guerre froide qui trouvait son origine dans la décision de Dieu d’armer Caïn et Abel de la même mâchoire, afin d’empêcher le fratricide par la crainte de la destruction des deux. Une politique merveilleuse dont nous profitons tous aujourd’hui des fruits. Non pas que l’ère atomique soit, ou ait été, un paradis de concertations où l’on se préoccupait du salut des nations et de la rédemption de la Terre Mère. Pas du tout ! Mais la révolution technologique devait suivre son cours.

Et, par l’une de ces merveilleuses décisions de la Providence, les yeux de l’intelligence humaine se sont ouverts ; ils ont commencé à percer les distances astronomiques.

Et, à mesure que le champ universel s’élargissait sous les yeux télescopiques de la civilisation, cet univers du plus fort s’est évaporé, s’est dissipé comme le fait la bulle de savon qu’il était, selon ses créateurs. Stupéfaites, les yeux incrédules de ceux qui voient leurs idoles vaciller sur leur piédestal, incapables de supporter le poids du tremblement de terre qui ébranle les fondations de la terre, les dernières générations de la Guerre froide ont vu la religion d’Einstein et sa doctrine cosmologique trembler sur leur autel, et leurs prêtres ne pouvaient rien faire pour l’empêcher.

Une fois de plus, la Réalité a réfuté, réfute et continuera de réfuter l’idéologie du matérialisme scientifique. Elle a d’abord réfuté son évangile du plus fort ; puis elle a réfuté sa doctrine de la nécessité de la guerre en tant qu’instrument biologique de civilisation, et aujourd’hui, elle fait trembler les fondements du Cosmos selon la science.

15. Mais plutôt que de me perdre dans une critique du comportement scientifique, je préfère passer directement à la mise en avant du développement de la civilisation comme résultat de l’évolution du langage humain, ce cheval de bataille qui nous a conduits à la victoire sur cette absence de connaissance que le Fils de Dieu déplorait en disant : « Si vous ne comprenez pas les choses de la Terre, comment allez-vous comprendre celles du Ciel ? ».

Ce n’est pas un exercice de rhétorique que d’affirmer que le sens, l’objectif, la fin vers laquelle ont tendu ces deux derniers millénaires a été le dépassement de ce handicap intellectuel. Rappelons-nous que Dieu avait parlé en tant que prophète, Dieu avait parlé en tant que législateur, Dieu avait parlé en tant que roi et seigneur, enfin Dieu a parlé en tant que Père, mais Dieu ne nous a jamais parlé en tant qu’Intelligence créatrice de Celui qui, ouvrant la bouche, a dit : « Que la lumière soit ».

Et pourtant, bien qu’Il ait affirmé avoir créé l’Univers, au cœur même de cette affirmation se trouvait la promesse de le faire. Ainsi, dans la complainte du Fils de Dieu, cette promesse palpitait sous la forme d’un futur qui devait advenir, qu’Il aurait aimé voir se réaliser dès à présent, mais qui, malheureusement, était encore à venir.

Car l’intelligence de l’Homme classique devrait encore beaucoup grandir pour pouvoir comprendre les lois de la Science de la Création. Le Chemin de la barbarie à l’aube de notre époque serait long et étroit ; mais ce Jour viendrait. L’Histoire lui ouvrirait son horizon, et l’Étoile du Matin qui annonce l’arrivée du Jour Nouveau ferait briller sa lumière sur la Plénitude des Nations.

16. La voyant venir, de loin à travers les siècles, l’un des disciples de Jésus la salua en disant : « L’attente impatiente de la Création attend la manifestation de la gloire de la liberté des enfants de Dieu ». Enfants de Dieu qu’étaient tous les apôtres de Jésus-Christ, en affirmant que « toute la Création » attendait la « manifestation de la gloire de la liberté des enfants de Dieu », à sa manière, d’une manière si intelligente que saint Pierre la reconnut, saint Paul a prophétisé la naissance de ce Jour où Dieu nous parlerait en tant que ce Créateur de l’Univers qui s’est révélé au début de son Livre.

De plus, les deux premiers pas dans cette direction avaient déjà été franchis. Il y avait la Révélation et la Science.

Même s’il est vrai qu’ il existait un mur entre les deux, le christianisme, comme on le verrait au cours de la première moitié du premier millénaire, l’a abattu, et à la lumière de son Magistère, la théologie et la science ont appris à cohabiter, à grandir ensemble.

Évidemment, la civilisation allait encore devoir traverser des moments amers et critiques ; sur son chemin planaient les invasions, la division des Églises, la bataille entre la foi et la raison, et, à la fin des deux millénaires, les guerres mondiales. Ce n’est qu’à la fin que l’ esprit d’intelligence ferait son apparition.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PREMIÈRE PARTIE

CRÉATION DE LA LUMIÈRE DANS LA GENÈSE

 

CHAPITRE 2

AU DÉBUT, DIEU CRÉA…

 

17. Nous entrons de plain-pied dans le thème central de cet ouvrage : la Création de notre Univers. Et, pour commencer, car il ne pouvait en être autrement, j’ai choisi la Révélation biblique comme chemin vers la découverte de l’Origine et de la Constitution de nos Cieux et de notre Terre.

Le simple fait que la pensée scientifique se soit éloignée de la Révélation ne légitime en rien le droit de se fabriquer un univers sur mesure. La légitimation des modèles de l’univers, « à condition que, dans leur construction, les sciences des nombres servent de briques », n’est qu’une façon subtile de reconnaître en privé, sans l’affirmer en public, l’incapacité de la science à défaire la lanière des sandales de celui qui est l’Origine de toutes les sciences.

Mais pourrait-il en être autrement ? Nés, pour ainsi dire, hier, prétendons-nous nier Dieu afin que notre orgueil soit préservé de la faillite ?

18. Curieusement, la théologie, contaminée par l’audace de l’athéisme scientifique, s’est laissée tromper par l’imposture de la cosmologie du XXe siècle ; et, partageant l’ impossibilité d’accéder à la pensée de Dieu, elle en est venue à faire croire à l’ Église que le récit de la création de la Genèse n’est qu’une métaphore de plus, sans aucun contenu scientifique ; c’est-à-dire que le seul objectif de la Révélation de la Genèse consiste à relier l’expérience de l’Univers à l’Idée d’un Créateur divin.

De là à promouvoir un aggiornamento constant du Texte, en l’adaptant à la mentalité et à l’intelligence des siècles, que dire !

À l’orgueil de l’ intelligentsia il sera toujours plus utile de nier son incapacité à se hisser à la hauteur du Dieu créateur du cosmos que d’ admettre l’impossibilité de se hisser à la hauteur de la semelle des chaussures du Créateur de tant de merveilles qui ornent le vêtement de notre univers.

19. Les uns pour une raison et les autres pour une autre, le fait est qu’en entrant sur le terrain de l’ Omniscience créatrice, nous le faisons tous comme ceux qui foulent un territoire vierge. Que les uns et les autres, les uns niant l’existence d’un Dieu créateur de l’ Univers et du Cosmos, et les autres affirmant leur incapacité à pénétrer dans la Parole créatrice par le biais de l’artifice théologique selon lequel le Récit serait une métaphore ; au-delà des croyances et des opinions des uns et des autres, le Récit de la Création de l’Univers a rempli sa fonction historique qui est d’introduire l’Homme auprès de son Créateur.

Dans la main de Dieu, le droit d’intervenir dans sa propre Création, la Révélation a été donnée pour révéler la vanité de toute intelligence naturelle. Mais comme Dieu ne se glorifie pas de se moquer de ses créatures, d’autant plus qu’Il s’est uni à sa Création en tant que Père, et la Sagesse étant le contraire de l’Ignorance, dans le corpus littéraire de la Révélation était scellée la Promesse toute-puissante de l’ Accès, dans l’esprit de la Foi, de l’Intelligence de l’Homme à l’ Omniscience Créatrice Divine.

Réjouissons-nous donc, et laissons le fleuve des siècles emporter vers la mer du Passé les arguments qui ont vu le jour pour masquer l’échec de tous : scientifiques et théologiens, afin d’ ouvrir la Porte, d’entrer et de voir.

20. Cela dit, en gardant à l’esprit la Pensée de Dieu, le texte original de la Genèse dit que :

« La Terre était… en désordre ! ».

« Au commencement, la Terre était confuse et vide », telle est la phrase complète.

Dans la grande majorité des traductions de l’original biblique, en particulier depuis l’époque de la rébellion de Luther contre l’unité de l’Église universelle fondée par le Seigneur Jésus, Roi unique et éternel, seul Pontife universel, Dieu Fils Unigénite, qui, par sa Parole puissante, a fait naître la Lumière, le Firmament et toute vie dont la Terre Mère a été comblée par son Créateur, les mots : « La Terre était confuse et vide », ne sont pas exactement les mêmes.

Et on le comprend.

Les traducteurs modernes eux-mêmes se sont retrouvés prisonniers de la raison scientifique et, pour épargner à leurs lecteurs « la confusion », ils ont préféré adapter la Parole de Dieu à l’esprit de leur époque.

Ici, en totale indépendance vis-à-vis des complexes et des préjugés de l’époque et de leurs adaptations, puisque nous considérons que Dieu est éternel, j’ai préféré conserver le texte original et travailler à partir de ses informations :

 « Au commencement, Dieu créa les Cieux et la Terre.

La Terre était informe et vide… ».

21. Or, le fait que la Terre ait connu une période géohistorique caractérisée par un vide planétaire (en ce qui concerne la biosphère) est un fait aussi élémentaire et évident que le fait que nous naissons nus. Du point de vue de la géologie classique, on ne parle pas d’une période historique de vide courtois à la manière dont l’auteur de la Genèse veut nous la présenter. Mais si nous devions nous en tenir aux critères de la géohistoire moderne, il ne serait pas non plus correct de parler d’un vide, pour la surface de la Terre, à l’image et à la ressemblance de celui que nous observons à la surface de la Lune. Et c’est précisément de ce type de vide « courtois » dont nous parle l’ auteur de l’Apocalypse.

22. La Lune, par exemple ; en parlant de la Lune, nous pouvons effectivement dire – et nous le disons – « qu’elle est vide ». Pour des raisons évidentes. Il n’y a pas de plantes sur la Lune ; la Lune n’a pas d’atmosphère ; la Lune n’a pas d’océans ; la Lune n’a rien sur sa croûte externe dont les propriétés nous permettraient d’affirmer que la Lune a eu, ou est en voie d’avoir, une biosphère.

En ce qui concerne l’écorce de la Lune, en particulier, outre le fait qu’elle n’est rien d’autre qu’un désert infini qui, par défaut, ne recèle même pas les vestiges d’une civilisation perdue dans les replis de l’un de ces cataclysmes asimoviens que les lecteurs du XXe siècle appréciaient tant ; et en ce qui concerne la Lune en général, nous pouvons affirmer et nous affirmons que « la Lune est vide ». Sans atmosphère, sans océans, sans continents, sans vie d’aucune sorte, ni végétale ni animale, la Lune est aujourd’hui aussi vide qu’était la Terre hier, avant qu’Il, le Fils de Dieu, n’ouvre la bouche et ne dise : « Que la lumière soit ».

23. Il n’est pas nécessaire d’ insister, et d’insister encore, sur l’image géo-historique à partir de laquelle le Verbe, ouvrant la bouche, par sa Parole toute-puissante, a revêtu la nudité de la Mère Terre du manteau de glace qu’Il a appelé « la Lumière ».

Ainsi, lorsque l’Auteur divin nous révèle que la Terre « était au commencement vide », l’image scientifique que son Créateur, Dieu le Père, veut nous transmettre et nous fait parvenir, est celle-ci : celle d’une Lune supergéante appelée la Terre. Et c’est vers cette planète dans son enfance, « nue » et exposée à sa destruction, que Dieu le Fils s’est approché, à la grande merveille de tous les enfants de Dieu, « qui ne sont pas de cette Création », et en ouvrant sa bouche, il a donné le coup d’envoi à la création du genre humain.

24. Ainsi, et pour élargir nos horizons, l’échelle des éléments naturels que la Genèse nous invite à gravir nous place face à une Terre sans océans, sans atmosphère, sans continents, sans calottes polaires, sans plantes, sans animaux, sans oiseaux ni poissons. En un mot, sans biosphère. Et dans cette perspective rétrospective, avec toute la sérénité du monde, un homme d’il y a 35 siècles posait la question à tous les sages de tous les temps et de tous les lieux, nés et à naître :

« Mesdames et messieurs, en partant de cette planète vide, aussi vide que la surface de la Lune : comment Dieu a-t-il créé l’eau, la glace, l’air, la terre, le feu ? C’est-à-dire les océans, les continents, l’atmosphère, les calottes polaires, les plantes, les oiseaux, les poissons et toute forme de vie ».

Depuis lors, la question de l’Auteur de la Révélation plane sur l’intelligence des millénaires.

25. À ce stade, compte tenu de la distance qui sépare l’auteur divin du lecteur du XXIe siècle, la réponse officielle, dans la bouche des théologiens et des scientifiques, est que Moïse s’est contenté de fabriquer une métaphore fondée sur une sorte d’hyperbole mystique inhabituelle.

Personnellement, je ne sais pas comment appeler un échec qui nie la possibilité de toute victoire, et qui, dans l’ affirmation du Néant, espère noyer sa défaite dans la mer de l’oubli. Peut-être parviendrai-je un jour à trouver la réponse. En attendant, la première tâche de ce livre est de démontrer, contre Descartes, que Dieu ne ment pas. La deuxième, que les génies se croyaient plus intelligents qu’ils ne l’étaient en réalité. Et la troisième, d’apporter la bonne réponse à la question vers laquelle la civilisation s’est dirigée : « Comment Dieu a-t-il créé l’Univers ? ».

26. La nécessité qui nous oblige à commencer quelque part nous a placés face à l’Information biblique en question :

 « Au commencement, Dieu créa les cieux et la Terre.

La Terre était informe et vide, et les ténèbres couvraient la surface de l’abîme, mais l’Esprit de Dieu planait au-dessus des eaux.

Dieu dit : « Que la lumière soit ! » Et la lumière fut. »

Combien de fois ce texte a-t-il été lu ? Combien de fois cette révélation a-t-elle été commentée ? Combien de générations ont tenté d’en percer le secret ! Et combien de penseurs ont été honnêtes envers eux-mêmes et envers les autres, et ont reconnu que le quotient intellectuel de celui qui a créé ces Cieux et cette Terre est aussi éloigné du quotient intellectuel humain que l’Enfer l’est du Ciel ?

(Dans ce livre, le temps sera toujours compris à l’échelle géologique. Au fur et à mesure, de nouveaux horizons s’ouvriront. Le Principe est le problème. Et le problème réside dans le choix de la plateforme).

 

 

CHAPITRE 3. – LA CRÉATION DE LA TERRE

 

27. L’information biblique nous place sur une plateforme géologique spécifique. Plus précisément, la Révélation étend à nos pieds une période géohistorique. Si, à partir de cette information (« la Terre était vide »), nous regardons autour de nous et effaçons de la surface du globe tous les éléments classiques de la nature : atmosphère, continents, océans et calottes polaires ; que nous reste-t-il ? Il nous reste une planète vide à la veille de la naissance de sa biosphère !

Mais le point vers lequel l’intelligence a été mise en mouvement se concentre sur la recherche de la réponse à la suite de laquelle tant d’efforts ont été vains. Je veux dire : en partant d’une planète présentant ces caractéristiques géologiques, avec une croûte primaire dépourvue de tout élément naturel à partir duquel commencer à faire quelque chose, l’image la plus proche de son état primitif étant celle de la surface de la Lune, à partir de cet état primitif, la question est :

Comment Dieu a-t-il réussi à créer la biosphère ?

Ce serait là l’ancienne façon d’aborder le sujet.

Mais il en existe une autre.

28. Abordons le sujet sous un angle nouveau. Pourquoi ne pas nous poser nous-mêmes la question ? À savoir : quelle série de processus physiques devrions-nous déclencher, contrôler et diriger pour, à partir d’une telle plateforme géologique, créer une biosphère ?

Il faut le voir pour le croire ! À l’ avenir, nous verrons de nos propres yeux Dieu à l’œuvre, et nous nous émerveillerons en contemplant comment Dieu accomplit ses Œuvres. À ce sujet, son Fils, tout en nous lançant une invitation à assister au spectacle de la Création, nous a émerveillés en nous disant « que son Père ferait des œuvres plus grandes que celle-ci ». Nous en déduisons également que cette invitation fut la cause de la participation des enfants de Dieu à cette œuvre, la Création de nos Cieux et de notre Terre ; invitation qui a atteint son apogée lorsqu’en appelant ses enfants, il les a rendus participants à notre formation, et en disant : « Faisons l’Homme à notre image et à notre ressemblance », l’invitation s’est ouverte à la participation à l’acte créateur.

Cela étant dit, et pour ne pas nous égarer sur des chemins parallèles, et puisque l’Origine de notre Univers ne peut être perçue par nous qu’avec les yeux de l’Intelligence, c’est avec ces yeux de l’intelligence que nous allons voir comment Dieu a créé la Lumière, et toutes les choses.

29. Il va sans dire que la restitution à la mémoire de l’humanité d’une réalité historique à laquelle le genre humain s’est vu refuser l’accès va, par logique, se heurter aux systèmes cosmologiques que le monde moderne s’est créés pour combler ce vide.

Les détails sur les origines des systèmes cosmologiques du XXe siècle, auxquels, pour leur conférer une plus grande véracité virtuelle, on a attribué des durées allant jusqu’aux nanosecondes, sont sans importance ; l’entrée en scène du véritable système historique à l’origine de l’Univers ne peut que bouleverser l’intelligence de tous ceux dont la pensée reste ancrée dans l’océan sous les eaux duquel le monde moderne a péri.

Pour ma part, habitué à naviguer librement à travers la Connaissance des Mémoires de l’Univers, je cours toujours le risque d’avancer à une vitesse que le lecteur ne peut suivre. J’espère pouvoir surmonter ce problème. Du moins, je l’espère.

J’ai esquissé la plateforme géohistorique à partir de laquelle nous allons nous lancer.

À l’aube du premier jour de la Genèse, la Terre était vide, nue, sans océans ni continents, ni atmosphère ni calottes polaires. Aucun des éléments naturels ne partait la nudité de la Terre le lendemain de sa naissance. Comment Dieu a-t-il donc créé la biosphère ?

Comment, si nous en avions le pouvoir, la créerions-nous nous-mêmes ?

30. En effet, Dieu a créé la Terre dans les ténèbres, car l’Auteur écrit qu’une fois la Lumière créée, Dieu sépara la Lumière des ténèbres ; puis il dit que « Dieu créa les étoiles pour séparer la Lumière des ténèbres ».

D’où la question : Où se trouvaient, et se trouvent encore, ces ténèbres « qui recouvraient la surface de l’abîme » parmi lesquelles Dieu a créé la lumière ?

Cette question recevra, en temps voulu, la réponse qui lui est due. D’après ce que l’on lit, on voit, d’un regard perçant, que où qu’aient pu se trouver ces ténèbres parmi lesquelles Dieu a créé la Lumière, à son origine, la Terre n’a pas été créée au sein des étoiles de nos Cieux. Une affirmation précoce s’envolant sur les ailes de l’aurore, mais que l’on verra recouvrir le firmament du Siècle avec la puissance du Soleil repoussant la Nuit du Jour.

Il suffit de prendre papier et crayon, d’approfondir l’information en partant du Principe, de relier la Lumière à la Terre et de se retrouver face à une image révolutionnaire dans toute sa grandeur. Il reste encore un bout de chemin à parcourir avant que cette image ne soit dessinée.

Parcourons-le.

31. En vérité, mon travail dans cette Introduction consistera à créer ce tableau, à l’intégrer dans l’ Histoire de la Terre et, à partir de ce tableau, à ouvrir la Porte de la Lumière de l’Intelligence à toutes les sciences.

Y a-t-il quelque chose de plus naturel que de savoir d’où nous venons !

Pour l’instant, une fois que la Mer des étoiles de nos Cieux est placée sur le papier, entre la Lumière et les Ténèbres, non seulement l’Admiration s’éveille, mais elle nous ouvre les yeux sur un Scénario Créateur frôlant l’incrédulité : « La Terre a été créée de l’autre côté de la Mer des étoiles de nos Cieux ».

Mais laissons la Lumière nous réveiller, nous ouvrir les yeux, et que la « puissance » étouffée, créée pour devenir « acte », cette vocation d’une intelligence née pour grandir dans l’omniscience naturelle de son Créateur, réalise cette nature qui est si nôtre, à cause d’une rébellion étouffée dans l’abîme de l’ignorance, mère de tous les crimes, au milieu desquels, dans des rivières de sang, la Terre Mère se sent mourir de honte et de tristesse sous le regard du Ciel. Pour elle, je relève mon âme de la poussière, et que Dieu fasse de nos larmes d’horreur face à une haine qui ne cesse pas, des rivières de joie qui ne s’assèchent jamais.

32. En ce qui concerne l’ intelligence de la Création, quel père ne dévoilerait pas à ses enfants ses secrets les plus intimes !

La Terre fut créée là-bas, dans les Ténèbres, de l’autre côté des étoiles du Firmament. Oui, mais pourquoi ?

Vue de loin, la Terre dessinait dans l’espace une planète qui avait tout l’air d’un satellite, du genre de la Lune, mais bien plus grande. Une planète « vide » au-dessus de cet Abîme dont la face était recouverte par les Ténèbres, comment ne pas se sentir perdue !

Son Dieu l’avait-il créée pour l’abandonner dans les ténèbres ? Où était cet époux stellaire que son Créateur lui avait donné pour qu’elle soit son épouse céleste ? Depuis leur naissance, la Terre et le Soleil avaient été promis en mariage perpétuel ; de leur étreinte, la Vie à l’image de Dieu émergerait pour la joie de toutes les étoiles. Séparée de ses frères, les planètes, abandonnée dans les ténèbres qui recouvrent la surface de l’Abîme de l’autre côté du Monde des étoiles, la destruction l’entourant, son avenir ne tenant qu’à un fil sous un pont de pierre, comment ne pas sentir la confusion déchirer son âme !

33. Dieu promet-il des alléluias qui rendent fous de joie, puis, une fois la naissance accomplie, tourne-t-il le dos à sa créature, la livre-t-il à sa destruction, et passe-t-on à autre chose ?

Hélas, le cœur de la Terre, ce cœur tendre dont l’espoir est plus fort que la foudre et la tempête, livré à la solitude perpétuelle qui précède la désintégration de la conscience et de la raison. « Hélas, mon âme, qui se brise en mille morceaux face à l’ indifférence de mon Créateur », pleure, désemparée, la Mère qui n’a jamais enfanté, et dans sa confusion, elle croit qu’elle n’enfantera jamais.

Le mariage a été annoncé, elle a été choisie comme demoiselle d’honneur, belle comme elle seule sait l’être, cette Lune qui attend en silence, avec son bouquet de fleurs, l’arrivée de sa maîtresse et reine, et peu après, elle se retrouve abandonnée dans les ténèbres…

34. « Vide et confuse », abandonnée dans les ténèbres de l’autre côté du monde des étoiles, la Terre se recroqueville, les bras autour des genoux, attendant la Mort. Elle l’entoure déjà. Elle s’affaisse déjà, sans forces. Le sommeil qui guérit tout, la rejetant hors de la Création comme une pierre brisée sous le coup du sculpteur, l’emportera vers la poussière d’où son Créateur l’a tirée. La Terre respire sans souffle. Elle s’allonge autour de la dernière étincelle de chaleur. C’est la Sagesse qui, l’enlaçant, la recouvre d’une couverture, et lui murmure à l’oreille des mots de confiance et d’amour :

« Tiens bon, ma fille, voici que ton Créateur arrive ».

Tel était le décor ; et telle sera la plate-forme à partir de laquelle nous commencerons à gravir l’échelle des éléments naturels.

Comment j’en suis venu à mettre en scène ce décor pour une introduction cosmologique, on le comprendra en temps voulu.À défaut de chiffres, les lettres feront l’affaire. Et stimuler l’intelligence par les mots, c’est comme du sucre dans la main d’un enfant. L’intelligence sans le pouvoir est stérile, et le pouvoir sans la science devient une force de destruction. Prétendre que l’Homme est la mesure de toutes choses, c’est un pistolet entre les mains d’un suicidaire ; nier l’existence de Dieu sur la base de l’ ignorance, c’est alimenter le génocide de l’extinction. Les raisons du Créateur du Cosmos n’ont pas besoin de justification, et c’est une créature insensée qui demande des explications à son Créateur. Celui qui peut détruire un univers par sa seule parole agit ainsi parce qu’il aime la vie ; s’indigner de Sa puissance et des raisons qui déterminent que Sa création suive telle ou telle voie, c’est faire usage de la liberté pour commettre un homicide. Ce n’est pas dans l’ignorance issue de la négation que réside la victoire de la science ; et enfin, tout ce qui monte doit redescendre, et le mensonge ne peut régner éternellement tant que la vérité vit.

Continuons donc.

 

 

CHAPITRE 4. – LA CRÉATION DE LA BIOSPHÈRE

 

35. Nous avons donc deux réalités : la Terre d’un côté, et de l’autre, Dieu. Il s’agit ici de savoir comment, à partir de cette plate-forme géologique « vide », Dieu a créé la biosphère.

J’ai dit précédemment que nous pourrions nous poser cette question. En effet, grâce à notre connaissance des sciences de la matière et de son comportement, nous pourrions toujours proposer une séquence géophysique qui se rapproche le plus possible du modèle historique réel. Et je l’ai dit parce que c’est là le même problème auquel Dieu a été confronté et qu’il a dû résoudre. Et Il l’a résolu. Il n’est pas nécessaire de s’étendre davantage sur ce sujet ni d’insister plus que de raison. Les résultats sautent aux yeux et remplissent tout ce que contient la Terre.

36. Le fait est que, « parce qu’Il connaissait la réponse », Dieu a résolu le problème de la création de la biosphère en partant de cette structure géologique, en apparence informe. Et Il connaissait la réponse parce qu’Il connaissait toutes les égalités que les équations géophysiques Lui présentaient.

Parfaitement au fait de ces équations et de leurs solutions, Dieu se leva, monta sur scène, ouvrit la bouche et fit connaître sa Parole : « Que la lumière soit ».

37. Nous parlons de la fusion du corps géophysique externe. Et ici, nous pourrions nous lancer dans la description d’une fusion par le feu venant de l’extérieur, ou bien évoquer une fusion provoquée par une compression de l’extérieur vers l’intérieur, comme si le champ gravitationnel s’effondrait sur lui-même jusqu’à réduire son rayon à son expression minimale possible.

Si nous étions encore asservis par l’Ignorance au Mur de la Mort, le choix serait ouvert. Ce n’est pas le cas, et par conséquent, j’en viens au fait.

38. La première étape franchie par Dieu pour procéder à la fusion du corps géophysique fut « l’augmentation de la densité par unité cubique astrophysique du champ gravitationnel terrestre ». L’effet immédiat fut le suivant :

Aussitôt, la Terre a commencé à tourner sur son axe à une vitesse de plus en plus élevée.

Sous la pression gravitationnelle générée, tout comme une rafale de vent communique à tout ce qui se trouve aux abords de sa trajectoire un mouvement accéléré, le globe terrestre a commencé à tourner sur son axe à des vitesses de plus en plus élevées.

Ce fut le premier effet.

39. En ce qui concerne les fondements de cette nature des champs gravitationnels impliqués dans un espace tridimensionnel spécifique, de telle sorte que la densité puisse augmenter ou diminuer conformément à la loi de la transformation de l’énergie, cette nature des champs étant à l’origine de la relation entre l’énergie universelle et la matière astrophysique, la Création n’aurait pas pu voir le jour sans que Dieu un Connaisseur à l’infini de cette relation cosmologique à la base de l’expansion du cosmos et de la construction des univers.

La transformation de l’ énergie gravitationnelle en forces physiques matérielles : champs électriques, lumière, énergie cosmique, etc., est, en effet, le pilier maîtresse sur lequel tout l’édifice de la Création fonde sa structure. On verra plus loin ce que cette relation implique et signifie.

40. Par conséquent, d’une rotation nulle, ce qui est naturel pour tout corps astrophysique dont le noyau se trouve au bord de l’effondrement, la Terre a commencé à tourner sur son axe à une vitesse de plus en plus grande. Vitesse de rotation que Dieu a calculée en fonction des besoins ; l’énergie cinétique du corps terrestre devait être en correspondance avec la densité gravitationnelle par unité cubique astrophysique qui devait la produire.

Cette correspondance entre la densité gravitationnelle d’un champ et les paramètres thermodynamiques des corps astrophysiques est l’une des lois fondamentales du comportement de la matière cosmique.

41. Ce fut donc la première étape de la séquence géohistorique à l’origine de notre biosphère.

L’effet de fusion du corps géophysique externe : le manteau et la croûte, en réponse à l’activation du noyau astrophysique de la Terre, ne s’est pas fait attendre.

Voyons si nous pouvons entrer dans le tableau et, depuis l’intérieur de la toile, ressentir le Mouvement qui, en tant que Mémoire, se trouve accroché comme objet de décoration sur le mur de notre Histoire universelle.

Étant donné que nous savons que la matière qui réagit directement à la gravité est la matière astrophysique, et qu’en remontant des effets à la cause, nous comprenons que les paramètres cinétiques d’un corps stellaire découlent de cette relation de correspondance avec les propriétés du champ gravitationnel dans lequel il se trouve, nous pouvons ouvrir notre esprit à l’accélération rotative du Noyau de la Terre en tant qu’effet de l’élévation de la densité du champ gravitationnel terrestre que Dieu a provoquée.

42. Une fois cette activation du noyau astrophysique de la Terre créée, grâce à laquelle le transformateur géo-nucléaire s’est mis à produire des forces physiques naturelles au sein de son corps, à savoir des forces électromagnétiques et de la chaleur, l’impulsion sismologique de la structure géophysique interne s’est déclenchée, le manteau et la croûte de la Terre subissant l’effet naturel de leur soumission au processus d’expansion du Noyau physique déclenché par Dieu, d’une part, et à leur élévation thermique, d’autre part.

43. Tel le rugissement du roi de la jungle à son réveil, tels les échos des premiers éclairs de la tempête, comme une étoile le jour de son implosion, comme un tremblement de terre aux proportions astronomiques secouant le manteau sous lequel le noyau avait dormi, le manteau et la croûte se mirent tous deux à se réchauffer et à craquer sous une symphonie de tremblements de terre et de volcans.

Le spectacle du réveil de ce géant qui sommeillait au cœur de la Terre transforma la surface terrestre en une mer de lave vive secouée par un processus volcanologique d’une puissance et d’une beauté indescriptibles.

À l’instar du soldat qui obéit à son roi et seigneur et qui, à l’ordre de bataille, bondit, saisit son épée et son bouclier et, sans hésiter, se jette dans la bataille en rugissant de la voix d’ un volcan, et avec la puissance de jambes qui provoquent des tremblements de terre, fait craquer le sol sous ses pieds, c’est ainsi, de manière merveilleuse, en quelques heures géologiques , cette Terre « confuse et vide » se transforma en un océan de lave vivante, sous les courants duquel semblait se déplacer une armée de volcans luttant contre les vagues magmatiques d’un manteau qui avait brisé les digues extérieures et s’étalait joyeusement à la surface de la Terre. Des raz-de-marée, d’énormes tsunamis de lave, secouèrent la surface terrestre ; de leurs crêtes furent projetées vers la stratosphère des îlots de magma qui, en se refroidissant, se transformèrent en roche et retombèrent dans l’océan de feu avec le fracas d’une météorite ou d’une comète.

 

CHAPITRE 5. – FUSION DU CORTEX

 

44. Nous voyons donc que en tirant de ce qui est visible ce qui s’en déduit, tel que l’inertie elle-même le suggère, en partant de ce que l’on possède, les conséquences auxquelles mènent les faits n’admettent aucune incohérence, même s’il est vrai que celui qui possède n’évalue généralement pas ce qu’un autre perd ; c’est en suivant cette ligne de pensée que la réponse, d’ordre physique, à l’énigme biblique, met en mouvement une série géophysique dont les principales étapes sont :

1 : Fusion de la croûte primaire

et 2 : Sublimation de la proto-atmosphère qui en résulte.

45. Le moteur de cette série géohistorique fut le Noyau. L’énergie nécessaire pour provoquer ce changement d’ état fut produite par Dieu grâce à l’accélération du rythme de fonctionnement du Noyau ; accélération révolutionnaire qui fut, à son tour, l’effet de l’élévation de la densité gravitationnelle par unité cubique astrophysique du champ gravitationnel terrestre.

En termes pratiques, en comparant à présent le Corps géophysique à une machine, disons que Dieu a rempli le réservoir (champ terrestre) d’énergie (gravité), provoquant ainsi l’ élévation automatique des paramètres du moteur géonucléaire jusqu’au point critique d’ implosion astrophysique.

Le fait que ce point critique n’ait pas été dépassé est attesté par les effets à l’origine de la sublimation de la proto-atmosphère, qui est elle-même à l’origine des calottes polaires, sans lesquelles le système biosphérique n’aurait pas vu le jour, et dont la disparition présuppose son effondrement irréversible.

Ainsi, une fois que la croûte primaire eut été transformée en une mer de lave en fusion, s’étendant de pôle à pôle du globe, et que la proto-atmosphère (primitive) eut atteint le sommet de la planète, le corps géonucléaire commença à ralentir sa vitesse de rotation par unité de temps géologique.

46. C’était déjà le milieu de la journée lorsque les gaz produits par la fusion de la croûte s’étaient accumulés autour du globe et avaient donné naissance à une atmosphère planétaire, primitive, mais qui contenait dans son volume tous les éléments nécessaires pour donner naissance à notre biosphère.

Cette atmosphère continua de s’épaissir tout au long de la matinée et, au fil des heures, elle commença à dissimuler sous son volume raréfié la mer de magma qui lui avait donné naissance. (Toujours en grandes lignes, grosso modo, de manière générale, en concentrant l’attention sur l’ensemble plutôt que sur les détails).

Ces événements se sont déroulés au cours de la matinée du premier jour. Il restait encore un après-midi à venir.

47. Compte tenu de la mécanique de la fusion des solides, une leçon pour les tout-petits que l’on dispense habituellement dans toutes les classes depuis des temps très anciens, et dont nous épargnerons l’ essentiel, en faisant l’impasse sur la connaissance intime des structures cristallines et la manipulation à laquelle elle se prête tant en chimie qu’en physique, et en comprenant que c’est cette mécanique élémentaire que Dieu a appliquée à la croûte primaire de la Terre, nous pouvons affirmer sans craindre de tomber dans l’absolutisme de la raison toute-puissante de la science, et encore moins dans le piège nobélien du dogmatisme de l’Académie, que la stabilisation dynamique de l’édifice géophysique externe de cette Terre primaire est survenue à la suite de la diminution de l’activité sismologique de son corps interne.

Disons que cette Force que Dieu a employée pour jouer avec la Terre comme s’il s’agissait d’une batterie de volcans avec laquelle composer une symphonie unique, spectaculaire, merveilleuse et hallucinante, et après avoir fait jaillir des étincelles et des coups de tonnerre des cymbales, soit parce qu’il s’était lassé et n’en pouvait plus, soit parce qu’il avait brisé les baguettes, le fait est que la Force s’est éteinte, et le silence s’est fait. Traduit en langage courant :

48. Conformément à la loi de l’ inertie, une fois l’énergie à l’origine de la fusion de la croûte primaire transformée, et sa tâche accomplie, le noyau astrophysique de la Terre revint à l’ état d’équilibre qui prévalait avant que Dieu n’ouvre la bouche pour faire connaître sa Parole : « Que la lumière soit ».

Ainsi, à mesure que le silence s’épaississait, jusqu’à égaler la densité de l’atmosphère primaire ainsi créée, la couleur rouge et jaunâtre volcanique de la croûte primaire commença à s’estomper, à s’atténuer, et à prendre la couleur de la matière solide volcanique. Et ainsi, à l’approche de la fin du premier jour de la Genèse, la Terre commença à revenir à son état naturel d’équilibre entre les différentes parties qui composent son corps géophysique.

49. L’étape finale de ce processus (la création de l’atmosphère primitive par) était la sublimation d’une proto-atmosphère dont la composition chimique primaire peut être comparée à celle des planètes « gazeuses » dont l’évolution n’a pas été soumise à cet événement particulier, sans pour autant oublier la phénoménologie unique à laquelle Dieu a soumis la formation de la croûte primaire de la Terre, sujet qui sera abordé en temps voulu, au rythme de cette introduction.

Par conséquent, et pour poursuivre, une fois la Terre isolée d’une source d’énergie externe avec laquelle établir un « échange d’énergie » – pour employer un terme courant –, le noyau de la Terre, à la suite de la transformation du champ gravitationnel en forces mécaniques, est entré dans une dangereuse phase d’effondrement astrophysique (sujet qui sera également abordé lorsque cela conviendra et s’imposera. L’ important, ce sont les faits, et le fait est que :) Au cours du passage de l’ « état de fusion massive » à l’« état d’équilibre géophysique », la croûte terrestre s’est solidifiée et la proto-atmosphère, en conséquence, est entrée dans une phase de sublimation soudaine.

50. À la tombée de la nuit du premier jour, sans aller plus loin, la proto-atmosphère s’était transformée en un manteau de glace.

Une couche de glace qui recouvrait la Terre du pôle Nord au pôle Sud, et c’était la Lumière dont parle la Genèse.

En gros : du Feu à la Glace.

 

CHAPITRE 6.- CRÉATION DE L’ATMOSPHÈRE PRIMITIVE

 

51. J’ai naturellement parcouru ce Premier Jour aussi rapidement que possible, dans le but de partir d’une base solide. Je ne voulais pas que le lecteur, sans savoir de quoi je parle, se perde en tentant de comprendre l’idée que je lui présente.

Fusion de la croûte primaire et sublimation de l’atmosphère primitive, tels furent les deux processus principaux que Dieu a mis en œuvre au cours du Premier Jour.

(Le facteur temps reste une inconnue. Je ne serai pas celui qui chiffrera le temps de développement que Dieu a consacré à chaque processus.

Pour les raisons que nous allons voir, je conseille au lecteur de ne pas trop s’inquiéter non plus. Surtout parce que, Dieu étant tout-puissant et la puissance étant définie par le rapport entre la force et le travail, l’une des choses à la portée du Créateur est d’accélérer un processus jusqu’à son maximum possible.

Quand je parle d’ omnipotence, c’est sous cet angle que je la conçois. Logiquement, la matière impose certaines limites, vers le haut comme vers le bas.

Je le tiens également pour acquis).

52. Mais qu’a fait Dieu pour déclencher la rotation accélérée du Globe à l’origine de la fusion de son corps géophysique ?

Très bien, « Dieu a dit et ainsi fut fait ». Je suis le premier à me moquer éperdument de savoir comment il s’y est pris ou comment Dieu fait ce qu’il veut faire. Le fait est que, créé à son image et à sa ressemblance, détourner le regard et ne pas me soucier d’une réponse sans laquelle mon être se sentirait insatisfait, ce n’est pas mon genre. Il ne me suffit pas de croire. Je veux dire, c’est déjà beaucoup, mais si je peux voir, et comme il se trouve que j’ai des yeux pour voir, si je vois, c’est encore mieux.

J’insiste donc : quelle force, capable de provoquer une telle série de processus géophysiques, Dieu a-t-il mise en œuvre pour déclencher ainsi la rotation accélérée du globe terrestre ?

 Ce que Dieu a accompli à l’aube du Premier Jour, c’est de générer un champ d’énergie. (Nous verrons que la Nature Divine et l’ Essence de l’esprit Créateur se trouvent dans la substance de cette déclaration : « Dieu est Énergie », champ dans lequel nous aurons tout le temps de nous frayer un chemin. En effet, à mesure que l’intelligence s’ouvrira à la contemplation de la Nature Incréée de l’Être Divin, nous verrons comment l’ énergie créatrice se transforme en forces naturelles agissant sur le corps sur lequel l’Acte Créateur s’accomplit).

La première chose que Dieu fit donc à l’aube de ce Premier Jour fut de générer un champ d’énergie. Et la deuxième, de projeter ce champ d’énergie sur la Terre.

53. Je disais donc que la première chose que Dieu fit à l’aube de ce Premier Jour fut de générer un champ d’ énergie. Et la deuxième, de projeter ce champ d’énergie sur la Terre. Et j’ai déclaré que Dieu est Énergie ; et que sa manifestation physique se produit par sa transformation dans la nature du champ de l’objet sur lequel Dieu projette sa force. Dans le cas qui nous occupe, la Terre, le champ d’énergie que Dieu a généré s’est transformé en énergie gravitationnelle.

54. D’une manière plus dynamique, afin de ne pas nous perdre dans des mouvements très lents en raison de leur poids scientifique, je dirai que le champ gravitationnel terrestre a absorbé ce flux d’énergie et a doublé sa densité moyenne par unité cubique astrophysique. Ceci d’une part. Et d’autre part, que Dieu a doublé la densité initiale du champ gravitationnel terrestre en fonction des calculs estimatifs qu’il avait effectués pour amener le noyau de la Terre à son point d’implosion astrophysique, dont l’effet serait la fusion de la croûte primaire.

La conséquence immédiate de la multiplication de l’énergie par unité cubique astrophysique à laquelle fut soumis le champ gravitationnel terrestre fut de produire l’effet de rotation orbitale accélérée dans lequel entra la Terre.

(Au fur et à mesure que nous avancerons, nous verrons dans quelle mesure la vitesse de transformation de l’énergie gravitationnelle en masse et en chaleur, et la vitesse de rotation du corps céleste considéré entretiennent une sorte de relation similaire à celle de n’importe quelle machine avec le carburant nécessaire à son fonctionnement).

55. Je sais, j’imagine que, lorsqu’on aborde le sujet à ce rythme, comparer le champ gravitationnel à un réservoir de carburant qui se remplit et se vide ne semble pas nous mener nulle part. Mais c’est ce qui s’est passé : la réponse automatique de la Terre à la multiplication de la densité moyenne de son champ gravitationnel a été l’ accélération instantanée de la vitesse de rotation à laquelle son noyau tournait jusqu’alors. Et la réponse du noyau à l’augmentation de sa vitesse de rotation a été la production de chaleur.

(De manière plus superficielle, ou moins approfondie, tout le monde sait plus ou moins quel est le produit final de la fusion des solides. Je dis cela en parlant de la fusion de la croûte primaire. Les volcans sont le meilleur exemple que je puisse invoquer. L’ association entre une éruption volcanique et des masses de gaz s’élevant vers le ciel est un classique de la nature, et la photo nous évite d’avoir à naviguer parmi les réseaux cristallins et leurs liaisons moléculaires, voyage agréable pour certains, assez pénible pour d’autres. Au niveau industriel, les hauts fourneaux nous offrent gratuitement un autre exemple. Mais si ce qui nous préoccupe, c’est d’approfondir le sujet, le mieux est de faire appel à un expert en sciences de la nature et de lui demander comment la matière solide parvient à retarder le pire ; après tout, le comportement des réseaux cristallins soumis à une source de chaleur croissante est un cas omniprésent dans les manuels les plus élémentaires de physique).

56. Les questions qui nous tourmentent ici sont les suivantes :

Que cherchait donc Dieu en faisant tourner à plein régime les moteurs du transformateur géophysique ?

Que cherchait-il à provoquer en accélérant la rotation du noyau terrestre et en provoquant la fusion de la croûte primaire ?

(Les autres points que j’ai laissés en suspens, à savoir la nature chimique de la croûte primaire et sa formation, sont des détails que j’essaierai d’aborder plus loin, lorsque j’aborderai le chapitre consacré à la création de la Terre. Le moment venu, je m’efforcerai également d’aborder la nature astrophysique du noyau et la relation que la matière stellaire et les champs gravitationnels entretiennent et qui est à l’origine des propriétés du cosmos. Souligner, comme je l’ai fait, que cette relation énergie-matière se traduit par de la lumière et de la chaleur n’est pas une idée gratuite, mais simplement la manière la plus naturelle et la plus simple d’expliquer le processus fondamental à l’origine des étoiles et des galaxies, et selon la phénoménologie duquel celles-ci se répartissent et interagissent. Mais puisque promesse faite, dette contractée, j’espère m’en souvenir plus tard, et si ce n’était pas le cas, j’espère que le lecteur excusera ce tic psychologique qui m’affecte lorsqu’il s’agit de « rembourser mes dettes »).

57. Revenons donc, reprenons le fil et suivons le chemin que, dans les ténèbres du tunnel, la Lumière nous indique.

Je disais donc qu’une fois le Noyau activé, sous la pression de la multiplication de la densité gravitationnelle du champ terrestre, la transformation de l’énergie en chaleur a précédé la fusion du corps géophysique. Et je me demandais ensuite ce que Dieu espérait obtenir de cette fusion.

À la lumière de la représentation de la fusion de la croûte primaire, la réponse est la suivante :

 Dieu cherchait à produire une atmosphère chimiquement prédéterminée. En d’autres termes, l’effet final que Dieu a produit en appuyant sur l’accélérateur du transformateur géonucléaire avait pour point de repère l’atmosphère primaire.

(Nous omettrons dans cette section tout ce qui concerne les mathématiques du contrôle de vol, de l’état initial à l’état final. La logique de la victoire remportée implique, dans sa structure et son développement, le dépassement d’un système complexe d’inconnues. Au vu des résultats, il ne serait pas juste de risquer de perdre le fil en se basant sur des considérations spécifiques « réservées aux génies ».

Mais il serait bon de préciser que la nécessité de traverser cet océan d’équations avait pour récompense l’avenir. La moindre erreur en multipliant la densité gravitationnelle par unité cubique astrophysique au-delà d’un point critique aurait conduit le système géophysique à se transformer en une sorte de supernova planétaire. Dans ce cas, la Terre se serait désintégrée en un essaim de météorites. Mais revenons à notre sujet).

58. Je disais donc qu’une fois le Midi de cette Journée atteint, la Terre se retrouva enveloppée dans une atmosphère sursaturée d’un des éléments les plus abondants dans les espaces extérieurs, l’hydrogène. À tous les autres égards, l’atmosphère terrestre était semblable à celles des autres planètes.

En termes de couleurs, disons que, passant du noir et blanc typique du corps lunaire, la Terre est passée au rouge vif et éclatant des fulgurations solaires, mais sous forme liquide, pour finalement s’ éteindre et se refroidir jusqu’à ce que sa surface se dissipe au sein d’un nuage épais, aussi enveloppant et énigmatique qu’une nébuleuse orbitant autour d’ un champ imaginaire à la vitesse de croisière d’une comète de Noël.

Disons…

Et restons-en là.

 

CHAPITRE 7.- LA CRÉATION DE LA LUMIÈRE

 

59. Et continuons.   

J’espère que vous m’avez suivi jusqu’ici et que la vitesse à laquelle ma pensée s’est lancée pour recréer les Mémoires de notre Univers ne vous a pas posé de problème.

Continuons donc.

Une fois que la Terre eut transformé l’énergie que son Créateur lui avait fournie en forces naturelles au sein de son système géophysique, et que l’implosion géonucléaire eut provoqué dans l’architecture de son corps les deux processus mécaniques décrits : la fusion de la croûte primaire et la production de l’atmosphère primitive ; une fois cette première séquence concrétisée, le moteur géonucléaire a progressivement ralenti son rythme de fonctionnement jusqu’à atteindre un nouvel état d’équilibre.

60. Les manuels de physique permettent de retracer ce processus. En effet, il suffit d’ inverser la séquence, de réduire la vitesse de rotation du globe, ainsi que la température de la planète, et le reste est un jeu d’enfant, même s’il faut préciser : un jeu d’enfant, certes, mais d’enfants intellectuellement capables de percevoir le jeu des forces que suppose le Système de la Création, dans lequel Dieu intervient en tant que « source universelle d’énergie », et où le champ gravitationnel se manifeste conformément aux principes classiques de l’énergie, c’est-à-dire qu’il se transforme, dans ce cas, en forces naturelles agissant sur un corps astrophysique donné, transformation qui est à l’origine du mouvement universel et rend possible l’ existence tant de structures astrophysiques systémologiques ponctuelles, qu’elles soient ouvertes ou globulaires, que de structures du type des galaxies ; ce n’est pas un hasard si, en prenant toujours le Verbe comme source d’inspiration – vérité qui apparaîtra au fur et à mesure que nous aborderons la création du Firmament –, Dieu parle de la Gravité comme de ces « eaux… qui sont au-dessus du Firmament… », ouvrant ainsi à notre Créateur la l’esprit à la comparaison de la gravité avec l’élément liquide, réalité à laquelle Il est Lui-même habitué, qui Lui est naturelle, et à partir de cette réalité : gravité = combustible liquide, Il œuvre. Certes, la gravité en tant qu’ « énergie liquide singulière », mais cela sera examiné plus en détail au fur et à mesure.

61. Ainsi, une fois transformée la multiplication supplémentaire du volume initial du champ gravitationnel que Dieu avait provoquée en disant « Que la lumière soit », transformation de l’énergie en travail qu’impliquait la fusion du corps géophysique externe, et une fois la fusion de la croûte primaire et du manteau géologique achevée, cette série achevée, la vitesse de rotation du noyau du globe terrestre a diminué, entraînant dans sa chute la baisse de la température générale de la planète.

Les deux conséquences immédiates de la baisse de température dans l’ensemble du corps géophysique furent :

1 : la formation de la lithosphère

et 2 : la sublimation de l’ atmosphère.

62. Ce que j’ai dit précédemment, je le répète avec insistance. Mon habitude d’aborder ces processus dans le cadre de ma Mémoire vivante m’amène par inertie à sauter par-dessus des étapes séquentielles qui, aux yeux des autres, pourraient ne pas être si évidentes.

Je m’explique.

Si j’ai dit que la vitesse de rotation et la vitesse de transformation de la gravité en lumière et en chaleur sont directement liées, et que je dis maintenant que la vitesse de rotation de la Terre a commencé à diminuer, on comprend que cette diminution a affecté le Noyau. Ses rotations de travail, en chute verticale descendante une fois que le combustible fourni avait été consommé lors du processus de transformation de la gravité en chaleur, la température géologique générale a commencé à baisser. D’abord celle du noyau, puis celle du manteau, et enfin celle de la croûte. Cette refroidissement aurait pour conséquence la formation de l’anneau lithosphérique et la sublimation de l’atmosphère. Nous aborderons cette sublimation ci-après.

63. Et une fois encore, en parlant de la fusion de la croûte primaire, j’insiste sur le caractère élémentaire de la connaissance de la fusion des solides comme point de départ pour comprendre le changement de structure cristalline qui s’est produit dans la structure de la Terre à la suite de la fusion de son corps géophysique primaire.

À cet égard, le conditionnement artificiel existant, à l’échelle universelle, concernant l’origine naturelle des planètes constitue un obstacle que le lecteur doit surmonter. Cette image archétypale destinée aux ignorants qui errent encore à l’aveuglette dans le tunnel des hontes du XXe siècle, où une gravité issue par la sort du néant comprime une mer de matière flottante qui jaillit du chapeau du Merlin de service, et abracadabra produit un être physique, cette image, qui découle du discours lui-même, convient parfaitement à un conte d’Alice au pays de la science-fiction.

Et c’est tout.

64. Toute intelligence qui se respecte et qui travaille avec un système où les valeurs astrophysiques sont déterminées par la relation entre la matière (étoile) et l’énergie (gravité) parvient à la conclusion, en considérant l’astro-iconographie comme le reflet de la réalité, que le refroidissement temporel des corps stellaires provoque la fixation de la matière nébulaire sur leur enveloppe externe, ce qui constitue l’ origine naturelle des planètes.

Dans le cas de l’origine de la planète Terre, sa singularité cosmique tient au fait que son origine est une application directe de l’intelligence créatrice au système matière-énergie, sujet sur lequel nous reviendrons en temps voulu, et qui a déterminé tant les paramètres géophysiques primaires que les effets géohistoriques déducibles de cette application créatrice.

On pourrait ici se demander pourquoi Dieu ne s’est pas contenté alors de jouer avec une planète d’ origine naturelle ; question à laquelle nous répondrons au fur et à mesure, mais qui relève de la théologie, car elle concerne le « pourquoi », le « comment » étant le domaine propre aux sciences physiques.

65. Revenons à notre sujet principal :

Par sublimation des gaz, on entend le passage de la matière de l’état gazeux à l’état solide sans passer par l’état liquide. L’exemple le plus courant de sublimation gazeuse nous est offert par la nature chaque hiver. Les nuages se transforment en neige et en grêle.

Au niveau des expériences à la maison, le champ d’expérimentation qui s’offre à nous est très limité, mais au niveau du laboratoire, les expériences ouvertes à la curiosité sont nombreuses. Comme nous n’avons ici ni l’espace ni les moyens de traduire ces mots en images, je conclurai en disant que :

Le manteau de glace dans lequel Dieu a transformé l’atmosphère primitive, vedette de ce premier jour, était « la Lumière » de la Genèse.

66. Et je laisse ici mes lecteurs réfléchir au mystère des mystères, le plus incroyable : comment un homme d’il y a trois mille cinq cents ans a-t-il pu se faire une idée physique aussi moderne de l’origine de la biosphère ?

A. Fusion de la croûte primaire,

B. Formation de la proto-atmosphère,

C. Refroidissement de la croûte et sublimation de l’atmosphère primitive.

N’est-ce pas à en ôter son chapeau ?

C’est un point sur lequel je devrais insister, je crois, ou du moins c’est ce que je devrais penser. J’imagine que nous aurons le temps de revenir sur cette question de la relation cognitive, telle qu’elle est décrite dans cette Introduction, entre la pensée de Moïse et le contenu du hiéroglyphe que nous appelons « la Genèse ».

67. Quoi qu’il en soit, la relation de Moïse l’Hébreu avec l’Histoire universelle ne s’est pas opérée par le pont de la Science, mais sur les rails de l’Omnipotence et de la Toute-Puissance, laissant l’Omniscience, comprise comme Science, à Dieu, le véritable Auteur de ce hiéroglyphe, les mains humaines n’étant rien d’autre que des plumes se déplaçant au rythme dicté par la Pensée de celui qui se tient face à l’Éternité et dessine des Événements sur la toile des millénaires avec la même aisance que d’autres planifient leurs crimes à la lumière du monde entier. Deux sujets donc, l’ Omniscience et la Toute-puissance, deux plats distincts, qui seront servis en temps voulu selon les règles de la bonne table.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DEUXIÈME PARTIE

CRÉATION DU FIRMAMENT DES CIEUX

 

CHAPITRE 8. RÉCAPITULATION GÉOHISTORIQUE

 

68. La surprise de découvrir cette succession d’événements géohistoriques où les génies du monde moderne n’ont rien trouvé d’autre qu’une imagination fiévreuse et fanatique issue d’un esprit en état de fièvre religieuse (séquence parfaitement scientifique dans son approche et son développement) ne doit pas nous faire perdre de vue l’ensemble des faits que j’ai, pour faciliter la vision d’ensemble, effleurés.

Récapitulons :

69. Premièrement : multiplication contrôlée de la densité par unité cubique astrophysique du champ gravitationnel terrestre. L’origine de cette multiplication contrôlée, ai-je dit, réside dans la nature de l’Être divin.

70. Deux : accélération verticale des révolutions de travail du transformateur géonucléaire de la Terre. D’où ont découlé l’accélération de rotation du globe autour de son axe, et l’implosion astrophysique du noyau à l’origine de la chaleur de la planète.

71. Trois : élévation thermodynamique globale du corps géophysique, qui, partant du manteau, s’est étendue jusqu’à la surface et a produit la fusion de la croûte primaire.

72. Quatre : liquéfaction de la croûte primaire sous l’effet de la fusion du globe externe et formation de l’atmosphère primitive.

(La nature chimique de l’atmosphère terrestre, unique en son genre parmi celles de sa famille planétaire, nous pose un autre problème que je n’aborderai pas ici, mais sur lequel je reviendrai en temps voulu).

73. Cinq : Une fois la transformation en chaleur du combustible gravitationnel achevée, la Terre est revenue entre les mains de la Nature, ses nouveaux changements s’ajustant à la loi de l’inertie.

A. Décélération des tours de fonctionnement du transformateur géonucléaire.

B. Baisse de la vitesse de rotation de la planète.

C. Et baisse de la température du globe.

Tels furent les trois premiers effets visibles.

74. Six : ces trois effets ont été à l’origine d’une nouvelle série d’effets. Le premier de ces nouveaux effets fut le refroidissement de la surface extérieure du globe, qui a ipso facto posé la première pierre de la création de l’anneau géophysique externe, la lithosphère.

75. Sept : on peut également parler de solidification de la croûte secondaire. Enfin, c’est une question de point de vue. Lorsque nous approfondirons le sujet, nous aurons le temps de les différencier. Pour aller un peu plus loin, disons que la lithosphère est au Globe ce que la croûte secondaire est à la lithosphère. En résumé, la croûte secondaire est la couche externe de la lithosphère. Ce fut donc la croûte secondaire qui fut la première couche lithosphérique à se solidifier.

76. Huit : La baisse continue de la température géophysique vers son ancien état initial, qu’elle n’atteindrait plus jamais, a provoqué la solidification de la croûte secondaire, comme je l’ai dit, et la création de l’anneau lithosphérique. L’architecture géophysique a continué à se compléter avec la naissance du deuxième anneau, le manteau, dont le refroidissement allait fermer la source de chaleur qui, jusqu’alors, avait alimenté l’atmosphère primitive pour préserver son état naturel.

77. Neuf : Le refroidissement de l’extérieur vers l’intérieur du globe devait logiquement transformer l’anneau lithosphérique en un mur empêchant le transfert de chaleur du noyau vers l’ atmosphère.

78. Dix : Thermiquement isolée du Noyau, la température de l’Atmosphère chuta en piqué à la vitesse vertigineuse imposée par l’isolation. Son volume se figea. Il en résulta la transformation de l’Atmosphère en Manteau de Glace qui recouvrit la sphère de la Planète du pôle Nord au pôle Sud au cours de l’Après-midi du Premier Jour.

Comme je l’ai dit auparavant, ce manteau de glace est la Lumière dans le Verbe du premier jour.

79. Telle est la séquence que nous avons parcourue avec joie. Au fil de notre chemin, j’ai évoqué des faits spécifiques qui témoignent de l’Intelligence créatrice et de sa maîtrise des sciences de l’espace, du temps, de la matière et de l’énergie. Une maîtrise cognitive qui est comme un champ où l’Arbre de la Science de la Création. Nous nous attarderons un moment sur ces faits dans la section suivante.

 

CHAPITRE 9. PREMIÈRE LOI DU COMPORTEMENT DE L’UNIVERS

 

80. Dieu a appliqué au système géophysique la première des lois qui régissent le comportement de l’ Univers : la transformation de l’énergie gravitationnelle en lumière et en chaleur. Cette première loi étant le principe général sur lequel Dieu a construit l’Architecture des Cieux, c’est grâce à sa manifestation dans l’espace local que la géométrie de notre Univers reste constante dans le temps. Je sais bien qu’il est un peu précipité d’affirmer quelque chose d’aussi fort, mais au fur et à mesure que nous avancerons, l’ image que les résultats exposés veulent transmettre à notre intelligence s’ouvrira peu à peu jusqu’à dévoiler en couleurs l’ampleur de sa beauté.

81. Cela étant dit, l’ application au système géophysique de la première loi parmi celles qui régissent la physique des cieux nous amène à nous intéresser aux réactions que des corps stellaires aux propriétés diverses déclenchent face à un même facteur externe, comme pourrait l’être l’irruption en trombe à l’intérieur de leur système d’un courant d’énergie, tel une corde gravitationnelle intergalactique qui, à mesure qu’elle traverse les abîmes, entraîne toute la matière libre qu’elle rencontre sur son passage.

82. Les explications auxquelles nous pourrons parvenir auront toujours pour point de départ cet Événement historique (multiplication de la densité gravitationnelle du champ terrestre). Ce sont ses ramifications qui nous amènent à formuler la relation entre l’énergie universelle et la matière astrophysique dans le cadre de la production de lumière et de chaleur, les deux conséquences visibles les plus directes qui parviennent à nos sens. Lorsque je parle de production de lumière, j’entends tout le spectre du rayonnement stellaire à l’origine de l’énergie cosmique. L’ importance de cette relation entre l’énergie gravitationnelle et la matière stellaire sera révélée dans les chapitres suivants. Pour l’instant, je m’en tiendrai aux faits, en prenant toujours la multiplication de la densité initiale du champ gravitationnel comme point de départ de cette nouvelle cosmologie.

83. Nous avons observé (et cela a été fait parce que la cause première a été déduite des effets finaux) que, lorsque l’on double la densité cubique astrophysique, c’est-à-dire la quantité d’énergie présente dans un champ gravitationnel, dans le cas d’une planète, et plus précisément celui de la Terre, la production de chaleur du transformateur astrophysique est multipliée par ce multiple.

Si nous parlions d’un transformateur stellaire, la première conséquence visible se manifesterait par l’intensité de la lumière produite.

Dans le cas que notre Créateur nous présente, la chaleur est la conséquence directe de la nature du transformateur sur lequel Dieu a œuvré.

(La gamme des transformateurs astrophysiques dépasse notre imagination. Dans le cadre de l’ horizon qui s’ouvre devant nous, on peut supposer que cette gamme comprend des sources de rayons gamma, de rayons X et de rayons dont la nature est indéfinissable pour notre connaissance limitée du Cosmos. Et, enfin, comment oser imposer des limites à ce qui est infini !).

84. Les questions sont les suivantes : Que se passerait-il si, au lieu que Dieu contrôle le processus de transformation de l’ énergie d’un système astrophysique en lumière et en chaleur, nous nous trouvions aux confins des Cieux et que, pour une raison extérieure quelconque, un système stellaire binaire ou multiple subissait une multiplication incontrôlée de la densité de son champ gravitationnel ? Et inversement, que se passerait-il si la vitesse de transformation du champ gravitationnel en lumière ou en tout autre type de source de rayonnement dépassait le rythme de transfert d’énergie d’un système à l’autre ? Ne devrions-nous pas commencer à corriger nos hypothèses sur l’origine des novas et des supernovas ? 

85. En voici une autre : les fluctuations d’intensité de la lumière des étoiles et les variations de leurs périodes et cycles orbitaux ne sont-elles pas un appel à notre intelligence, dans le but de nous ouvrir l’esprit à la conception de l’univers comme un océan d’énergie sur les eaux duquel flotte la matière ?

N’est-il pas merveilleusement curieux que, parlant de lui-même et se souvenant de ces jours-là, Dieu nous ait raconté en disant : « qui planait au-dessus de la surface des eaux » ?

Pour ma part, je n’ai aucun doute quant à l’identification du champ gravitationnel universel à un océan d’énergie où circulent des courants qui agissent comme des canaux de transfert de la gravité d’une zone à l’autre, Dieu maintenant, grâce à ce système d’irrigation, la géométrie de sa Création dans un parfait état d’ équilibre.

 Mais la question que j’ai posée précédemment concerne la relation de notre univers-galaxie avec le cosmos extérieur, avec le royaume des galaxies.

86. La question était de savoir ce qui se passe lorsqu’un courant extra-local fait irruption en trombe à la périphérie de nos Cieux et déséquilibre une zone, soit par la multiplication de la somme totale d’énergie présente, soit par l’accélération instantanée des révolutions de travail de la matière astrophysique.

À travers cette analyse, l’ idée est de retrouver l’effet de rotation accélérée que la Terre a connu lorsque Dieu a multiplié la densité de son champ gravitationnel, effet dont nous tirons une loi de régularité directe entre le processus de production de chaleur et la vitesse de rotation du transformateur astrophysique.

Cette idée nous amène à constater que, lorsqu’une étoile est soumise à une rotation accélérée instantanée, l’effet doit nous donner pour conséquence : la création d’une nova, ou d’une supernova si le corps affecté par la multiplication instantanée de ses rotations de travail est un système multiple.

Nous nous attarderons également, le moment venu, à analyser en détail ce processus de formation des novas et des supernovas.

 

CHAPITRE 10.- ET LE VERBE EST DIEU

 

87. Et nous reprenons maintenant le fil que notre Créateur a déroulé devant nous, qui a toujours été là mais qu’en sa Prescience, Il a laissé reposer dans les ténèbres jusqu’à ce que l’ l’Intelligence de notre civilisation n’ait ouvert ses oreilles au Langage de la Science de la Création. Cela dit, le résumé chronologique des événements historiques dont Dieu a été l’acteur principal au cours de ce Premier Jour peut se présenter ainsi :

A : Multiplication de la densité du champ gravitationnel terrestre. (Cette question de la multiplication par Dieu du volume d’énergie d’un système astrophysique donné, question qui est à la base même de la Création, est une question que nous avons résolue en partant de la nature du Créateur lui-même, nature qui lui permet d’être la source d’ énergie fondamentale dont se nourrit l’océan cosmique).

B : Augmentation verticale ascendante du rythme de fonctionnement du Transformateur central géophysique. (L’ existence d’une correspondance innée entre la densité gravitationnelle et la rotation stellaire est à la base de la lumière et de son intensité).

C : Fusion du manteau et liquéfaction volcanique de la croûte primaire. (Je m’abstiens de tout commentaire à ce sujet, car j’ai laissé à l’intelligence naturelle du lecteur le soin d’établir le lien entre la cause première mentionnée et les effets finaux exposés).

D : Formation de l’ atmosphère primitive « classique ». (En parlant de « classique », je pense à l’ atmosphère planétaire typique, raréfiée, chaotique, telle que nous la trouvons sur les autres planètes de notre système).

E : Refroidissement du noyau et solidification de la croûte secondaire, ou lithosphérique.

(Ce fut l’origine de la croûte secondaire. Sur celle-ci, et pendant le refroidissement, Dieu est intervenu en veillant à la formation du substrat écosphérique autonome, dont je n’ai encore rien dit, mais dont il sera question plus loin. Bref, voilà les dorsales océaniques comme preuves des forces de traînée que Dieu a mises en action, dont la solidification marque le moment où Dieu a façonné la géographie des continents.

La logique la plus élémentaire impose son critère et part du principe qu’un état de semi-liquidité est le moment idéal pour retirer de la surface du corps semi-solide une partie de sa matière, tout comme le fait celui qui travaille l’argile puis expose la figure résultante au four. Dans ce cas, l’effet « four » a été pris en charge par le processus accéléré de solidification que la croûte secondaire avait entrepris.

La raison pour laquelle Dieu a fendu l’hémisphère atlantique fait partie de l’architecture géophysique à la base de la création du plan biosphérique, sur lequel nous reviendrons tout à l’heure.

Le fait est que les forces de traînée qui ont créé le canal atlantique et donné naissance aux dorsales océaniques ont laissé leurs traces lors de la solidification de la couche lithosphérique. Et elles sont là, témoignant de l’existence de l’activité créatrice à l’œuvre sur les plateformes continentales.

Je ne souhaite pas m’étendre sur la manière dont cette création affecte la théorie de la tectonique des plaques. Outre la théorie du plan biosphérique, je présenterai une preuve supplémentaire contre le modèle géophysique que le XXe siècle a imposé comme norme).

F : Sublimation de l’ atmosphère primitive. (J’ai dit que lorsque la lithosphère a isolé l’atmosphère primitive du noyau : entraînée par la baisse de température, l’atmosphère s’est congelée, s’est sublimée, et le résultat final a été sa transformation en un manteau de glace qui, à l’instar de la mer de lave auparavant, recouvrit la sphère de la Terre du pôle Nord au pôle Sud, d’Est en Ouest).

88. Ce manteau de glace qui enveloppa la planète l’après-midi de ce jour-là était la Lumière qui jaillit des lèvres de notre Créateur, lorsqu’il dit : « Que la lumière soit ».

 Et il en fut ainsi. Et il en fut ainsi.

Le contraire aurait été absurde.

Le doute cartésien, en tant que méthode de relation entre l’Intelligence du Créateur et celle de la Créature, n’est pas une méthode, c’est un mur de séparation, une barrière limitant les possibilités et les capacités de la Science à évoluer vers l’Omniscience créatrice.

Si, par Omnipotence, j’entendais auparavant la faculté créatrice de réduire la durée d’un processus à son minimum possible, j’entends désormais par Omniscience la maîtrise que Dieu exerce, dans sa Sagesse, sur toutes les sciences de la matière, de l’espace, du temps et de l’énergie. Et ce faisant, j’inclus dans cette liste des sciences qui opèrent dans différents univers, sur lesquels nous ne pouvons rien dire, si ce n’est nous émerveiller devant leur connaissance infinie.

 

CHAPITRE 11. – CRÉATION DU FIRMAMENT

 

89. Ainsi, en gardant à l’esprit l’ état de la Terre à la fin du premier jour, le globe géophysique étant enveloppé sous ce manteau de glace que son Créateur appelle « la Lumière », vue de loin, la vision de notre planète était celle d’une immense boule de glace flottant dans l’ Abîme, telle la vision d’un œuf cosmique gigantesque né dans les Ténèbres.

 La séquence géohistorique suivante que Dieu avait en tête était la suivante :

90. Déplacement de la Terre de sa région d’origine vers sa place définitive dans les Cieux.

(La localisation de la région d’origine de notre Terre sera un problème à résoudre dans les chapitres à venir. C’est la nécessité de prévenir le lecteur du sentiment d’incrédulité que cette localisation suscitera qui me le suggère. Je relèverai également ce défi avec élégance et sérénité).

91. Lancement de la Terre dans le Système solaire et mise en orbite sur sa troisième orbite.

92. Sublimation de la couche de glace. (Par sublimation de la glace, on entend le passage de la matière de l’ état solide à l’état gazeux sans passer par l’état liquide. Dans ce cas, il s’agirait du processus inverse de celui de la sublimation des gaz.

Si, la Journée précédente, nous avons vu comment Dieu a réussi à faire baisser la température du Globe jusqu’au point critique de sublimation de son atmosphère, en cette nouvelle Journée, nous allons observer le processus inverse. Mon conseil est d’ouvrir les yeux de l’intelligence et de se préparer à comprendre des merveilles. Et comme toujours, si une objection surgit, il ne faut pas s’inquiéter outre mesure, tout s’arrangera).

93. Rupture de la couche de glace en deux blocs et retrait vers les pôles géographiques. (Ce retrait des deux blocs de glace vers les calottes polaires est une période géohistorique que, abordée sous un angle différent, la géologie classique a ancrée dans l’esprit de tous.

Je rappelle ici que la science est l’ABC du langage de la Création. Le reste, c’est-à-dire prétendre modeler l’ Univers et son histoire à la mesure de la toute-puissance de la raison humaine, est un exercice de vanité sur lequel je ne m’étendrai pas pour l’instant.

La science, tout comme la théologie, est restée jusqu’à aujourd’hui soumise à l’esclavage imposé par la nécessité de la Chute. Ce n’est pas depuis une tribune d’accusation et de condamnation que nous devons analyser les théories et les états intellectuels par lesquels sont passées tant la foi que la raison. Si nous avions été pris au piège dans les bottes de l’un de ceux qui nous ont précédés, nous aurions probablement fait exactement ce qu’ils ont fait. Alors, en ce jour de joie, nous n’allons pas prendre les choses au sérieux).

94. Naissance de l’océan et formation de l’atmosphère biosphérique. (Cette atmosphère est le firmament dans le Verbe du deuxième jour. Nous entrons aussitôt dans sa séquence géohistorique. Avant que l’aube de ce deuxième jour ne se lève et que l’Histoire ne se rapproche encore un peu plus de nous, je pense qu’il n’est pas mauvais de réfléchir à l’endroit où Dieu a créé la Lumière. Je sais bien que plus d’un va se prendre la tête entre les mains et va en rester sans voix. Eh bien, il suffit d’ouvrir l’Évangile et de voir ce que faisait son Fils pour être émerveillé par la surprise).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

TROISIÈME PARTIE

CRÉATION DE L'ÉCHELLE DES ÉLÉMENTS NATURELS

 

CHAPITRE 12. – SUR LES TÉNÈBRES

 

95. Le texte biblique ne ment pas. Au quatrième jour de la Genèse, il nous est dit que Dieu créa les étoiles pour séparer la Lumière des Ténèbres. Je cite :

« Et il en fut ainsi. Dieu fit les deux grands luminaires, le plus grand pour présider au jour, et le plus petit pour présider à la nuit, ainsi que les étoiles ; et il les plaça dans la voûte céleste pour éclairer la terre, pour présider au jour et à la nuit, et pour séparer la Lumière des Ténèbres ».

Qui n’a jamais lu ce texte ? :

« Dieu créa les étoiles et les plaça dans la voûte céleste pour séparer la lumière des ténèbres ».

L’auteur de la Genèse nous dit d’abord que Dieu a créé la Lumière, puis il nous déclare aussitôt qu’une fois la Lumière créée, il l’a séparée des ténèbres.

96. Eh bien, les options qui s’offrent à nous sont ce qu’elles sont et ne laissent place à aucune ambiguïté. Dieu a créé la Lumière, puis il l’a séparée des ténèbres, et il a créé les étoiles pour séparer la Lumière des ténèbres. La question est de savoir ce qui se passerait maintenant si, là où Moïse a écrit « Lumière », nous mettions le Manteau de Glace dont nous avons suivi la création.

L'atmosphère commence-t-elle à se réchauffer ?

Et si nous prenions un crayon et du papier pour tracer des lignes ?

Nous traçons un cercle dans un coin de la feuille et l’appelons Terre.

De l’autre côté, nous traçons un autre cercle et l’appelons Ténèbres.

Traçons maintenant au milieu un mur de séparation entre la Terre et les Ténèbres, que nous appellerons Étoiles.

C’est l’image que l’on obtient en plaçant la Terre là où Moïse a placé la Lumière. Et, en effet, si l’on regarde le ciel, on voit que les Cieux font office de mur de séparation entre la Terre et le cosmos extérieur.

97. Conclusion : si Dieu a créé la Lumière et l’a séparée des Ténèbres… c’est que la Terre se trouvait à ce moment-là dans cette région dont les étoiles la séparent actuellement. Ou, ce qui revient au même, avant de créer la Lumière : la Terre se trouvait au milieu des Ténèbres.

98. Je comprends que cette manière simple de construire un raisonnement puisse paraître au lecteur comme un art sinistre visant à compliquer encore davantage les choses. La vérité est que, malgré tous mes efforts, je ne trouve pas de complication et c’est peut-être pour cela que je me lance dans la reconstitution des événements géohistoriques sans me soucier de l’opinion des siècles. À l’heure de vérité, qui est celle qui nous intéresse ici, le problème est de savoir où, dans quelle région de l’ espace extérieur, se trouvent ces Ténèbres qui recouvraient la face de l’Abîme lorsque Dieu dit : « Que la lumière soit ».

99. La Révélation se contente de nous informer de la distance astronomique que Dieu a placée entre les Ténèbres et la Lumière. Elle ne donne ni chiffres ni coordonnées intergalactiques. Elle nous dit que Dieu a créé la Terre, et qu’entre la Terre et sa région d’Origine, il a intercalé les Cieux. Une traduction merveilleuse et révolutionnaire qui nous cloue à notre siège et nous place exactement là où notre Créateur voulait nous voir : au milieu des Ténèbres et le regard tourné vers les Cieux. Alors, à quoi cela sert-il d’avoir les pieds sur terre si, au final, c’est celui qui a la tête dans les nuages qui voit le mieux les choses ?

100. Une question supplémentaire s’impose.

Dieu a-t-il créé les étoiles pour séparer la Terre de sa région d’origine sans autre raison que de dessiner sur la voûte céleste le zodiaque ?

Ou bien a-t-il donné aux Cieux des dimensions galactiques pour une autre raison ?

Cette réponse positive implique l'affirmation d'un impossible historique, ni plus ni moins qu'un homme vivant il y a trois mille cinq cents ans aurait compris, sans avoir jamais observé le cosmos, que notre Univers est une galaxie au cœur d'un océan de galaxies en mouvement, raison pour laquelle Dieu a donné à nos Cieux leurs dimensions astronomiques actuelles.

 

CHAPITRE 13. – L'ÉCHELLE DES ÉLÉMENTS NATURELS

 

101. Mais continuons.

Une fois la Lumière créée (processus que nous avons décrit en suivant la ligne du temps avec laquelle Dieu a mis au défi, depuis sa Genèse, la science de tous les temps, et en suivant laquelle nous sommes parvenus à la fusion de la croûte primaire et à la sublimation de l’atmosphère primordiale qui en a résulté, ouvrage dans lequel Dieu a produit le manteau de glace qui, au cours du matin du premier jour, a recouvert la sphère de la planète Terre, et sans nous attarder sur les processus mécaniques compte tenu du caractère naturel du sujet : fusion de la première croûte et de la sublimation de l’atmosphère primitive), nous avons laissé la question de la Révélation quelque peu en suspens jusqu’à ce que l’occasion nous permette de revenir sur terre.

102. Et sans entrer dans davantage de détails, nous sommes revenus au Texte, dont la lecture nous a amenés à convenir que la définition du Verbe Créateur, dont l’identité s’éloigne du monde des métaphores, des hyperboles, des mythes et autres entités légendaires, a fait de « la Lumière » une clé de Champollion, grâce à laquelle on interprète la Révélation, contre toute opinion, théologique ou scientifique, admise jusqu’à ce jour, en affirmant que Dieu a séparé la Terre de sa région d’origine et l’a introduite dans les Cieux, conclusion qui se déduit du texte : « Et Dieu vit que la Lumière était bonne, et il la sépara des Ténèbres », déclaration qui, à la lumière de cette interprétation, m’ amène à admirer le courage dont a fait preuve l’auteur humain lorsqu’il a osé, sans science, confesser une telle déclaration de séparation entre la Lumière et les Ténèbres par la main du Dieu lui-même qui avait créé la Terre et les Cieux.

L’ignorance de Moïse est précisément là où réside la sagesse de celui qui lui a dicté le texte, et par son silence, son scribe est devenu l’homme le plus sage de son temps. Dans une section consacrée à l’ignorance de Moïse en tant que scribe de Dieu, nous reviendrons sur le thème de l’omniscience du Seigneur qui lui a dicté le récit de la création de l’ Univers. Il ne pouvait en être autrement. Ou bien, pour nous, tout n’a-t-il pas commencé lorsque la Terre a été créée ?

103. Nous savons déjà qu’on dit par ici que la véritable histoire de l’Homme remonte même à avant l’ existence de la Terre. Or, ni l’existence de l’Homme n’est transcendantale pour le Cosmos, ni la connaissance de la structure des galaxies n’est vitale pour l’existence de l’Homme. Ainsi, si l’Homme n’ existait pas, le Cosmos resterait là où il est, suivant son cours, et si l’ Homme ne connaissait pas la structure du Cosmos, cela ne l’empêcherait pas non plus d’être ce qu’il est.

Cela ne signifie pas que l’importance de la connaissance de l’Univers n’ait pas une valeur existentielle spécifique pour nous ; mais bien qu’il faille préciser que la connaissance qui revêt une importance vitale pour l’Homme en tant qu’Être est la connaissance de Dieu ; et puisque le Créateur réside en Dieu, la science de la Création va de pair, pour ainsi dire avec joie.

104. Certains se demanderont pourquoi alors Dieu a maintenu dans le Silence le Souvenir de la Création de la Terre et des Cieux, séparant le Créateur en Dieu du Seigneur. Une posture que Dieu a maintenue en Christ, en conservant la Foi et l’Intelligence à la manière de deux bras unis à un même corps, nés pour obéir à la même Volonté, mais le mouvement de chaque bras étant soumis à la pensée de la tête, sous les impulsions de laquelle tout le corps se meut.

 Et je répondrai à cette simple question en affirmant qu’il en a été ainsi en vérité.

En même temps, je nierai que, dès le commencement, Dieu ait disposé en Lui la Connaissance du Créateur en suivant ce schéma de croissance dans les conditions de la Science du Bien et du Mal. Ce qui est arrivé est arrivé et il n’y a plus de remède. Et parce que cela s’est produit, la formation de l’Intelligence à l’image et à la ressemblance de celle de notre Créateur a connu, en cours de route, un contretemps qui a contraint Dieu, en effet, à faire passer avant la connaissance de la science de la Création la connaissance de l’arbre de la science du Bien et du Mal, dont le fruit, comme nous le savons, est la guerre.

105. Je ne sais pas si celui qui lit ces lignes a saisi les lois de cette science. Pour ma part, je crois que la structure de ce Fruit est assimilée et, à partir de la connaissance issue de l’ expérience, je peux écrire ce qui, grâce à la connaissance issue de la théorie, prenait forme dans la langue du Premier Homme, à savoir : « Maudit soit quiconque mangera de ce fruit, et maudit soit celui qui fera manger du fruit de l’Arbre de la science du Bien et du Mal ».

Confession finale qui me ramène au point d’où nous avons commencé ce petit voyage, en parlant de la Séparation de la Lumière que Dieu a opérée après l’avoir créée dans les Ténèbres. À ce sujet, j’avais écrit que tant que l’Ignorance avait sa Loi, l’impossibilité d’accéder à son Contenu avait conduit les uns, les théologiens, et les autres, les scientifiques, à rendre à Dieu sa Genèse enveloppée dans le papier des métaphores et des mythes.

Mais une fois la Lumière traduite par le manteau de glace qui, à la fin du premier jour, recouvrait la surface de la Terre – manteau de glace produit par la sublimation de l’ atmosphère primitive issue de la fusion de la croûte primaire –, il ne nous reste plus qu’à mettre le feu au papier de la tradition théologique et de la cosmologie du XXe siècle, souffler sur les cendres, débarrasser la table et se remettre au travail en partant des informations que Dieu nous offre dans son Livre.

Il se peut que je revienne sur ce sujet dans une autre section, et il se peut que je l’aie déjà fait dans une précédente.

Peu importe.

Et je ne dis pas cela parce que je fais partie de ceux qui croient qu’une vérité est plus ou moins vraie selon le nombre de fois où le marteau s’abat sur la tête de l’imbécile de service. Je le dis en pensant que la vie est une pensée qui se construit d’elle-même à partir de racines universelles, et ce n’est pas parce qu’on fait un rêve à plusieurs reprises que ce rêve prend davantage de sens, ni parce qu’on cesse de rêver que le corps va perdre le bienfait que lui procure le repos nocturne.

Pas du tout !

106. Car si l’ insignifiance de l’homme face au Cosmos est un fait, la Vérité existe en soi, même s’il n’y a personne dans l’Univers. Je peux cesser d’exister à l’instant même, mais la vérité était là avant moi et elle subsistera sans moi.

107. Quant à ma manie de revenir sur un point de référence, qui peut être l’un aujourd’hui et un autre demain, elle tient davantage à la nécessité de maintenir un point de référence commun entre l’écrivain et le lecteur.

Par inertie, l’essayiste a tendance à se perdre dans sa réflexion et le lecteur à s’accrocher à une idée concrète.

Et étant donné que le sujet qui nous occupe est d’une telle complexité, même si je souhaite le présenter sous le jour de la simplicité, le fait est que mettre la cosmologie et la théologie, en abordant leur position face à la Genèse de Moïse, hors de la table de travail sur la surface de laquelle l’ esprit d’intelligence de Dieu se déplace en ce XXIe siècle, présuppose un acte plus proche de l’art que de la science, à supposer que l’écriture soit un art, et que donner expression à la pensée soit un art ; ce à quoi je souscris personnellement, et que je déduis des philosophes et des héros des révolutions du deuxième millénaire, les premiers affûtant leurs plumes à l’art du polémiste et les seconds leurs épées à l’art des philosophes.

Les deux fois où ce mariage a donné naissance, il a mis au monde deux événements destinés à l’éternité : la Révolution française et la Révolution russe.

108. Le problème, donc, ne réside pas dans la Parole, mais dans l’usage de l’art de sa science. En l’occurrence, la Vérité, et non le Pouvoir, est le Début et la Fin. Et c’est pourquoi, l’homme étant insignifiant et la Vérité éternelle, l’opinion humaine n’est que poussière sur la table. Dont nous avons dégagé la surface afin de replacer la Terre à sa place au cours du Jour où Dieu créa la Lumière, et une fois celle-ci créée : « il la sépara des Ténèbres ».

109. Revenant donc au point de restauration, je dirai que quiconque a deux yeux au visage verra que, la Lumière ayant été créée dans les Ténèbres, la Terre — la Lumière étant le Manteau de Glace qui, à la fin du Premier Jour, recouvrait sa surface — se trouvait dans les Ténèbres.

De cette région, Dieu la sépara une fois la Lumière créée, c’est-à-dire le manteau de glace qui recouvrait la sphère de la Terre à la fin du premier jour, comme il est écrit depuis trois mille cinq cents ans : « Et Dieu vit que la lumière était bonne, et il la sépara des ténèbres ».

S’il l’a séparée, c’est parce qu’ elle était là. Et si ensuite Dieu créa les étoiles pour séparer la Lumière des Ténèbres, comme on peut le lire au quatrième jour : « Dieu fit les deux grands luminaires, le plus grand pour présider le jour, et le plus petit pour présider la nuit, ainsi que les étoiles ; et il les plaça dans la voûte des cieux pour éclairer la Terre, et pour présider le jour et la nuit, et pour séparer la Lumière des Ténèbres ».

110. Ainsi, en traduisant dans cette Ligne du Hiéroglyphe de Moïse « Lumière » par « Manteau de glaces », nous constatons que la Terre se trouvait dans une Région extérieure aux Cieux. Une traduction époustouflante et étonnante qui, si ce n’était pas Dieu qui la souscrivait et son scribe qui l’écrivait avec la verge de commandement dont il s’était servi pour séparer les eaux de la mer Rouge, ferait basculer notre intelligence dans le monde des extraterrestres et là où je mets C – de cosmologie –, je devrais mettre F – de fantaisie.

Cela étant dit, car cela mérite qu’on s’y attarde, et puisque la porte est désormais ouverte, entrons.

111. Comment Dieu a-t-il opéré ce passage d’une région de l’Espace général à la région où elle se trouve actuellement ? Sur ce point précis, l’auteur n’a rien dit. Il n’a rien dit non plus sur la nature spécifique de la région d’origine où Dieu aurait créé la Terre. Je ne vais pas non plus entrer dans les détails pour l’instant. Lorsque cela conviendra à cette cosmologie, nous lèverons le voile. Il suffit pour l’instant d’accepter que Dieu ait créé la Terre en dehors de nos Cieux, au-delà des constellations de notre galaxie, dans l’Abîme recouvert par les Ténèbres.

112. En effet, pour en revenir au sujet de la formation de la croûte secondaire et de la sublimation de l’ atmosphère primitive, le fait que la Terre se trouvât dans une région soumise au zéro absolu fut le catalyseur dont Dieu se servit pour créer le manteau de glace.

Nous voyons comment, Mars étant plus éloignée, son atmosphère n’a pas subi ce processus de sublimation que la Terre a connu. La singularité que la biosphère représente parmi les planètes témoigne de l’existence d’une période géohistorique particulière qui, aussi incroyable que cela puisse nous paraître, se révèle à travers la Révélation lorsque Dieu déclare que la singularité de la biosphère obéit à la région d’origine où Il l’a créée et en est la réponse. Une affirmation spontanée qui nous conduit immédiatement au problème de la Puissance du Créateur de l’Univers. Car, si, d’un point de vue intellectuel, le processus de création de la biosphère révèle, dans la séquence exposée, sa nature scientifique, l’objection insurmontable concerne la nature de cet Être qui non seulement réfléchit à la manière de faire les choses, mais qui dispose en outre d’un pouvoir infini pour les réaliser.

113. Je ne sais pas si je l’ai déjà dit, mais si je ne le dis pas maintenant : la Puissance sans l’Intelligence ne répond pas au besoin qu’exige la transformation de la Réalité ; et inversement, l’ Intelligence sans la Puissance reste dans le rêve, dans le fantasme, dans des réponses que le vent emporte.

Dans ce cas, connaissant Dieu par la théologie et l’Univers par la science, la seule chose que nous ayons à faire est de les fusionner en une nouvelle science, la science de la Création, et de suivre ses lois et ses principes.

Dans ce cas, sachant que, en exposant une atmosphère à une région soumise au zéro absolu, son volume se sublimerait et donnerait lieu à la création d’un bloc de glace, et pouvant le faire, Dieu l’a fait.

Et il appela « Lumière » ce manteau de glace.

114. Mais l’intégration de la Terre dans les Cieux, Dieu l’avait préparée avant même d’ouvrir la bouche et de déclencher la séquence créatrice de la Lumière. Ce n’est pas par hasard que Dieu a trouvé un système stellaire dont les caractéristiques planétaires étaient compatibles avec celles de la Terre. Avant de plonger dans l’océan des constellations lactées, Dieu savait ce qu’Il cherchait, où se trouvait ce qu’Il cherchait et quelles étaient les caractéristiques du Système solaire qu’Il recherchait. Et Il le savait parce qu’Il avait Lui-même façonné sa structure planétaire de manière à ne pas provoquer de rejet de l’intégration de la Terre dans l’édifice solaire.

115. La Genèse part d’ une base préalable : la Terre et les Cieux étaient déjà créés, et c’est à leur surface que nous nous sommes lancés à la navigation. Nous aurions pu commencer ce voyage en plongeant dans les profondeurs du Temps, mais j’ai préféré suivre la route tracée par Dieu à l’avance, entre autres parce qu’Il connaît mieux que quiconque le terrain. Le moment venu, je prendrai fait et cause pour tenter de recréer la Création du Système solaire. En attendant ce moment, nous devons mettre sur la table les lois fondamentales nécessaires à la compréhension d’une séquence systémologique qui nous intéresse tant.

116. Ainsi, l’ intégration de la Terre dans le Système solaire, aussi naturelle qu’elle puisse paraître à celui qui associe la Divinité au pouvoir d’ouvrir la bouche et de tout faire d’un seul coup, impliquait la résolution d’une multitude d’équations complexes, regorgeant d’inconnues et de facteurs à prendre en compte. Comme tout autre système de l’Univers, le corps solaire ne peut accepter l’intégration d’un nouvel élément sans subir lui-même une transformation d’état. En s’appuyant sur cette simple règle universelle d’intégration des corps astrophysiques dans des systèmes complexes, Dieu s’est assuré de l’impossibilité d’un rejet ou d’une perturbation destructrice du Système Solaire en réponse à l’intégration de la Terre dans sa structure, en créant le Soleil, la Terre et la Lune à partir d’une même Origine dans l’espace et le Temps.

117. Une fois créés le Soleil et les planètes avec leurs lunes et leurs anneaux, Dieu a procédé à l’isolement de la Terre, source de la Confusion à laquelle fait référence le Texte, afin, après avoir créé la Lumière – comme nous l’avons déjà vu –, de réunir à nouveau la Terre et le Soleil, moment autour duquel nous gravitions dans cette section. Cette intégration suivait un chemin. Et sur ce chemin, la couche de glace devait entamer son parcours particulier vers sa transformation en air et en eau. Décrire ce parcours est l’objectif que nous allons nous fixer dans la section suivante.

118. Et, enfin, la conséquence du lancement de la Terre sur la trajectoire boréale (porte par laquelle la Terre est entrée dans le champ électrique du Soleil) s’est fait sentir à la surface du manteau de glace. Le fait que la Terre accède à son orbite biosphérique par cette trajectoire boréale avait des causes plus complexes que celles qui nous intéressent ici. Pour l’instant, penchons-nous sur la fusion de la couche de glace et les conséquences physiques de son accélération jusqu’au point critique maximal sur la durée de son processus. Élévation instantanée recherchée par Dieu en donnant à la Terre l’accès à la trajectoire boréale.

119. La vérité est qu’en introduisant la Terre par la voie boréale solaire, ce que Dieu parvenait à faire, c’était d’accélérer à la vitesse maximale autorisée le processus de dégel de la couche de glace, ainsi que l’évaporation consécutive du produit qui en résultait.

Le jeu de forces grâce auquel la fusion de la couche de glace s’est accélérée au maximum possible combine les forces classiques et les forces révolutionnaires, ainsi que cette cosmologie quantique insaisissable à l’origine de tous les processus de création de matière astrophysique et d’énergies électromagnétiques.

Plus le rapprochement Terre-Soleil s'accentuait, plus la distance Soleil-Terre diminuait, plus le processus de dégel du manteau de glace était intense. C'est la rapidité de ce mouvement de rapprochement qui nous amène à parler de sublimation. En ce sens, la sublimation de la couche de glace fut une évaporation directe. Pour la comprendre le plus simplement possible, on peut la comparer à l’ application d’un fer rouge sur la surface d’un bloc de glace. Le Soleil jouait le rôle du fer rouge dans la main de Dieu, et la Terre celui du bloc de glace.

Je ne parle pas au sens figuré lorsque je dis que si Dieu avait continué à appliquer indéfiniment le fer, la masse totale de la couche de glace se serait transformée en atmosphère. C’est du moins l’ impression que nous donne l’étendue infinie du sujet. Je dirais qu’il s’agit d’une simple apparence, rien de plus. Une apparence qui nous invite à faire un pas de plus. Et à affirmer que la stabilité de l’univers en général, et de notre système en particulier, repose sur deux piliers fondamentaux. Le premier, nous l’avons déjà vu, est la transformation de l’énergie en de nouvelles formes d’énergie. Le second est la nature électrodynamique de la matière cosmique fondamentale.

 

CHAPITRE 14. – DEUXIÈME LOI DU COMPORTEMENT DE L’UNIVERS

 

120. L’étude que Dieu a menée sur le comportement de la matière cosmique l’a conduit au domaine de l’électrodynamique astrophysique. Au cours des recherches sur la nature de l’espace, de la matière et du temps que Dieu a menées dans le cadre de sa quête de la maîtrise de la Science de la Création, qui lui permettrait de transformer la Réalité universelle, Dieu a observé comment la matière fondamentale, malgré ses transformations et ses sauts dimensionnels dans l’espace général, conserve les propriétés de sa nature atomique.

La découverte de la conservation des propriétés atomiques naturelles de l’énergie cosmique fondamentale, quelle que soit la direction empruntée, a ouvert à Dieu un horizon créateur sans limites. En effet, aussi grandes que soient les distances parcourues lors du saut de la matière microcosmique vers la matière macrocosmique, la nature de ses forces électrodynamiques se conserve ; le champ des possibles qui s’ouvre à l’intelligence créatrice est donc illimité. De plus, cette découverte suffit à elle seule à faire en sorte que les étoiles et leurs réseaux systémologiques se transforment en briques, en blocs, en un champ de matière première d’où extraire toute la masse nécessaire pour ériger des édifices constellations.

121. Ainsi, en appliquant à présent la première loi (transformation du champ gravitationnel en lumière), celle-ci s’ oppose à la contraction à l’infini de l’univers, dans la mesure où la quantité d’énergie ne reste pas statique dans l’équation ; cette instabilité équationnelle découle de la transformation de la gravité en lumière et en forces électromagnétiques, condition de stabilité exigée par l’ hypothèse pour laisser libre cours à la contraction du champ universel en un noyau primordial, et qui n’est pas remplie, réalité que démontre la stabilité du système astrophysique local ; cette deuxième loi – nature électrodynamique des champs gravitationnels – fait obstacle au mouvement contraire (destruction par dispersion) en érigeant entre les systèmes sidéraux un réseau électrodynamique de comportement.

Autrement dit, le fonctionnement de cette loi de transformation de l’énergie gravitationnelle en forces électromagnétiques et en d’autres formes d’énergie lumineuse, le fonctionnement de cette loi — disais-je — contre la dispersion due à l’affaiblissement constant du volume de l’ énergie universelle : elle maintient la concentration grâce aux lois de l’ électrodynamique.

122. Et enfin, la mise en action de ce mur électrodynamique de protection permet l’ existence de courants gravitationnels autour de continents astrophysiques soumis à une théorie des structures moléculaires où les particules sont des astres.

123. L’application visible de ces deux lois à un système stellaire individuel se trouve dans le nôtre.

D’une part, le champ magnétique fait le lien entre la Terre et le Soleil. Ce qui s’étend à toutes les autres planètes.

D’autre part, le champ électrique érige une barrière entre le Soleil et la Terre. Ce que, d’un point de vue poétique, nous pourrions résumer ainsi : « La Terre, lancée vers la rencontre impossible de sa destruction, la nature de son esprit positif a transformé l’apparence en admiration lorsque l’égalité entre les signes a résolu le conflit. »

Et nous continuons.

124. De manière plus ou moins simple, je vais retracer la première partie de cette nouvelle séquence géohistorique qui s’est déroulée le deuxième jour.

Mais pour en revenir au sujet, l’ importation par le Soleil d’une nouvelle planète impliquait pour son Système l’ intégration dans son champ d’un nouveau transformateur d’énergie gravitationnelle, doté de ses propriétés exclusives. Il n’est pas facile de déterminer comment ce changement structurel a altéré les relations au sein de la famille planétaire, mais c’était là un facteur que Dieu connaissait par expérience, et c’est à partir de cette expérience qu’il a résolu sur le papier toutes les inconnues avant de passer à l’action. Il n’est pas nécessaire d’aller chercher très loin le succès de l’application de ses mathématiques à la réalité ; les résultats sont là, sous nos yeux. Nous allons nous concentrer sur la Terre et sur ce que son intégration dans un champ gravitationnel partagé a signifié pour son corps physique.

125. Je commencerai par dire que tout corps de nature astrophysique, tant qu’il est isolé de tout autre corps, se contente de consommer sa propre énergie. Tant qu’elle est restée isolée dans sa région d’origine pendant le Jour Zéro, la Terre s’est nourrie de son propre champ gravitationnel. La faible vitesse de transformation à laquelle son noyau fonctionnait a maintenu son pouls à un minimum stable de tours par minute. Le problème était que le champ gravitationnel continuait d’augmenter la masse cortésienne par son effet de trou noir. La Terre avait donc raison d’être désorientée.

126. Et Dieu dit qu’ elle était vide parce que la Terre ne pouvait pas, à elle seule, sortir de cette situation. Ce n’est qu’en étant connectée à un réseau d’énergie qu’elle pouvait surmonter la fin vers laquelle, livrée à ses propres forces, elle semblait se diriger. Lorsque Dieu revint et doubla l’ énergie de son champ, accélérant la rotation de son corps externe, il brisa cette situation. D’où découla, comme je l’ai montré, la fusion de la croûte primaire et la création du manteau de glace qui recouvrit le globe à la fin du premier jour.

127. L’énergie fournie, une fois transformée en chaleur, le Noyau étant revenu à un nouvel état d’équilibre à la fin du Premier Jour, lorsqu’elle fut introduite dans le Système solaire à l’aube du Deuxième Jour, la Terre se retrouva soudain dans la situation d’un transformateur raccordé à un réseau électrique.

La première réaction de son noyau fut de passer d’un état de fonctionnement lent à un autre plus avancé.

Nous pouvons comprendre ce que cela signifie en nous rappelant comment la variation de l’énergie avec laquelle son champ peut interagir l’a affecté au début du Premier Jour. Effet dont on déduit de manière universelle que le moteur qui maintient constant le mouvement stellaire est le Noyau.

128. Le mouvement des étoiles et de tous les corps de l’Univers, comme on le voit très bien dans notre Système, présente donc une particularité. Tous tournent sur leur axe. L’effet physique naturel de ce type de mouvement est, comme on le voit chez les hélicoptères, le mouvement vers le haut. D’où nous devrions déduire que toutes les étoiles et leurs systèmes suivent une trajectoire ascendante. Comme si nous disions que l’Univers se comporte comme un corps qui se déplace vers le haut éternellement. Revenons maintenant au point où j’avais interrompu ce récit.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

QUATRIÈME PARTIE

CRÉATION DE LA BIOSPHÈRE

 

CHAPITRE 15. – CRÉATION DES CONTINENTS ET DES OCÉANS

 

129. Je disais que Dieu créa la Terre dans les ténèbres, et qu’après avoir créé le manteau de glace, qu’Il appelle dans Son Livre la Lumière, Il la sépara des ténèbres et l’introduisit dans les Cieux, où elle se trouve.

Et je crois avoir dit que le premier de tous les effets que la Terre a subis à la suite de cette intégration Terre peut être comparé à l’effet qu’éprouve un transformateur lorsqu’il est intégré dans un circuit électrique. Et que, tout comme au début du Premier Jour, au début de ce Deuxième Jour, l’augmentation de la vitesse de rotation du Globe, signe extérieur de l’élévation du nombre de tours par minute subie par son Noyau, fut l’ effet immédiat de l’intégration de la Terre dans le champ du Système solaire.

130. Or, la trajectoire naturelle entre deux points qui s’attirent étant la ligne droite, et le mouvement dans un champ gravitationnel s’apparentant à celui d’un liquide dans un verre, le mouvement approximatif d’un corps externe vers un corps astrophysique sous l’effet de cette relation dessine un cercle autour de l’étoile. Mais puisque Dieu a écarté l’option d’une approche sur la trajectoire planétaire, la trajectoire que devait décrire la Terre ne pouvait être qu’une parabole. C’est précisément celle qu’elle a commencé à tracer en réaction à l’action d’ accélération instantanée subie par sa rotation. Voilà pour la première étape du vol de la Terre à la recherche de son orbite biosphérique.

131. Le premier effet dessiné, la loi qui régit le vol des hélicoptères au crayon, nécessite d’intégrer dans ce processus de couplage la nature des champs électriques respectifs. Cela dit, un champ électromagnétique quelconque se définit par ses deux composantes : la force magnétique qui agit à distance entre les corps et la force électrique qui les place autour d’un noyau de référence. Dans le cas du lancement de la Terre, nous avons la force magnétique en action, en combinaison avec la loi du mouvement de rotation. La description que cette combinaison nous donne du rapprochement de la Terre vers le Soleil est celle qui nous dessine une parabole depuis l’extérieur du Système solaire vers le pôle boréal du Soleil comme voie d’accès.

132. L’entrée en action de la deuxième force électromagnétique, la force électrique, a fait apparaître à l’horizon des événements une bande d’inversion lors de l’approche indéfinie de la Terre vers le Soleil.

Une fois à l’intérieur de cette bande, en réponse à l’égalité des signes électriques entre les champs respectifs, la trajectoire de la Terre a entamé sa descente vers son orbite biosphérique. 

(Indépendamment des équations régissant la masse des corps astrophysiques soumis à une relation systémologique, les énergies en jeu entre les corps constitutifs d’un système stélologique de type solaire, et la distance parcourue par un corps planétaire au cours de son orbite, la séquence d’effets subis par la Terre au cours de sa trajectoire d’ approche du Soleil a entraîné un réchauffement de son noyau, effet dont a découlé la série d’ondes thermonucléaires à l’origine de l’état thermodynamique du manteau).

133. L’effet découlant de la transformation du Manteau – un phénomène que nous avons déjà évoqué en parlant de la création de l’ Anneau de Glace – en une masse de réaction thermonucléaire fut la fusion de la lithosphère inférieure.

(Par « lithosphère inférieure », on entend la zone de contact géophysique avec le manteau supérieur. Rappelons que la division du corps de la Terre en trois zones principales, avec leurs franges de contact intermédiaires, n’est pas un simple caprice de la nature. La zone que l’on a appelée « noyau externe » appartient, au sein de cette structure, à la frange de contact entre le noyau proprement dit et le manteau. Étant donné que le noyau est le corps stélologique autour duquel se forme une planète, et qu’il est donc le transformateur de l’ énergie gravitationnelle en chaleur, la physique du Noyau externe correspond à l’ état de la matière dans le Manteau inférieur, qui serait l’équivalent de celui que présenterait une masse autour d’un microastre à basse température, c’est-à-dire de la matière comprimée à l’état gazeux, bien que cet état ne soit pas approprié pour qualifier la physique de la zone à l’intérieur de laquelle oscille le Noyau, provoquant par ses oscillations – comme je l’ai déjà mentionné ailleurs – l’aplatissement du Globe. Mais revenons au sujet principal :)

134. Dans d’autres circonstances, l’échauffement du corps du Manteau supérieur, ou masse de réaction thermonucléaire, à l’origine du volcanisme géologique global, aurait dû atteindre l’anneau lithosphérique supérieur ou externe, mais le fait que l’ anneau lithosphérique se trouve sous la couche de glace, dont nous avons vu la création au début, a maintenu la structure de la croûte lithosphérique à l’état solide, bien que la croûte secondaire soit soumise aux lois physiques de l’élévation de la température à l’intérieur d’une cocotte-minute. Il faut comprendre que la température, à l’intérieur de cette cocotte-minute en laquelle Dieu avait transformé le corps géophysique, ne pouvait pas continuer à augmenter indéfiniment.

135. Nos géologues ont déterminé la physique de la Terre en partant d’un noyau froid, mécaniquement inactif et vivant uniquement selon la réaction thermodynamique dépendante de la pression gravitationnelle, agissant en l’occurrence comme une pression solide. Ils avaient besoin d’un modèle virtuel à partir duquel expliquer la constance de la chaleur géophysique déterminante pour l’activité volcanique lithosphérique. Le fait que la radiographie par ondes leur ait tracé sur la table une structure thermodynamique allant du plus faible au plus fort, c’est-à-dire de l’extérieur vers l’intérieur, a fini par donner raison au modèle enfantin de la chaleur géonucléaire due à la pression de la masse qu’ils s’étaient pré-fixé dans la tête ; modèle puéril qui, à son tour, s’endormait avec l’ hypothèse de l’origine de la matière stélologique à partir d’une concentration de poussière au cœur d’un champ gravitationnel à la dérive dans les mers stellaires… on ne coupe pas la mer sans qu’elle s’envole… bla bla bla… Que le lecteur excuse mon cynisme infini.

136. Et en faisant l’amour, ils donnèrent naissance à une Écosphère, comme par magie, régie par des Équations Parfaites qui, bien sûr, contredisant l’Origine issue du Hasard, devaient logiquement leur paraître suspectes et, par conséquent, sans aucune chance de prospérer. Et ils ont préféré continuer à s’accrocher au modèle enfantin plutôt que de chercher un modèle géophysique capable d’expliquer l’équilibre thermodynamique de la biosphère.

137. Comment, cependant, une planète dépourvue de générateur d’énergie thermique peut-elle rester chaude pendant des millions d’années, au point que, comme le démontrent les archives fossiles, on puisse parler d’un cycle thermodynamique écosphérique ? C’est là un point qui, une fois élevé au rang de dogme le modèle simpliste de la pression de la matière comme origine de la chaleur géonucléaire, et parce qu’ils n’avaient aucune hypothèse pour le remplacer, ils ont préféré l’ignorance de celui qui préfère le mal qu’il connaît au bien qu’il reste à découvrir. D’où le défi que représente, en ce nouveau siècle, une théorie selon laquelle le noyau de toute planète devient un corps stélologique, transformateur de l’énergie gravitationnelle en chaleur.

138. Nous disions donc que la libération de la chaleur géonucléaire (consécutive à l’entrée de la Terre dans le Système solaire) qui s’accumulait entre la croûte et le manteau, si elle ne trouvait pas d’issue, finirait par provoquer une explosion astronomique, ce qui signifierait la désintégration du corps géophysique. Autrement dit, et pour aller droit au but : sans détruire la lithosphère, Dieu devait procéder à la rupture de cette énorme barre de glace sous la masse de laquelle les réactions thermonucléaires qui se développaient dans le corps du manteau menaçaient de faire éclater le noyau. La solution résidait dans l’attraction gravitationnelle que le champ magnétique solaire exercerait sur le corps géophysique lorsque la Terre (en direction de son orbite stationnaire) traverserait la bande d’interaction entre les champs électriques respectifs.

139. L’origine de la chaîne de réactions thermonucléaires qui maintient le manteau actif est un sujet à étudier dans la perspective de l’architecture géophysique que nous développons. Par exemple, comment une série en chaîne de réactions thermonucléaires peut étendre son front d’onde jusqu’à la lithosphère et ouvrir des voies de flottation par lesquelles la chaleur magmatique est libérée. Il y a également cette autre question, à savoir la relation entre le noyau et la forme irrégulière du géoïde de la croûte. Ce sujet nous amène à considérer l’oscillation du noyau au sein du manteau comme l’origine du renflement de la région équatoriale. Et par conséquent à introduire entre la zone externe du noyau et la zone interne du manteau un anneau géophysique à l’état chromosphérique, sur la singularité duquel je ne m’étendrai pas pour l’instant.

140. Nous avons vu – pour résumer – que, une fois la Terre lancée en direction du Soleil, notre planète a traversé la bande d’interaction entre les champs électriques respectifs, ce qui a provoqué la réaction électrique naturelle entre deux champs de même signe. (La même loi opérationnelle qui détermine les orbites stationnaires des particules autour d’un noyau atomique en fonction des champs électriques est celle que nous devons appliquer à la structure du Système solaire. Bien que cela semble trop simple pour être vrai, nous démontrerons bientôt que la configuration planétaire obéit aux lois de l’électrodynamique. L’orbite de la Terre en est une conséquence naturelle).

141. Et il est curieux que, bien qu’ils aient remarqué la similitude entre la structure d’un atome et celle du Système solaire ainsi que la ressemblance entre les forces intra-atomiques et les forces électromagnétiques systémologiques, parce que cela leur semblait trop évident et parce qu’ils refusaient de croire que la Nature et la Création obéissent à des principes aussi logiques, les scientifiques du XXe siècle aient refusé de croire ce qu’ils avaient sous les yeux et, alors qu’ils avaient la réponse sous leur nez, l’aient rejetée comme indigne de leur génie, préférant se lancer dans une théorie d’unification des champs électromagnétiques et gravitationnels, qui, pourtant, trouve son miracle quotidien dans la structure de la matière atomique. En effet, si l’origine de la chaleur géonucléaire provient de la pression matérielle, comment est-il possible que cette même pression n’ait pas fait sombrer toute la masse planétaire dans le corps du Soleil au cours des millions de siècles d’activité du Système ?

142. Ils répondent par l’énergie centrifuge, mais ignorent qu’un travail ne peut être effectué à l’ infini, la constance orbitale le contredit ; de sorte que, devant rechercher une force différente, ils se sont lancés dans la quête d’un champ unifié, et alors qu’ils parlaient de forces électromagnétiques, ils le faisaient en éliminant la composante électrique du champ magnétique. De véritables savants !

Ainsi : la trajectoire terrestre ayant été orientée vers son orbite stationnaire, par effet de la répulsion électrique entre des champs de même signe, en termes de travail, nous pouvons comparer cet effet à celui d’une force centrifuge accélérée. En effet, soumise à cet effet, si le champ magnétique n’avait pas freiné la Terre, les conséquences auraient été les suivantes : la Terre, entraînée par la tempête électrique, aurait été propulsée vers l’orbite de Mars, par exemple. L’attraction gravitationnelle provoquée par l’interaction entre les champs magnétiques respectifs, lorsque la Terre a traversé la bande électrique qui lui correspondait dans le Système, a constitué le frein qui l’a maintenue sur son orbite. Cette attraction s’est répercutée sur la lithosphère inférieure, arrachant du manteau supérieur les bases des grandes chaînes de montagnes. Grâce à ce soulèvement des racines des grandes chaînes de montagnes : l’action du marteau contre la barre de glace sous laquelle anneau se trouvait la lithosphère, était déjà accomplie. Reproduire cette action sismologique globale reviendrait à ouvrir une porte dans le temps et à oser rester fermes sur un tremblement de terre dont l’épicentre se situerait dans le noyau et dont le rayon d’extension universel ferait danser sous nos pieds, plantés sur l’anneau de glace, l’ensemble de la croûte terrestre.

 (Les savants du XXe siècle ont certes trouvé des preuves d’un retrait des glaces, mais ce qu’ils n’ont jamais osé imaginer, c’est que la masse de glace qui s’est retirée, au tout début, recouvrait toute la sphère de la planète. Comment son Créateur a-t-il réussi à scinder cette barre de glace est le sujet abordé dans cette section, sur lequel il y a tout un monde à dire, et dont nous aurons le temps d’étudier la mécanique, l’origine de l’orographie écosphérique, à tous les niveaux, au cours de ce XXIe siècle).

Une fois ainsi fissuré, le manteau de glace que Dieu appela « la Lumière », la chaleur accumulée dans le corps géophysique interne trouva l’exutoire par lequel se libérer : sous forme de gaz et de laves, Dieu obtenant ainsi la transformation de la glace en eau. Telle est la séquence à l’origine de l’Eau et de l’Air. Mais rappelons-nous comment le manteau de glace a réagi au rapprochement de la Terre vers le Soleil.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CINQUIÈME PARTIE

CRÉATION DE L'ÉCOSPHÈRE

 

CHAPITRE 16. – SUBLIMATION DE LA COUCHE DE GLACE

 

143. Il existe deux façons de faire les choses. L’une consiste à laisser agir la loi du temps, et l’autre à accélérer le déroulement d’une action par les moyens à notre disposition. Soumis à la loi du temps, le manteau de glace aurait réagi à l’énergie solaire en fondant, il se serait fendu en deux et, avec le temps, les deux masses de glace se seraient retirées vers les calottes polaires. Les eaux du premier grand océan se seraient évaporées. Lentement, mais sûrement, l’océan se serait divisé pour se multiplier ; des océans seraient nées les mers… Mais Dieu connaissait un moyen plus rapide de faire évoluer ce processus global.

Pourquoi faire fondre à basse température la couche de glace alors qu’il pouvait provoquer, par l’intégration via la voie boréale, l’effet du fer chauffé au rouge contre un bloc de glace ? Nous appelons ce phénomène la sublimation de la glace. L’effet immédiat de la rencontre Terre-Soleil dans les conditions exposées a entraîné la sublimation accélérée de la couche de glace. L’énergie solaire a agi comme du fer chauffé au rouge appliqué directement sur la surface de la couche. Cette sublimation a provoqué la rupture de la couche en deux grands blocs et la naissance de l’atmosphère biosphérique. (Lorsque je parle de « conditions exposées », je fais référence à la parabole d’accès, qui a fait que la Terre s’est trouvée pendant un certain temps à une distance inférieure à celle qui est naturelle pour son orbite stationnaire).

144. J’ai déjà dit que l’ attraction gravitationnelle solaire résultait de l’effet contraire qui a propulsé la Terre vers son orbite biosphérique. Et que, à la suite de cette attraction, consécutive à l’enchevêtrement magnétique entre les deux champs, les pieds des grandes chaînes de montagnes se sont détachés de leurs racines. Peut-être que « soulèvement » est le terme approprié. Cette libération a été favorisée par le réchauffement de la structure géophysique. Rappelons que, lors du refroidissement du Manteau, l’anneau lithosphérique s’est solidifié, laissant la plaque de contact fondue en un seul corps. Lorsque la Terre est entrée dans le Système solaire, le Noyau s’est réchauffé, le diamètre du Manteau s’est élargi et la pression thermique a créé des ondes naturelles provoquant un mouvement d’ expansion du centre vers l’extérieur du corps géologique. Ce mouvement n’ était pas suffisant pour projeter les chaînes de montagnes contre une lithosphère externe enfermée sous un manteau de glace qui, s’il subissait une sublimation à l’extérieur, conservait à l’intérieur son état d’origine.

145. La solidité du manteau de glace entraînait une accumulation de chaleur à l’intérieur de la Terre. Cette accumulation commença à provoquer un mouvement sismique généralisé qui, partant du manteau et par des séries ininterrompues de réactions thermonucléaires, réchauffa la croûte, ouvrant des voies de libération de la chaleur qui menaçait de désintégrer l’ensemble de la structure. La fusion entre la couche supérieure du manteau et la couche inférieure de la croûte, ainsi fracturée par la pression thermique, commença à soulever les pieds des chaînes de montagnes, autour desquelles la chaleur géonucléaire trouva des lignes de flottaison vers l’extérieur. Ainsi, si, à la surface, l’ énergie solaire faisait son œuvre, en profondeur, l’énergie géophysique faisait de même, fissurant le manteau de glace, entre les fissures duquel les gaz commencèrent à s’échapper et à contribuer à la formation de l’atmosphère en cours.

146. La distance par rapport au Soleil a mis fin à la sublimation et a laissé place à la fonte du manteau de glace. La pression thermique externe et interne exercée sur la glace a entraîné la transformation de la glace en eau. Ce processus, compte tenu de la température du globe, a donné naissance à un océan qui a recouvert l’équateur et les régions tropicales, et a continué à pousser vers les pôles géographiques les deux grands blocs de glace en lesquels s’était divisé le bloc d’origine. Les eaux de cet océan mère étaient les eaux qui se trouvaient sous le firmament des cieux.

Le firmament des cieux qui « se trouvait entre les eaux qui étaient au-dessous et au-dessus de son corps » était l’atmosphère.

147. L’identification du firmament qui nous apporte de nombreuses réponses.

Premièrement : les eaux qui se trouvent sous le firmament étant les eaux de l’océan mère, les eaux qui se trouvent au-dessus de ce firmament sont les eaux du champ gravitationnel solaire.

 Ce point nous révèle la nécessité d’aborder le comportement de la gravité sous l’angle de la nature des fluides. Ce qui donne naissance à l’image de l’Univers comme un océan d’énergie sur lequel flottent les continents avec leurs îles, qui seraient dans ce cas les systèmes astrophysiques. Un océan d’énergie sur lequel il y a encore beaucoup à dire, mais qui nous ouvre pour l’instant de nouvelles perspectives pour comprendre le comportement du champ gravitationnel à l’image de la phénoménologie typique d’un fluide soumis à des forces internes et externes.

148. En résumé :

La Lumière était le Manteau de Glace sous lequel le reste de l’édifice géophysique fut enfermé à la fin du Premier Jour. Sa création s’est faite par la fusion de la Croûte primaire ; et c’est en accélérant le pouls géonucléaire du Globe que Dieu a provoqué la fusion de cette Croûte primaire. Cette accélération du rythme de fonctionnement du cœur astrophysique de la Terre a été la conséquence de la multiplication de la densité du champ gravitationnel terrestre par unité cubique astrophysique.

149. Au début du deuxième jour, la Terre et le Soleil se retrouvent. Dieu crée une série d’effets, dont la sublimation du manteau de glace sera le premier. Le manteau se brise et l’atmosphère naît, dont la croissance, sous l’effet de l’attraction gravitationnelle à l’origine de l’orbite stationnaire, imprimera une accélération physique impressionnante. Les deux blocs de glace ainsi formés entament leur voyage vers les pôles géographiques, laissant entre eux les eaux de l’Océan Mère, dont le volume continuera, par évaporation, à alimenter le corps de l’atmosphère. Cette atmosphère est le Firmament dans le Verbe du deuxième jour.

150. Une fois le Firmament identifié, le mouvement de l’esprit de Dieu au-dessus des eaux s’explique comme son mouvement dans l’espace. Et nous entrons dans le comportement de la gravité, que nous pouvons appréhender à partir de notre connaissance de la nature des liquides. Ce qui ouvre notre intelligence à la compréhension du champ gravitationnel universel comme un océan dans lequel les systèmes sidéraux se présentent comme des continents et des îles, permettant la navigation sidérale grâce à leurs positions dans l’espace galactique local.

151. Feu, Glace, Eau et Air. Tels sont les premiers échelons de l’échelle des éléments naturels que nous gravissons. Le prochain n’a pas besoin d’être présenté. En définitive, et pour conclure :

A. – Fusion de la croûte primaire.

B.- Sublimation de l’ atmosphère primitive.

 C. – Dégel et retrait des glaces.

D.- Formation de l’ atmosphère biosphérique.

 

CHAPITRE 17.- CRÉATION DU PLAN D'INTERRELATION BIOSPHÉRIQUE

 

152. Nous achevons l’ascension par l’échelle des éléments naturels et ouvrons une nouvelle voie.

La glace, l’eau, l’air, tous les éléments étaient à leur place et prêts pour le grand événement que constituait le passage de la matière inorganique à la matière organique. (Point autour duquel la Raison et la Foi se sont égarées et ont suivi des chemins aussi opposés que suicidaires).

Parlant de l’évolution des espèces, le sage biblique par excellence jeta la pierre dans l’eau, en disant : « Et pour exercer la justice sur eux, les éléments se mirent d’accord, comme dans le psautier les sons s’accordent dans une harmonie inaltérable, comme on peut clairement le voir à travers les événements. Car les animaux terrestres se transforment en animaux aquatiques, et ceux qui nagent marchent sur la terre ». Des paroles perspicaces d’un homme qui n’a pas hésité à déplorer la solitude du génie ailleurs, mais qui, à l’apogée de son génie, n’a pas non plus hésité à précéder l’esprit scientifique et à affirmer que Dieu lui avait donné « la vraie science des choses, et la connaissance de la constitution de l’univers et de la force des éléments ; le commencement, la fin et le milieu des temps ; les alternances des solstices et les changements des saisons ; le cycle des années et la position des étoiles ; la nature des animaux et les instincts des bêtes sauvages ; la force des vents et les raisonnements des hommes ; les différences entre les plantes et les vertus des racines. Tout ce qui est caché et tout ce qui est manifeste, je le connaissais, car la Sagesse, artisane de tout, me l’a enseigné ».

 On peut penser que si la Foi et la Raison avaient écouté avec plus d’humilité cette confession de Salomon, l’antagonisme entre le christianisme et la science n’aurait pas atteint les extrêmes observés au cours des premières décennies du XXe siècle.

Pour en revenir au thème de l’ évolution de l’arbre de vie, ce sont d’abord les racines qui comptent. C’est là que l’ arbre commence à germer. Mais pour qu’il y ait un arbre, il faut qu’il y ait une graine. En partant du principe que la cellule mère, la graine de la vie, a trouvé son origine en Dieu, il ressort des séquences biohistoriques que nous suivons que la graine de l’arbre des espèces a été semée par Dieu sous les eaux du Grand Océan. Et par conséquent, les plantes furent les premières. De ce règne végétal sous-marin, grâce à l’adaptation des premières branches à la vie terrestre, à mesure que le niveau des eaux du Grand Océan baissait, surgit l’ arbre des espèces végétales terrestres. L’évolution de ce nouveau règne s’est achevée lorsque la photosynthèse a transformé la composition chimique de l’ atmosphère.

153. Cette étape biohistorique eut lieu au cours de l’après-midi du troisième jour. Nous avons déjà vu comment, une fois le manteau de glace brisé, les deux blocs ainsi formés ont entamé leur retraite vers les pôles, et comment l’évaporation de l’océan, parallèlement au soulèvement des chaînes de montagnes sous l’effet de la force gravitationnelle, a entraîné la multiplication de l’océan en océans et la division des océans en mers. Ainsi, à mesure que le niveau des eaux baissait, les plantes marines se sont adaptées à la vie terrestre, pour finir, avec le temps, par transformer l’atmosphère préhistorique en atmosphère historique, avec l’ oxygène comme élément principal. À son tour, et dans le cadre de l’adaptation nécessaire à la révolution que le règne végétal lui-même était en train de produire, la fibre végétale préhistorique issue du substrat sous-marin a acquis les propriétés des arbres terrestres historiques. Avec la création du règne des arbres, Dieu a achevé la structure du Plan d’Interrelation Biosphérique. Plan sur lequel je m'attarderai un instant avant de décoller du sol et de lancer ce récit dans les espaces.

154. L’autonomie du Plan d’interrelation biosphérique peut se résumer ainsi : les calottes polaires ont été stabilisées pour devenir les deux principaux foyers de réfrigération du système écosphérique. Foyers dont Dieu a fait dépendre l’ équilibre de la température de la biosphère, et dont, pour stabiliser la dégel de ces deux foyers thermorégulateurs, Dieu a fait dépendre de l’ angle de rotation du globe terrestre. Mais procédons par étapes.

155. Imaginons un instant que la Terre soit plate et qu’elle reste toujours à la même distance du Soleil. Que se passerait-il ? Combien de temps faudrait-il au Soleil pour chauffer les océans jusqu’au point d’ébullition et transformer les océans en une casserole d’eau bouillante ? Et en combien d’heures géologiques l’atmosphère perdrait-elle son équilibre thermodynamique et toute son architecture volerait-elle en éclats, faute de compter sur l’angle de rotation de la Terre comme mécanisme régulateur ? Calculons combien d’années il faudrait pour que, en l’absence des deux pôles thermorégulateurs, la température des océans et de l’atmosphère grimpe de dix degrés. Comment cette augmentation de température affecterait-elle la vie marine ? Si, à la suite d’une vague de chaleur, les êtres humains mouraient, combien en mourraient chaque année si cette vague de chaleur persistait et, pire encore, menaçait de grimper de dix degrés supplémentaires au cours des vingt prochaines années, par exemple ?

156. Ce qui s’est produit au cours de ces millions et millions d’années est tout le contraire. Les foyers thermoréfrigérants écosphériques sont restés constants, ils ont maintenu la température biosphérique stable, sachant bien que, leur masse diminuant, la température générale ne pouvait que augmenter. Mais en faisant dépendre la température biosphérique des foyers thermoréfrigérants polaires, notre Créateur s’est vu contraint de leur fournir une plate-forme géophysique. Plate-forme que j’appellerai « substrat écosphérique autonome » et qui est liée aux équations à la base de l’immuabilité de l’ angle de rotation de la Terre.

 

CHAPITRE 18. – LE SUBSTRAT ÉCOSPHÉRIQUE AUTONOME

 

157. La Terre tourne autour du Soleil. Nous avons vu que Dieu a fait en sorte que la stabilité thermodynamique de la biosphère dépende des masses polaires. Il nous appartient désormais d’étudier la mécanique de maintien des calottes polaires, car tout nous porte à croire que la température et l’angle de rotation sont en relation directe, et pourtant la Terre orbite au sein d’un champ gravitationnel soumis aux perturbations qui, depuis l’astre central, transforment l’espace interplanétaire en raison de son interaction avec le monde sidéral auquel elle appartient. Ce qui provoque chez les planètes une dynamique de rotation instable, reflet du tangage du Soleil.

(Que le Soleil oscille signifie que son angle de rotation semble se déplacer comme celui d’un ivrogne et, tout comme le corps de l’ivrogne se balance de gauche à droite, de la même manière son axe géographique bascule tantôt vers la droite, tantôt vers la gauche. Mouvement qui se reflète avec une intensité particulière dans la rotation de Mars et qui devrait, par nature, être celui de l’axe de la Terre. Si le tangage de l’angle de rotation planétaire est la règle, la Terre en est l’exception. L’ importance de cette dynamique constante est vitale si l’on se souvient que la température et l’angle de rotation sont en relation directe).

Le fait que notre planète soit soumise à la loi de l’inclinaison solaire, dont nous devrions aborder la cause dans un autre chapitre, ferait varier la zone d’incidence de l’énergie solaire sur la géographie continentale, avec pour conséquence une fonte irrégulière des calottes polaires. Mais cela ne se produit pas, d’où la question : pourquoi la Terre présente-t-elle toujours au Soleil le même angle de rotation ?

158. Cette singularité a une explication. La loi qui régit l’inclinaison de l’axe de rotation vers un hémisphère ou vers l’autre d’un corps tournant sur lui-même détient la réponse. L’expérience ne trompe pas. La réalité quotidienne nous offre des exemples variés de la nature et des effets concrets de cette loi. Sa description n’est pas compliquée. Réfléchissons : que se passerait-il si nous nous mettions à tourner sur nous-mêmes, les bras ouverts, en tenant une encyclopédie dans une main ? Le bras chargé ne tomberait-il pas naturellement dans la direction dictée par le poids qu’il soutient ? En fin de compte, en matière d’exemples comme de goûts, il n’y a pas de règle. Une fois que l’on a compris la nature de la loi et l’effet qu’elle produit, chacun peut inventer le sien. Une fois la loi comprise dans toute son étendue, il ne reste plus qu’à l’appliquer à la réalité du globe terrestre. Je veux dire par là qu’il suffit de prendre un globe terrestre, de le poser sur la table et de prendre le temps d’observer cet exemple de l’encyclopédie tenue d’une main, en le comparant au phénomène de concentration des continents dans un hémisphère. La masse continentale n’est-elle pas entièrement regroupée dans un hémisphère ? L’autre hémisphère est occupé par les eaux du Pacifique. Nous avons déjà l’encyclopédie sur un bras de la Terre ; quel effet obtiendrons-nous si nous prenons maintenant le globe terrestre et commençons à le faire tourner sur son axe ?

159. Cet effet de chute de l’angle de rotation vers l’hémisphère surchargé est précisément celui que Dieu a recherché en concentrant la masse pentacontinentale sur un hémisphère. L’effet final produit était un angle de rotation fixe. Pourquoi se donner cette peine ? Eh bien, la nécessité de stabiliser le plan d’ interrelation biosphérique était une cause de premier ordre. La création d’une plateforme thermodynamique stable était une nécessité de l’Évolution. Grâce à la concentration pentacontinentale au sein d’un hémisphère de la planète, Dieu faisait en sorte que la zone d’incidence que le globe présente à l’énergie solaire soit toujours la même. Grâce à cette constance optique, la courbe de croissance de la température biosphérique et, par conséquent, de la fonte des calottes polaires, serait maintenue à un rythme stable tout au long des ères géologiques. (Des conclusions on ne peut plus simples et naturelles qui, pour les défenseurs de la tectonique des plaques, par exemple, doivent passer pour une hérésie. Mais que voulez-vous. Sur les goûts, il n’y a rien d’écrit, et on ne peut pas satisfaire tout le monde.)

 

CHAPITRE 19. – THÉORIE DES ANNEAUX GÉOPHYSIQUES

 

160. J’ai dit qu’en stabilisant l’angle de rotation du globe par le déplacement de la masse continentale sur un hémisphère, Dieu obtenait un angle constant d’incidence de la lumière solaire sur les pôles géographiques. De cet effet, il espérait obtenir la dégel progressif qui accorderait à l’évolution de l’arbre des espèces le temps nécessaire pour être menée à bien. Et j’ai souligné que, bien sûr, cette version architecturale se heurte à la célèbre hypothèse de la dérive des continents. Mais il ne pouvait en être autrement. La dérive des continents ne peut expliquer la constance de l’angle de rotation ; et pire encore, elle contredit son existence. Sans compter, bien sûr, qu’elle ne parvient à répondre à aucune des inconnues que présentent la structure et la morphologie de la lithosphère. Nier ces inconnues pour imposer la fiction à la science fut, malheureusement, l’attitude que l’ère moderne a adoptée par philosophie dans son athéisme. 161. En passant outre les

161. Laissant de côté les discussions alambiquées, et en partant de la matérialisation des mathématiques du Substrat Écosphérique Autonome, disons que l’architecture géophysique à laquelle Dieu aurait donné son aval nous présente une structure où la lithosphère se présente comme un anneau compact tournant uniformément sur un anneau magmatique, liquide. L’anneau magmatique, ou manteau, flotte à son tour sur un anneau chromosphérique. Et au centre, la micro-étoile qui compose le noyau oscille au sein des courants gravitationnels qui lui servent d’orbite. Au sein de cette configuration, le fait que la température soit identique à la surface du noyau et à celle du Soleil n’est pas une coïncidence. Pas plus que le fait qu’en maintenant constante la température lithosphérique, les océans se comportent comme les eaux de la rivière dont le réacteur nucléaire a besoin pour maintenir sa température en équilibre. (Quant à l’ égalité de température entre la surface du Noyau et celle du Soleil, on ignore si elle s’applique à tous les membres du Système ou si elle ne vaut que pour la Terre. Si elle ne s’applique qu’à la Terre, il est possible d’aboutir à une loi d’interaction entre l’étoile et la planète qui confirme cette règle d’égalité pour tout système biosphérique. La taille de l’astre et sa température superficielle détermineraient la distance par rapport à la planète en question. Même si, à l’heure actuelle, cela relève de la spéculation, l’égalité donnée n’impliquerait-elle pas une parité entre les cycles thermodynamiques du Soleil et du Noyau ? Dans ce cas, l’ important n’est pas tant de déterminer que de saisir l’interaction entre le Soleil et la Terre).

162. Cela étant dit, vous me direz alors que ce que je propose est une sorte d’engrenage à roulements où l’anneau magmatique remplit les fonctions des billes sur lesquelles se déplace la roue externe. Et je vous donne entièrement raison. Vous m’objecterez alors que, dans ce cas, il faut expliquer comment cette cocotte-minute n’explose pas. Question subtile qui vous honore, et à laquelle vous pourrez répondre vous-mêmes à partir de l’ observation quotidienne du système de diffusion de la chaleur interne que sont les volcans. Les lignes de diffusion de la chaleur géonucléaire ne sont-elles pas constantes, et ne sont-elles pas marquées par la circulation des courants électromagnétiques ?

 

CHAPITRE 20. – THÉORIE DU SYSTÈME SISMOLOGIQUE DE FLOTTATION

 

163. Même si cela semble être un exercice gratuit, reprenons depuis le début. Au premier Jour, notre Créateur a doublé la densité d’énergie par unité cubique astrophysique du champ gravitationnel terrestre. La réponse du Noyau, alors à l’état froid, fut de s’activer et de procéder à la transformation de cet apport en chaleur. Immédiatement, le manteau s’est liquéfié et la croûte primaire a fondu. Une fois ces processus achevés, le noyau s’est à nouveau refroidi, de sorte que la croûte s’est solidifiée et s’est transformée en cet anneau géophysique que nous appelons la lithosphère. Si la Terre était restée dans la région où ces processus se sont déroulés, le refroidissement de son noyau aurait entraîné la solidification du manteau. La Bible dit que cela ne s’est pas produit parce que Dieu a séparé la Terre de sa région d’origine et l’a introduite dans un champ gravitationnel de densité stable, le Système solaire.

164. Une fois dans le champ d’action du Soleil, le transformateur géonucléaire s’est réactivé et a atteint une température constante, égale à la température externe de l’astre autour duquel il orbite. Je pense qu’elle est d’environ six mille degrés Celsius. Cette intégration dans le Système solaire a stoppé la solidification du manteau tout en préservant la solidité de l’anneau lithosphérique, qui tournerait dès lors avec un mouvement propre autour de l’anneau magmatique. En gros.

165. La production constante de chaleur par le noyau oblige, d’un point de vue physique, à imaginer entre le manteau et le noyau une sorte de zone chromosphérique, à l’intérieur de laquelle le noyau lui-même oscille, cette oscillation — soumise aux variations de gravité dont j’ai parlé précédemment — provoquant l’aplatissement des pôles que présente le globe. (En ce sens, l’oscillation du Noyau au sein du corps géophysique dépend de sa propre mécanique de production de chaleur et de sa réaction aux ondes thermonucléaires à l’origine des volcans. Quant à la morphologie du Noyau, la réaction du corps géophysique lui-même à son action pendulaire nous fournit certains indices. Mais cela sera établi à un autre moment à partir d’autres fondements).

166. C’est cette structure géophysique qui nous amène à nous poser la question suivante : comment la Terre libère-t-elle l’accumulation de chaleur interne générée par l’anneau lithosphérique ? La réponse, plus que des théories, exige des faits, et bien, même si nous parlons d’ une lithosphère à angle de rotation fixe au-dessus d’une surface magmatique, son corps est doté d’un système complexe de conduits de flottation à travers lesquels la chaleur géonucléaire est continuellement libérée. Parler des volcans, c’est parler de toute la dynamique sismologique qui accompagne la création de cette architecture géophysique, impressionnante dans sa manifestation et parfaite dans son exécution. Maintenant : pourquoi les bouches du système de flottation s’étendent-elles le long des limites des grandes chaînes de montagnes ?

167. La correspondance entre les lignes sismologiques et les lignes des grandes chaînes de montagnes s’ explique par la physique de l’attraction gravitationnelle, dont la phénoménologie peut être clarifiée par n’importe quel expert. Et tant que nous y sommes, l’objection à l’ architecture géophysique selon laquelle l’augmentation continue de la température d’une lithosphère soumise à la loi du substrat écosphérique autonome, ferait disparaître d’un coup de plume la température constante des fonds océaniques, grâce à laquelle la surface la plus exposée de la lithosphère freine cette élévation naturelle qui, sans cet équilibre, finirait par faire éclater cet édifice d’ingénierie géophysique. Je pense que les réacteurs nucléaires s’appuient sur cette même théorie pour freiner l’échauffement de leurs moteurs.

168. Ce système géophysique autonome, à l’origine de tant de casse-tête, se complète par une structure planétaire sui generis, unique, d’une beauté éblouissante, dont j’ai l’honneur de vous présenter les fondements. Mais je tiens à partir d’un fait. Mieux encore, d’une loi : à savoir que si tout système astrophysique est un transformateur d’énergie universelle en lumière et en chaleur, sa vitesse de fonctionnement dépendra de la densité gravitationnelle de son champ et du nombre de tours par siècle de son astre. Voilà pour un aspect.

169. D’autre part, il est juste de dire que la vitesse sidérale d’un système – qu’il s’agisse d’une constellation ou d’une galaxie – est une constante déduite des forces de la région astrophysique à laquelle ce système appartient. En d’autres termes, si le Système solaire n’interagissait pas avec l’Univers des constellations, sa vitesse de croisière dépendrait exclusivement de la quantité d’énergie de son champ gravitationnel. En soumettant le Système solaire à la loi de l’attraction gravitationnelle entre les corps de l’ univers, cette loi elle-même nous indique que, lorsque la distance entre les constellations diminue, la vitesse de croisière des systèmes stellaires qui les composent doit logiquement augmenter. De cet effet universel, nous pouvons déduire que si la vitesse de l’astre central, dont dépendent les corps mineurs d’un système, s’accélère, tous les corps dépendant de sa physique subiront cette variation. D’une manière ou d’une autre.

170. Et cela s’avère pertinent car la question ne peut être éludée ni mise de côté en raison de certains contextes, surtout une fois que l’Évolution de la Vie sur Terre a été ouverte à un système complexe d’équations physiques sans la résolution desquelles l’avenir de la vie ne pouvait être garanti. La nouvelle question qui se pose est la suivante : comment Dieu a-t-il freiné à l’avance les éventuelles altérations que, à l’avenir, et précisément parce que notre Système est soumis à cette loi universelle, la Terre allait subir ? Pour mieux saisir le cœur du problème, comparons notre Système à un vaisseau spatial. Une fois le Système solaire comparé à un vaisseau en plein vol, ce que nous essayons ici de découvrir, c’est si ce vaisseau a été équipé d’un frein de sécurité, ou s’il navigue simplement à la dérive sur la mer des constellations, exposé aux vents gravitationnels et aux champs électromagnétiques sidéraux.

171. Mais pourquoi Dieu avait-il besoin de doter le Système solaire d’un frein de sécurité pour maintenir sa vitesse de croisière stable ? Telle est la question inverse de la précédente. Et bien, je pense que cette nécessité est aussi évidente que le fait que tous les corps de l’univers soient soumis aux lois qui le régissent. Si les roues accélèrent, le châssis ne le fera-t-il pas en même temps ? Si le Soleil appuie sur l’accélérateur, les planètes n’en subiront-elles pas les conséquences ?

172. Et dans quelle mesure cette accélération hypothétique affectera-t-elle les transformateurs centraux des planètes, et en particulier celui de la Terre, une fois découverte la relation directe entre vitesse et chaleur ? Mais que se passerait-il si, à présent, la vitesse solaire venait à chuter brusquement pour des raisons d’interaction électrodynamique à distance ? Autrement dit, Dieu s’est-il creusé la tête pour créer un substrat écosphérique autonome au plan d’interrelation biosphérique pour ensuite exposer toute l’ architecture géophysique à la destruction à la suite d’un changement de cap constellationnel? Il a tracé des lignes, déplacé des continents d’un hémisphère à l’autre, créé des zones sismiques actives, régulé la thermodynamique géonucléaire, n’a rien laissé au hasard, aucun détail ne lui a échappé. Et maintenant, alors que l’aventure de la vie commençait, allait-il laisser le vaisseau solaire à la dérive au gré des courants interconstellations? La nécessité de corriger les trajectoires dans le temps, de contrôler les variations dans l’ espace et de gouverner la matière à distance obligeait l’Intelligence Créatrice à doter le Système solaire d’un frein de sécurité qui maintiendrait la vitesse de croisière de l’astre central dans une fourchette de maxima et de minima. La question est de savoir à quel type de frein automatique un ingénieur astrophysicien doit-il recourir pour mettre en orbite un système de type solaire. Mais bien sûr, si nous ne savons pas à quelle catégorie appartient le système solaire, nous pourrons difficilement trouver la réponse. La réponse est sous nos yeux.

SIXIÈME PARTIE

CRÉATION DU SYSTÈME SOLAIRE

 

CHAPITRE 21. – SYSTÉMOLOGIE FINITE APPLIQUÉE (STRUCTURE DYNAMIQUE DU SYSTÈME SOLAIRE)

 

173. La réponse à l’ énigme exposée dans la section précédente, à savoir : quel type de frein automatique maintient la vitesse de croisière du Système solaire constante malgré la loi gravitationnelle qui impose une accélération constante en raison de la diminution des distances entre le Soleil et tout point vers lequel il se rapproche ? – la réponse à ce dilemme est sans équivoque. Or, et j’avoue mon manquement, le devoir exige de préciser davantage la nature du problème. Je veux dire par là que nous sommes ou avons été habitués à travailler avec une photo finish du Système solaire. Le voici :

 

 

174. Par inertie et grâce à une simulation virtuelle ancrée au cours de nos années de formation intellectuelle, nous avons tendance à nous croire omniscients et l’application des lois de Kepler à cette image imaginaire nous suffit pour nous sentir comme des dieux. Cette habitude remonte à des siècles et l’image s’ancre dans nos tripes avec une telle subtilité que les professionnels de la formation intellectuelle n’ont qu’à imposer l’ordre à la baguette de leurs régimes d’État pour clore le débat. Le fait est qu’aujourd’hui, cette image simpliste du mouvement keplérien est propre aux esprits retardés et aux intelligences dépourvues de toute activité indépendante, incapables de tout jugement critique. Ce qui est certain, c’est que le résultat fait bonne impression et est même beau, et qu’il atteint son objectif : faire en sorte que même le plus idiot se sente plus grand qu’un saint Thomas et un saint Augustin réunis. Au moment de la confrontation avec la réalité, cette photo d’un système solaire figé dans le temps est tout le contraire de la physique d’un système solaire qui se déplace parmi des astres situés à quelques années-lumière et avec lesquels il forme, de toute évidence, – cacophonie ? – un amas stellaire ouvert. Voici le système solaire ouvert aux membres de son amas :

 

 

175. Si l’on prend pour référence les paramètres des amas stellaires ouverts de notre ciel, et que l’on y ajoute ceux des systèmes stellaires binaires et multiples, où les distances entre les astres d’un système stellaire individualisé dépassent bien souvent la distance qui sépare le Soleil d’Alpha Centauri, par exemple, je me demande où en est cette image destinée aux enfants débutants en astrophysique, issue de l’ atelier de Kepler à l’époque de María Castaña ? On dit que la loi s’applique à des distances infinies, mais nie-t-on que cette même loi agisse entre des corps situés à à peine quatre ou cinq années-lumière de distance ? Quelqu’un, outre le bon sens, a perdu la raison au cours du XIXe siècle, et personne au XXe siècle, alors que l’Académie s’était lancée dans l’aventure de la quête de l’origine du cosmos, déjà installés dans le vaisseau du temps qui devait conduire les sages jusqu’au cœur de l’ Origine et de là, faire un bond jusqu’à la Fin grâce à un pli de l’Espace… à personne il n’est venu à l’esprit d’appuyer sur le bouton et de lancer l’image d’un Système solaire figé dans le temps que Kepler avait projetée vers l’avenir. Pas même pour s’amuser un peu. Le dogmatisme des disciples de la révolution einsteinienne s'est révélé si primitif et si fort que, même avec les calculs dynamiques les plus récents à disposition, aucun astronome n’a osé poser le doigt sur le bouton pour voir le Système solaire tel qu’il existe dans l’Espace et le Temps, ancré dans un amas stellaire local et dont les membres planétaires sont dotés d’une structure solide. Il est donc déprimant au point d’en rire aux éclats d’ouvrir un manuel d’astronomie, rédigé par des professeurs d’université, comme par exemple le manuel de l’université Complutense de Madrid, pour ne pas m’égarer dans d’autres langues plus subtiles, et de lire que Pluton est un corps gazeux. Parce qu’on est bien élevé, on retient ses vomissements. Continuons donc.

176. J’ai dit plus haut que la réponse à la question de savoir pourquoi la vitesse du Système solaire échappe à l’empire de la loi gravitationnelle sous la force de laquelle est régi l’univers tout entier, doit être une réponse sans équivoque, simple et logique. Je reconnais à présent que les expressions verbales, contrairement aux mathématiques, possèdent une ambiguïté d’une nature si profonde qu’elle est capable d’engloutir dans son abîme la pureté de n’importe quelle montagne de chiffres. Et je voudrais expliquer cette énigme. Le mot, en définitive, est un véhicule capable de transporter en son sein différents voyageurs, et il arrive que, selon le voyageur, un mot puisse cesser de signifier une chose pour en acquérir une nouvelle. Les politiciens sont passés maîtres dans cet art. Mais ils ne sont pas les seuls ; ne soyons pas cruels envers ces petits animaux. Le nombre, par exemple, est une entité parfaite, sa signification est intransférable, divine dans son incorruptibilité, d’où l’adoration païenne, sauvage, que les mathématiciens éprouvent pour ces entités. Un quatre est un quatre et, qu’il s’applique aux bananes ou aux souris, l’essence et la substance du quatre, en tant qu’ entité abstraite, pure, immaculée, demeurent malgré les changements. Moi, qui suis un crétin, et qui, en tant que tel, sers d’exemple, car je peux tout aussi bien être un crétin qu’une fleur, ce qui montre l’ambiguïté du mot, confusion à laquelle le nombre ne se prête en aucun cas, et parce que je défends la nécessité de lancer le Mouvement systémologique solaire afin de surmonter les traumatismes keplériens et les complexes hérités des siècles passés, je garde pour moi le rire que me procure de voir sur le Net la défense à tout prix de cet ancien système systémologique qui, s’il est né en son temps pour révolutionner, est aujourd’hui le système le plus réactionnaire que je connaisse. J’ignore pourquoi les astronomes ne s’acquittent pas de leur métier et ne traitent pas la montagne de données avec laquelle, si Kepler et Newton avaient travaillé, l’image achevée du système hérité aurait déjà rejoint la longue liste des erreurs, nécessaires en tant qu’étape vers l’avant, mais ennemies de la civilisation en raison de leur refus de passer à une histoire meilleure.

177. Mais qu’une réponse puisse être sans équivoque ne signifie pas qu’elle ne doive pas être complexe. Tout dépendra du modèle sur lequel on travaille. Si le raisonnement se heurte à une intelligence ancrée dans l’image archétypale qui identifie les planètes à des boules de gaz, on finira par atteindre le pont des soupirs, pour écrire sur les eaux un mélancolique : « Pauvre petit ! » Une fois ce problème surmonté et en partant du principe que la base de données à notre disposition rend impossible le maintien d’une réponse obtenue à partir d’une série de données sans poids au pied de la montagne de connaissances depuis le sommet de laquelle nous contemplons à nouveau l’ Univers, le Cosmos et le Système solaire, la décision nous appartient, et c’est entre nos mains qu’a été confié le traitement de cet ensemble de paramètres dont l’égalité finale, et parce qu’elle repose sur une nouvelle série de données, doit logiquement nous révéler une Architecture Stélologique Locale par rapport à laquelle – sans renier le « photo-finish » keplérien – cette Systémologie finistique appliquée ne se veut rien d’autre que le geste d’ ouverture et jamais le point final à la question centrale de cette section : pourquoi la vitesse du Soleil est-elle stable et s’écarte-t-elle de la loi de la gravitation universelle, selon laquelle, à mesure que le Soleil s’approche d’un système astrophysique, il devrait doubler sa vitesse en fonction de la distance ?

178. On constate que, du simple fait de sa complexité, une réponse n’en reste pas moins simple. Il faut la replacer dans son véritable contexte. Préciser la nature du problème qu’elle incarne. Définir quelle loi est en jeu. Ouvrir un espace et dessiner sur l’écran de notre intelligence la nature de la question à laquelle nous cherchons une réponse. Il arrive un moment où ce sont les experts qui doivent intervenir, car ce sont eux qui disposent de cette base de données dont le traitement permet de démontrer ou de réfuter, le cas échéant, l’intégration du Soleil au sein d’un amas stellaire, plus ou moins ouvert et plus ou moins peuplé en fonction de l’architecture gravitationnelle à laquelle ces données donnent lieu. Prenons un nouvel élargissement stélologique local à 20 années-lumière :

 

 

179. Combien d’amas étoilés ouverts pourraient nous servir de modèle astrophysique ? Il s’agit évidemment d’une véritable révolution au niveau de la conception même de ce qu’est un amas stellaire. Il faudra faire table rase des anciens concepts et partir des systèmes binaires pour ouvrir, dans l’espace universel, des champs gravitationnels régionaux à l’intérieur desquels les astres se comportent comme des atomes au sein d’une molécule astrophysique. Cela expliquerait la constance optique des formations stellaires dans la voûte céleste, la constance des distances et des vitesses des systèmes stellaires au sein de la Voie lactée , et nous placerait face à un Univers qui se comporte comme un Corps cristallin, alimenté par des courants gravitationnels, en fonction desquels la consommation d’énergie totale se maintient dans le temps à l’intérieur d’une fourchette de maximums et de minimums. D’où les fluctuations des intensités lumineuses stellaires. Cela implique Dieu, bien sûr, mais dans ce Système cosmologique Dieu va de soi, alors précisons dès à présent la réponse locale au problème de la constance de la vitesse du Soleil.

180. À présent, je dois me corriger moi-même et, après avoir souligné le point véritablement important : l’existence du Soleil en tant que membre d’un système sidéral, ma propre réflexion m’amène à définir la transformation de la masse planétaire en mécanisme de correction de l’orbite solaire, par l’action duquel la force centrifuge à laquelle le Soleil est soumis en réponse au mouvement de son système au sein d’un champ gravitationnel cumulatif est annulée et reste soumise à une constante spécifique. Si j’ai dit auparavant que « nous n’avons qu’à transformer la masse totale de la famille planétaire en masse d’entraînement, et nous disposons alors du frein stabilisateur de la vitesse de croisière du Soleil », je pense désormais que cette transformation concentre son poids sur l’équation correctrice de l’orbite du Soleil, grâce à laquelle, comme je l’ai dit, la force centrifuge à laquelle est soumis le Soleil est neutralisée par la transformation de la masse planétaire en contrôle de direction par mécanisme à distance. (Si une objection vous vient à l’esprit, imaginez-vous en train de courir en ne tirant que sur votre corps, puis répétez la même opération en portant un sac de sable sur le dos. C’est pour commencer. Mais avant de nous charger sur le dos, non pas le Globe, à l’instar de ce titan, mais les neuf planètes avec leurs satellites et les ceintures d’anneaux solaires, avant de prendre le levier pour faire bouger l’univers, vous devrez abandonner le fardeau de la vision décadente des planètes comme d’immenses boules de gaz flottant entre les fils électromagnétiques du champ du Soleil).

181. Je tiens à insister sur ce sujet car je pense qu’il est important. L’affirmation académique selon laquelle les planètes seraient des boules de gaz comprimés sous la pression gravitationnelle est l’un de ces arguments pseudo-scientifiques primitifs, typiques du fondamentalisme du XXe siècle qui ne tiennent absolument pas la route, mais qui persistent au XXIe siècle comme symbole de la soumission des universités au génie de l’athéisme scientifique. Jusqu’à quand la bêtise et le génie iront-ils de pair, des deux côtés de la même médaille ? Ce n’est pas facile à dire. Jusqu’à hier encore, par exemple, Mars était une boule de gaz, tout comme Vénus, Mercure, Jupiter, Saturne et les autres membres de notre système solaire. Et c’est ainsi qu’elle continue d’être décrite dans les manuels élaborés par les esprits les plus prestigieux de la planète à l’intention du grand public. Les photos et les expéditions vers Mars et ses voisins nous servent de preuve à ce sujet – celui de la vision absurde des planètes comme des corps gazeux. Pourtant, ces preuves ne suffisent pas à effacer des manuels d’astronomie et des livres de sciences naturelles cette honteuse supercherie. Il est donc pour le moins risible, voire grotesque, de voir les éminents génies des observatoires astronomiques du monde entier continuer à prêcher l’évangile de la nature gazeuse des planètes. Ils doivent avoir une raison cachée pour confesser de leurs lèvres ce que leurs oreilles considèrent comme une hérésie. Or, s’il existe quelque éminent savant dans l’une des universités du monde capable de démontrer que Mars est une boule de gaz, qu’il ne reste pas les bras croisés et qu’il nous exorcise, car, en accomplissant la volonté de ce méga-dieu, nous irons au tartare des imbéciles. Quelle honte, dis-je, de voir dans les manuels d’astronomie des mots que seule la bouche d’un idiot pourrait excuser ; quelle honte car ceux qui les écrivent sont tous des éminences, titulaires de chaires et autres titres du genre. Le XXIe siècle mérite-t-il que l’esprit typique d’un imbécile soit considéré comme maître et guide de la connaissance de l’univers ? La question reste posée : sous quel type de philosophie accorderons-nous à une cosmologie suicidaire le droit de s’exprimer, sachant que ses effets sur les nations, cette fois avec des moyens de destruction infiniment plus meurtriers à leur portée, seront les mêmes ? Rappelons-nous que Satan n’a pas tué par l’épée, mais par la parole, car, même s’il y en a encore qui ne le croient pas, l’arme ultime, pour le bien comme pour le mal, est la parole. Comment croire alors, de nos jours, que Pluton soit une boule de gaz ? À ce stade, il faut être un véritable rustre pour enseigner une telle absurdité, et un idiot pour y croire. Pour celui qui écrit et celui qui lit en dehors de ce cercle mortel typique du XXe siècle, ce qui nous intéresse maintenant, c’est de découvrir comment la somme de la masse planétaire totale entre en jeu au moment de la stabilisation correctrice de la vitesse de croisière du Soleil. Revenons donc au problème en question, car une autre fois, les circonstances mêmes nous ramèneront dans les entrailles de ce trou noir où l’on lave le cerveau de la jeunesse mondiale, à qui l’on enseigne contre nature que les planètes sont des boules de gaz. Et moi, je suis le Petit Chaperon rouge, c’est clair.

182. Reprenons donc le fil de notre propos. Naviguant à une vitesse de croisière X, nous avons parmi les constellations du Ciel une étoile appelée le Soleil. Le frottement de ce vaisseau contre la surface de vol est insignifiant pour freiner sa vitesse ; et ce qui est plus naturel encore, la poussée de la force centrifuge à laquelle son orbite est soumise propulse ce vaisseau vers l’extérieur du champ gravitationnel auquel il appartient. Notre problème est de savoir pourquoi sa vitesse d’approche par rapport à l’ étoile vers laquelle il se déplace n’augmente pas au fil du temps. Que le Soleil vole en ligne droite ou suive une trajectoire courbe, tant qu’ il navigue dans l’espace interstellaire, les distances entre lui et le point d’approche apparent se raccourcissent. C’est une évidence. Et dès que la distance entre le Soleil et le point d’approche apparent diminue, la force d’attraction entre le Soleil et ce point stellaire augmente. C’est la loi de la gravité qui prévaut. À mesure que l’attraction entre le Soleil et le système stellaire de référence ponctuel augmente, la vitesse d’approche augmente. En conséquence, la vitesse de croisière de notre Système augmente. Et cela continue ainsi. Plus la distance entre deux astres est courte, plus la vitesse du plus petit des deux augmente. Il peut s’agir ou non du Soleil. Que le Soleil soit l’astre le plus grand ou le plus petit du couple en question, le fait est qu’il se produit une variation de sa vitesse de croisière. Mais puisque nous parlons du Soleil… parlons-en.

183. Je pense que la distance entre le Soleil et le système stellaire le plus proche est de quelques années-lumière à peine. Proxima Centauri se trouve à environ quatre années-lumière du Soleil. On a même découvert des étoiles encore plus proches. À la vitesse à laquelle se déplace le Soleil, soit environ 600 kilomètres par seconde, la collision entre le Soleil et le système de Proxima Centauri, à compter de maintenant, aurait lieu dans environ 500 ans. Nous nous posons alors la question sans détour : Depuis combien de milliers d’années le Soleil navigue-t-il parmi les constellations du Ciel ? Et de ces millions d’années pendant lesquelles la vie sur Terre a suivi son cours sans subir de perturbation mortelle, ne pouvons-nous pas en déduire la stabilité de la vitesse de croisière du Soleil ? Et ne sommes-nous pas en droit de croire que la vitesse du Soleil est une constante ? Et s’il s’agit d’une constante, cette constante n’oblige-t-elle pas à corriger la phénoménologie de la gravité, non pas en tant que loi, mais en ce qui concerne sa nature ? Je précise ce passage en soulignant que mes questions visent à ouvrir des perspectives, jamais à fermer des voies. Dans la mesure de mes connaissances, je m’efforce de condenser afin de considérer le processus sous un angle dynamique. Je n’accepte pas dans mon esprit le « photo-finish » keplérien et si je dois comparer le mouvement des planètes autour du Soleil à quelque chose, c’est à un courant électrique circulant dans une barre métallique, de type solénoïde. L’ angularité même des orbites projetées dans un espace tridimensionnel met en évidence la nécessité d’un mouvement ondulatoire de courant où le Soleil occupe la place de la barre métallique. À peu près comme ceci :

 

 

 

184. En partant de cette image, la question tridimensionnelle se simplifie et l’on en déduit les irrégularités nutationnelles de certaines orbites externes. Dans une autre section, consacrée exclusivement au Système solaire, je reviendrai sur le sujet en essayant de préciser davantage l’image grâce à l’intégration de données physiques. Je ne prétends pas, avec cette image solénoïdale, autre chose que de déplacer l’image figée dans le temps qui circule depuis l’époque de Kepler, Galilée et Newton, et qui est devenue de nos jours un mur, une idole bon marché devant laquelle chacun se croit un génie, et, s’agenouillant, rentre tranquillement chez lui car il sait déjà tout.

185. L’Académie, toujours aussi brillante, sait trouver à chaque instant l’explication qui lui convient le mieux pour préserver intacte sa gloire face à la critique de l’avenir. Et le fait est que, apparemment, le Soleil suit une trajectoire atypique, de telle sorte qu’il évite tout contact gravitationnel avec les autres constellations. Faisant l’ignorante à la manière de ce Socrate qui savait seulement qu’il ne savait rien, mais tout en sachant tout, l’Académie interdit aux universités de supprimer des manuels d’astronomie les faussetés sur lesquelles repose leur conception du Système solaire et de sa place dans l’Univers. Car bien sûr, si le Soleil ne suit pas une trajectoire naturelle pour un corps soumis à la loi de la gravité universelle : quel type de trajectoire le Soleil trace-t-il parmi les autres systèmes stellaires de son voisinage ? Le calcul simpliste que j’ai établi plus haut entre Proxima Centauri peut être extrapolé aux cinq cents millions d’années dernières ; et le fait que, alors que le Soleil a été cinq cent mille fois au bord de la collision, il n’y soit pas parvenu me donne des raisons de balayer l’idée réconfortante d’un Soleil solitaire, n’appartenant à aucun amas. Et vous, cela devrait vous faire vous arrêter net et, en levant les yeux, sentir sous vos pieds les vibrations du moteur stélologique. Demandez-vous comment il est possible que le Soleil, au cours des millions d’années qu’il a passées à filer à 600 km par seconde, n’ait entré en collision avec aucun de ces voisins. Ne vous semble-t-il pas logique de penser qu’il ne pouvait pas et ne peut pas le faire, tout simplement parce que le Soleil appartient à cet amas ? J’insiste sur cette image :

 

 

186. Il s’agit en réalité d’une question intéressante, qui, en raison de la simplicité de son énoncé, peut sembler être une bagatelle sans importance. Grave erreur. Ou bien le passager qui monte à bord d’un avion ne s’intéresse-t-il donc pas du tout à la mécanique de l’appareil, sachant comme nous le savons qu’ on y risque sa vie ? Le Soleil n’est-il pas en quelque sorte un vaisseau éternellement en vol, rempli de passagers ? Quant au maintien de la vitesse autonome du vaisseau solaire, nous pouvons le déduire en transposant la phénoménologie photosphérique solaire en combustion du carburant nécessaire pour propulser un corps dans l’espace. En quoi les grandes éruptions solaires ne ressemblent-elles pas au jet du réacteur qui propulse un vaisseau dans une direction opposée à celle de son émission ? Ces deux phénomènes ne sont-ils pas soumis à la même loi d’ action-réaction ? Supposons un instant que ce soit le cas. Et puisque nous connaissons le cycle de onze ans qui régit la température du corps photosphérique solaire, ce cycle de réchauffement photosphérique étant lui-même soumis à un cycle stable, ne pouvons-nous pas déduire de sa constance la mécanique de propulsion contrôlée qui régit la vitesse de croisière du Soleil, mécanique elle-même soumise à la loi de transformation de l’énergie gravitationnelle en énergie lumineuse ? La réponse est difficile, mais pas impossible.

187. Prenons la réaction du Soleil lors du passage de la comète Hale-Bopp. Vous vous en souvenez ? L’éruption extraordinaire qui a été observée à la surface du Soleil immédiatement après le passage de la comète Hale-Bopp : n’est-ce pas là un phénomène suffisant pour nous ouvrir l’esprit au lien entre la température, la densité gravitationnelle et la vitesse de transformation, provoquée dans ce cas par un front d’onde à tête solide ? Et si le lien entre le passage de Hale-Bopp et l’éruption extraordinaire observée est un fait scientifique, comment continuer à maintenir, dans les mêmes paramètres de comportement, la relation entre le Soleil et les planètes alors qu’un minuscule corps suffit à accélérer, pendant un temps x, la vitesse de transformation de toute une étoile !

188. L’un des piliers fondamentaux du développement de la pensée humaine réside dans la recherche des causes à l’origine des effets observés, et inversement, dans la découverte des effets à partir des causes données. Grâce à la capacité de l’intelligence à se servir des instruments de la logique, l’aventure de la pensée a pu atteindre des sommets inattendus. Mais au fil du temps et de nombreuses prouesses, les penseurs, autrefois révolutionnaires, ont commis le crime néfaste qui consiste à éliminer la cause à l’origine de l’effet observé au motif que cette découverte ne convenait pas à leurs intérêts subjectifs et à leurs émotions irrationnelles. Le XXe siècle s’étant perdu dans les mailles d’un athéisme scientifique qui a effacé les causes et opposé des raisons à la logique de la réalité, on peut croire que les héritiers de ces génies savent comment déformer le chemin entre l’effet et la cause et conduire les ignorants vers l’abîme d’une irrationalité dépassée. Car, même si cela est très difficile à croire, la science est devenue athée pour se prouver à elle-même qu’elle en savait plus que Dieu. Le fait que son discours ait pris fin au pied de la Grande Guerre ne l’a pas amenée à réfléchir, pendant la Guerre froide, à la pathologie dans laquelle son intelligence avait fait glisser sa logique. Sa pathologie s’appelait l’athéisme. Mais revenons au sujet de notre système solaire.

189. Le premier à devoir réfléchir à tous les facteurs à prendre en compte pour la stabilité dynamique du système solaire fut l’ingénieur qui envisagea sa création au sein d’un réseau moléculaire astrophysique appelé les Cieux. La plus grande difficulté que Dieu devait surmonter lui était imposée par les millions d’années que l’ évolution de l’arbre des espèces exigeait pour sa naissance et sa croissance. Si, dans le cas de la création de la biosphère, les processus pouvaient être accélérés sans provoquer de conflit scientifique, dans le cas de la vie, la loi était et reste tout autre. Dans le domaine de la vie, disons-le ainsi : les lois sont plus rigoureuses. Les millions d’années que l’évolution de la vie sur Terre exigeait de Dieu devaient nécessairement lui imposer un système complexe d’équations systémologiques. Parmi celles-ci, comment maintenir constante la vitesse de croisière du Soleil dans l’espace et le temps, et comment doter son Système d’une trajectoire de vol telle qu’il plane entre les constellations sans s’intégrer à leurs systèmes, furent les deux grands et principaux défis que son Intelligence dut surmonter. Et c’est en cherchant ici comment il y est parvenu que nous en sommes arrivés là.

190. L’autonomie de vol que procure aux étoiles leur nature de transformateurs d’énergie en lumière et en chaleur, phénomène très similaire au comportement d’une particule excité, qui se défend en émettant une sous-particule, est un aspect qui implique la nécessité de corriger l’hypothèse du mouvement astrophysique à partir et uniquement de la loi de la gravité universelle. On ne la nie pas, on corrige simplement sa définition. Si jusqu’à présent la loi était la seule force, désormais nous disposons d’une mécanique de transformation de l’énergie, dont l’un des effets génère l’autonomie de propulsion nécessaire pour maintenir constante la vitesse du Système. À cet égard, la phénoménologie de la photosphère solaire nous sert de cadre de référence à partir duquel nous pouvons imaginer un astre comme un vaisseau propulsé de manière autonome grâce à la transformation de son énergie en combustible nécessaire pour maintenir l’impulsion initiale. Il en ira autrement si, dans son irrationalisme scientifique, l’Académie veut nier l’application de la loi d’action-réaction aux éruptions stellaires et à la vitesse sidérale. L’auteur ne voit pas comment une telle négation pourrait être démontrée et préfère par conséquent poursuivre son exposé sur la relation entre les planètes et la rotation du Soleil au cours de sa trajectoire parmi les constellations qui marquent son orbite.

191. Mettons-nous dans le cas de figure. Nous avons le Système dans lequel nous allons cultiver l’Arbre de Vie. Nous savons avec certitude que, depuis le moment où nous le planterons jusqu’à ce qu’il nous donne son fruit, des millions d’années naturelles devront s’écouler. Nous savons également que le développement de la Vie exige que la Nature maintienne sa Structure dans les conditions qui lui sont propres. Ce qui signifie que nous devons éviter toute interférence dans le processus évolutif due à des facteurs cosmologiques externes. Cela nous oblige à protéger le Système biosphérique de telle sorte que, tout en restant au sein d’un Univers, l’existence de cet Univers ne constitue pas pour lui une interférence létale. Comment y parvenir ? La vitesse de croisière même du Soleil, d’environ 600 kilomètres par seconde, et son assujettissement à la loi de la gravité indiquent qu’au fil du temps, cette vitesse doit augmenter, ce qui est précisément ce que nous voulons éviter. Cela nous oblige donc à doter le Système solaire d’ un frein de sécurité qui agisse automatiquement et se déclenche en réaction à l’ augmentation de sa vitesse. C’est ce que l’on recherche. Voyons quelles solutions pratiques notre Créateur a trouvées.

192. La première solution pratique était logique : charger le vaisseau solaire de telle sorte que l’accélération gravitationnelle soit freinée par le travail de déplacement et oblige le vaisseau à transformer cette accélération exogène en la force nécessaire pour effectuer le travail de déplacement de la charge de freinage. De cette manière pratique, le vaisseau solaire maintiendrait sa vitesse de croisière toujours constante, tout en vainquant la tendance inertielle à augmenter sa vitesse avec le temps. Mais transposons ce cas au sol. Imaginons que nous ayons une voiture chargée de carburant. La durée pendant laquelle la voiture restera sur la route dépendra, outre de la vitesse atteinte, du poids avec lequel nous la chargeons. Si nous chargeons le coffre au maximum, nous réduisons la durée de fonctionnement que peut fournir le réservoir. Nous appellerons ce type de frein « exogène ».

193. Mais imaginons maintenant un type de frein exogène encore plus sophistiqué. Imaginons qu’à mesure que la machine parcourt une plus grande distance, la charge du coffre multiplie son poids. Ne viendrait-il pas un moment où la machine serait freinée, écrasée sous le poids acquis par ce frein exogène ? La question est la suivante : le Soleil est-il doté de ce type de frein exogène, de telle sorte que le poids des planètes se multiplie par l’énergie potentielle acquise au fil du temps ? Et inversement, n’est-ce pas par cette loi de l’élévation de l’énergie potentielle et de sa transformation en poids que la tendance du Soleil à se comporter selon la loi de la gravitation universelle est freinée ?

194. Si les idées sur la nature des planètes sont fausses, les chiffres le sont forcément aussi. Ce qui m’ amène à dire qu’on ne peut aller nulle part tant que la dictature de la cosmologie du XXe siècle continue d’imposer sa loi dogmatique et son absolutisme rationaliste à l’intelligence du XXIe siècle. Jusqu’à hier encore, Mars – comme je l’ai dit précédemment – était une boule de gaz. Donc, si nous devons attendre que les sondes atteignent Pluton pour traduire son corps en masse géophysique, asseyons-nous et attendons que la mort vienne ; la mort arrivera avant la sonde sur Pluton. Une fois les calculs corrects sur la table, nous pourrons alors commencer à travailler sur des faits et non sur des raisonnements imposés au nom de récompenses. Laissant donc de côté la critique destructrice à l’encontre de ces génies, continuons à voyager à bord du vaisseau solaire et continuons à nous poser des questions.

195. Le Soleil s’ approche d’un système stellaire et, par conséquent, son accélération va s’emballer malgré l’action du frein exogène. Comment allons-nous surmonter ce nouveau problème ? Dans le jeu imaginatif que nous avons lancé, c’est nous qui sommes aux commandes, nous pilotons le vaisseau et son avenir dépend donc de nous. Ce que nous devrions faire maintenant, c’est prendre le volant et tourner, par exemple, vers la gauche. Soit ça, soit nous entrons en collision avec les astres du système stellaire vers lequel nous entraîne la loi de la gravité. Peut-être pas demain ni après-demain. C’est la même chose. Notre mission est de trouver le moyen de provoquer le virage qui nous éloignera de la collision inévitable avec le système qui, par sa gravité, a pris le contrôle des commandes de notre vaisseau. La première chose qui nous vient à l’esprit est de chercher le volant. Où est-il ? Car il existe bel et bien. Des millions d’années et le Soleil toujours en route sont la meilleure preuve que Dieu a doté le vaisseau solaire d’un frein exogène, à savoir les planètes et le jeu des énergies qui les animent, ainsi que d’ un volant actionné par un programme de commande à distance qui l’emporte sur l’ accélération interconstellatoire invincible, forçant le vaisseau à pivoter. Mon intelligence m’amène à regarder autour de moi et à me demander : quel type de force endogène est capable de faire en sorte que le Système solaire se comporte comme un vaisseau piloté par un capitaine intelligent ? Pour rendre possible cette rotation que le Soleil effectue depuis l’aube des temps et sans laquelle le vaisseau se serait intégré dans un système stellaire quelconque du voisinage : de quel type de mécanique autonome Dieu a-t-il doté le Soleil ?

196. Comme hier et comme toujours, je lève les bras vers mon Créateur et je lui dédie la joie que suscite dans mon esprit mon admiration pour la réponse qu’il a apportée à ces problèmes. Le programme de contrôle à distance de la trajectoire s’appelle « Alignement interplanétaire ». Une fois le frein exogène créé, à quoi sert un frein s’il n’y a pas de pied pour l’enfoncer ? Nous appellerons cette action du pied sur le frein « Mécanique endogène de rotation ». Si l’action exogène de freinage vient en réponse du système dans son ensemble à l’environnement universel, cette action du pied sur le frein est donnée en réponse des planètes au comportement du Soleil. Plus ou moins. Mais avant d’aborder l’effet des alignements planétaires sur la trajectoire solaire, j’aimerais à présent rappeler la multiplication de la force du bras sous l’eau et la réduction du poids d’un corps dans ce même élément. Ne croyez pas que je le fasse pour vous induire en erreur. Au contraire, je le fais pour ouvrir à notre Système le milieu naturel dans lequel s’exerce le jeu des forces naturelles.

197. Pensez que le poids d’ un corps est directement lié à la gravité. Une pierre d’un kilo a la même masse sur Terre que sur la Lune. Et cette même pierre n’a-t-elle pas la même masse dans l’eau qu’en dehors de l’eau ? Ont-elles pourtant le même poids ? N’est-ce pas ? Appliquons maintenant cette réalité au Soleil lui-même. Sans pour autant prétendre égaler en vision le génie qui cherchait un levier pour déplacer l’univers. Imaginons donc que nous placions le Soleil à une extrémité du levier, que nous nous placions à l’autre extrémité et que nous devions le déplacer. La première question à nous poser sera de connaître la valeur de la gravité dans le milieu où nous nous sommes placés. Même si cela semble être une astuce, plus la gravité est faible, plus le poids du corps sera faible et plus l’efficacité de la force exercée par le bras sur le levier sera grande. La déduction est évidente. Le poids du Soleil et de tout corps céleste varie en fonction de l’interaction gravitationnelle du moment. C’est d’un côté. De l’autre, contrairement au Soleil, les planètes de notre système se déplacent dans un milieu gravitationnel stable et maintiennent donc l’équilibre entre la force qu’elles déploient et le poids qu’elles peuvent soulever.

198. L’alignement planétaire, total ou partiel, multiple ou simple, agit comme un bras, et son action sur le Soleil est celle du bras contre le levier. L’équation systémologique indique que l’accélération solaire est freinée par le programme régulateur dans lequel Dieu a transformé l’alignement planétaire. Les planètes transforment le poids du corps unique en lequel l’alignement les transforme : en force, et, puisque toute force a par nature pour but d’accomplir un travail, le travail qu’elles effectuent consiste à provoquer l’angle de rotation dont nous parlions, et à le maintenir constant. C’est là, en effet, le volant que nous recherchions.

199. Quant à la description physico-mathématique de ce vaisseau stellaire piloté à distance en vol autonome au sein des constellations du Ciel, je la laisse à un autre plus expert en chiffres, en inconnues et autres équations complexes. En mettant toujours en avant les alignements planétaires partiels comme les alignements totaux dans le cadre de la systémologie astrophysique appliquée, les premiers agissant comme un contrepoids à la vitesse, et les seconds comme le déplacement du nez du Système vers l’hémisphère d’où provient la charge. En somme, avant de semer sous les eaux du grand océan la graine de l’arbre des espèces, Dieu a dû résoudre de nombreuses équations.

200. En conclusion : tout reste à résoudre au niveau des données finales. Les idées sont le prélude aux recherches. Et dans ce contexte, j’ai souhaité retravailler ma première idée sur la relation entre les planètes et le Soleil au sein d’un champ gravitationnel partagé, dans lequel, tout comme le champ solaire lui-même est à l’origine d’une force centrifuge qui repousse les corps et produit les anneaux d’astéroïdes externes ; étant intégré au Soleil dans un champ multi-stélologique, dont le centre est gravitationnel, comme si l’on disait qu’il s’agit d’un point de référence autour duquel se produit le mouvement cumulatif, ce centre est à l’origine d’ une force centrifuge générale, que le Soleil surmonte grâce à la masse planétaire globale qui correspond à son système. Ce qui nous conduit, enfin, à une structure d’ingénierie astrophysique si parfaite que la laisser au chaos relève, purement et simplement, d’un génie incapable de comprendre l’édifice complexe d’ équations que cet Ingénieur Divin a résolu au commencement, et parce qu’il n’est pas capable d’accepter l’échec pour, par lui-même, imiter, si ce n’est en trois dimensions, du moins sur le papier, la Science infinie de cette Intelligence créatrice, il opte pour la solution du fou : Dieu n’existe pas. Prenez donc en compte, astronomes et mathématiciens de ce siècle.

201. Les choses sont donc ce qu’elles sont, et non ce qu’elles semblent être ; bien que parfois ce qu’elles semblent être soit ce qu’elles sont. Nous parlons d’un nombre indéfini de millions d’années, période durant laquelle le système biosphérique exigeait son intégration dans une structure astrophysique stable. Jusqu’à présent, les durées des séquences géophysiques décrites n’ont pas été mentionnées dans le récit. J’ai laissé ces chiffres aux défis que Dieu a surmontés un à un. Et je crois avoir dit qu’une fois l’Omnipotence créatrice mise en relation avec le concept physique de puissance, les calculs naturels brûlent dans le Feu, se gèlent dans la Glace, se noient dans l’Eau et s’évaporent dans l’Air. En combien de millions d’années Dieu a-t-il réduit la sublimation et la fonte de la couche de glace en intégrant la Terre dans le système solaire par le biais de la parabole boréale ? Si la fonte de la couche de glace avait été exposée à la distance correspondant à la troisième orbite, combien de millions d’années aurait-elle duré ?

 

 

SEPTIÈME PARTIE

CRÉATION DES CIEUX

 

CHAPITRE 22. – LE PRINCIPE COSMOLOGIQUE GÉNÉRAL

 

202. L’objectif et le but de la création des Cieux et de la Terre, l’Homme au bout du tunnel du temps, nous voyons comment Dieu a tracé l’architecture générale des Cieux et celle, plus spécifique, de la Terre en pensant aux millions d’années que la Naissance et la croissance de l’Arbre de vie pour porter ses fruits. Parce qu’Il le pouvait et savait le faire, Dieu a créé un plan de relations entre les éléments de la biosphère, avec deux foyers thermorégulateurs principaux aux extrémités de l’écosphère, et des foyers ponctuels répartis sur les continents, qui sont les chaînes de montagnes aux neiges éternelles. La manière dont, à partir des pôles, les courants atmosphériques et océaniques se recyclent et maintiennent stable le thermomètre biosphérique est une œuvre d’ingénierie géophysique aussi merveilleuse qu’étonnante, qui impliquait la morphologie de la lithosphère elle-même. Parce qu’il devait maintenir le thermomètre écosphérique stable, il devait doter l’Écosphère d’un angle de rotation pérenne. Et parce qu’il le pouvait et savait le faire, il a érigé le Substrat Écosphérique Autonome, grâce auquel, comme je l’ai déjà dit, l’angle d’incidence de l’ énergie solaire resterait constant pendant les millions d’années dont l’Arbre de la vie aurait besoin pour porter ses fruits. Mais il y avait encore plus, car le Système solaire n’est pas isolé du reste de la Création, et comme il est en mouvement et soumis aux lois générales de l’Univers, cette interrelation pouvait causer des interférences susceptibles de réduire à néant le travail de tant de millions d’années. Parce qu’ il le pouvait et qu’il savait, Dieu n’a pas hésité à déployer son intelligence et à doter le Système Solaire d’un mécanisme de contrôle à distance de sa vitesse sidérale, que j’ai appelé «Systémologie astrophysique appliquée ». Et pourtant, tout cela n’était pas suffisant.

203. L’Univers local, la Voie lactée, se déplace au sein d’un Cosmos où le mouvement est la caractéristique la plus visible. Il existe peut-être des différences qualitatives et quantitatives entre les galaxies, mais elles ont toutes un dénominateur commun : elles se déplacent. Dire qu’elles se déplacent, c’est dire qu’elles interagissent, se multiplient, se divisent, s’additionnent, se soustraient. La Création est un mouvement constant, irresistible, merveilleux, surprenant. De plus, le Cosmos dépeint dans les théories du XXe siècle et le Cosmos de Hubble se ressemblent autant qu’ un phoque à une hirondelle. Dans le Cosmos réel, celui de Hubble, il n’y a pas de mouvement homogène, pas de distances standard, pas de schémas. Le royaume des galaxies est pure diversité, pure harmonie dans la découverte de l’ inconnu, extase dans l’apothéose de la capacité infinie de la matière cosmique à se reproduire dans l’espace et à divertir sans jamais lasser. Un génie déployé aux quatre vents, une beauté qui se manifeste joyeusement et ne revendique pas la dernière tendance. Développement d’étoiles en amas d’amas de milliards de corps célestes qui ne se détruisent ni ne s’effondrent, tels des phares au loin dans l’océan. Des galaxies qui, telles des créatures sous-marines, voyagent au gré des courants cosmiques et, telles des aigles, déploient leurs ailes et se laissent porter par les vents intergalactiques. Où est donc le Cosmos du XXe siècle ?

204. En effet, la structure céleste que nous observons dans notre environnement immédiat présente des caractéristiques très typiques. Pour finalement se résumer à une architecture constellatoire défendant le cœur astrophysique, dont le centre détermine sa configuration optique particulière. En effet, tel que nous pouvons le contempler à l’aide de nos télescopes, l’univers est parcouru par de puissants courants gravitationnels déplaçant de grandes masses de nuages d’un côté à l’autre, à l’origine des nébuleuses. Ainsi, lorsque Dieu nous révèle qu’Il « a créé les étoiles du firmament pour séparer la lumière des ténèbres », Il nous en dit long sur la manière dont le passage de la Terre à travers l’un de ces courants nébuleux affecterait le Système solaire. Et Il nous dévoile la nature des boucliers constellations.

205. Le texte biblique est clair comme de l’eau. « Dieu a créé les étoiles pour séparer la lumière des ténèbres », dit-il. Le premier jour, il nous est dit que Dieu a créé la lumière et l’a séparée des ténèbres. En ce quatrième jour de la première semaine de l’histoire de l’humanité humain, il est dit qu’en effet, après avoir séparé la Lumière des Ténèbres, Dieu créa les Cieux pour séparer la Lumière des Ténèbres. Le Texte ne saurait être plus direct. Que les conclusions qui en découlent soient passionnantes et, bien que merveilleuses, totalement opposées à la mentalité du XXe siècle, cela ne signifie rien. L’opinion de l’homme moderne sur la nature de l’Univers n’a aucune importance. Ce n’est pas en se tournant vers l’homme moderne que Dieu a rédigé sa Révélation à Moïse. Celui qui ne comptait pas pour Dieu ne peut pas non plus compter pour ses enfants. Les conclusions auxquelles ils sont parvenus n’intéressent pas ce livre, pas plus que leurs opinions n’intéressent l’auteur. Alors continuons.

206. La structure de l’ Univers de la Révélation et sa résolution dans le miroir de la Réalité nous donnent par égalité ce qui suit. À savoir : l’Univers de la Genèse est la Voie lactée. Et c’est au sujet de la Création de cette Voie lactée : « Dieu créa les Cieux pour séparer la Terre du royaume des Galaxies ». Une nécessité physique qui découle de l’étude des Cieux, et dont les phénomènes montrent qu’au-delà des Cieux, de puissants courants et vents parcourent le Cosmos. Voilà les images astronomiques qui parlent avec la force de mille mots par photo. Leur beauté ne doit toutefois pas obscurcir la clarté de notre intelligence au moment d’ interpréter les événements qui en sont la cause. La fonction physique que remplissent les amas stellaires qui nous entourent est celle d’un filet qui retient tout ce que le courant entraîne et qui empêche les nuages intergalactiques de pénétrer à l’intérieur du système constellatoire autour duquel ils sont répartis. Fondons maintenant sur des bases scientifiques la déclaration divine selon laquelle les Cieux ont été créés pour ériger, entre la Terre et le monde des galaxies, un mur de protection.

207. La description, donc, de l’Espace cosmologique général dont nous avons hérité nous dépeint un Univers-Galaxie qui se déplace et interagit avec les autres corps selon des lois générales. Ce qui correspond parfaitement à l’expansion jusqu’à l’ infini de la Matière que suggère l’Idée de la Création. La nécessité de comprendre pourquoi Dieu a créé les Cieux pour protéger la Terre du Mouvement cosmique général implique la réponse à la question de la relation entre Dieu et cette multiplication de la Matière jusqu’à l’infini. Et la réponse à cette question nous conduit directement à cette autre question à laquelle, par sa théorie cosmologique, le génie du XXe siècle a voulu répondre, à savoir : Avant le commencement quoi ? Question qui, à son tour, nous conduit directement à nous demander quel rôle Dieu a joué dans ce Principe des principes et ce qu’Il était avant ce Principe cosmologique général. Sujet qui nous oblige à aborder la théologie tout en conservant toujours l’attitude scientifique qui, jusqu’à présent, a servi de langage de compréhension entre la Création et nous.

208. Avant la Création il y eut la Non-création, et avant le Créateur, il y eut Dieu. Dieu se déclare Éternel et, quant à son Âge, il n’y a rien à dire. Mais il avoue également : « Avant moi, aucun Dieu n’a été formé, et aucun ne le sera après moi ». Ainsi, sachant que Dieu est éternel et que, par conséquent, la « formation » dont il parle ne pouvait concerner sa nature, on en déduit que cette formation faisait référence à son intelligence, qui est la partie de l’Être qui grandit et se développe dans le temps. Conclusion logique qui place d’un côté la Connaissance de la Science de la Création et de l’autre l’Être qui possédait tous les Attributs naturels de Dieu. Lorsque ces deux choses se sont unies et sont devenues une seule et même chose, alors Dieu est devenu le Créateur et la Réalité sa Création.

209. J’ai abordé dans l’Histoire de Jésus quand et comment cette révolution cosmologique a eu lieu. Là, j’ai abordé le thème de l’Histoire de la Non-Création et j’en ai développé les grands moments. Je crois me souvenir d’avoir dit que le Créateur s’est fait parce qu’il était en Dieu. En gros, ce que j’ai voulu dire, c’est que si l’Intelligence sans Pouvoir n’est pas suffisante pour transformer la Réalité, le Pouvoir sans l’Intelligence n’en a pas non plus la faculté. Et j’ai affirmé là que le Pouvoir était en Dieu et l’Intelligence dans la Force Incréatrice, Origine de toutes choses. Je me souviens d’avoir placé l’Éternité et l’Infini face à Dieu, mais non pas contre Lui. Et d’avoir raconté cette relation non créée en parlant de l’Enfance de l’Être Divin. Et cette Enfance sous l’angle de la révolution qui a conduit Dieu à devenir l’Origine de toutes les choses nouvelles. À propos de ce processus, Il a parlé de Lui-même en disant qu’ Il avait été formé. Processus de formation qui ne peut être compris que comme accompli par l’Infini et l’Éternité en tant que réalités incréées qui avaient en Dieu l’étoile de tout ce qui bougeait et se faisait. Et une fois que le Créateur eut été formé en Dieu, la révolution qui allait faire de Dieu, de l’Infini et de l’Éternité une seule et même chose s’accomplit. En gros.

210. De cette révolution ontologique qui a intégré Dieu, l’Espace, le Temps et la Matière naît le concept de Principe cosmologique général, c’est-à-dire l’événement qui a marqué un Avant et un Après. C’est en pensant à cela que le génie du XXe siècle a parlé d’un Big Bang, et moi, dans l’Histoire divine, j’ai fait partir d’une activité créatrice naturelle dans laquelle Dieu a transformé la Réalité à partir de la structure même de la Réalité. Autrement dit, il y a eu destruction d’un cosmos antérieur et transformation de ce cosmos en un nouveau, qui, comme tout ce qui commence, a pris naissance à partir d’un événement ou Principe cosmologique général. Principe cosmologique général qui a marqué de manière irréversible l’Avant et l’Après. La question est de savoir comment Dieu a donné naissance à ce Principe dont le commencement de notre Univers en particulier est un fragment de la séquence historique que cet Événement a mise en mouvement.

211. La réponse à cette question exige d’évoquer les lois fondamentales du Mouvement de Multiplication de la Matière Cosmique qui agissaient depuis l’Éternité. Seulement, contrairement au Cosmos non créé, qui impliquait l’Infini dans cette multiplication, le Mouvement ayant son origine en Dieu, ce Mouvement a été révolutionné et mis en œuvre par des champs transformant la matière en énergie cosmique et cette énergie cosmique en matière astrophysique. Pour comprendre cette phénoménologie, appuyons-nous sur la nature quantique de la matière atomique.

212. Tant au niveau de l’ observation en laboratoire que dans les accélérateurs de particules, la reproduction de la matière trouve son origine dans l’élévation de l’énergie dynamique qui transforme la relation de la particule avec le champ dans lequel elle se déplace. Dès la naissance même de la physique quantique, on a observé que l’augmentation de la masse exigeait une élévation de l’énergie cinétique, relation qu’Einstein a tenté de rendre compte Einstein a tenté de rendre compte dans sa célèbre équation de l’énergie. Mais si, dans l’atome en milieu naturel, la particule répond à l’augmentation de sa vitesse en transformant la différence en masse, et qu’elle fait de même dans un accélérateur, si nous supprimons la limite de vitesse de l’équation et que nous procédons à l’extraction de la particule de son milieu, en lui conférant les caractéristiques de l’énergie cosmique en vol libre dans un espace dépourvu de référence électromagnétique : cette particule continuera à transformer la différence de vitesse en masse. En supposant que nous lui attribuions une accumulation de trajets jusqu’à l’infini, le saut de la matière quantique vers l’astrophysique est déjà réalisé. Tel était le processus naturel non créé.

213. Dieu a révolutionné ce processus en concentrant la trajectoire dans un champ où le temps mathématique se courbe et où l’espace physique s’effondre vers le centre. En simulant un accélérateur en anneau tel que, vu de l’extérieur, il crée une spirale à la surface d’un sablier, où chaque fragment conserve sa vitesse d’accélération indépendamment de sa masse : au moment où le faisceau atteint le centre, c’est-à-dire l’embouchure du sablier, le faisceau passe de l’autre côté par le biais de l’ explosion à l’origine des étoiles. C’est ce phénomène que j’appelle l’ « implosion astrophysique », phénomène qui marque la naissance des galaxies et des étoiles.

214. Puisqu’un astre individuel peut donner naissance à une quantité illimitée de faisceaux d’énergie cosmique, la reproduction de la matière jusqu’à l’infini est une réalité qui remonte à l’Éternité. Ce qui différencie cette multiplication jusqu’à l’ infini, c’est qu’auparavant, elle exigeait l’Infini comme voie de transformation et qu’ensuite, le même processus se reproduit sur des champs d’espace-temps déployés par Dieu aux confins du Cosmos. Cela fait du Cosmos une entité plus massive et confère à l’Espace Général une densité de matière plus élevée, raison pour laquelle le Cosmos nous émerveille chaque jour de nouvelles créatures galactiques dès que le télescope Hubble ouvre ses yeux. La Création est continue et son expansion constante.

215. Ce processus de multiplication de la matière cosmique à partir d’un Principe général cosmologique peut être comparé à une réaction en chaîne qui ne s’arrête jamais et qui amplifie son rayon d’action et son étendue à mesure que le temps s’écoule, du centre vers les confins. Nos yeux télescopiques nous permettent d’admirer le mouvement des galaxies au sein de cet Espace général cosmique en expansion constante. Et également d’y appliquer les lois de la gravité aux entités galactiques, dont l’action nous permet d’observer comment elles s’attirent et s’accumulent ; loi classique à laquelle il faut ajouter la loi des forces électrodynamiques, grâce à laquelle la concentration de la masse totale en un point est un impossible physique à atteindre. Raison extraordinaire pour laquelle le mouvement des atomes d’un gaz chaud à l’intérieur d’un récipient correspond au Mouvement cosmologique général.

 

CHAPITRE 23. – L’ESPACE COSMOLOGIQUE GÉNÉRAL

 

216. La création des galaxies en tant que phénoménologie autonome, mise en œuvre par Dieu grâce à l’ alimentation constante du champ transformateur de l’énergie cosmique en matière astrophysique, nous conduit directement à découvrir le Cosmos comme un champ de matière première dont Dieu extrait la matière nécessaire pour ériger ses Œuvres. Notre Univers en fait partie. Il n’a pas été le premier, et il ne sera pas le dernier. La parole de Dieu à ce sujet est ferme : « En vérité, en vérité, je vous le dis, le Fils ne peut rien faire de lui-même, s’il ne voit pas le Père ; car ce que fait celui-ci, le Fils le fait également. Car le Père aime le Fils, et lui montre tout ce qu’Il fait, et il lui montrera des œuvres encore plus grandes que celles-ci, de sorte que vous en serez émerveillés ». Les implications théologiques ne sauraient être plus claires.

217. Mais pourquoi un faisceau d’énergie cosmique ne s’étend-il pas à l’infini une fois franchie la limite de la vitesse de la lumière ? L’origine de la matière astrophysique résidant dans le saut de l’énergie cosmique, et ce saut étant conditionné par la transformation de l’ énergie cinétique en masse, pourquoi, une fois qu’une trajectoire simulant le vide a été créée, la transformation ne se poursuit-elle pas jusqu’à l’infini ? Un projectile tiré dans le vide ne tend-il pas à atteindre une vitesse infinie si le temps qui lui est accordé est éternel ? Pourquoi n’existe-t-il donc pas un corps sombre de masse infinie ? En définitive : quel type de mécanisme de sécurité est-ce qui impose des limites au saut de l’énergie cosmique vers la matière astrophysique ?

218. La réponse est fournie par l’expérience. Le saut vers l’infini se heurte au point critique de croissance, ou point d’implosion astrophysique, à partir duquel le corps stellaire transforme l’énergie qu’il absorbe en lumière. Ainsi, même si le système matière-énergie avait le champ libre, le poids dynamique même du processus créateur le conduit à un point où la transformation en masse cède la place à la transformation en lumière. Et le cycle se poursuit. Ce point critique réside donc dans la nature même de la matière en général et se conserve tout au long du parcours du saut, tant du quantique au sidéral que de l’astrophysique au cosmique. Il en va autrement de déterminer comment ce noyau dur, véritable acteur du saut interdimensionnel, fonctionne et dans quelle mesure ses cycles de fonctionnement s’accélèrent ou ralentissent. Et ainsi d’autres questions qui ont trait au saut créateur lui-même. Comme par exemple ce qui se passe lorsque la masse galactique créée a consommé l’énergie du champ spatio-temporel. Et d’autres choses encore. Nous observons également dans l’Espace cosmique général comment les galaxies suivent le schéma naturel d’un courant qui s’écoule par le bec d’un sablier en mouvement sur son axe. En comparant les bras spiraux à des jets d’énergie astrophysique projetés par des forces centrifuges dans l’Espace cosmique général, l’éventail des galaxies s’ouvre à la quantité d’énergie concentrée en un instant par un champ de transformation. De plus, si nous comparons ces champs à des réseaux dans lesquels l’énergie cosmique s’écoule en courants alternatifs, l’éventail précédent s’élargit en éventail et ce que nous avons vu jusqu’à présent n’est qu’un aperçu de ce qui s’annonce. Les espèces galactiques grandissent dans l’éternité jusqu’à l’infini.

219. Et une fois créées, comment se comportent les galaxies ? Comment grandissent-elles, quelle est la règle qui donne forme à leur être, comment conservent-elles l’énergie cinétique, quelle est leur relation avec le champ transformateur, et quelle est la relation entre ce champ et le champ gravitationnel astrophysique ? Pourrons-nous déduire de ce que nous observons certaines lois qui nous aideront à comprendre la nature de cet arbre de créatures stellaires qu’est le royaume des galaxies ? Sommes-nous capables, en combinant les lois physiques locales, de recréer les grandes lois qui régissent le mouvement dans l’Espace cosmique général ? Pourquoi les galaxies n’obéissent-elles pas à la célèbre loi de la gravité universelle ? Pourquoi se comportent-elles plutôt comme des essaims de créatures exotiques volant sans direction apparente, le nord étant celui que le vent leur trace comme trajectoire ? À partir du mouvement brownien dont elles font preuve, peut-on ou non appliquer les lois de l’électrodynamique aux galaxies, en vertu desquelles elles se repoussent, entrent en collision, se mélangent, se divisent, se multiplient et restent toujours en mouvement ? Le Mouvement cosmologique général n’ignore-t-il pas la nature neutre du champ gravitationnel universel ? Et ce mouvement constant de ces créatures gigantesques qui se déplacent à des vitesses fantastiques à travers un Cosmos à la vocation éternelle, quel genre de courants et de vents intergalactiques ne produiront-ils pas ? Les tempêtes nébuleuses qui balayent notre Univers-Galaxie sur leur passage ne sont-elles pas la preuve de l’ existence de ces courants intergalactiques qui, soulevés par le Mouvement cosmologique général, transportent d’un bout à l’autre des masses de matière cosmique, causées tant par la combustion de systèmes entiers que par leur existence avant la création du Principe cosmologique général ? (Bref, en abordant ce sujet, les questions pourraient s’empiler les unes sur les autres jusqu’à former une montagne. Que la cosmologie du XXe siècle ait été omnisciente et qu’en découvrant une nouvelle galaxie grâce à son génie tout-puissant, elle ait déjà pu lui attribuer une nature, un âge et une distance, voilà l’une de ces merveilles de la nature que nous devons soumettre à l’analyse, à l’examen et au jugement critique. Mais pas dans ce livre).

220. Il convient ici d’affirmer que l’Idée de l’Univers a précédé l’Univers. Il ne s’agit ni de dogmatiser ni de philosopher. Ce n’est pas mon intention. Il s’agit uniquement de mettre sur la table une réalité aussi naturelle que le fait que l’étude du terrain est nécessaire avant de réaliser tout ouvrage d’ingénierie. En effet, Dieu connaissant les lois de sa Création, ses dimensions, sa phénoménologie et sa nature, il est logique et naturel que, lorsqu’il envisage de réaliser un ouvrage, il trace des lignes et effectue des calculs en tenant compte de l’ influence du terrain sur l’avenir de l’édifice, en l’occurrence astrophysique. Mieux que moi, celui qui peut préciser ce processus d’étude et de réflexion préalable à l’Acte créateur, c’est Dieu lui-même qui a inspiré à Salomon ces paroles sur sa Sagesse : « Yahvé m’a possédée au commencement de ses voies, avant ses œuvres, depuis les temps anciens. Depuis l’éternité, j’ai été établie ; depuis les origines, avant que la terre ne fût. Avant les abîmes, j’ai été engendrée ; avant que ne fussent les sources d’eaux abondantes ; avant que les montagnes ne fussent fondées, avant que les collines, j’ai été conçue. Avant qu’il ne fît la terre, ni les champs, ni la poussière première de la terre. Quand il affirma les cieux ; quand il traça un cercle sur la face de l’Abîme. Quand il a condensé les nuages dans les hauteurs, quand il a donné de la force aux sources de l’abîme. Quand il a fixé ses limites à la mer afin que les eaux n’en dépassent pas les bornes. Quand il a posé les fondations de la terre, j’étais avec lui comme architecte, étant toujours sa délices ; me réjouissant devant lui en tout temps ».

221. L’Idée en esprit, tous les calculs résolus, Dieu se met à l’œuvre. Dans le cas des Cieux, la première chose qu’Il fit fut – selon Salomon – « de tracer un cercle sur la surface de l’abîme ». C’est-à-dire de délimiter le territoire, de marquer le périmètre à l’intérieur duquel Il créerait les Cieux. Autrement dit, de préciser les dimensions de l’ édifice matériel par le périmètre qui lui est attribué dans l’Espace. Le rayon et le diamètre de ce cercle à l’intérieur duquel il a envisagé de créer les Cieux ne sont pas des chiffres qui nous sont inconnus. La raison de ce nombre, à la lumière de la connaissance de la nature du terrain cosmique, se comprend parfaitement ; d’autant plus lorsque nous avons sous les yeux l’album de photos que le télescope Hubble nous offre gratuitement. N’oublions pas que même si la photo astronomique se limite à nous offrir un instantané ponctuel de la matière dans le temps, les phénomènes qu’ elle produit ressemblent à tel point à ceux que nous observons dans le monde physique local que, par logique, nous devons déduire de ce que nous connaissons ce qui reste à découvrir. Les nébuleuses ne ressemblent-elles pas à des tempêtes atmosphériques ? Et n’a-t-on pas l’impression que des vagues géantes d’énergie les soulèvent et les projettent contre les systèmes stellaires de notre Univers ?

222. Nous sommes déjà entrés dans le vif du sujet. Les galaxies génèrent dans l’espace cosmologique général de puissants courants et vents. Ceux-ci se déplacent et suivent les directions que leur indiquent les galaxies elles-mêmes. Mais nous ne parlons pas uniquement de matière nébulaire. Il faut ici conjuguer la loi de la courbure de la lumière avec le flux de l’ énergie cosmique. Mettons-le plutôt autrement. Partons d’une image plus simple. Transformons les galaxies en canons générateurs d’énergie cosmique. Au moment même où elles la créent, elles la projettent dans l’espace cosmologique général. Nous n’abolissons pas la vitesse de la lumière à l’intérieur du champ galactique ; au contraire, nous en maintenons la limite. Et tandis qu’il trace son chemin, en tournoyant à la recherche de sa voie vers l’extérieur de la galaxie, le jet d’énergie d’une étoile s’ajoute à celui d’une autre, ce qui aboutit finalement à la projection dans l’Espace cosmologique général, non pas de faisceaux, mais de courants d’énergie.

223. Ce phénomène de multiplication et de concentration de la masse d’un faisceau de particules, créant un courant qui se comporte comme un noyau dur, a été observé dans les accélérateurs de particules. On a constaté que la multiplication quantique de la matière par l’accélération de la vitesse du faisceau initial ne crée pas de nouveaux faisceaux dispersés, de sorte que chacun suit sa propre trajectoire.

224. En dehors du champ gravitationnel galactique, l’accélération des courants d’énergie libérés par la galaxie tend à s’accroître à mesure qu’ils s’éloignent de son influence, et à continuer de croître à mesure qu’ils s’approchent de la galaxie suivante. En ce sens, la source d’origine, la galaxie, se comporte comme le canon dans lequel le faisceau reçoit son énergie initiale de vol cosmique, et l’Espace cosmologique général comme l’accélérateur dans lequel le faisceau se multiplie et génère les noyaux durs à l’origine des courants intergalactiques qui sont à l’origine des déplacements de matière cosmique nébulaire d’un côté à l’autre. Ces courants se déplacent dans l’Espace cosmologique général à la manière dont les rivières se frayent un chemin en contournant les contreforts des chaînes de montagnes et se jettent en ligne droite lorsque le terrain le permet. De notre connaissance hubblienne du Cosmos, nous pouvons déduire le nombre et la variété des courants qui se déplacent dans l’espace intergalactique, la quantité d’énergie qu’ils transportent et les conséquences sur tout système qui se trouverait sur leur passage sans protection contre leur front d’onde.

225. La Création de Dieu sous cette forme dynamique et structurée, l’Espace cosmologique général transformé en une surface sur laquelle de puissants fleuves d’énergie cosmique tracent leur lit, le point d’arrivée de ces courants est l’Océan ! Et cet Océan, que peut-il être d’autre que le champ créateur externe au sein duquel s’opère la transformation de l’énergie cosmique en matière astrophysique ? Mais avant d’atteindre leur destination, au cours du trajet qui les mène de leurs sources-canons d’origine à l’Océan qui transforme les courants cosmiques en matière astrophysique, ces courants cosmiques se comportent comme de véritables cyclones. À l’instar d’un fleuve dans lequel un vieil arbre tombe et est emporté en aval, de la même manière, les courants cosmiques déplacent d’un endroit à l’autre la matière nébulaire intergalactique. Et tout comme le vent poursuit sa course à l’approche d’une montagne, mais décharge sur elle sa charge, de la même manière les fleuves d’énergie cosmique font de même sur les galaxies qu’ils bordent. Évidemment, nous ne pouvons pas détecter ces courants, mais nous pouvons les déduire de notre connaissance de la matière et de ce que nous voyons à travers les yeux du télescope Hubble.

226. Notre Univers-Galaxie, la Voie lactée, est en relation avec le reste de la Création en suivant les paramètres de ce Mouvement cosmologique général. Vu de l’ extérieur, notre univers se comporte comme la montagne sur laquelle le cosmos déverse ses nuages et dont les entrailles font jaillir une nouvelle source d’eau électromagnétique qui étend son lit sur le champ cosmique, acquiert ses affluents intergalactiques et avance entre les galaxies jusqu’à atteindre sa destination. L’origine des nébuleuses réside dans ce jeu d’interactions face auquel, en pensant à leurs dimensions, Dieu aurait donné à notre univers les siennes.

 

CHAPITRE 24.- INGÉNIERIE ASTROPHYSIQUE DE LA CRÉATION

 

227. L’Intelligence Créatrice s’est elle-même impliquée dans le jeu des actions-réactions en érigeant un Univers conçu pour résister au poids des courants cosmologiques. Autrement dit, Dieu a érigé l’édifice universel doté de tous les mécanismes physiques nécessaires pour surmonter les conséquences du séisme que sa propre création allait provoquer. Dieu savait également que, tels des soldats qui tombent en première ligne du combat, de nombreux astres situés à l’extérieur de notre Univers devaient succomber sous la poussée des courants intergalactiques. Ce que nous appelons les novæ et les supernovæ, ce sont ces guerriers tombés au combat qui se désintègrent en explosions fabuleuses, berceau à leur tour des comètes et des météorites qui traversent les cieux. Arrêtons-nous donc un instant sur l’ origine des novæ et des supernovæ. Et compte tenu de la quantité d’énergie physique qu’un noyau dur est capable de déployer, vu la similitude entre l’ espace cosmologique général et un accélérateur de particules : si nous élevons le processus à la dimension astrophysique et appliquons la loi de l’influence mutuelle entre le champ et la lumière, nous devons conclure qu’un champ galactique réagit à l’ action de courbure de la trajectoire des courants cosmiques en accélérant le rythme de rotation de sa ceinture stellaire externe. Développons ce comportement.

228. Comme nous le voyons dans la Création de Dieu, tous les systèmes d’un corps galactique additionnent leurs champs et créent un champ général qui réagit comme un tout face à l’extérieur. J’ai déjà comparé ce champ général à un océan en m’appuyant sur la Révélation. En partant de cette similitude et de la comparaison du champ universel avec le volume contenu dans un verre d’eau, l’action des courants cosmiques sur le champ gravitationnel se traduit par la réaction de l’eau au mouvement de la main qui y plonge son doigt et le fait tourner. Étant donné que tout corps liquide possède un mouvement propre, naturel au corps qui le contient, l’accélération provenant de l’ extérieur doit affecter ses zones externes, d’où elle se propage vers l’ intérieur, le cas échéant.

229. Naturellement, tous les corps d’un système ne réagissent pas de la même manière face à une force externe. Dans le cas des systèmes stellaires, cette loi simple est le pain quotidien. Et comme la transformation de la gravité en lumière dépend de la vitesse de rotation du système, elle-même influencée par la rencontre avec les courants cosmiques, les systèmes stellaires externes, exposés à l’action du doigt sur l’eau, sont constamment accélérés, une réaction que certains astres supportent parfaitement tandis que d’autres ne peuvent la supporter au-delà d’une limite critique. Une fois cette limite atteinte, le frein de sécurité systémique se rompt et le système échappe au contrôle interne et se dirige vers sa destruction. Le résultat est l’explosion d’une nova. En parlant d’un astre individuel. Et si l’astre provoque une réaction en chaîne qui entraîne tout son système vers la destruction en raison de la chaleur générée par la combustion accélérée de la gravité, on parlera alors de supernova.

230. C’est l’expérience qui parle. C’est la photo qui le prouve. Et c’est la réalité qui convainc. Imaginons que nous ayons une immense boule, que nous voulions la faire tourner en la poussant et que nous n’y parvenions pas ; nous appelons des renforts à l’aide et nous nous regroupons jusqu’à la forcer à tourner. Une fois qu’elle tourne, la force nécessaire pour maintenir sa rotation constante sera moindre, de sorte que l’effet de cette même force sur la boule sera d’autant plus grand que sa vitesse augmente. Nous transposons à présent ce jeu simple à la relation entre un astre et son champ gravitationnel. Et nous convenons que la rotation d’un champ gravitationnel est similaire à celle d’un corps solide dont l’astre constitue le noyau. Nous comparons alors l’ action du courant cosmique sur ce corps à celle de la force exercée par la main sur la boule. Et nous obtenons ainsi l’effet physique à l’origine des novæ. En précisant toujours au préalable que la courbure d’un courant cosmique, comme celle de la lumière, ne se produirait pas si ce courant n’avait pas de masse. S’il n’avait pas de masse, il n’aurait pas de poids, et s’il n’avait ni poids ni masse, le phénomène de la courbure de la lumière ne pourrait pas exister. En effet, du point de vue de l’optique, on peut comparer la courbure de l’énergie cosmique lorsqu’elle entre en contact avec un champ gravitationnel à la réfraction de la lumière. La trajectoire des comètes lors de leur passage près du Soleil nous permet de découvrir la structure optique de la courbure que décrit l’énergie cosmique lorsqu’elle traverse un champ gravitationnel. Mais si, contrairement à l’énergie cosmique, sa courbure ne se touche pas, dans le cas des comètes, nous avons bel et bien la réponse qui transforme le champ gravitationnel en une réalité se comportant, sur le plan physique, comme un corps. Et en tant que tel, il tourne avec l’astre auquel il appartient.

231. Sachant que l’âge des étoiles se mesure au temps qu’elles mettent à consommer l’énergie de leur champ gravitationnel, processus de consommation soumis à la vitesse de fonctionnement du transformateur, la logique nous amène à croire en l’existence d’une loi régissant la relation entre les tours de fonctionnement et la durée de vie du système. La question qui nous occupe ici est de savoir comment accélérer les révolutions de fonctionnement du transformateur astrophysique jusqu’à ce que sa durée de vie soit réduite au temps le plus court possible. La logique nous dit qu’il n’existe qu’un seul moyen, à savoir exciter le champ à l’infini, de la même manière que le liquide contenu dans un récipient déborde sous l’effet d’une force centrifuge. N’est-ce pas là l’action cumulative des forces face à la grande sphère dont nous parlions ? En effet, nous parlons de courants qui se déplacent en réponse aux stimuli des champs galactiques et à l’excitation de ceux-ci sous l’effet de ces réponses : le niveau d’ excitation provoqué se traduira par une intensification de la production de lumière. Plus l’excitation est forte, plus l’intensité de la production est élevée et plus la durée de vie du système est courte. Les phénomènes d’intensification cyclique et atypique des systèmes stellaires doivent être mis en relation avec ce comportement universel.

232. En résumé : dans le cas des novas et des supernovas, l’excitation correspond à l’augmentation de la vitesse de transformation jusqu’à l’infini. Les mécanismes naturels de freinage des systèmes gravitationnels étant hors de contrôle, la rotation de l’astre et du champ s’emballent et interagissent jusqu’à s’épuiser, réduisant ainsi une période de millions d’années à quelques secondes. Si l’on parle d’un système astrophysique simple, on parle de novas. Et s’il s’agit d’un système multiple qui tombe dans cette dynamique, on parle de supernovas. Les unes comme les autres se produisent dans les ceintures constellationnelles externes, qui sont les plus exposées aux courants intergalactiques. Ces novas et supernovas sont à l’origine des comètes ; celles-ci sont projetées telles des boulets de canon dont la puissance destructrice s’accroît à mesure qu’elles accumulent de la distance parcourue.

233. Et pour conclure : en gardant à l’esprit ces trois fronts d’action – nébuleuses, novas et comètes –, Dieu a structuré la répartition des constellations autour du Système solaire en simulant un réseau gravitationnel cristallin contre la solidité duquel se désintègre le danger d’interruption de l’Évolution de l’Arbre de vie sur Terre. Les merveilleux résultats positifs que nous observons dans la réalité ne doivent pas nous aveugler l’esprit au moment de constater que, selon les dimensions astronomiques, Dieu a tracé ce Cercle sur la Face de l’Abîme dont nous a parlé Salomon dans sa Sagesse. Ce que le roi sage et pacifique par excellence voyait avec les yeux de sa Sagesse, nous, grâce à Dieu, nous le voyons avec les yeux de notre visage. Des amas et des superamas dans la ceinture externe, et des amas ouverts et des systèmes multiples dans la ceinture interne, composent ce réseau cristallin gravitationnel constellationnel sur lequel il y a encore tant à dire. Commençons par élucider le mystère de l’Origine des Cieux.

 

CHAPITRE 25. – ORIGINE ET CONSTITUTION DES CIEUX

 

234. Nous abordons ici l’une des grandes questions : l’origine des étoiles du Firmament. La réponse, je crois, a déjà été esquissée dans les sections précédentes. La production d’ étoiles, en tant que finalité de l’existence des galaxies, conduit tout à la transformation du Cosmos en un champ de matière première dont Dieu extrait la matière avec laquelle Il réalise Ses Œuvres. La création des galaxies étant constante, la masse totale de matière première que le champ cosmique met au service de Dieu pour réaliser n’importe quelle Œuvre est illimitée. Une autre question est de savoir comment Dieu extrait cette matière stellaire et la transporte de ses régions d’origine vers l’ Univers. Nous, sachant que la manière de faire les choses dépend toujours du Pouvoir de celui qui les fait, et que l’imagination nécessaire pour les réaliser est en relation directe avec l’Intelligence de celui qui se propose de les réaliser, nous pouvons parler de grands fleuves parcourant les plaines intergalactiques, selon ce que le Seigneur des Galaxies jugera le mieux et en fonction de ses besoins de travail. Quel autre nom pourrions-nous donner à celui qui les crée et les gouverne ? Ou comment allons-nous soumettre à notre propre jugement les lois qui les régissent et les modes de comportement des galaxies et de leurs mers d’étoiles face à l’action de leur Créateur sur leurs corps ? Allons-nous imposer à l’imagination divine les limites naturelles de notre propre imagination ? Comment pourrions-nous oser comparer notre façon de vivre, de ressentir, de respirer, de penser, de marcher, de travailler, de projeter, de toucher, d’aimer, de traiter, d’ordonner, de rire, de calculer… à celles de cet Être à l’Origine du Cosmos ? À partir des limites naturelles de sa réalité, comment la créature pourrait-elle juger son Créateur sans donner l’impression de commettre un acte de folie ? Le commencement et la fin de l’intelligence humaine, c’est l’admiration ; elle naît de l’admiration de la Création pour aboutir à l’admiration de son Créateur. Tout ce qui s’ajoute à cela provient de cette graine qui n’était pas dans l’ Homme et qui a été semée en lui par une force étrangère à la Création de Dieu, ce qui relève de la théologie. Quoi qu’il en soit, la grande question de l’ Origine nous conduit directement à l’autre grande question : la constitution de l’ Univers.

235. De ce qui a été lu jusqu’à présent, on déduit que l’Univers et le Cosmos sont deux choses différentes. Ces deux choses réunies forment la Création de Dieu, et au sein de celle-ci, le Cosmos est une chose et l’Univers en est une autre. Le Cosmos est le champ de matière première dont Dieu se sert et, avec la liberté qui est celle du Seigneur, il prélève tous les matériaux nécessaires pour mener à bien ses Œuvres. Quant à l’Univers, l’Univers est le champ stellaire où Dieu accomplit ces Œuvres. Ainsi, lorsque Moïse nous parle de la Création de l’Univers, il faisait référence à ce champ stellaire. Dont l’Origine, comme nous l’avons vu, se trouve dans ce champ cosmologique d’où Dieu fait jaillir des fleuves d’étoiles qui parcourent les plaines intergalactiques et viennent se jeter dans cet océan universel dans les eaux duquel l’Arbre de vie a enfoncé ses racines. Arbre de vie sur lequel il y a beaucoup à dire, surtout à ce stade de son histoire. Quant à la constitution de l’Univers, cependant, tout n’a pas encore été dit.

236. De toute évidence, Moïse parle dans son Récit de la Création de nos Cieux. Et ce faisant, il nous place face à une Réalité : Dieu en est le Créateur. Réalité qui nous conduit à une autre réalité : l’Éternité, cette Éternité qui implique l’Infini. Des réalités dont l’ensemble a donné naissance au genre humain, mais qui n’est pas le seul fruit de cet Arbre de vie auquel le Dieu de l’Infini et de l’Éternité a donné l’Univers comme champ d’Origine et de Croissance. Cette conclusion finale nous ramène à la révélation du Fils de ce Créateur et Seigneur du Cosmos et de l’Univers : « Le Père montre au Fils tout ce qu’il fait et lui montrera des Œuvres plus grandes encore que celles-ci, de sorte que vous en resterez émerveillés ». En employant le pluriel pour parler du Passé comme reflet de l’Avenir, le Fils de Dieu nous révèle que nos Cieux et notre Terre, en définitive, que le Genre humain n’est pas la première Récolte que l’ Arbre de Vie ait donné. Affirmation qui met fin au dilemme concernant la vie dans l’ Univers. Car l’Homme n’est pas le premier et ne sera pas le dernier Fruit de cet Arbre. Avant l’Homme, d’autres mondes ont déjà été créés et après l’Homme, de nouveaux mondes naîtront des branches de l’Arbre de Vie. « Les fils de Dieu » dont parle la Bible sont le fruit de ces Œuvres au sujet desquelles le Fils nous a déclaré que le Père les accomplit. Quant aux régions d’origine dans l’Univers de ces « fils de Dieu », il n’y a pas lieu de s’égarer en conjectures. Le fait est que la connaissance de leur existence nous conduit à une nouvelle manière d’envisager la Constitution des Cieux et de l’Univers en général.

237. Et cette manière est liée à la conception de l’Univers. Autrement dit, lorsque Dieu l’a conçu dans son Esprit, quelle était l’Idée qui lui a donné naissance ? L’a-t-il créé pour qu’il soit un terrain sur lequel on construit une maison et, lorsqu’elle s’effondre à cause de son vieillissement, on la démolit pour en construire une autre ? Ou l’a-t-il créé pour le construire au fil du temps, à l’instar de celui qui possède une terre et la cultive et la transforme au gré du temps qui passe ? A-t-il créé les Cieux qui entourent la Terre et constituent le berceau du genre humain pour qu’ils soient, avec le temps, balayés de l’Univers, ou a-t-il créé les Cieux pour qu’ils demeurent éternellement ?

238. Et si l’on considère cette dernière alternative, et sachant que la création d’un monde introduit dans l’ Univers un ensemble de problèmes constitutionnels d’une ampleur astronomique, comme nous l’avons vu dans les sections précédentes, l’Univers n’est-il pas un champ continuellement soumis à une redéfinition créatrice de ses régions en raison de la transformation de ces régions en zones d’Origine des Mondes ? Revenons au Début de l’ Univers pour mieux définir cette création constante de la géographie universelle.

239. Le Cosmos ayant été créé en tant que région productrice de galaxies, et celles-ci étant des usines à étoiles, Dieu pense à la Vie et conçoit un océan stellaire qui ne cessera de s’étendre, et sous les eaux duquel la Vie prendra racine, déploiera son Arbre et donnera son Fruit. Ainsi, Dieu inaugure le commencement des origines des mondes en canalisant des fleuves d’ étoiles provenant de toutes les parties du champ cosmique, qui, depuis leurs sources dans les chaînes galactiques, traversent les plaines cosmologiques et se jettent dans un espace précis, où ils créent un océan d’étoiles, l’Univers. Un Univers au départ amorphe et en quelque sorte sauvage, dans lequel les amas et les superamas s’associent et se désassocient, et où les courants stellaires se déplacent sous l’emprise des forces déployées au sein de cet océan d’étoiles qui, en trombe, ont débouché sur les côtes de l’Univers. Mais le but de ce mouvement est de semer la Vie et d’en récolter le Fruit ; l’horizon que Dieu tend à l’Univers est l’Infini ; et son âge est l’Éternité. Ainsi, au cours de chaque Acte créateur, Il étend Sa Main sur une zone de l’Univers et lui donne forme, Il la sculpte, l’identifie, lui confère des propriétés, donnant forme à l’amorphe, rendant identifiable ce qui n’avait pas d’identité propre. Au sein de ce processus de création continue de l’Univers et à la suite de ce mouvement, nos Cieux sont nés. La question fondamentale, à savoir si les Cieux de notre firmament ont été créés pour perdurer ou pour être balayés de l’espace comme un château de sable à la montée de la marée, trouve une réponse définitive : en les créant et par leur création, Dieu a donné forme et identité à une région de l’Univers général. Je crois que dans son Livre, il a glissé, comme par hasard, l’ expression : « les Cieux des cieux », où l’Univers est identifié à une série de Cieux abritant de nombreux cieux, chacun d’entre eux, à l’image et à la ressemblance du nôtre, berceau et origine d’autres mondes qui ont été et d’autres qui seront, chacun avec sa région singulière. Cet aspect nous conduit à une autre question : la navigation dans l’Univers.

240. La tendance à la croissance vers l’infini que Dieu a donnée à l’Univers suppose et implique la nécessité d’une cosmographie universelle permettant la navigation intérieure grâce à l’identification à distance des régions qui le composent. Dieu est libre et puissant pour faire ce que la marée fait au château de sable, mais il n’a pas conçu l’Univers ainsi. Il aurait pu rassembler dans un livre l’Histoire et la la Constitution céleste de chaque Monde, mais dans son Esprit, ce qu’il a conçu, c’est que cette Histoire et cette Constitution demeurent éternellement, les Cieux devenant les lettres de ce Livre universel où chaque chapitre traite de la Création d’ un Monde et de ses éléments. Ne sont-elles pas belles, ces lignes sur lesquelles les étoiles s’ ordonnent pour écrire ce message à la créature humaine : Infini + Éternité = Dieu ?

 

 

  L'HISTOIRE DIVINE DE JÉSUS-CHRIST

 

 

 

RAÚL PALMA GALLARDO
(RPI . Z-229-20)

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